Le gouvernement veut que les comités soient à huis clos, a dénoncé l’opposition
Après le bâillon, le bandeau: l’opposition dénonce les tentatives du gouvernement d’imposer le huis clos aux comités parlementaires, loin des yeux des Canadiens et des journalistes.
Le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Parti libéral ont décrié en choeur un manque de transparence total de la part du gouvernement Harper, qui abuse de sa majorité et qui veut tout contrôler au parlement d’une main de fer.
Alors que la règle était de tenir la grande majorité des réunions des comités du Parlement en public, les conservateurs tentent plutôt d’en faire une exception, ajoute l’opposition.
Mardi, un député conservateur siégeant au comité chargé des opérations gouvernementales a déposé une motion pour que tous les travaux futurs se déroulent à huis clos.
Le public pourrait seulement voir les témoins qui apportent leur expertise aux parlementaires. Mais il ne pourra savoir pourquoi ces témoins ont été choisis, pourquoi d’autres ont été exclus, mais surtout pourquoi le comité a choisi d’effectuer certaines études et pas d’autres. Car le huis clos empêche aussi les députés de discuter de ce qui s’y est passé.
La manoeuvre a aussi été répétée au comité des langues officielles, un comité qui ne cache pas de secrets d’État, a fait remarquer le député néo-démocrate Yvon Godin, qui y siège.
Quant à savoir si d’autres comités ont été touchés, le député libéral Marc Garneau a répliqué que c’était possible, mais qu’il ne pouvait en parler... vu le huis clos.
En Chambre aujourd'hui, le leader du gouvernement, Peter Van Loan, a nié ces allégations, affirmant que le gouvernement se comportait de façon transparente et responsable, s’attirant du coup des rires moqueurs de l’opposition.
Justin Trudeau traite le ministre Peter Kent de «tas de merde»
Par ailleurs, les insultes et le langage coloré ont fusé aujourd'hui à la période de question lorsque le libéral Justin Trudeau a traité le ministre de l’environnement Peter Kent de «tas de merde».
Ce n’est pourtant pas pour répondre à une accusation personnelle ni même défendre un membre de son parti que le député de Papineau est sorti de ses gonds, mais bien pour voler au secours de la néo-démocrate Megan Leslie.
Après une question posée par Mme Leslie sur les changements climatiques, le ministre a suggéré qu’elle n’était pas bien informée parce qu’elle n’avait pas pris part à la conférence de Durban. Or, c’est le gouvernement conservateur lui-même qui a refusé d’être accompagné par les députés d’opposition, contrairement à la pratique qui prévalait jusque là pour les grands sommets internationaux.
Devant cette contradiction, la Chambre s’est enflammée et M. Trudeau a lancé son insulte en anglais («piece of shit). Il s’est par la suite excusé en Chambre pour son utilisation d’un terme non-parlementaire.
Le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Parti libéral ont décrié en choeur un manque de transparence total de la part du gouvernement Harper, qui abuse de sa majorité et qui veut tout contrôler au parlement d’une main de fer.
Alors que la règle était de tenir la grande majorité des réunions des comités du Parlement en public, les conservateurs tentent plutôt d’en faire une exception, ajoute l’opposition.
Mardi, un député conservateur siégeant au comité chargé des opérations gouvernementales a déposé une motion pour que tous les travaux futurs se déroulent à huis clos.
Le public pourrait seulement voir les témoins qui apportent leur expertise aux parlementaires. Mais il ne pourra savoir pourquoi ces témoins ont été choisis, pourquoi d’autres ont été exclus, mais surtout pourquoi le comité a choisi d’effectuer certaines études et pas d’autres. Car le huis clos empêche aussi les députés de discuter de ce qui s’y est passé.
La manoeuvre a aussi été répétée au comité des langues officielles, un comité qui ne cache pas de secrets d’État, a fait remarquer le député néo-démocrate Yvon Godin, qui y siège.
Quant à savoir si d’autres comités ont été touchés, le député libéral Marc Garneau a répliqué que c’était possible, mais qu’il ne pouvait en parler... vu le huis clos.
En Chambre aujourd'hui, le leader du gouvernement, Peter Van Loan, a nié ces allégations, affirmant que le gouvernement se comportait de façon transparente et responsable, s’attirant du coup des rires moqueurs de l’opposition.
Justin Trudeau traite le ministre Peter Kent de «tas de merde»
Par ailleurs, les insultes et le langage coloré ont fusé aujourd'hui à la période de question lorsque le libéral Justin Trudeau a traité le ministre de l’environnement Peter Kent de «tas de merde».
Ce n’est pourtant pas pour répondre à une accusation personnelle ni même défendre un membre de son parti que le député de Papineau est sorti de ses gonds, mais bien pour voler au secours de la néo-démocrate Megan Leslie.
Après une question posée par Mme Leslie sur les changements climatiques, le ministre a suggéré qu’elle n’était pas bien informée parce qu’elle n’avait pas pris part à la conférence de Durban. Or, c’est le gouvernement conservateur lui-même qui a refusé d’être accompagné par les députés d’opposition, contrairement à la pratique qui prévalait jusque là pour les grands sommets internationaux.
Devant cette contradiction, la Chambre s’est enflammée et M. Trudeau a lancé son insulte en anglais («piece of shit). Il s’est par la suite excusé en Chambre pour son utilisation d’un terme non-parlementaire.
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