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Libre opinion - Une année horrible pour les souverainistes

Caroline Sarah Saint-Laurent - Historienne et étudiante au doctorat en sociologie, Saint-Donat-de-Rimouski  19 décembre 2011  Canada
Annus horribilis est l'expression employée par notre reine Élisabeth II pour qualifier l'ensemble de ses déboires familiaux en 1992. L'année qui s'achève fut également catastrophique pour les souverainistes. Parlez-en aux organisateurs bloquistes ou péquistes! Tout le monde en convient, 2012 ne s'annonce guère mieux pour celles et ceux qui désirent encore faire du Québec un pays.

L'opposition au très impopulaire gouvernement Charest est divisée. Le débat puéril sur les accommodements raisonnables resurgit juste avant le temps des Fêtes. Le réalignement des nationalistes «bleus» en faveur du terne François Legault n'augure rien d'excitant en politique «provinciale». Quant à l'engouement que les Québécois semblent porter à Gilles Duceppe depuis son humiliation du 2 mai, il tient du paradoxe. Possiblement le même qui reporta René Lévesque au pouvoir moins d'un an après le premier échec référendaire.

Soyons clair. Toute nation qui se respecte aspire à fonder un État. Dans une fédération, chaque nation doit faire des compromis, parfois sur ses intérêts vitaux. Des crises ont éclaté par le passé, d'autres se produiront inévitablement à l'avenir. Pour rendre la domination de la majorité moins oppressante, les Parent, LaFontaine et Cartier ont cultivé et exploité habilement la théorie du pacte, de la dualité canadienne. Qui a été dupe du mythe des «deux peuples fondateurs», à part les francophones?

Au Canada anglais, le Québec est une province ne nécessitant aucun statut particulier et les francophones ne constituent qu'une minorité parmi d'autres. Cette conception trouve son expression notamment dans le multiculturalisme et la Charte canadienne des droits. What does Quebec want? À 23 %, la «réserve française» n'est même plus une préoccupation pour le ROC et ses hauts fonctionnaires unilingues. Trente ans sans adhérer à la Constitution du pays et nul sentiment d'urgence. Autant de coups de force ou de simples ingérences dans notre vie collective qui ne justifient pas qu'on s'oublie.

Nous ne devons pas fléchir dans nos moyens comme dans nos aspirations les plus légitimes. Pourtant, de vexations en révoltes, mesures de guerre et «dernières chances» — la «vague orange» est le nouvel avatar — l'histoire politique du Québec bégaie, tourne en rond dans ses projets, son utopie républicaine. Épuisés, nos représentants délaissent le contenu pour le contenant. Le peuple ne leur fait plus confiance. Et pour cause, comme le souligne Joseph Yvon Thériault dans un texte publié par Le Devoir, la démocratie s'exerce de plus en plus contre la politique. Populisme de droite, populisme de gauche... L'environnement, la santé, le déficit zéro ou les accommodements raisonnables deviennent autant d'exutoires «citoyens» au refoulement de la question nationale.

Soit dit en passant, la question nationale n'appartient pas seulement aux Montréalais. André Laurendeau, par exemple, le savait et évitait la condescendance à l'égard des régions. Il y a une vie intellectuelle progressiste hors du conservatisme identitaire élitiste de certains intolérants. Leur attitude centralise et isole le mouvement national, car les principes de la liberté, les droits de l'homme, la nature et l'objet d'un gouvernement occupent tous les esprits et se discutent jusque dans le village le plus reculé de notre Québec immense. Fernand Dumont ne disait-il pas, en 1991, «la première condition pour une décentralisation véritable n'est pas d'abord de l'ordre de l'organisation ou de l'administration; elle relève de la culture»?

Mauvaise nouvelle pour le Québec français, les trois circonscriptions créées dans la couronne de Montréal ne seront jamais aussi francophones que Lotbinière, Kamouraska-Témiscouata et Matane. Le coup fatal porté à notre nationalité en région pourrait bien venir de ces jeunes issus de la classe moyenne qui partent en autobus étudier à l'extérieur en souhaitant au retour parler un anglais sans accent, c'est-à-dire sans québécitude. La suprématie anglo-saxonne impressionne toujours les moutons atteints de fatigue culturelle. Où sont les Indignés de la langue?

Tocqueville a écrit: «Les peuples se ressentent toujours de leur origine.» Ce que nous disons et ce que nous ferons comme Québécois témoignent d'une volonté d'en finir. En attendant notre capitulation définitive promue par les tenants de la collaboration sans condition, vivre en français est plus que jamais un acte de résistance.

***

Caroline Sarah Saint-Laurent - Historienne et étudiante au doctorat en sociologie, Saint-Donat-de-Rimouski
 
 
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  • Yves Claudé - Inscrit
    19 décembre 2011 05 h 49
    Les embacles de l’Histoire … dégels et printemps !
    Le recul historique que nous propose l’auteure peut nous amener à une perspective passablement différente, si l’on considère les embacles qui ont figé périodiquement la marche de la nation française d’Amérique à travers les siècles. L’actuel reflux électoral, dans une mécanique politique conçue par et pour les dominants néobritanniques, n’a rien à voir avec les heures tragiques qui ont suivi la Conquête ou l’écrasement militaire du mouvement des Patriotes.

    Dans la présente conjoncture, il faut actualiser radicalement la question nationale. Il s’agit non seulement de la place des régions dans la dynamique d’émancipation nationale, mais aussi des responsabilités de la nation québécoise dans la résistance française en Amérique du Nord. Les dominants ont trop longtemps établi leur pouvoir sur la division qui a suivi l’éclatement de la grande nation française amériquoise, en opposant par exemple l’Acadie et le Québec, en isolant la Louisiane et en constituant en minorités à assimiler les éléments dispersés de cette nation. C’est au renouveau de cette résistance française qu’il faut s’employer, en même temps qu’un indispensable renouveau de l’alliance entre francophones et autochtones !

    Par ailleurs, le « refoulement de la question nationale » procède aussi de la mise en place d’un deuxième système de domination, communautariste et mondialiste. C’est pourquoi le débat sur les accommodements ethno-traditionnalistes déraisonnables n’est aucunement « puéril », et que l’assassinat politique d’Yves Michaud par l’Assemblée « nationale » n’est pas anecdotique.

    Le mouvement indépendantiste doit s’affirmer clairement comme étant moderne, ouvert aux Québécois de toutes origines, tout en étant héritier et porteur d’une culture historique francophone dotée d’une éthique et d’une symbolique chrétiennes laïcisées: c’est dans cette voie, avec lucidité et déterminatio
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    19 décembre 2011 06 h 39
    Solide opinion mais...
    Les Québécois francophones vont très majoritairement vouloir que le Québec demeure dans le Canada, plus souverains, si possible.

    Le PQ, Québec solidaire et l'ON de M. Aussant en arrachent parce qu'ils proposent, contrairement à ce que proposait M. Lévesque, la souveraineté-association, de sortir du Canada de ses frontières : La simple souveraineté où l'association a disparu, ce qui équivaut à la séparation du Québec du Canada.

    Quand, dans les sondages, 36 à 45 % de Québécois se disent souverainistes, ils sous-entendent une association économique préalable, même si ce n'est pas dans la question, ce que proposait M. Lévesque, pas le RIN de M. Bourgault qui voulait sortir le Québec du Canada.

    Un sondage a indiqué que 67 % de la moyenne de 40 % de Québécois qui se disent souverainistes dans les sondages, veulent, quand même, RESTER DANS LE CANADA.

    Les Québécois, comme tous les peuples au monde, préfère sa sécurité financière à sa sécurité linguistique et culturelle qui vient avec..
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  • Yves Claudé - Inscrit
    19 décembre 2011 06 h 47
    Fin du texte (tronqué...)
    Le mouvement indépendantiste s’affirme clairement comme étant moderne, ouvert aux Québécois de toutes origines, tout en étant héritier et porteur d’une culture historique francophone dotée d’une éthique et d’une symbolique chrétiennes laïcisées : c’est dans cette voie, avec lucidité et détermination, dans un esprit d’unité et de solidarité, qu’il faut poursuivre le combat, sans égard aux caprices de la présente conjoncture.

    Yves Claudé
    (ycsocio[]yahoo.ca)
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  • Moteur - Inscrit
    19 décembre 2011 07 h 23
    Ce que les gens veulent.
    Ce n'est pas la pertinence de cette question qui est mise en cause mais la hiérarchie dans les priorités.

    Un, j'ai assisté cette année à un spectacle consternant de chicanes partisanes qui ne font que discréditer ceux qui véhiculent ce message. Les gens sont inquiets sur un sujet comme la corruption et on parle de souveraineté!

    Deux, avant d'avoir un pays, il me semble que c'est prioritaire de gagner la confiance des électeurs et c'est un échec évident sur ce point capital.

    Trois, proposez l'accès à l'information sur les dépenses des élus et un moyen crédible pour y arriver comme enjeu électoral et je vais voter pour vous! Une fois que vous aurez démontré vos compétences de gestion, je vais être plus à l'écoute de votre projet de souveraineté.

    Sans cela, tout ces débats ne se résument qu'à une stupide ''game'' comme au hockey ou on ne parle que de ''score'' et de statistiques.
    Du vide enrobé dans du papier décoratif!
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  • Georges Paquet - Abonné
    19 décembre 2011 08 h 05
    En Histoire, il y a dabord les faits.
    On est loin ici de l'approche scientifique qui devrait dominer le travail de nos spécialistes. On parle ici du "refoulement de la question nationale" alors que les Québécois ont été consultés à plusieurs reprises sur différents aspects de cette question. Et les erreurs de négociation n'ont pas toujours été du même côté. Voici quelques exemples:1963 -Rapport de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme (Laurendeau-Dunton) ;1964, la Formule Fulton-Favreau qui reformulait les tentatives d’amendement de la Constitution élaborées en 1927, 1935 et 1950. Examinée et retournée dans tous les sens, cette Formule a été abandonnée. Jean Lesage ne voulait pas figer les rapports de force;
    1969 Loi canadienne sur les langues officielles ;1971, l’Accord de Victoria qui confirmait un droit de veto pour le Québec, a été rejeté par Robert Bourassa qui craignait un manque d’appui de la frange nationaliste de son parti.1978, Rapport de la Commission Pépin-Robarts sur l’unité canadienne. 1980, Les Québécois sont consultés par référendum sur une formule de Souveraineté-Association. L’idée est rejetée par 60% des électeurs. René Lévesque dit: "À la prochaine fois...". En temps normal on s'attendrait pourtant à ce qu'un gouvernement accepte et applique le résultat d'un référendum:1981, au cours de négociations constitutionnelles ardues, le Québec revendique par écrit et en des termes juridiques, un droit de veto formel. Les tribunaux concluent que ce droit n’a pas de base juridique. Ils indiquent que c’était plutôt un acquis politique que le Québec avait obtenu au fil des négociations constitutionnelles, et que les partenaires avaient généralement accepté. Cette stratégie de réclamer un droit où il n'y avait que consensus, a fait en quelque sorte diparaître cet instrument de négociations, plutôt favorable au Québec et a incité le Québec à rejeter le projet de réforme constitutionne
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  • Denis Paquette - Abonné
    19 décembre 2011 08 h 50
    La politique a tres peu a voire avec les faits, du pain et des jeux disait l'autre
    Madame vous êtes historienne, vous faite un doctorat en sociologie et vous vous intéressez à la politique. Madame dans ce cas j’ai une petite phrase pour vous qui peut vous être très utile. Madame pour comprendre la politique ce qui compte c'est pas ce qui apparait mais surtout ce qui n’apparait pas, de toutes les façons ce sera peut etre découvert longtemps apres, la protection des archives est là pour ca
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  • Marie Mance Vallée - Inscrite
    19 décembre 2011 08 h 51
    L'OPDQ
    Il serait peut-être temps pour les Québécois de relire les documents fondateurs de l'Office de planification et de développement du Québec qui, déjà dans les années 70, faisaient fi des régions. Il y eut même un plan pour désintégrer les régions au profit de la région de Montréal.

    Ce qui arrive au Québec n'est pas le fruit du hasard.

    Et tous les partis politiques se sont alignés derrière cet Office dévastateur pour le Québec dans son ensemble.

    Il y a aussi le Rapport Raynaud... qu'il faudrait relire et qui n'a jamais été dénoncé même par les souverainistes.

    Le Québec est un pays qui a été trahi par ses élites et encore aujourd'hui...
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  • Michele - Inscrite
    19 décembre 2011 09 h 10
    Économie versus culture
    Certaines interpréations de l'auteure présentées comme des faits , posent problème dans ce texte.

    D'abord, le dualisme canadien cette manière de voir le Canada, en référant aux peuples fondateurs, appartient au 19 siècle. De nos jours. on réfère plutôt aux communautés francophone, anglophone, allophone et autochtone. Toutes ces communautés sont composées d'une grande diversité culturelle.

    Ensuite, ce n'est pas le multiculturalisme ou la charte canadienne de droits de la personne, mais la loi 101 qui fait que le Québec ne ressent plus l'urgence de signer la constitution. Le Québec a réglé la question linguistique sur son territoire, c'est à ce niveau que la constitution posait problème. De sucroît, le gouvernement Harper reconnaît le Québec en tant que nation. Dans ces circonstances qui aurait intérêt à ouvrir le débat constitutionnel?

    Puis, oui les régions existent et ont leur mot à dire mais c'est la région de Montréal qui abrite la grande majorité de la population. Le territoire montréalais est encore sous représenté à l'Assemblée nationale. Les régions sont bien représentées. Elles ont donc beaucoup à dire, sinon trop, sur la question nationale.

    Encore, plutôt que de voir une fatigue culturelle, c'est à mon avis une vision pragmatique de la langue reliée au secteur économique qui s'installe. En cette ère de globalisation, outre une bonne connaissance du français, plus que jamais, la connaissance de l'anglais et d'autres langues permet d'obtenir des emplois.

    En somme, en prenant compte de ces rectifications, ce n'est ni une collaboration ni une capitulation du peuple comme l'auteure le suggère mais bien une adaptation au secteur économique dans un contexte de globalisation qui prend place. Apprendre une langue seconde n'équivaut pas nécessairement à renier sa culture.
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  • celljack - Inscrit
    19 décembre 2011 09 h 27
    Une mauvaise année pour la souveraineté Nationale
    Mais une excellente année pour la souveraineté Populaire, qui est opposée à la souveraineté Nationale.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Souveraineté_p

    Tranquillement, les gens se réveillent et se rendent compte que ça ne sert à rien de quitter l'oligarchie Canada Inc. pour l'oligarchie Québec Inc. Dans mille ans, plus personne ne parlera l'anglais, ni le français, et les querelles d'il y a 50 ans ont bien de la difficulté à suivre la cadence effrénée des médias sociaux.

    Cette prise de conscience ne peut qu'aider à bâtir aujourd'hui cette souveraineté populaire ici, dans notre pays le Québec et également demain en solidarité avec le reste du Canada, et le reste du Monde, s'il le veut bien.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    19 décembre 2011 09 h 36
    A Michele
    Je regrette, mais, à mon sens, on peut affirmer qu'il n'existe que des anglophones et des francophones. Quelle que soit la langue maternelle ou l'origine ethnique d'une personne, dans la vie publique, c'est l'anglais ou le français qu'elle utilise en priorité. Même pour les autochtones: les Wendats (Hurons) sont francophones, et les Agniers, comme ceux de Kahnawake, sont anglophones.
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  • Georges Paquet - Abonné
    19 décembre 2011 10 h 42
    En Histoire, il y a dabord les faits (suite)
    ...
    1982, les négociations fédérales provinciales tournent au vinaigre, et le fédéral procède, sans l’accord du Québec, au rapatriement de la Constitution avec l’inclusion d’une Charte des droits;1984, le gouvernement souverainiste du Québec est réélu sur un projet de Beau risque. René Lévesque encourage Brian Mulroney à proposer des modifications à la Constitution canadienne;1987, l’Accord du Lac Meech, négocié piloté par Brian Mulroney, promet cinq amandements importants à la Constitution de 1982, et vise à amener le Québec à signer cette Constitution. Le gouvernement québécois de Robert Bourassa donne son accord. Jacques Parizeau, s’y opposent au début, mais y devient favorable quand il voit que cet Accord risque de ne pas être soutenu ailleurs au Canada. Terre-neuve et un député de l’Ouest font échouer la ratification de ce texte.;1991-Commission Bélanger-Campeau sur les options politiques au Québec;1992, la proposition de Charlottetown. Elle était grosso modo, une tentative semblable à celle du Lac Meech. Le Québec, l’Alberta et le Manitoba ayant voté contre; 1995, les Québécois sont consultés sur un projet de Souveraineté assorti d’une offre de négociation. Le non l’emprte avec 50.1%; 2006. la Chambre des Communes reconnaît que «les Québécois » forment une nation dans un Canada uni ». Résolution appuyée par le Bloc québécois. Le gouvernement et l’Opposition déclarent que l’expression « Québécois » englobe tous les canadiens-français, quelque soit l’endroit où ils vivent au Canada.
    On ne peut pas faire table rase du passé ni envisager l’avenir sans mesurer les conséquences des choix qui sont proposés.
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    19 décembre 2011 10 h 52
    Que de mots...
    quasi inutiles pour une langue qui se meurt. d'ici les 50 prochaines années, le Québec parlera anglais, espagnol ou toute autre langue vivante. Il faut se rappeler que le latin est disparu et il en sera de même du français. Voyez Paris, cela vous convaincra.
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  • Geoffroi - Abonné
    19 décembre 2011 11 h 02
    Ennuis, facilités, délassements ainsi que distractions similaires et nulles
    «...plus nous disposons de centaines de chaînes de télévision et de radio, de produits et d'objets, plus ils tendent à se ressembler. Sous le bariolage de surface sévit une affligeante compétition dans la similitude. Dans l'univers de l'abondance l'ennui naquit un jour de la diversité. La consommation ne nous éduque à rien d'autre qu'à elle-même, ne nous « civilise » pas, fait de nous des usagers, c'est-à-dire des êtres exclusivement ancrés dans les facilités marchandes et qui ne savent parler que l'argent. Ce type de volupté nous délasse et nous distrait mais sa valeur pédagogique est nulle.

    Pascal Bruckner (Misère de la prospérité, p.208, Livre de Poche, n°30025)
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  • Jacques Patenaude - Abonné
    19 décembre 2011 11 h 50
    @Michele
    Je vous cite "En cette ère de globalisation, outre une bonne connaissance du français, plus que jamais, la connaissance de l'anglais et d'autres langues permet d'obtenir des emplois".

    Je vous suggère d'aller le dire aux Canadiens. Ils ne semblent pas le savoir. Quand ils nomment des juges ou des vérificateurs, ils nous disent que l'important c'est d'être compétent donc semble-t-il la langue ne fait pas parti des compétences requises pour un emploi quand on est anglophone. Êtes-vous partisane de la globalisation ou de l'anglicisation?
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  • Michel Simard - Abonné
    19 décembre 2011 12 h 08
    @ George Paquet
    Et donc que proposez-vous ?

    Le statu quo et la lente ou rapide inféodation et érosion de la nation québécoise, incluant sa diaspora ?

    Qu'en est-il du fédéralisme renouvelé, de réconcilation, aymétrique, binational, rentable, de prostitution, de quémandage, de soumission ? Dans quelle auberge logez-vous ? Concrètement, que proposez-vous ?

    Enfin, la reconnaissance de la nation québécoise par le gouvernement réformiste-conservateur ne change concrètement RIEN dans le fait que notre nation est soumise à la volonté d'une autre nation.

    PS Un Canadien-français est un Québécois qui est partisan de l'Idée que la nation québécoise n'existe pas sans le Dominion du Canada, avec prémisse sous-jacente que la nation québécoise est trop conne pour être maître de son destin.
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  • camelot - Inscrit
    19 décembre 2011 12 h 29
    Rien d'étonnant
    Avec le vol du référendum de 95, on s'en doutait, mais pas à ce point. La machine fédérale s'est emballée et met tout son poids dans la balance. Le scandale des commandites, les gestes politiques, et les décisions administratives du fédéral tuent le Québec petit à petit. Le "je met mon siège en jeu" de Trudeau est la grosse farce jamais dite. La petite frange de Québécois qui a voté non en 95 devrait faire son examen de conscience, devant l'abîme où ils ont menés.
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    19 décembre 2011 12 h 57
    Le plus horrible
    Le pire madame Saint-Laurent, c'est que le vecteur de l'option souverainiste est en déliquescence. Le Parti Québécois est maintenant sclérosé et empêtré dans son indiscipline et dans son manque d'ouverture aux nouvelles idées. Ce parti a toujours souffert d'une faiblesse pathétique dans la planification stratégique. Il est incapable d'établir une stratégie, de la garder pour lui et de l'appliquer. Regardez comme les Conservateurs de monsieur Harper mettent à exécution leur plan de façon méthodique et solidaire, aucune tête qui dépasse sauf celle du chef. Au PQ, on perd son temps encore dans les débats insignifiants comme celui du stade de la ville de Québec, on est incapable d'attaquer les problèmes indirectement quitte à subir des revers sans conséquence.
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  • Real Rodrigue - Inscrit
    19 décembre 2011 16 h 14
    Ne pas capituler
    La capitulation est un acte de l'esprit. Il n'empêche, comme vous dites, que « toute nation qui se respecte aspire à fonder un État ». Cette aspiration n'est pas seulement légitime comme nos philosophes l'ont démontré dans le passé, mais, étant donné les problèmes que pose la mondialisation, plus pertinenente que jamais. Cependant, tous le constatent, les obstacles sont nombreux et apparemment insurmontables. Ce qui manque, c'est la volonté de continuer à vivre en français et à promouvoir à Montréal comme en régions notre culture. La fidélité à notre langue et à notre culture n'exclut pas, bien au contraire, comme l'a vu Fernand Dumont, la créativité. Il faudrait réapprendre la fierté qu'apporte la connaissance de nos origines, réassumer à notre façon l'héritage qui nous a été transmis. La question demeure celle que posait le regretté Pierre Vadeboncoeur: To be or not to be.
    Et merci pour votre excellent exposé. L'historienne que vous êtes a affaire à une matière contingente, c'est pourquoi elle ne saurait échapper à la critique. Ce qui demeure solide, inattaquable à mon sens, c'est la légitimité de l'idéal d'indépendance pour tout peuple ou nation. Vous me redonnez espoir.
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  • Georges Paquet - Abonné
    19 décembre 2011 16 h 50
    À Michel Simard. Je propose que chacun fasse tous les efforts possibles pour contribuer au bien-être collectif.
    Je propose de cesser de perdre son temps à fouetter un cheval qui ne veut pas bouger. Les Québecois ne veulent plus entendre parler de référendum. Ils ont été consultés assez de fois pour tirer une conclusion: De quoi les Québécois ont-ils besoin?
    Que les francophones, surtout les Québécois cessent d'exiger l'unilinguisme français au au Québec et le bilinguisme dans l'enemble du Canada. Que tous les Québécois mettent leurs talent et leurs énergies à devenir les meilleurs dans tous les domaines. Au plan de la culture, du cinéma, de la chanson, de la musique des arts du cirque et de l'athlétisme, les Québec se situe parmi les meilleurs. Il reste à faire aussi bien dans le reste. Au plan de la Recherche, de l'Éducation, de la Science, des Affaires, de la Santé etc.
    Je ne suis pas en train de prêcher pour la paroisse de François Legault, Il veut être ni l'un ni l'autre. Je propose de demeurer carrémant et acrivement dans le système fédéral. On compte un très grands nombre de pays à caractère fédéral dans lesquels les peuple, lesnations, les cultures et les langues se côtoient et s'épanouissent.
    Nous sommes entrés depuis assez longtemps, au moins depuis la chute du Mur de Berlin dans une ère où ce sont les succès individuels qui entgraînent les succès collectifs, et non l'inverse. Les Russes ont échoué en tentant de démontrer le contraire. Le temps est passé de proposer celà ici.
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  • Mathieu Bouchard - Abonné
    19 décembre 2011 23 h 05
    @ Georges Paquet
    Le PQ n'a jamais reçu de mandat pour le Beau Risque... c'est le parti Conservateur fédéral qui avait alors été élu en 1984 parce qu'il promettait Meech alors que le PLC était à terre pour plusieurs raisons, dont l'accord des premiers ministres sur la constitution, le 4 novembre 1981.

    Le PQ a été élu en 1981, mais c'est Lévesque qui introduit le plan du Beau Risque en 1984, ce qui a cassé le PQ parce qu'il devenait trop fédéraliste pour plusieurs de ses ministres et autres députés. Lévesque part et le PQ se donne le choix entre Johnson et Marois. Ils se sont faits planter par Bourassa.

    Ça serait l'fun si vous vérifiez au moins les «faits» que vous énoncez en utilisant l'ample documentation qui existe à propos de ces élections, sur Internet ou ailleurs.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    5 janvier 2012 09 h 45
    L'interprétation des faits...
    en HISTOIRE les faits sont très importants
    mais l'interprétation qu'on en donne
    voilà ce qui fait problème...
    selon que vous êtes péquiste, fédéraliste, séparatiste, indépendantiste
    l'histoire sera interprétée différemment...
    l'objectivité n'existe pas
    la subjectivité colore tout

    et l'impartialité est seulement un RÊVE inaccessible.

    Conclusion: Enseigner l'Histoire est une lourde responsabilité
    qu'il ne faut pas confier à un fanatique aveuglé par son option.
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