Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?

    Le sénateur Fox quitte ses fonctions

    1 décembre 2011 |Guillaume Bourgault-Côté | Canada
    Rideau: le sénateur libéral Francis Fox a annoncé hier qu'il quittait immédiatement ses fonctions à Ottawa. Âgé de 72 ans, l'ex-ministre de la Justice de Pierre Elliott Trudeau aurait pu siéger encore trois ans à la Chambre haute du Parlement.

    M. Fox a indiqué démissionner pour des raisons personnelles, souhaitant passer plus de temps auprès de son épouse et de sa famille. Il a aussi émis le souhait de relever «d'autres défis dans le secteur privé» — il est avocat-conseil chez Fasken Martineau depuis plusieurs années.

    Nommé par son ami Paul Martin en 2005, M. Fox aura siégé six ans au Sénat. Sa carrière avait débuté en 1969, comme adjoint au bureau de M. Trudeau. Entre 1972 et 1984, il a été député dans la région de Montréal. Considéré comme une vedette du Parti libéral, parfaitement bilingue, l'avocat formé à Harvard a été nommé ministre de la Justice en 1976. Mais deux ans plus tard, M. Fox démissionnait dans la «consternation unanime», rapportait Le Devoir du 31 janvier 1978. La veille, M. Fox avait révélé en Chambre avoir falsifié une signature afin d'obtenir un avortement thérapeutique pour une femme avec qui il avait eu une brève liaison. Les faits étaient antérieurs à sa nomination au cabinet.

    Cet événement a ralenti son ascension, mais M. Fox est revenu au cabinet Trudeau en 1980 en tant que ministre des Communications. On lui doit notamment l'adoption de la Loi sur l'accès à l'information (1983) et la création de Téléfilm Canada (1984).

    M. Fox a d'ailleurs émis hier le souhait que le système d'accès à l'information soit renforcé. «Je souhaite que le premier ministre lance un message clair à tous les ministères: la culture de divulgation proactive des documents doit primer la culture du secret», a-t-il dit dans son discours d'adieu.

    Sa démission ne changera pas le rapport de force au Sénat, les conservateurs étant déjà majoritaires.
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel