dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 16h33
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Crise à Attawapiskat - Rien pour la misère

Josée Boileau   2 décembre 2011  Canada
La misère autochtone indiffère. Ce qui devrait être un honteux scandale pour un pays riche comme le Canada est perçu par plusieurs comme la faute des communautés autochtones elles-mêmes. En mettant sous tutelle la réserve ontarienne d'Attawapiskat, les conservateurs n'aident personne mais alimentent les préjugés.

À force d'entendre les débats, tant sur la place publique que ceux aux Communes, on ne sait plus ce qui est le plus triste: l'épouvantable état dans lequel vivent des dizaines de résidants d'Attawapiskat, ou toutes les énormités à l'égard des autochtones qui s'expriment en cette occasion. La plus grossière émanant du gouvernement fédéral lui-même qui met sous tutelle une réserve qui a osé déclarer l'état d'urgence et fait voir à tous son dénuement.

Le premier ministre Stephen Harper ne s'émeut que d'une chose: qu'a donc fait Attawapiskat des 90 millions que le fédéral lui a versés depuis cinq ans? Il sait pourtant que ce montant, que la communauté ne peut pas ventiler à sa guise, était destiné à l'ensemble des besoins de la réserve (de l'éducation à la santé); que seulement 5,8 millions allaient au logement (construction et entretien inclus) alors qu'il en aurait fallu 84 millions pour loger correctement tous les habitants; que la communauté traîne par ailleurs une lourde dette en raison d'un refoulement d'égout subi il y a deux ans et pour lequel l'aide gouvernementale lui a été refusée. Et bien d'autres choses encore.

Le gouvernement n'était d'ailleurs pas très inquiet avant que l'opposition néodémocrate ne monte aux créneaux. Des employés du ministère des Affaires autochtones ont visité 10 fois la réserve cette année, dont trois fois en octobre, et ils n'ont jamais sonné l'alarme. L'argent ne posait alors pas problème? Il n'y a pas de case pour la détresse dans les évaluations du ministère?

Chose sûre, elle ne fait bouger personne au gouvernement: pas un ministre n'ira à Attawapiskat. Tout ce qui importe, ce sont les rapports financiers. Une firme privée sera donc envoyée dans la réserve, au nom du gouvernement, pour vérifier les chiffres. Les humains, eux, n'ont qu'à se rabattre sur la Croix-Rouge.

Les administrations autochtones ne sont certes pas sans défaut. Mais corruption et favoritisme de la part d'élus ne sont pas propres, n'est-ce pas, à ces communautés. Il est odieux que lorsqu'il s'agit des autochtones, les dérives d'individus servent d'excuses à l'inaction. Il faut plutôt entendre l'appel pressant lancé par Sheila Fraser en quittant son poste de vérificatrice générale au printemps: l'accès des autochtones à des services de base va en se détériorant. On parle ici d'eau potable, d'éducation, de services de santé. Et de logement.

On continuera de passer de crise en crise tant qu'il n'y aura pas ce grand rebrassage des cartes auquel nous invitait le rapport Erasmus-Dussault il y a tout juste 15 ans. Il faut sortir de la Loi sur les Indiens, arriver à l'autonomie politique des autochtones, à leur responsabilisation. Mais il faut aussi des milliards de dollars pour réduire les inégalités sociales. C'était si gros que rien n'a bougé, si ce n'est l'espoir suscité par l'accord de Kelowna signé en 2005 par le premier ministre Paul Martin et l'Assemblée de Premières Nations, mais relégué aux oubliettes par le gouvernement conservateur élu deux mois plus tard, qui a renoué avec l'approche paternaliste.

On a su hier que M. Harper tiendra en janvier une rencontre avec les Premières Nations pour discuter de prospérité économique. C'est insuffisant. Ce qu'il faut d'abord, à Attawapiskat comme ailleurs, c'est d'en finir avec la condescendance.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • France Marcotte - Abonnée
    2 décembre 2011 08 h 56
    Politique du mépris
    "On continuera de passer de crise en crise tant qu'il n'y aura pas ce grand rebrassage des cartes auquel nous invitait le rapport Erasmus-Dussault il y a tout juste 15 ans. Il faut sortir de la Loi sur les Indiens, arriver à l'autonomie politique des autochtones, à leur responsabilisation. Mais il faut aussi des milliards de dollars pour réduire les inégalités sociales."

    Mais ces dirigeants ont beau cacher leurs sentiments réels envers ces communautés sous des couches d'interventions pour éteindre les feux, ceux-ci resurgissent comme les odeurs de pourriture sous les parfums.

    Un portrait de Stephen Harper aux côtés d'un chef de réserve autochtone...voilà un contraste qu'on n'est pas près de voir affiché sur les murs du parlement.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roger Lapointe Roger Lapointe - Abonné
    2 décembre 2011 09 h 06
    Le Tiers-monde à notre porte.
    Quand on a voulu se débarrasser de la question autochtone après avoir tenté de les éliminer de façon directe ou indirecte,on a rien trouver de mieux que de créer des réserves comme les ghettos africains en Afrique du Sud. Depuis ce temps, la situation désespéré des autochtones nous revient dans la figure comme un boomerang et évidemment nous ne cherchons pas de solutions durables à un problème permanent et insoluble avec l’approche conventionnelle.En Abitibi, la même problématique se pose avec au moins trois communautés surpeuplées et à court de logements convenables ce qui provoque chez eux des relations malsaines et tendues dans ces villages en retrait.Il est intéressant de comparer la situation plus enviable des Cris du Québec qui ont su profiter des fonds de la Convention de la Baie James en mettant sur pied des entreprises qu’ils contrôlent et celle des Algonquins pauvres et mal logés de Kitcisakik,de Winneway et du Lac Simon.L’éducation est toujours la pierre angulaire de tout peuple qui veut s’affranchir et il est manifeste que cette dimension est absente des communautés autochtones en général.Leur jeter la pierre ne va pas régler les criants problèmes qu’ils ont à solutionner,ils ont besoin de soutien et de fonds substantiels pour s’en sortir et le gouvernement fédéral de Harper manque à ses devoirs de tuteur puisque les autochtones ont encore, sous la loi sur les Indiens le statut de citoyen mineur donc de pupille quoi.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    2 décembre 2011 09 h 58
    84 millions en logement!
    C'est l'équivalent de 500 bungalows dans une petite ville comme Rimouski ou Trois-Rivières.
    Qu'est-ce que le contribuable moyen dirait si les gens de Rimouski ou de Trois-Rivieres demandaient au Gouvernement canadien de leur construire 500 bungalows gratos?
    Au nom de quoi les contribuables canadiens doivent-ils payer pour loger les autochtones, populations nomades depuis des millénaires?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Rousseau - Inscrit
    2 décembre 2011 10 h 54
    Apartheid
    M. Lapointe écrit qu'on a créé «des réserves comme les ghettos africains en Afrique du Sud» alors que c'est le contraire qui s'est produit. Une délégation d'Afrique du Sud est venue au Canada voir le système de réserves indiennes et se sont inspirés de la loi sur les Indiens pour créer l'apartheid dans leur pays. C'est la triste réalité d'un pays qui se dit démocratique mais qui n'hésite pas à violer les droits de ses premiers peuples, pendant des décennies. On se retrouve donc dans la situation d'aujourd'hui avec le tiers monde dans notre propre pays. Ceci est d'ailleurs documenté par les organismes internationaux des droits humains, y compris l'ONU.

    Mme Boileau, vous avez parfaitement raison et c'est l'autonomie des peuples autochtones qui peut le mieux les aider à se sortir de la misère. Les Cris ont un traité mais la plupart des nations autochtones n'en ont pas et dépendent de la loi sur les Indiens, qui est un vestige persistant de colonialisme de ce pays. Mais on fait face à bien des stéréotypes comme de dire qu'on ne va pas construire des bungalows gratos pour eux, avec un cynisme sans borne. Une maison dans le nord coûte au bas mot 280000$ et plus à construire et le colonisateur a décidé qu'il s'occuperait des «Indiens» dans les négociations sur la confédération - alors qu'il s'en occupe car il a failli magistralement à ce rôle qu'il s'était confié...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • arabe - Inscrit
    2 décembre 2011 11 h 07
    Les Amérindiens des villages nordiques veulent vivre avec les avantages du XXIème, mais avec les responsabilités des chasseurs-cueilleurs de l’âge de pierre, dirait-on.
    Ils doivent quitter ce monde de pensée magique. Si c’est un niveau de vie raisonnable qui les intéresse, ils doivent déménager là où ils auront la chance d’obtenir des emplois ou, sinon, une éducation adéquate pour leurs enfants.

    Si c’est un attachement romantique à la bourgade ou la terre isolée d’où ils proviennent qui les intéresse, ils doivent alors accepter de vivre fort pauvrement pour la plupart, ou à tout le moins de se débrouiller par eux-mêmes avec les moyens sur le terrain.

    Quand un blanc, un Africain, un Indien, un Mexicain, un Latino-Américain ou un Chinois vit là où il n’y a pas d’emploi, que fait-il? Il déménage ou émigre vers un endroit où il y a des emplois. Les Amérindiens devraient faire de même au lieu de tenir leur lieu de naissance comme intouchable.

    Des blancs instruits qui déménageraient là où vivent la plupart des Amérindiens seraient sans doute aussi pauvres qu'eux. L'instruction n'enrichit que si on a aussi l'énergie de déménager où se trouvent les emplois. On dirait que les Amérindiens croient que l'instruction réglerait leurs problèmes. C'est un faux fuyant. Si chaque résident d'Attawapiskat détenait au moins un diplôme collégial, la pauvreté du village serait à peine réduite, à une différence près: il y aurait suffisamment de diplômés en administration pour bien administrer les subventions fédérales. Le reste de la population serait formée de chômeurs instruits jouant le rôle de victimes.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean de Cuir - Abonné
    2 décembre 2011 11 h 17
    Questions et mea culpa!
    Où sont passés les 90 millions? Qu'en est-il de la gestion du ministère des affaires autochtone? Et tant de questions! Entre 66-70, je me suis rendu sur la côte Nord : questions : relations entre le gouv. dQuestionu Québec et les autochtones. En filigrane, avec le gouv. Fédéral. Ce ne semble pas avoir progressé depuis! Faut-il calculer le montant global rendu disponible depuis cette période et de part et d'autre faire un mea culpa, et recommencer?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • LEGRAND PIERRE - Inscrit
    2 décembre 2011 11 h 34
    Je ne sais trop que penser !!!!
    En préambule, disons le... les autochtones du sud plus urbanisés n'ont rien a voir avec ceux du grand nord... là, où le bas blesse... je crois... car je pense sincèrement que le gouvernement canadien a beaucoup donné en dollars a ces gouvernements parallèles... eh oui, les autochtones se gouvernent eux memes... ceux du sud ont des facons de faire dans leurs gestions qui nous ressemblent et probablement moins corrompus dû à la proximité des zones urbaines... ceux du nord, c'est moins sur...ils sont éloignés... on a aucun contrôle sur eux... ce sont souvent des genres de clans avec un chef qui est un roi , et quand l'argent arrive, je me pose la quesiton où elle va... c'est une bonne interrogation ...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • northernbud - Inscrit
    2 décembre 2011 11 h 50
    Traiter d'égal à égal
    Va falloir un jour avoir le courage d'abolir cette relique de notre passé colonial qu'est la loi sur les Indiens.
    Seulement à partir de ce moment pourra - t'on commencer à traiter ces gens comme des adultes et à proposer des solutions durables à leurs problèmes.
    Certaines solutions seront dures mais on a pas le choix ; on ne peut continuer d'infantiliser ces gens comme on le fait actuellement.
    Continuer de garrrocher de l'argent sur le problème, sans aucun contrôle, c'est comme donner le volant d'une Ferrari à un jeune de 16 ans qui n'a jamais conduit ; on sait comment ça va finir.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bernard Terreault - Abonné
    2 décembre 2011 14 h 12
    Un des grands échecs du Canada
    La situation d'un grand nombre d'autochtones au Canada apparait encore pire qu'aux É.-U., dont nous avons adopté le système des réserves. Nous sommes un peu moins touchés au Québec que dans certaines provinces parce que notre pourcentage d'autochtones est relativement peu élevé et que nombre d'entre eux vivent près des centres urbains ou dans les régions agricoles du Québec, que ce soient les Hurons, les Iroquois ou les Abénaquis. Mais il reste aberrant pour un pays soi-disant moderne qu'y subsistent des territoires ou des groupes ethniques, juridiquement bien définis, qui semblent condamnés pour toujours à la marginalité, au chômage et donc inévitablement à la pauvreté et à la dépendance. On voit pourtant partout dans le monde des peuples auparavant colonisés que nous nous complaisions à regarder comme inférieurs et incapables de gérer une économie avancée, et qui nous rattrappent ou nous dépassent maintenant dans la technologie ou la gestion de grandes industries. Notre système est mauvais, puisqu'il a empêché l'épanouissement des descendants des premiers occupants de l'Amérique. il faut donc l'abolir. Égalité -- ou indépendance ! pour les autochtones (ça vous rappelle quelquechose?).
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Tremble - Inscrit
    2 décembre 2011 17 h 16
    Haudenosuanee
    La plupart des commentaires –mesquins ou saugrenus- que j’ai lus en réponse à cet article m’incitent à encourager la détermination des Mohawks dans leur quête d’autonomie.

    Au moins, ces derniers ne s’en laissent pas imposer, et ils ne sont pas tributaires de la charité publique.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Maryse Lafleur - Abonnée
    3 décembre 2011 00 h 06
    Histoire et respect
    Nous avons tout pris aux Premières Nations et continuons d'exiger des accommodements combien déraisonnables. Pour en rajouter, nous les cantonnons dans des ghettos appelés réserves.
    Combien de lecteurs du Devoir connaissent les conditions de vie des Hurons Wendat et l'attitude de leur nouveau chef? Je dirai simplement que pour le moment, les Hurons Wendat peuvent être fiers de leur chef infiniment plus que nous pouvons l'être des nôtres (Ottawa et Québec). Eux aussi ont été victimes mais ils ne jouent pas à la victime ... soyons assez honnêtes pour reconnaitre que bien des Québécois dits de souche (quel ironie!) se victimisent encore soit d'avoir été abandonnés par la France, soit d'avoir été battus pour les Anglais ... et se servent de cet apitoiement sur eux-mêmes pour s'empêcher d'avancer et de se donner un pays ...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • albert guillemette - Inscrit
    3 décembre 2011 09 h 00
    les autochtones
    comme il est facile de critiquer les autochtones du nord et de l'est du pays;facile aussi de dire que les europeens du canada payent pour nous faire vivre...moi, je suis autochtone, je suis de l'est du quebec, je suis travaiilleur depuis l'age de 14 ans, et je n'ai jamais priorisé les reserves; comme dit une personne plus haut, la loi sur les indien est faite pour avoir existée 100 ans passées, mais aujourd'hui, cette loi caduque freine la marche de la société et empeche les peuples autochtones de progresser et de rejoindre le rang des gens civilisés.
    il n'en tient qu au gouvernement de la modifier, premierement, il faudra reconnaitre tous les descendants indiens, métis et innuits , et leur procurer le statut autochtone, ensuite, abolir cette loi stupide qui dénigre et abaisse au plus bas niveau ces personnes qui ont tous leur droits dans ce pays que l'on est en train de nous voler...ensuite, laissez nous nous gouverner selon nos besoins.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • - Abonné
    3 décembre 2011 09 h 38
    Tel M Tremble, j'abonde en ce sens
    Je suis toujours étonné de lire certains commentaires de gens qui savent peu mais beurrent large...
    Pourtant, ces gens commentent beaucoup et souvent. Et ne semblent rien apprendre. Comme s'ils ou elles avaient non pas dix ou vingt ans d'expérience mais plutôt 20 ou 40 fois 6 mois d'incompétence.
    D'un autre côté, il est rafraîchissant de lire ces commentaires hors mesure afin de tenter de quantifier l'étendue titanesque du travail de conscientisation qu'il reste à faire pour en arriver à ce que les gens aient un tant soit peu conscience des inégalités qui restent à aplanir dans la société. Et c'est certain qu'il y aura du travail ad vitam aeternam pour tous dans ce domaine.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • NDNM - Inscrit
    3 décembre 2011 10 h 47
    commentaires affligeants
    L'invention des réserves est une invention anglo-saxone, elle a été appliqué systématiquement dans les pays colonisés voir l'Australie, l'Afirque du sud , le Canada, la Nouvelle-Zélande.Il l'est maintenant au Brésil. L'objectif sédentarisé les peuples nomades dans le but de coloniser et exploiter une grande partie de leur terre. Les commentaires disgracieux ci-dessus concernant ces peuples soi disant rêveurs nostalgiques, montrent bien l'intolérance et l'ignorance crasse de certain dont le seul modèle est notre merveilleuse civilisation occidentale schizophrène. Nous leur avons imposé la sédentarité en leur interdisant de vivre selon leurs traditions millénaires. Nous avons imposé le concept de propriété individuelle qui n'existait pas et maintenant nous leurs demandons de s'intégrer à notre société de créer des entreprise, de travailler selon nos critères. S'il le faut de migrer vers les grandes villes...pourquoi , de quel droit? Pour subir ce capitaiisme ultralibéral et sauvage qui d'ailleurs craque de partout.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roland Tremblay - Inscrit
    6 décembre 2011 09 h 27
    «nomades depuis des millénaires»
    @ Rodrigue Tremblay qui dit « que les autochtones sont des populations nomades depuis des millénaires », votre ignorance crasse est honteuse. D'abord, ils ne sont plus nomades, pas plus que nous sommes paysans depuis des millénaires. Deuxièmement, ils ont été forcés, au cours des dernières 150 années à abandonner à peu près tout de leur culture, y compris ce qui leur avait permis de survivre justement depuis des millénaires avec des connaissances dont vous ne soupçonnez pas le moindrement la richesse et qui vous fait cruellement défaut, et enfin, de mettre tous les autochtones dans la catégorie « nomades » ne fait que montrer combien vous parler à travers votre chapeau. Si vous avez des opinions réactionnaires, tanpis pour vous, mais de grâce, documentez-vous avant de dire n'importe quoi.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
15 réactions
6 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012