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Dépenses fédérales - Des compressions deux fois plus importantes?

Hélène Buzzetti   10 décembre 2011  Canada
Ottawa — Le ministre des Finances, Jim Flaherty, refuse de commenter les rumeurs selon lesquelles le gouvernement conservateur s'apprêterait à faire des compressions budgétaires deux fois plus importantes que ce qui avait été annoncé en campagne électorale.

La Presse a révélé dans son édition d'hier, sur la foi de sources anonymes, qu'Ottawa songeait à retrancher, non pas 4, mais bien 8 milliards de dollars de ses dépenses. Il s'agirait d'une réduction de 10 % des dépenses fédérales compressibles. Selon les sources citées, le caucus conservateur serait furieux que le gouvernement de Stephen Harper s'apprête à présider cinq autres budgets déficitaires pour un total de huit consécutifs. Cet automne, le ministre Flaherty a annoncé qu'il repoussait encore d'un an l'atteinte de l'équilibre, soit en 2016-2017.

«La décision de reporter d'un an l'élimination du déficit a été très mal reçue par le caucus. Nous avions promis de l'éliminer en 2014. Nous n'avons pas respecté notre promesse électorale. Il faut maintenant réduire beaucoup plus les dépenses. Nous n'avons pas le choix», a déclaré cette source à La Presse.

Dans le dernier budget, le gouvernement conservateur a prévu réduire les dépenses de l'État de 4 milliards de dollars par année, de manière récurrente. Cela équivaut à 5 % des dépenses compressibles. Toutefois, chaque ministère a l'obligation de préparer deux scénarios de rationalisation: un réduisant les dépenses de 5 % et un autre les réduisant de 10 %. Dans l'éventualité où certains ministères stratégiques ne pourraient pas atteindre la cible de 5 %, les autres pourraient ainsi fournir un plus grand effort. Mais selon La Presse, le scénario de 5 % serait d'emblée écarté. Le gouvernement économiserait ainsi 8 milliards de dollars par année.

Le ministre Flaherty a refusé hier de commenter ces informations, indiquant que les ministères devaient toujours fournir les deux scénarios. «Nous ferons ce qui est nécessaire pour nous assurer que nous équilibrons les dépenses à moyen terme», s'est contenté de répondre le ministre. Son entourage n'a pas répondu aux demandes de précisions.

Si le déficit zéro est atteint seulement en 2016-2017 comme prévu, cela signifie que la quasi-totalité des trois mandats de Stephen Harper se sera déroulée en contexte déficitaire. La dette du Canada aura passé de 458 milliards à 636 en 2015-2016.
 
 
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  • Discret - Inscrit
    10 décembre 2011 08 h 18
    On voit venir les coupures
    Surveillez le sort qui va être réservé aux grandes institutions sociales et culturelles, Radio-Canada, Patrimoine, Affaires Autochtones, Santé, Pensions de vieillesse... Et voyez venir les augmentations de dépenses militaires. Et les 19 milliards que la bande à Harper va foutre en l'air pour mettre en prison des enfants qui auront fumé un joint.

    Plus réactionnaire, corporatiste, ultra-libéral et anti-social que le Tea Party américain, il faut le faire!

    Il est urgent de lancer le mouvement «ABH», «Anybody But Harper.», Ou, en français, «À Bas Harper», pour leur rappeler en passant qu'il y a un quart de francophones au Canada.
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  • Assurancetourix - Inscrite
    10 décembre 2011 15 h 12
    Le Qc a 23% de la dette et du déficit fédéral!
    ....en plus de la dette provinciale qui est la plus haute des provinces et états en Amérique du Nord....

    Non aux dépenses militaires excessives...Mais nous voyons en Europe ce qui peut advenir aux pays endettés, dès que les taux d'intérêt augmentent et le service de la dette devient un fardeau insurmontable...

    Donc, mettez vos lunettes et regardez plus loin...
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  • Roland Berger - Abonné
    10 décembre 2011 17 h 52
    Des choix
    Harper avait à choisir entre soutenir ses bailleurs de fonds, les compagnies bitumineuses, et le bien-être de l'ensemble des Canadiens. Son choix est évident.
    Roland Berger
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