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La politique du désabusement

Manon Cornellier   7 décembre 2011  Canada
Imaginez un gouvernement qui défend les mensonges de ses ministres, même les plus flagrants. Qui fait de même avec les manœuvres sournoises contre un député adverse, comme celles que subit actuellement le libéral Irwin Cotler. Un gouvernement qui fait fi des faits et de la recherche qui contredisent ses choix, qui fait la sourde oreille à quiconque essaie de le convaincre de mettre de l'eau dans son vin, qui nie les problèmes même quand les plaintes s'accumulent. Un gouvernement, finalement, qui n'en fait qu'à sa tête, qui poursuit ses lubies et trouve l'argent pour les financer (comme ces 7,5 millions qui serviront en 2012 à célébrer le jubilé de diamant de la reine Elizabeth) pendant que des citoyens, ceux d'Attawapiskat entre autres (qui n'ont eu droit qu'à 8,6 millions sur cinq ans pour le logement), n'ont pas de toit digne de ce nom pour passer l'hiver.

C'est pourtant ce qui se passe à Ottawa actuellement et qui alimente fort probablement le cynisme ambiant à l'égard de la politique et le refus de voter d'un nombre croissant de citoyens.

À chaque élection, on voit grossir les rangs des dégoûtés de la politique et le mouvement est particulièrement marqué depuis le tournant du millénaire. Le plus bas taux de participation aux élections fédérales durant tout le XXe siècle était de 66,4 %, un chiffre trompeur car en général, durant cette période, le taux de participation dépassait 70 %. Il a même frôlé 80 % à plusieurs reprises. En 2000, par contre, c'est la chute (61,7 %). On observe un rebond en 2006 (64,7 %), mais pour mieux glisser par la suite. En 2008, le taux de participation est à son plus bas en plus d'un siècle (58,8 %), pour légèrement remonter le 2 mai dernier (61,1 %).

L'organisme de recherche indépendant Samara a tenté, après les élections du printemps dernier, de cerner les raisons qui amènent les gens à bouder les urnes. Dans un rapport qui sera rendu public aujourd'hui et intitulé «Les vrais désabusés: perspectives de citoyens inactifs sur la démocratie et la politique», les chercheurs soulignent qu'il y a des gens qui n'ont aucun intérêt à voter et ne le feront jamais, mais que beaucoup de gens qui aujourd'hui ne votent pas l'ont déjà fait par le passé. Ils ont déjà cru en ce système et l'organisme a voulu savoir pourquoi ils avaient perdu la foi.

***

Samara, qui se consacre à l'étude de «la participation citoyenne au sein de la démocratie canadienne», a donc réuni huit groupes d'électeurs, sept composés de personnes devenues inactives et un autre formé de personnes politiquement actives. Il a constaté que les citoyens inactifs, toutes catégories socioéconomiques confondues, ne sont pas ignorants de la chose politique, mais qu'ils ont acquis la conviction, à travers leur expérience personnelle, qu'on ne cherche pas à répondre à leurs préoccupations, que leur parole ne compte pas, qu'on les ignore délibérément. Ils se sentent impuissants et étrangers de tout le processus. Ils en viennent à cette conclusion après avoir eu affaire sans succès au système, un système qu'ils associent indistinctement aux fonctionnaires, aux politiciens et au gouvernement en général.

Fait intéressant, cependant, ces mêmes citoyens désabusés croient, comme leurs concitoyens politiquement actifs, en la démocratie. Ils ne l'assimilent pas à la politique et l'idéalisent même. Leur déception est d'autant plus grande quand, armés d'attentes modestes, ils n'arrivent pas à se faire entendre ou à obtenir l'aide dont ils ont besoin. Le désengagement est alimenté par l'«écart entre la réalité de la politique et leur conception de la démocratie».

***

Professeur à l'Université Carleton, André Turcotte a participé à l'étude. Il dit que ces électeurs inactifs «ne sont ni cyniques ni paresseux. Ils sont désabusés parce que le système les a laissés tomber». Et souvent plus d'une fois, ce qui fait qu'il ne sera pas facile de rétablir les ponts entre la politique et eux, dit M. Turcotte. Il n'est pas persuadé par ailleurs que les partis cherchent à remobiliser des électeurs «qui pourraient ne pas être de leur bord».

Il n'est pas impossible cependant d'intéresser à nouveau ces électeurs à la politique, affirme le rapport. Mais certaines conditions doivent être réunies. Il faudrait, par exemple, que ces désabusés sentent que «les politiciens au pouvoir sont à leur écoute et que la politique peut leur être utile au quotidien». On veut se sentir inclus, être capable de se faire entendre par les politiciens et la bureaucratie, voir les élus et le gouvernement faire preuve de plus de transparence, pouvoir juger les résultats et constater une réaction aux préoccupations de la population.

Ce ne sera pas simple. D'abord parce que les politiciens, toutes allégeances confondues, ont une énorme côte à remonter. Ils ont une piètre réputation auprès de tous les électeurs, qu'ils soient actifs ou inactifs. Et eux-mêmes souffrent de désillusion, a constaté Samara dans une étude antérieure réalisée auprès de députés ayant dix ans ou plus d'expérience. Ces élus allaient jusqu'à se sentir impuissants à changer les choses.

Le chemin à parcourir pour redonner vigueur à notre démocratie s'annonce long. Et, avec un gouvernement qui s'en moque, qui pense même que ce désabusement le sert et qui ne cherche qu'à mettre le Parlement au pas, plus tortueux que nécessaire. Malheureusement.
 
 
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    7 décembre 2011 02 h 42
    Des constats... et puis, après, qu'est-ce qu'on fait!
    Avec tous les constats que vous faites, madame Cornellier, on oserait penser vous voir conclure que tout cela n’a vraiment pas de bon sens et qu’il faut sortir de cette fédération de provinces qui ne représente plus nos valeurs. Mais non, vous acceptez le fait accompli et vous nous sortez votre diagnostic : C'est pourtant ce qui se passe à Ottawa actuellement et qui alimente fort probablement le cynisme ambiant à l'égard de la politique et le refus de voter d'un nombre croissant de citoyens. Si ce n’est pas de la collaboration, ce n’est nullement de l’indignation ou de la révolte. Encore moins un appel à la désobéissance civile.
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  • Moteur - Inscrit
    7 décembre 2011 04 h 41
    Ne me dites pas!
    ''Il n'est pas persuadé par ailleurs que les partis cherchent à remobiliser des électeurs «qui pourraient ne pas être de leur bord».''

    C'est le centre du problème à résoudre, il me semble!

    Mettre du sable dans l'engrenage, est peut-être l'alternative la plus intéressante pour forcer les choses à évoluer.

    Si tout ceux qui sont frustrés de la situation, soit proche de 60%, cessaient de les écouter comme en fermant la télé pendant 2 ou 3 heures, chaque fois qu'ils verraient un politicien, ça pourrait peut-être avoir un impact. Vous ne perdez rien car de toute façon, ils ne vous écoutent pas!

    Ma proposition du ''Aucunes de ces réponses'' pour le bulletin de vote, était un autre moyen pour rendre visible la frustration.

    C'est ce que je propose mais avec de l'imagination et de la volonté, il y a moyen d'en trouver d'autres!
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    7 décembre 2011 05 h 04
    Tout un papier que le vôtre Madame Cornellier!
    Mille mercis à vous pour TOUS ces tableaux psychosociaux d'une société dont près de 40% de ses membres semblent en avoir ras le pompon de la «chose» dite politique. Votre introduction à elle seule, est capable de secouer toute conscience pour qui la vérité et ses partages appartiennent à leur vertu sociétale. Ah! Ce mensonge! Que ne ferait-on pas, nous êtres humains ( la Bête, à ce que je sache, «dit» la vérité) pour bénéficier des «vertus» (sic...) du mensonge. Quel comportement vicieux que celui-ci! Astuce, perfidie,mensonge, trois ingrédients qui permettraient à Machiavel d'écrire un autre «Du Prince» ci-devant locataire d'un endroit appelé «parlement d'Ottawa»? Nous appartenons, «ma» très chère épouse et compagne de vie,Denise et moi à cette catégorie de gens dits désabusés mais nous continuons à voter. Vrai aussi que la fidélité dite politique est du passé. Aux discours creux...un vote creux! Ce vote qui est loin d'assurer à notre député sa pension législative à moins qu'il ne réponde à nos attentes. Je vous avoue qu'il n'y existe pas «grand'chose» à Ottawa qui nourrit actuellement notre vision d'une société capable de plus grande justice, d'équité et de VÉRITÉ(S).
    Par expériences dites carcérales, je puis vous assurer que ceux des détenus, friands de la chose politique, doivent bien, par les temps qui courent, se gourer parce qu'un menteur en prison y trouve difficilement une niche sociale intéressante.
    Je suis passé par là et j'ai goûté aux couleurs et saveurs des conséquences du malpropre mensonge. Toute une leçon!
    Compassion pour ces membres de ces communautés autochtones!
    Mes respects,
    Gaston Bourdages
    Simple citoyen - écrivain publié «en devenir»
    Saint-Valérien de Rimouski
    http://www.unpublic.gastonbourdages.com
    Site en construction: http://www.myfreedomhurts.com
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  • VITRILLOLA - Inscrite
    7 décembre 2011 05 h 34
    Démocratie de façade
    Nous sommes dans un régime qui se situe entre l'oligarchie (en grec, le pouvoir d'un petit nombre), une élite qui débat entre elle puis impose ses décisions à la collectivité, et la ploutocratie (le pouvoir des plus riches).

    La démocratie est définie comme "le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple".

    Or aujourd'hui, c'est plutôt le pouvoir des riches, par les riches et pour les riches.

    "Sommes-nous en dictature ? Non. Sommes-nous en démocratie ? Non plus. Les puissances d'argent ont acquis une influence démesurée, les grands médias sont contrôlés par les intérêts capitalistes, les lobbies décident des lois en coulisses, les libertés sont jour après jour entamées. Dans tous les pays occidentaux, la démocratie est attaquée par une caste. En réalité, nous sommes entrés dans un régime oligarchique, cette forme politique conçue par les Grecs anciens et qu'ont oubliée les politologues: la domination d'une petite classe de puissants qui discutent entre pairs et imposent ensuite leurs décisions à l'ensemble des citoyens. C'est Davos, FMI, la Banque mondiale, etc...

    Si nous voulons répondre aux défis du XXIe siècle, il faut revenir en démocratie: cela suppose de reconnaître l'oligarchie pour ce qu'elle est, un régime qui vise à maintenir les privilèges des riches au mépris des urgences sociales et écologiques.

    Car la crise écologique et la mondialisation rebattent les cartes de notre culture politique: l'Occident doit apprendre à partager le monde avec les autres habitants de la planète. Il n y parviendra qu'en sortant du régime oligarchique pour réinventer une démocratie vivante. Si nous échouons à aller vers la Cité mondiale, guidés par le souci de l'équilibre écologique, les oligarques nous entraîneront dans la violence et l'autoritarisme."
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  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné
    7 décembre 2011 07 h 07
    Harper fait ce qu'il a dit...
    Bien que je ne me reconnaisse pas dans le gouvernement Harper, une réalité demeure: le gouvernement Harper fait ce qu'il a promis de faire. Il parle très à droite et agit très à droite. Certes, il fait à peu près tout pour amener le plus grand nombre possible de citoyens hostiles à son gouvernement à ne pas se rendre voter, permettant ainsi à une minorité citoyenne de gouverner en l'élisant correctement. Certes, il s'en trouve parmi celle-ci un bon nombre qui constate son mépris du Parlement et en ressortent moins fiers, mais une chose demeure, Harper ne leur a pas menti sur ce qu'il leur a promis de faire: il leur livre au moins ce qu'il leur a vendu. Que les autres partis en prennent bonne note. La démocratie fonctionne donc encore. Peut-être pas comme je le voudrais, mais elle fonctionne quand même. Mais à quel prix ? Sûrement au prix du respect des institutions parlementaires, de la réputation internationale du Canada (peut-être surfraite) et surtout de la pérennité de certaines lois ne reposant pas suffisamment sur un fort consensus social. De quoi sera fait demain ?
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  • François Ricard - Abonné
    7 décembre 2011 07 h 10
    Le parlementarisme à la britannique est totalement bancal
    Une gouvernance véritablement démocratique fait une nette différence entre les trois pouvoirs : législatif, exécutif et juridique. Le système britannique est totalement bancal et fait du premier ministre un vrai monarque .Il dirige les législateurs (ses propres députés, à cause de la ligne de parti, ne sont là que pour endosser ses mesures); il supervise l’exécution du tout en nommant ou en dégommant les ministres. De plus, il a une certaine influence, sinon une influence certaine, sur la nomination des juges. C’est en fait un véritable dictateur pour la durée de son mandat.
    Alors une fois élu. il n'y a plus rien ni personne qui puissent y faire quoi ce soit excepté de façon indirecte par les opinions dans les médias et les démonstrations publiques. Il n'y aucun autre mécanisme qui permet de vraiment intervenir.
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  • pierre savard - Inscrit
    7 décembre 2011 07 h 31
    Allo !
    C'est un gouvernement conservateur qui a été élu, pas un gouvernement NPD ni libéral. Nous avons des valeurs fortes et nous les appliquons. Point final. Est-ce que le PLC écoutait les gens de droite quand il était au pouvoir ? Est-ce que Trudeau à écouté le Québec lors du rapatriement de la constitution ??? Je sais que les gens de gauche sont découragés. Ils ont faconnés le Canada depuis 50 ans. C'est maintenant à notre tour de nous imposer et de défaire l'héritage catastrophique des libéraux de gauche.
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    7 décembre 2011 08 h 19
    Post-modernisme conservateur
    Au lieu de faire des Conservateurs Harper des dinosaures, je me demande si nous n'assistons pas à une sorte de politique post-moderne, une politique "trash", "destroy", prônant la déconstruction avant la reconstruction, et où la reconstruction est reportée à plus tard, parce l'argent a été depensé au complet pour la démolition.

    Les Conservateurs Harper de la 2e génération céderont ensuite le pouvoir à la coalition des Libéraux Démocrates Verts et se plaindront que le gouvernement se contente d'essayer de recoller les morceaux...

    Quel scénario pour les prochaines décennies!
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  • michel lebel - Inscrit
    7 décembre 2011 08 h 24
    Le désabusement n'a qu'un temps.
    Je crois que le désabusement à l'égard de la politique est assez généralisé, du moins en Occident. Un sentiment d'impuissance règne devant les grandes décisions à prendre. Ce qui se répercute aussi pour les petites décisions.

    Le gouvernement conservateur actuel au Canada, par sa façon souvent incivique et stupide de faire, ne fait que contribuer à un plus grand désabusement. Mais ce gouvernerment se tire ainsi dans le pied, car le mépris a toujpours une durée limitée. Un dégât démocratique et institutionnel certain, entre-temps, aura été fait et il faudra réparer. Mais ça se fera, j'en suis sûr.

    À l'échelle de l'Occident, je crois que ce désabusement est aussi temporaire. On n'y peut rien! La politique est indispensable aux Hommes, pour leur progrès comme pour leur régression. Et la recherche du progrès, du mieux-être, l'emporte toujours, en dépit de bien des obstacles. Au Canada, le gouvernement Harper ne sera pas éternel! Dieu merci!
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  • Jacques Anar - Inscrit
    7 décembre 2011 09 h 31
    Imaginons un gouvernement...
    Pas nécessaire: on l'a déjà! Cette clique de fascistes se fiche complètement des citoyens et plus encore de la pseudo démocratie, comme les libéraux à leur époque d'ailleurs. Nous sommes le train de pantins qui passe d'une élection à l'autre en admirant les vaches qui ruminent au Parlement. Parle et ment? Et puis pour les vieux copains il y a le Sana. Grabataires de l'esprit et servant comme toutous en foire le Maître absolu, peu importe lequel.

    Il y a une province de trop dans ce pays. Et dans le nôtre, après toutes les saletés de notre propre clique, on vote encore Libéral en Bonaventure. Les gens adorent leurs ti-boss, devinez pourquoi je ne vais pas aux urnes choisir qui me fera crever...
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    7 décembre 2011 09 h 51
    Une période de grande noirceur...
    Le gouvernement Harper nous amène dans une véritable régression dans tous les domaines. Et pourquoi cela? Eh bien, ce gouvernement haït la culture.
    De tout temps et sous tous leurs avatars, les conservateurs ont détesté la culture, l'art, la nouveauté, la science, le progrès. La droite c'est tout simplement l'immobilisme, l'obscurantisme, l'adoration exclusive des richesses et la haine compulsive du peuple.
    C'est son leitmotiv, sa raison d'être, sa boutique, son fonds de commerce, son essence, sa quinte essence.
    Interdire au peuple l'accès à la culture, c'est son programme éternel afin de préserver son misérable pouvoir de l'argent, sa suffisance et son arrogance.
    Ce qui est finalement assez plaisant, c'est que, dans cette haine maladive de la connaissance, la droite finit, à force de haïr tout ce qui vient de l'esprit, par se haïr elle-même, par haïr son histoire, par s'autodétruire.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    7 décembre 2011 10 h 46
    Ce gouvernement n'est pas du tout de bonne foi, et recule l'horloge du temps.
    Manon Cornelier, votre texte est très intéressant, en même temps que triste de par les constatations que vous faites. Il cherche à imposer sa façon de voir sur toute la planète. Ils sont des idéologies dépassés et des dogmes dépassés. On dirait même que nous sommes en train de reculer dans l'horloge du temps.

    Lentement, on constate que ce gouvernement est en train d'éteindre nos lumières. Quand on sait que ce gouvernement est un créationniste et la théorie de l'évolution de Charles Darwin est pour lui de la bouillie pour les chats. Cela dit, ce gouvernement veut éteindre nos lumières. Nous ne sommes pas sortis de la caverne où il cherche insidieusement à nous enfermer.
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  • Jacques Patenaude - Abonné
    7 décembre 2011 11 h 31
    @Pierre Savard
    Vous exprimez bien la mentalité extrêmiste qui anime les conservateurs qu'Harper veut satisfaire. Et c'est probablement ce qui réveillera les gens qui aujourd'hui sont désabusés de la politique. "Vos valeurs fortes" vous amènent à considérer que toute tentative de conciliation entre citoyens est comdamnable.

    Je vous cite "C'est maintenant à notre tour de nous imposer et de défaire l'héritage catastrophique des libéraux de gauche." Les libéraux sont-ils réellement tous des gauchistes? Une telle attitude revancharde qui semble animer le gouvernement actuel est peut-être ce qu'il faut pour que les citoyens désabusés se réimpliquent dans le processus démocratique. S'ils ne croient pas en leur capacité de ne changer les choses, ils peuvent constater que leur non-vote lui change quelque chose et pas toujours dans le sens qu'ils souhaitent. Il ne faut pas oublier que votre gouvernement n'a même pas rallié la majorité des électeurs. "Vos valeurs fortes" semblent vous empêcher de voir ce fait et tant mieux si un tel aveuglement cause la perte de votre parti.
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  • homocalculus - Inscrit
    7 décembre 2011 12 h 18
    Désabusement des citoyens et même des...politiciens !
    M.Harper ne doit pas tellement "être en Amour avec vous Mme Corneillier", n'est-ce-pas ? Pourquoi, parce que vous dites la vérité... et dites ce que la majorité des citoyens veulent entendre, ce qui, en définitive ,est contraire aux "principes" du P.m. et des conservateurs (suiveux).
    Quoi ajouter de plus à vos propos ? Rien...ou presque.
    `A quand les prochaines élections au fédéral ?
    Amen
    HOMOCALCULUS
    maurice.bernard@videotron.ca
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  • Pascal Barrette - Abonné
    7 décembre 2011 13 h 56
    La foule et le roi
    Qui ne dit mot consent. Les votants «inactifs», les désabusés devront faire leur part de mea culpa pour avoir laissé monter au «trône» par leur abstention le roi Harper. La caricature de Garnotte montrant Harper arriver en cow-boy jovialiste dans l'encadrure de porte d'une mansarde d'Attawapiskat avec un portrait de la reine dit tout. Triste constat, les rois ne disparaissent que par le soulèvement d'une foule. La difficulté est de rassembler cette foule sur une même place pour une même cause. Exemple. Qui va pouvoir rassembler la foule voulue pour marcher sur la Colline en tenant au-dessus des bras, telle une Torah dans un procession de synagogue, le rapport de la Commission royale Erasmus-Dussault sur les peuples autochtones (http://www.aadnc-aandc.gc.ca/fra/1100100014597/110 en réclamant que ses recommandations soient mises en œuvre? Le roi Harper prétend apporter la prospérité économique. Il n'est même pas capable de faire en sorte que les plus démunis du pays puissent honorablement se procurer du pain et un toit chauffé. Seule une foule qui ne lâche pas après son clip de dix secondes à la télé pourra l'en convaincre. Encore mieux, seule une foule de votants qui marchent aux urnes pour porter au pouvoir un parti qui mettra le rapport Erasmus-Dussault en œuvre donnera à notre pays sa dignité bafouée.

    Pascal Barrette, abonné
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  •  
  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    7 décembre 2011 16 h 26
    Politiciens pragmatiques
    Les chefs des Parti Libéral, PQ, ADQ et CAQ sont tous de la même famille politique. Tous sont pragmatiques et sans principes directeurs. Tous cherchent le pouvoir et la liberté d'action qui s'y joint. Les abus sont partie de cette famille, quelque soit la couleur politique. Ou sont les politiciens de principe? On a eu les Jean Lesage et les membres de son cabinet, Daniel Johnson père, René Lévesque et son cabinet, Jacques Parizeau et son cabinet. De Bourassa à John James on n'a pas été choyé et les abus de biens sociaux se multiplient. À quand le prochain politicien avec des principes inaliénables? Un Duceppe peut-être! Et je paris que le peuple Québécois en serait bien aise.
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  •  
  • JCP - Inscrit
    7 décembre 2011 16 h 57
    Québec libre
    Le Canada n'intéresse plus. Corruption idéologique jusqu'à la môelle.
    Le seul moyen de s'en sortir : Québec libre.
    Les artistes et les journalismes de moins en moins professionnels ; ça en est désolant.
    Le bon peuple est de plus en plus moux et " collabo ".

    Chercher l'erreur.

    JCP
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  •  
  • Nelson - Inscrit
    7 décembre 2011 19 h 36
    Nous ne sommes pas assez souffrants pour réagir.

    Au contraire d'autres pays qui sont pris avec des situations vraiment douloureuses, nous sommes encore pas assez mal pour sortir de notre profond sommeil de confort et d'indifférence.

    En général ce n'est pas si mal pour la majorité des canadiens, au contraire, nous sommes dans le meilleur pays au monde, en faite.

    Les enjeux ne semblent pas si urgents que ça, comme alourdir les peines des ados qu'ont commis des délits graves (80% des gens consultés sont d'accord, en plus), la pollution qu'on voit pas, les dépenses militaires (beaucoup pensent dans les emplois et rétombées économiques que vont avec ça), etc.

    Il est sur que nous nous sentons pas proches des conservateurs, que réprésentent surtout le Ouest que se méfie de l'Est, (l'Ontario et le Québec).
    Ça explique que Alberta soit conservateur presque à 1005, et depuis toujours.
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  •  
  • Bernard Pottier - Inscrit
    7 décembre 2011 20 h 55
    Angle d'étude un peu étroit, je crois
    L'étude me semble se baser sur de drôles de postulats. Un citoyen non-votant n'est pas nécessairement un citoyen "inactif", qu'il faudrait ramener dans la bonne bergerie de celui qui "croit en la politique et la démocratie". C'est une lorgnette plutôt étroite.

    Pour que l'étude s'avère un peu plus intéressante, il aurait fallu voir quel genre d'activités entreprennent les citoyens non-votants. On aurait ensuite pu déterminer les résultats qu'ils obtiennent par leurs actions faites hors des institutions. Il ne serait pas impossible que leur implication donne des résultats plus intéressants que le seul fait de glisser un bulletin de vote dans l'urne une fois aux quatre ans.

    Je trouve dommage que l'étude présentée ait complètement occulté ce côté de la médaille. On se demande si c'était voulu, et si l'objectif premier des chercheurs n'étaient pas de vouloir légitimer un système politique en perte de crédibilité.
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  •  
  • Denis Pageau - Abonné
    7 décembre 2011 21 h 45
    Pourtant, la solutions est si simple...
    ...élire nos ministres.

    Denis Pageau
    www.OICGSS.org
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  • Carole Dionne - Inscrite
    8 décembre 2011 00 h 57
    Dans l'ouest, il y beaucoup de co-sanguin
    Et qui dit co-sanguin, dit|!"/$%. Et les boeufs de l'ouest sont contents de Harper. Bon, je divorce du Canada et je me marie avec les USA.
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    8 décembre 2011 09 h 33
    Cynisme
    Souvent j'entends des journalistes prétendre que le cynisme du peuple n'est que la réaction désabusée de ceux-ci. Le cynisme vient plutôt des politiciens fourbes qui mentent au peuple. On appelle ça la langue de bois. Le cynisme fait partie du geste, de l'action de ces politiciens et non pas de la réaction populaire. Il ne faut pas mêler les genres. La conséquence en est une de désengagement résultant de la mauvaise foi.
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