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    Ottawa se met à l'écoute des citoyens

    Une consultation en ligne est lancée sur le concept d'un «gouvernement ouvert»

    7 décembre 2011 |Fabien Deglise | Canada
    Ouvert et à l'écoute. Le gouvernement fédéral a lancé hier une vaste consultation publique en ligne sur le concept de «gouvernement ouvert» qui consiste à mettre la technologie au service d'une plus grande transparence des administrations publiques.

    Également mené sur le réseau de microclavardage Twitter, ce coup de sonde, paradoxal pour le gouvernement Harper souvent placé sous un feu nourri de critiques pour son verrouillage de l'information et son manque de transparence, vise à concrétiser l'engagement du fédéral à rendre l'appareil étatique plus accessible aux citoyens. Ottawa s'est engagé dans cette voie en septembre dernier en prenant part au Partenariat pour un gouvernement ouvert, la tribune internationale imaginée et promue par l'administration Obama.

    «Ça peut paraître paradoxal en effet, mais ça ne l'est pas, dit Sébastien Pierre, cofondateur de Montréal ouvert, un groupe de programmeurs qui fait la promotion de la transparence par le numérique. Le principe d'ouverture des données est finalement assez apolitique. Toutes les formations politiques sont capables d'y trouver leur compte. Pour les conservateurs, cela pourrait être une façon d'exposer plus facilement les coûts des programmes pour en discuter. Pour d'autres partis, c'est une façon d'affirmer son attachement à la démocratie, à la lutte contre la corruption, tout en positionnant le Canada comme une démocratie en mutation qui s'inscrit dans l'ère moderne.»

    La consultation en ligne, lancée officiellement hier, va être pilotée par le président du Conseil du Trésor, Tony Clement, jusqu'au 16 janvier. Le 15 décembre, elle doit aussi prendre place pendant quel-ques minutes sur Twitter (@SCT_Canada). Ce projet vise à alimenter la construction du plan d'action canadien en matière de gouvernement ouvert. Ce plan devrait être dévoilé en avril prochain lors d'une rencontre internationale du Partenariat prévue au Brésil.

    «C'est un pas dans la bonne direction, a commenté hier M. Pierre. Cette consultation montre que la question du gouvernement ouvert n'est pas seulement un enjeu municipal. Nous espérons que Québec va désormais prendre le mê-me chemin.»

    L'idée de gouvernement ouvert, façonné par les États-Unis avec l'arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche, trouve doucement sa place dans plusieurs autres pays du monde, dont le Canada. Dans les grandes lignes, elle invite les gouvernements à faire le pari de la transparence, par l'entremise du numérique et des technologies de l'information, afin de lutter contre la corruption, de promouvoir la participation civique et de lutter contre le cynisme ambiant qui affecterait les racines de certaines démocraties.

    En octobre dernier, la Ville de Montréal a été l'une des premières villes du Québec à adopter une politique d'ouvertures de ses données publiques, qui contribuent à la constitution d'un gouvernement ouvert. Dans la foulée d'une consultation publique menée par Henri-François Gautrin depuis octobre 2010 sur ce sujet, le gouvernement de Jean Charest s'avance également doucement dans cette direction.












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