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Ottawa - La démocratie à la Harper

Le gouvernement dirige le pays comme si c'était son fief

Hélène Buzzetti   17 décembre 2011  Canada
Lors du discours du Trône, le 3 juin, une employée du Parlement a protesté contre le gouvernement et a été expulsée de l’enceinte.<br />
Photo : Agence Reuters Chris Wattie
Lors du discours du Trône, le 3 juin, une employée du Parlement a protesté contre le gouvernement et a été expulsée de l’enceinte.
Ottawa — C'étaient en apparence des anecdotes dont les médias se sont repus par sensationnalisme. Un «fuck» diffusé par un député sur Twitter. Un «piece of shit» vociféré par un autre à la Chambre des communes. Au-delà de la vulgarité, c'est toute l'exaspération d'une opposition incapable de se faire entendre du gouvernement qui s'est exprimée dans ces cris du cœur peu diplomatiques.

Pat Martin a fait parler de lui en novembre quand il a écrit sur Twitter que c'était une «fucking» honte que le gouvernement limite encore une fois le débat sur le budget. Il a ensuite écrit à un lecteur outré d'aller se faire voir («fuck you»). Le scénario s'est répété mercredi à la Chambre des communes quand le libéral Justin Trudeau s'est porté à la défense de la député néodémocrate Megan Leslie en criant «piece of shit» au ministre de l'Environnement, Peter Kent, qui venait de laisser entendre que la députée avait choisi de ne pas assister à la conférence internationale de Durban, alors que c'est lui qui avait refusé d'inclure des représentants de l'opposition dans la délégation canadienne.

«Dans cette Chambre, je dois parfois me mordre la langue si fort qu'elle saigne», a expliqué Mme Leslie en point de presse mercredi. «Parfois, les conservateurs et leurs petits jeux ont raison de nos nerfs et on réagit. Je crois que c'était [le cri de Justin Trudeau] une réaction honnête. Il s'en excusé. J'aimerais seulement que les conservateurs discutent des enjeux et cessent de crier des noms et de jouer à leurs sales petits jeux. C'est honteux.»

Cette frustration a marqué cette première session parlementaire complète du gouvernement de Stephen Harper nouvellement majoritaire. L'opposition a axé ses critiques envers les conservateurs autour de quatre thèmes: leur aversion pour le débat, leur rejet de l'apport d'autrui, leur surdité aux critiques et leur refus de répondre.

Silence!

Cette aversion pour le débat s'est manifestée par un recours régulier aux motions dites d'attribution de temps par lesquelles le gouvernement met un terme aux débats pour accélérer l'adoption d'un projet de loi. Au cours des 69 jours de séance parlementaire ayant eu lieu depuis l'élection du 2 mai, les conservateurs ont eu recours à neuf reprises à cette motion affectant cinq des 21 projets de loi débattus par les élus.

Les libéraux se sont amusés à comparer ces statistiques avec la performance du dernier gouvernement libéral majoritaire, de 2000 à 2004. Avec un total de 419 jours de séance, les motions d'attribution de temps avaient été utilisées... une fois de plus (à dix reprises). Elles avaient affecté huit des 153 projets de loi discutés pendant la législature. De plus, les conservateurs ont perdu patience bien plus vite: en moyenne, il s'était écoulé trois heures cinquante-trois minutes de débat avant qu'il ne soit limité, contre huit heures vingt-deux minutes sous les libéraux de Jean Chrétien. À deux reprises, disent les libéraux, le gouvernement conservateur a signifié son intention de limiter les palabres après une heure vingt minutes de débat.

«L'utilisation à répétition de la motion d'attribution de temps est un abus des règles qui affecte directement le caractère démocratique des travaux de la Chambre des communes», a déclaré le député libéral Marc Garneau lors d'une conférence de presse bilan cette semaine.

Le gouvernement tente aussi de tenir plus d'activités parlementaires derrière des portes closes. Cette semaine, le conservateur Mike Wallace a déposé une motion pour que désormais tous les travaux du Comité permanent des opérations gouvernementales se déroulent à huis clos, exception faite des témoignages. En point de presse bilan jeudi, le leader du gouvernement à la Chambre, Peter Van Loan, a soutenu que cette pratique n'avait «vraiment rien de neuf. C'est une pratique normale en comité».

Sus aux débats

M. Van Loan a profité de son point de presse pour rejeter les accusations d'agir en rouleau compresseur. Selon lui, l'économie chancelante ne peut souffrir des débats politiques interminables. «Il n'y a aucun doute que partout dans le monde, l'impasse et l'indécision politiques ont mené à l'incertitude économique et continuent de menacer l'économie mondiale. Nous le voyons en Europe, nous le voyons aux États-Unis où le Congrès et le président sont incapables de prendre des décisions importantes pour faire face aux défis qui se posent à eux. Ce n'est pas ce que les Canadiens veulent. Les Canadiens s'attendent à ce que nous prenions des décisions, que nous posions des gestes, et c'est ce que ce gouvernement a fait à la Chambre des communes et sur la scène internationale.»

Les projets de mise en oeuvre du budget ou celui abolissant la Commission canadienne du blé (lire texte en page B 2), soumis à la limite de débat, ont un impact économique, mais le ministre n'a pas expliqué où se trouvait ce lien dans le cas des projets de loi sur l'augmentation du nombre de députés fédéraux (C-20), l'abolition du registre des armes à feu (C-19) et le resserrement de la justice criminelle (C-10). «Ce que nous avons vu de l'opposition dans les cas où l'attribution de temps n'a pas été imposée, c'est que, par exemple sur le projet de loi sur les droits d'auteur, il y a eu 75 discours.» Il y a 308 députés à la Chambre des communes. Le ministre des Anciens combattants, Steven Blaney, soutient que le gouvernement a trouvé «un équilibre entre la libre expression et la nécessité d'obtenir des résultats».

Travailler en vase clos


Quant au rejet conservateur de l'apport d'autrui reproché par l'opposition, il s'est le mieux manifesté lors des débats sur le projet de loi C-10 de réforme de la justice. Le député libéral de Montréal, Irwin Cotler, a proposé en comité des amendements non hostiles à une partie du projet de loi, celle offrant aux victimes d'actes terroristes des recours judiciaires pour obtenir dédommagement. M. Cotler, éminent juriste international, avait décelé une faille qui permettrait à certains commanditaires d'actes terroristes de ne pas avoir à payer. M. Cotler s'est époumoné pendant la séance pour obtenir l'attention des conservateurs et leur faire accepter les amendements. En vain. Les six députés du gouvernement les ont défaits les uns après les autres.

Quelques jours plus tard, le gouvernement a réalisé que faille il y avait effectivement! Il a alors rédigé de nouveaux amendements presque identiques, mais ayant raté l'échéance, il devra les faire adopter au Sénat, où C-10 est rendu. Celui-ci devra ensuite revenir à la Chambre des communes pour que les députés avalisent les modifications, repoussant bien après Noël l'adoption finale de ce projet de loi si cher aux conservateurs.

Jeudi, Peter Van Loan a justifié cet épisode en soutenant que «les amendements de M. Cotler étaient imparfaits». Ce qu'il n'a pas dit, toutefois, c'est que cet épisode a eu lieu en comité en présence des hauts fonctionnaires du ministère disponibles justement pour aider les élus à rédiger en termes légaux leurs intentions. Les conservateurs auraient pu sur-le-champ se tourner vers eux pour obtenir le libellé parfait.

Tout va très bien, madame la marquise

L'opposition déplore également la sourde oreille que le gouvernement fait aux critiques. Ottawa n'a pas été touché par les doléances du ministre québécois de la Justice, Jean-Marc Fournier, contre C-10, ni par celles du ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, contre la destruction des données contenues dans le registre des armes à feu. Il n'a pas non plus ralenti le train du démantèlement de la Commission canadienne du blé, même si un tribunal a tranché que le gouvernement n'avait pas respecté la loi en cours de route. (Voir autre texte en page .) L'opposition se plaint enfin des réponses creuses et répétitives que lui sert le gouvernement lors de la période de questions.

«Le gouvernement doit prendre note qu'il a une majorité, qu'il peut faire adopter ce qu'il veut. Il n'a pas besoin de succomber à la tentation de faire la guérilla comme il l'a fait pendant cinq ans», a rappelé Marc Garneau.

«Les plombs pètent parce qu'ils sont en train de tout bulldozer», a lancé de son côté le bloquiste André Bellavance pour expliquer les mots disgracieux entendus cet automne. «On impose le bâillon sur la grande majorité des projets de loi. Il n'y a plus rien dont on peut discuter en comité. On apprend même que la plupart des motions des partis d'opposition, en fait la totalité, vont être présentées à huis clos. [...] On n'a pas élu 308 députés conservateurs qui peuvent faire tout ce qu'ils veulent.»

Au total, le gouvernement a déposé 29 projets de loi à la Chambre des communes et six au Sénat depuis l'élection. En plus des cinq complétés avant l'été, sept ont obtenu la sanction royale au cours de l'automne: un statutaire (S-3), deux de mise en oeuvre du budget (C-13 et C-29), un sur les juges militaires (C-16), un autre concernant les autochtones (C-22), l'abolition de la Commission canadienne du blé (C-18) et l'ajout de 30 nouveaux députés (C-20).
Lors du discours du Trône, le 3 juin, une employée du Parlement a protesté contre le gouvernement et a été expulsée de l’enceinte.<br />
Stephen Harper, cette semaine en Chambre.<br />
 
 
 
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  • victoriavilleman - Inscrit
    17 décembre 2011 02 h 07
    Les 3 prochaines années vont être longues, très longues pour le Québec!
    Un gouvernement majoritaire, fort et ambicieux.

    Maintenant que le Québec n'a plus la prestance et l'influence de jadis sur l'échiquier politique à Ottawa, les années à venir seront longues pour le Québec.

    Il n'y a pas de cela si longtemps, il était impossible pour un gouvernement de se faire élire à Ottawa sans l'électorat du Québec.

    Ce temps là est bel et bien résolu. Il faudra s'y habituer, ou s'affirmer...
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  • Denis Hébert - Abonné
    17 décembre 2011 02 h 11
    De la monarchie
    Pas étonnant que les conservateurs ont ressorti biens des signes de la monarchie britannique, c'est leur rêve d'être des monarques et de ne pas avoir à justifier leurs gestes autre que celui du droit divin. Inquiétant...
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  • Matemiste - Abonné
    17 décembre 2011 03 h 51
    L'indignation est de mise
    Madame, vous avez plus de dignité que la chambre est capable d'en prendre.

    STOP HARPER !
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  • Marc L - Abonné
    17 décembre 2011 06 h 13
    Une véritable caricature !
    Il muselle l'opposition pour "le bien de l'économie", mais dans les faits, son seul argument est "Majoritaire". Gérard D. Laflaque va avoir du matériel pour un bout temps encore... à moins que M. Harper fasse le ménage à Radio-Canada, pas pour des motifs purement idéologiques, mais uniquement pour le bien de l'économie, bien sûr !
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  • Marc Lemieux - Inscrit
    17 décembre 2011 06 h 34
    Le Dictat
    C'est toujours mieux que le dictat de ceux qui ne sont même pas élus et qui se comportent comme s'ils l'étaient, or pour faire la loi, ou ne rien en faire, spécialité des arrivistes, il faut être élu. Je pense évidement aux Libéraux, et au NPD dans une moindre mesure. Par contre les idées sont faites pour être imposées et être élu.

    Pour ceux qui ont eu un cours de sociologie politique les hommes politiques - de notre époque - souvent ne se battent pas pour les idées mais pour le pouvoir, et ne rien en faire, Obama lui même, ''Change!'', when? Le pouvoir des Rois donné à celui qui parait le mieux, j'aime mieux Harper justement, on ne lui reprochera pas de ne rien faire. Bonne fin de semaine.
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  • NiDieuNiMaitre - Inscrit
    17 décembre 2011 06 h 54
    Heil Harper!
    Recourir systématiquement au bâillon c'est comme gouverner par décret et en plus quand ça se fait derrière des portes closes, ça s'appelle de la dictature. Le Canada est loin d'être un pays démocratique surtout quand 30% des voix suffisent à élire un gvt majoritaire. Les députés de l'opposition devraient faire une journée de grève symbolique et laisser les réformistes mariner dans leur jus.
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    17 décembre 2011 06 h 58
    Antinomie
    J'aime bien votre titre, mais Harper et démocratie est antinomique. M. Harper se conduit comme un nouveau propriétaire riche, qui fait le tour du domaine en pointant ce qu'il n'aime pas et veut changer. La démocratie fait partie des choses qu'il n'aime pas et dont il voudrait se passer.

    On a beau lui dire qu'il y a des éléments, dans une constructions, qui sont des murs porteurs... Lui ne le voit pas. Dans quelques années, il rendra le domaine au prochain acheteur, un domaine devenu bancal sous sa gouverne. Le prochain gouvernement mettra des années à essayer de réparer les dommages de l'ère Harper.

    M. Harper aimerait sans doute revenir au temps des édits de l'empereur. De grâce, n'accolons plus le mot démocratie au nom Harper. Ayons du respect pour elle.
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  • André Doré - Abonné
    17 décembre 2011 07 h 39
    Les vrais mots... pour la vraie cible...
    Justin Trudeau avec son expression "piece of shit", même s'il s'en est excusé (il n'avait pas le choix), n'a visé qu'une partie de la cible... En effet, cette expression s'applique non pas seulement au ministre de l'environnement, mais à tout le gouvernement. Mais... il semble qu'il y a encore des gens qui les "eument" ces conservateurs...
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  • François Gagnon - Inscrit
    17 décembre 2011 07 h 41
    A qui la faute ?
    Dommage que le Canada et ses valeurs traditionnelles s'envolent en fumée le temps du passage d'une ligne de grain (conservatrice) où la foudre fuse de partout.

    Mais au fond, à qui la véritable faute de cette catastrophe ? Un vide d'opposition ou de gouvernance effective créé essentiellement par toutes les malversations (toutes anti-Canadiennes) de l'illustre Jean Chrétien et de sa clique des Lalonde, Trudeau, etc.; De plus, la plus grande certitude dans ce bas monde est que tant qu'ils seront les éminences grises (et parfois un peu trop au premier plan) du parti Libéral, ce dernier restera sur le banc des punitions et Harper et ses vandales seront morts de rires dans leur destruction inconsciente de ce jadis pays plus intéressant et respecté internationalement.

    Quel gachi
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  • François Dugal - Abonné
    17 décembre 2011 07 h 54
    Le gouvernement Harper
    Élu démocratiquement et majoritairement, le gouvernement Harper incarne «the canadian way of life». Vous n'aimez pas ça? Vous voulez que ça change?
    Il y a une solution de rechange: devinez laquelle?
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  • Jean-Simon Voghel Robert - Abonné
    17 décembre 2011 08 h 08
    Indignez-vous!
    Je vous invite à vous indigner de ce gouvernement qui rit de nous.
    À 13h00, à la place des festivals, une marche silencieuse organisée par occupons Montréal se mettra en branle.
    Répandez la nouvelle.
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  •  
  • Marc Chenier de Laval - Inscrit
    17 décembre 2011 08 h 09
    Ils sont à nous "REFORMer!
    Les CONservateurs Harper se comportent sans surprises! On le savait. On les avait vu retenu par l'aspect minoritaire, et maintenant, majoritaire, c'est comme un CANCER de la démocratie, du jugement, du développement durable, de l'environnement, et de toutes les approches reconnues comme progressistes par tous (sauf ces étroits d'esprit)!
    Honte au Canada!
    Une chance qu'on a Québec!
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  • Jeannot Vachon - Inscrit
    17 décembre 2011 09 h 07
    Le chèque en blanc de Stephen Harper

    On voit que Stephen Harper n’aime pas la démocratie. La démocratie, selon lui, ne serait qu’un moyen pour élire un dictateur pour les quatre prochaines années. Personnellement, mon vote n’a jamais signifié que je donnais un chèque en blanc au parti pour lequel je vote. Or, avec 40% du vote, le gouvernement Harper se croit investi de la mission de réaliser les moindres aspirations idéologiques des conservateurs purs et durs du pays.

    Le parlementarisme n’a jamais autant souffert que sous ce gouvernement. Bâillon, huis clos, basse partisannerie et, surtout, une incroyable fermeture à tout commentaire qui ne sort pas directement de la clique conservatrice, voilà les marques de commerce de ce gouvernement.

    Stephen Harper considère sa majorité parlementaire comme une majorité absolue lui permettant le contrôle total du pays. Ça ce n’est plus de la démocratie mais du totalitarisme temporaire, une attitude que semble pourtant apprécier une bonne partie de la population, surtout au Canada anglais.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    17 décembre 2011 09 h 15
    La dictature
    Harper a eu 16% des voix au Québec mais seulement 10% des électeurs au total. Sur 10 personnes que vous croisez, 9 n'ont pas voté pour Harper.
    Ce gouvernement n'a donc aucune légitimité au Québec. Il est étonnant de voir que les souverainistes évitent de mentionner cette pourtant évidente illégitimité des Conservateurs au Québec.
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  • d.lauzon - Inscrit
    17 décembre 2011 09 h 37
    Ls démocratie est atteinte
    Maintenant que les conservateurs sont majoritaires, on constate qu'ils entendent diriger le Canada à leur façon et sans tenir compte des partis d'opposition. Une dictature est en train de s'installer à Ottawa et les quatre prochaines années sous le règne du Monarque Stephen Harper vont nous paraître comme une éternité.
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  • Robert Henri - Inscrit
    17 décembre 2011 09 h 44
    @victoriavilleman
    Au contraire, je crois que les trois prochaines années vont bien vite passer. Trois ans en tabouère,en tabaslaque, ça passe vite mais ça va être dur pour la santé.
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  • Paul Gavazzi - Abonné
    17 décembre 2011 10 h 57
    Ironie
    C'est drôle que l'on est toujours dit que ça serait le Bloc Québécois qui "détruirait" le Canada. Jamais le Canada n'a perdu autant de valeur aux yeux des autres nations a l'internationale, et il n'y a jamais eu aussi peu de représentants du Bloc a Ottawa. Pour dire qu'il faut pas toujours écouter ceux qui crient aux loups! Bonne chance le Canada, le Quebec lui rayonne toujours a l'étranger.
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  • Kris13104 - Inscrit
    17 décembre 2011 11 h 11
    peuple esclave
    N'ayons pas peur des mots.. Une fois encore, c'est malheureusement le moment de citer J-J Rousseau, inspirateur de la révolution française, qui au XVIIeme siècle écrivait: « Le peuple anglais pense être libre; il se trompe fort, il ne l’est que durant l’élection des membres du parlement. Sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien». Le gouvernement Harper démontre ce jugement. La démocratie, pour vivre, exige la vertu de l'écoute et le respect de l'autre, ce qui est régulièrment bafoué par le gouvernement fédéral, y compris par des mensonges énormes, indécents (Cf. les diverses déclarations du ministre del'environnement sur le processus de Kyoto).
    La manipulation de procédures législatives constatée au cours de la dernière session parlementaire relève de la suffisance de positions idéologiques sectaires.
    Les nécessités de l'économique évoquées pour tenter de justifier les procédures dilatoires appliquées par les conservateurs pour faire «passer» leurs projets de lois démontrent une association une identité entre le politique et l'économique, est un signe de déclin de civilisation. En effet, une société progresse lorsqu'elle assume une dialectique, certes entre le politique et l'économique, mais, en même temps, avec le social et le culturel, deux secteurs particulièrement absents des préoccupations des conservateurs.
    L'attitude sectaire, quasi religieuse que l'on constate, ne sert certainement la démocratie en général, mais surtout pas la fédération canadienne.
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  • Pierre Sabourin - Abonné
    17 décembre 2011 12 h 20
    L'évangélisme de Harper, une facade.
    J'accuse Harper de prendre l'evangélisme comme une facade pour sembler éthiquement moral. S'il étais vrairment aussi religieux qu'il le prétend, il ne commetrais pas les innombrable pècher comme l'avarice pour les profit des sables bitumineux. Ne ferais pas d'hostilité abusive dans les communes comme avec la presse. Ne mentirais pas constament. Serais honnètes sans dévoiler des secret d'état a ces lobbyiste petrolier. Ne serais pas parresseux intellectuellement. Ne volerais pas(80milliin). Ne serais pas tetu et obstiné devans les comité parlementaire. Ne désinformerais pas l'opinion publique avec des commentaire comme on a eu tout la semaine avec l'exclusion de Kyoto. La gloutonerie, l:avarice, la rage, la malhoneteté, le mensonges.
    Ok j'arrete là, la liste est trop longue. Comme les républicains, l'évangélisme des consevateur et surtout de Harper est, ipso facto empiriquement et absolument une facade.
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  • Denis Hébert - Abonné
    17 décembre 2011 13 h 45
    Quand on parle de légitimité...
    Depuis des lunes, aucuns gouvernements canadien n'est légitime. À la dernière élection, les conservateurs n'ont récolté que 39,6% des votes, donc, 60% des électeurs rejettent les idées et les valeurs des conservateurs ! Là est un des problèmes. L'autre, c'est que ce sont moins des deux-tiers de ceux qui ont le statut d'électeurs qui veulent l'un des candidats; avec cet ajout, l'appuie des conservateurs diminue à moins de 25%. Ça laisse songeur sur notre démocratie canadienne...

    Les chiffres viennent du site officielle d'Élections Canada: http://enr.elections.ca/National_f.aspx
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  • Michaël Lessard (micles.biz) - Abonné
    17 décembre 2011 13 h 59
    Deux exemples assez clairs du non-respect de la démocratie
    Exemple 1 : De manière incroyablement rare, le gouvernement du Québec, toute l'opposition, des groupes sociaux et même la police (!) ont ensemble lancé une demande collective ultra claire, avec une menace d'injonction, pour obtenir les données québécoises des armes à épaules.

    DONC le gouvernement Harper va probablement ignorer la démocratie québécoise. Et on ne peut pas malhonnêtement blâmer ni nos député-es fédéraux du Québec ni nos député-es de l'Assemblée nationale.

    Exemple 2 : Pour la fameuse loi C-10 (qui contient neuf regroupements de nombreuses lois), elle est contestée par nos criminologues, juges, juristes, intervenant-es en tout genre, etc. surtout parce qu'elle empêche les juges de faire preuve de jugement dans les sentences selon les circonstances atténuantes. L'opposition (NPD, Libéraux, Bloc), malgré tous ses efforts, n'a pas réussi à amender grand-chose et a donc voté contre. Face à un problème réel, soit le temps en prison écourté ou trop court, les Conservateurs ont proposé un nouveau problème au lieu d'une solution.

    DONC le gouvernement Harper a ignoré la majorité des intervenant-es à travers le Canada et même le refus de bien des gouvernements provinciaux. Encore une fois, on ne peut pas malhonnêtement blâmer ni nos député-es fédéraux du Québec ni nos député-es de l'Assemblée nationale.


    Un petit dernier qui dépasse l'entendement :

    Ce gouvernement a même soumis une loi pour que la police et les agents puissent espionner *sans mandat* les fréquentations Internet et courriels de n'importe qui. Cela serait une violation incroyable des fondements de notre démocratie et des droits humains, avec des abus tellement prévisibles. Heureusement, dans ce cas de loi fascisante (désolé, mais ça me semble une définition objective ici), les pressions de groupes citoyens à travers le Canada ont fait reculer le gouvernement Harper, quoique cette loi semblerait encore sur la table.
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  • Mario Tremblay - Abonné
    17 décembre 2011 16 h 52
    Je suis désolé mais ...
    Le non-respect de la démocratie commence lorsque les gens s'abstiennent de voter. Harper est égal à lui-même. Nous avons le gouvernement que nous avons choisi ... et ne pas voter en démocratie c'est laisser les autres choisir à notre place.
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  • Denis Hébert - Abonné
    17 décembre 2011 21 h 12
    M. Tremblay
    Lisez bien mon commentaire précédent 39.6% ds électeurs ont voté pour les conservateurs....
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  • Jeannot Vachon - Inscrit
    18 décembre 2011 09 h 09
    Taux de participation: rien à voir

    Je ne vois pas du tout ce que le taux de participation a à voir dans ce débat.

    Au contraire, le problème vient beaucoup plus de gens qui votent superficiellement et qui ne suivent pas assez la politique pour voir toute les mesquineries de ce gouvernement.

    Le vote n'est qu'un gros sondage. Poussez les gens à voter et vous empirerez le problème. La population mord facilement à des arguments simplistes comme prendre la part des victimes plutôt que des criminels, laisser les honnêtes gens posséder librement autant d'armes à feu qu'ils le souhaitent ou encore baisser les impôts et les taxes pour tous (de quelques sous pour les pauvres et de miliers de dollar pour les riches)
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  • Nimporte quoi - Inscrit
    18 décembre 2011 09 h 51
    La loi a parlé
    Je suis bien d'accord avec @Mario Tremblay.

    @Denis Hébert, j'aimerais bien ;- (

    En attendant, on a le droit de boire du Coke, mais pas de fumer du pot. On a le droit de vendre des assurances, des sub prime et de cacher des colonnes entières de chiffre parce que la loi ne l'interdit pas. On spécule même sur le déficit américain. En fait plus t'es capable de laver un citoyen, plus tu montes dans le palmarès de l’establishment!

    C'est la loi!

    Et la loi nous dit que Harper est légitime, majoritaire et élu par le peuple. Les rouages de notre système qu'il utilise pour réaliser ses secrets de polichinelle sont les même utilisé par l'axe du bien (oups, la démocratie) pour exploiter le monde entier. Le paternalisme à la sauce réformiste.

    L’illégale ici c'est la demoiselle qui m'a mis les larmes aux yeux!

    Merci!
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  • Daniel Berube - Abonné
    18 décembre 2011 12 h 33
    @ Fabien Nadeau 06h58
    Très belle description dans votre premier paragraphe, à quoi hARPER pourrait être comparé (nouveau propriétaire riche qui fait le tour de son domaine...) et pour conclure, l'importance d'avoir plus de respect pour le mot démocratie et de ne pas l'apposer près du mot "harper"...
    Vous avez l'art de la vulgarisation, qui n'est pas donné à tous et à toutes. Sur ce, Joyeuses Fêtes.
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