Dépenses fédérales - Des compressions deux fois plus importantes?
Ottawa — Le ministre des Finances, Jim Flaherty, refuse de commenter les rumeurs selon lesquelles le gouvernement conservateur s'apprêterait à faire des compressions budgétaires deux fois plus importantes que ce qui avait été annoncé en campagne électorale.
La Presse a révélé dans son édition d'hier, sur la foi de sources anonymes, qu'Ottawa songeait à retrancher, non pas 4, mais bien 8 milliards de dollars de ses dépenses. Il s'agirait d'une réduction de 10 % des dépenses fédérales compressibles. Selon les sources citées, le caucus conservateur serait furieux que le gouvernement de Stephen Harper s'apprête à présider cinq autres budgets déficitaires pour un total de huit consécutifs. Cet automne, le ministre Flaherty a annoncé qu'il repoussait encore d'un an l'atteinte de l'équilibre, soit en 2016-2017.
«La décision de reporter d'un an l'élimination du déficit a été très mal reçue par le caucus. Nous avions promis de l'éliminer en 2014. Nous n'avons pas respecté notre promesse électorale. Il faut maintenant réduire beaucoup plus les dépenses. Nous n'avons pas le choix», a déclaré cette source à La Presse.
Dans le dernier budget, le gouvernement conservateur a prévu réduire les dépenses de l'État de 4 milliards de dollars par année, de manière récurrente. Cela équivaut à 5 % des dépenses compressibles. Toutefois, chaque ministère a l'obligation de préparer deux scénarios de rationalisation: un réduisant les dépenses de 5 % et un autre les réduisant de 10 %. Dans l'éventualité où certains ministères stratégiques ne pourraient pas atteindre la cible de 5 %, les autres pourraient ainsi fournir un plus grand effort. Mais selon La Presse, le scénario de 5 % serait d'emblée écarté. Le gouvernement économiserait ainsi 8 milliards de dollars par année.
Le ministre Flaherty a refusé hier de commenter ces informations, indiquant que les ministères devaient toujours fournir les deux scénarios. «Nous ferons ce qui est nécessaire pour nous assurer que nous équilibrons les dépenses à moyen terme», s'est contenté de répondre le ministre. Son entourage n'a pas répondu aux demandes de précisions.
Si le déficit zéro est atteint seulement en 2016-2017 comme prévu, cela signifie que la quasi-totalité des trois mandats de Stephen Harper se sera déroulée en contexte déficitaire. La dette du Canada aura passé de 458 milliards à 636 en 2015-2016.
La Presse a révélé dans son édition d'hier, sur la foi de sources anonymes, qu'Ottawa songeait à retrancher, non pas 4, mais bien 8 milliards de dollars de ses dépenses. Il s'agirait d'une réduction de 10 % des dépenses fédérales compressibles. Selon les sources citées, le caucus conservateur serait furieux que le gouvernement de Stephen Harper s'apprête à présider cinq autres budgets déficitaires pour un total de huit consécutifs. Cet automne, le ministre Flaherty a annoncé qu'il repoussait encore d'un an l'atteinte de l'équilibre, soit en 2016-2017.
«La décision de reporter d'un an l'élimination du déficit a été très mal reçue par le caucus. Nous avions promis de l'éliminer en 2014. Nous n'avons pas respecté notre promesse électorale. Il faut maintenant réduire beaucoup plus les dépenses. Nous n'avons pas le choix», a déclaré cette source à La Presse.
Dans le dernier budget, le gouvernement conservateur a prévu réduire les dépenses de l'État de 4 milliards de dollars par année, de manière récurrente. Cela équivaut à 5 % des dépenses compressibles. Toutefois, chaque ministère a l'obligation de préparer deux scénarios de rationalisation: un réduisant les dépenses de 5 % et un autre les réduisant de 10 %. Dans l'éventualité où certains ministères stratégiques ne pourraient pas atteindre la cible de 5 %, les autres pourraient ainsi fournir un plus grand effort. Mais selon La Presse, le scénario de 5 % serait d'emblée écarté. Le gouvernement économiserait ainsi 8 milliards de dollars par année.
Le ministre Flaherty a refusé hier de commenter ces informations, indiquant que les ministères devaient toujours fournir les deux scénarios. «Nous ferons ce qui est nécessaire pour nous assurer que nous équilibrons les dépenses à moyen terme», s'est contenté de répondre le ministre. Son entourage n'a pas répondu aux demandes de précisions.
Si le déficit zéro est atteint seulement en 2016-2017 comme prévu, cela signifie que la quasi-totalité des trois mandats de Stephen Harper se sera déroulée en contexte déficitaire. La dette du Canada aura passé de 458 milliards à 636 en 2015-2016.
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