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Entre dicter et gouverner

Manon Cornellier   28 novembre 2011  Canada
Le ministre québécois de la Justice, Jean-Marc Fournier, était en furie lundi dernier après avoir rencontré son homologue fédéral, Rob Nicholson. Malgré tous ses efforts, M. Nicholson n'allait accepter que l'amendement le plus anodin des trois suggérés par Québec au volet du projet de loi omnibus portant sur les jeunes contrevenants. Tous les autres finiront aux orties.

Les conservateurs nous avaient habitués à leur intransigeance lorsqu'ils étaient minoritaires. On a compris depuis le 2 mai que cela n'avait rien à voir avec leur statut précaire. C'est leur nature profonde, comme le montre bien la limitation répétée des débats sur presque tous les projets de loi litigieux et le peu de cas fait de l'étude en comité.

Cette affaire est plus qu'une obscure chicane de procédures. La façon de manier les règles de la Chambre est révélatrice du respect qu'un gouvernement porte à l'institution et à la démocratie parlementaire elle-même. En ce moment, elles en prennent pour leur rhume.

Les projets de loi doivent traverser une série d'étapes. Il y a la première lecture, qui n'est que la présentation du projet de loi, sans débat ni vote. Suit la deuxième lecture où l'on débat et adopte le principe du projet de loi, là encore sans amendement. Le projet de loi est ensuite confié à un comité qui en fait l'examen avec l'aide de témoins. Une fois les audiences terminées, il adopte chaque article du projet de loi en y apportant ou non des amendements. Le rapport qui en découle est débattu aux Communes, ce qui peut mener à la proposition et l'adoption d'autres amendements. L'étape finale est la troisième lecture. Une fois adopté, le projet part pour le Sénat où il suivra à peu près le même parcours.

***

L'étape de l'étude en comité est cruciale, car c'est généralement là, avec l'aide des témoins — citoyens, experts, groupes de pression, fonctionnaires — que les lacunes et les incohérences sont mises au jour et corrigées. Mais encore faut-il que le gouvernement soit disposé à écouter. Les conservateurs y étaient forcés quand ils étaient minoritaires, mais, depuis le 2 mai, ils font la sourde oreille. Parmi les projets de loi qui ont traversé l'étape du comité, seulement deux ont été légèrement amendés (à l'initiative du gouvernement), soit le projet de loi omnibus en matière de justice et celui mettant fin au monopole de la Commission canadienne du blé.

Les conservateurs affirment presser le pas parce qu'il s'agit de projets de loi qui ont été débattus en campagne électorale ou encore étudiés par les Parlements précédents. Cette explication fait fi du fait que bien des pièges peuvent se cacher dans les détails d'un projet de loi. Prenez celui sur le registre des armes d'épaule. Les conservateurs ont promis de l'abolir, mais pas de détruire les données. On l'a découvert en lisant le projet de loi.

Invoquer l'étude faite par les Parlements précédents équivaut à ne pas prendre acte de l'arrivée d'une centaine de nouveaux députés. De plus, cette affirmation ne se vérifie pas pour tous les projets de loi. Dans le cas du projet de loi omnibus en matière de justice, certains volets n'ont pas fait l'objet d'un examen en comité, d'autres oui. Et pour ceux-ci, c'est comme si rien ne s'était produit puisque le gouvernement n'a pas tenu compte, sauf dans un cas, de la version amendée produite par les comités. Il a fait comme si tout ce travail n'avait pas eu lieu. Comme si les témoins n'avaient rien dit.

***

On serait porté à croire que telle est la vie sous un gouvernement majoritaire. Mais non. La tradition jusqu'en 2005 était de tenir compte de ce qui se disait en comités. Un examen attentif des bilans législatifs des trois derniers gouvernements majoritaires libéraux le démontre.

Si l'on fait abstraction des projets de loi portant octroi de crédits qui sont une formalité et si l'on ne tient compte que des projets de loi, adoptés ou non, qui ont franchi l'étape de l'étude en comité, on constate que 50 % d'entre eux en sont sortis amendés lors de la première session du premier gouvernement Chrétien. Il s'agit du plus bas taux observé durant le règne libéral. Durant les sessions suivantes, entre 65 et 75 % des projets de loi ont été amendés en comité ou à l'étape du rapport.

Les libéraux voudront s'en vanter, mais c'était aussi la règle sous les conservateurs de Brian Mulroney et d'autres gouvernements avant eux. En fait, ce devrait être la norme en système parlementaire britannique. Sous Stephen Harper, par contre, il s'agit de l'exception. Pour l'instant, faut-il espérer.

Cette façon de faire est préoccupante, car elle décourage les citoyens et les groupes qui ont des doutes au sujet d'un projet de loi de se présenter en comité. À quoi bon faire de la recherche, rédiger un mémoire, se déplacer si c'est pour parler à un mur? S'il fallait en arriver là, ce serait dramatique, car le gouvernement pourrait alors se vanter d'avoir l'appui de la majorité des témoins et être encore plus sourd aux opinions divergentes.

Depuis 2006, le gouvernement Harper a constamment testé les règles non écrites et les conventions du Parlement, chaque fois pour arriver à n'en faire qu'à sa tête et à ne pas avoir à se soumettre à des contrepoids encombrants. Maintenant qu'il est majoritaire, c'est la démocratie parlementaire elle-même qu'il met sur la touche en agissant ainsi. Et voilà pourquoi il faut s'en soucier.
 
 
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  • Roger Lapointe Roger Lapointe - Abonné
    28 novembre 2011 06 h 23
    Paver la voie à une dictature.
    Je trouve que les chroniqueurs et les médias en général ont des mots très modérés pour décrire ce qui est en train de s'installer à Ottawa,c'est à dire une dictature.Qu'est ce que cela va prendre de plus pour dénoncer haut et fort ce gouvernement qui se vante de transformer le Canada en Harperland envers et contre tous.Mépriser les règles parlementaires est la première démarche d'une dictature en puissance,devant l'indifférence des médias surtout anglophones,eux si prompts à qualifier le Québec de facisme pour la moindre saute d'humeur linguistique.
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    28 novembre 2011 06 h 27
    Des armes?
    Le gouvernement Harper est de plus en plus dictatorial et je crois qu'il faut faire plus que s'en soucier. Il faut se trouver des armes, je ne parle pas de violence, bien sûr, mais je crois que M. Harper ne comprend qu'une sorte d'argument et c'est celle de la force. Actuellement, les partis d'opposition sont en quelque sorte repliés sur eux-mêmes dans leur réflexion et leur course au leadership, leur inquiétude quant à leur financement. Pendant ce temps-là, le gouvernement a le champ libre.

    Il faudra aussi une mobilisation de la population. Je crois que le ministre Fournier a fait un bon travail à Ottawa. Ce qui manquait, c'était 20 000 personnes dans les rues. D'où vont venir les leaders de demain, je ne sais pas. Mais je ne crois pas qu'ils vont venir des partis politiques établis. Nous aurons besoin d'un autre Occupation Ottawa, où jeunes et moins jeunes diront à M. Harper que c'est à lui de plier bagage.

    Malheureusement, je crois qu'il faudra que M. Harper pousse plus loin encore sa dictature avant que nous réagissions. Il sera peut-être trop tard.
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  • Jean Michaud - Inscrit
    28 novembre 2011 08 h 04
    Vous exagérez.
    Le Conservateurs ont un travail à faire sois diriger le Pays. Les décisions prisent par les Conservateurs sont excellentes et je les appui.
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  • Gilles Normand - Inscrit
    28 novembre 2011 10 h 10
    L'à plat ventrisme crasse de certaines autruches.
    Harper nous sert sa pitance à la sauce "poutine"...et il semble que certains commentateurs s'en empiffrent goulûment. Ils feraient mieux de réviser leur grammaire (4 fautes dans deux petites phrases...ce n'est pas exagéré çà?) au lieu d'éructer sur la place publique à la solde de je ne sais trop qui... " Relève...relève...relève Michaud."
    L'analyse de Manon Cornellier est une mise en garde tout-à-fait pertinente.
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  • Gilles Normand - Inscrit
    28 novembre 2011 10 h 54
    tout à fait...
    Révision faite il serait plus "pertinent" d'avoir écrit sans traits d'union la locution " tout à fait" !
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  • Loraine King - Inscrite
    28 novembre 2011 10 h 55
    @Jean Michaud
    Vous appuyez l'endettement des générations futures et les dépenses excessives, telles que payer 10 fois plus pour la tenue des G8/G20 que ne le fit la France cette année. A lire des opinions comme la vôtre on comprend que les ménages canadiens soient plus endettés que jamais.
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  • François Ricard - Abonné
    28 novembre 2011 10 h 59
    Le parlementarisme à la britannique est bancal
    Une gouvernance véritablement démocratique fait une nette différence entre les trois pouvoirs : législatif, exécutif et juridique. Le système britannique est totalement bancal et fait du premier ministre un vrai monarque .Il dirige les législateurs (ses propres députés, à cause de la ligne de parti, ne sont là que pour endosser ses mesures); il supervise l’exécution du tout en nommant ou en dégommant les ministres. De plus, il a une certaine influence, sinon une influence certaine, sur la nomination des juges. C’est en fait un véritable dictateur pour la durée de son mandat.
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  • Kris13104 - Inscrit
    28 novembre 2011 11 h 03
    L'inefficacité
    La gouvernance implique l’écoute de tous et de récolter les expertises avant de décider. En matière de traitement des crimes et délits, l’essentiel des avis autorisés est clair : un système répressif, même sévère influe peu sur une amélioration et ne concerne que les délinquants facilement réformables. Par contre les criminels les plus dangereux relèvent soit d’un traitement médical sérieux (pas de milieu ouvert sans assurances réelles d’absence de récidive), soit d’un dispositif de réforme efficace dont les résultats doivent être strictement contrôlés.
    En ce qui concerne les jeunes délinquants, la mise en milieu carcéral s’accompagne souvent d’apprentissages nouveaux de pratiques criminelles, de révolte, alors qu’ils devraient faire l’objet d’une rééducation attentive.
    Les conservateurs au pouvoir sont des obstinés et leur projet de loi répressif n’est pas le seul à défier les compétences. Ils sont coupables de sectarisme, on n’est donc plus dans le raisonnable, même s’ils sont dans l’erreur, ils sont majoritaires, peu leur importe s'ils sont inefficaces.
    «… puisque l’unique ressource du coupable et sa seule dignité c’est l’entêtement opiniâtre, la bouderie, la mauvaise foi et le ressentiment…». Cette phrase de J-P Sartre devrait faire réfléchir : la solution n’est certainement pas dans le maintien dans un système réflexe, mais dans une réelle réhabilitation.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    28 novembre 2011 11 h 04
    Tactique
    Il est possible que cette attitude des conservateurs soit une tactique pour faire passer leur idéologie dans la première année de leur mandat majoritaire dans l'espoir que les électeurs vont l'oublier dans 4 ans lors des prochaines élections. L'avenir nous dira si c'est effectivement une tactique ou si ce n'est plutôt un manière de gouverner typique d'idéologues de droite.

    Quoiqu'il en soit, il est important, pour tenter de faire respecter notre démocratie aussi bancale soit-elle, que l'opposition réagisse fortement à ces abus de pouvoir et que les médias soient très vigilants pour alerter les citoyens de ce qui s'y passe. Je suis conscient que vous vous répétez mais il faut continuer car en l'absence d'opposition, il est nécessaire de battre le tambour pour empêcher le despotisme de s'installer à demeure à Ottawa.
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  • Stéphane Martineau - Abonné
    28 novembre 2011 12 h 26
    Harper et ses sbires
    Le gouvernement Harper est un danger pour la démocratie....quelle horreur que nous soyons pris avec lui pour au moins 4 ans... la pire attitude serait la démission et le repli sur soi...mais il est clair que ce gouvernement fera tout pour juguler toute forme d'opposition parlementaire ou citoyenne.
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  • Raymond Turgeon - Abonné
    28 novembre 2011 13 h 01
    Je me souviens
    Je n'appuis pas les Conservateurs, sauf à l'endroit de l'abolition du registre des armes sans restriction, et encore , seulement sur le fond, certainement sur la forme. Mais peu de gens semblent se rappeler certains comportements des Libéraux, parmi lesquels Jean Chrétien qui, avant et pendant son règne, a aussi souvent abusé le la légitimité sous le couvert du droit. Comme monsieur Harper, il a souvent justifié les moyens par leur fin. Il ne faut donc pas pécher par excès de diabolisation.
    Raymond Turgeon
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  • michel lebel - Inscrit
    28 novembre 2011 14 h 08
    Le dédain
    Je perçois depuis longtemps un dédain de la part du premier ministre à l'égard du Parlement, des Législatures, du fédéralisme et du pouvoir judiciaire. Tout ce qui peut s'opposer de fait à sa vision des choses. C'est une approche dangereuse pour la démocratie, les libertés individuelles et l'unité du Canada. Je crois bien que l'histoire jugera sévèrement le gouvernement Harper, un gouvernement incompatible avec ce qu'est et doit être le Canada: pas un pays petit et mesquin, irrespectueux de la démocratie et du pluralisme au plan des idées. Le Canada est beaucoup plus qu'une monarchie d'opérette toujours prête à prendre les armes!

    Michel lebel
    Ancien professeur de droit constitutionnel
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  • Nelson - Inscrit
    28 novembre 2011 15 h 05
    Les fanatiques réligieux et politiques sont justement, fanatiques, rigides, et manquent d'intelligence émotionnelle.
    Je ne crois pas qu'il ont vraiment ce qu'il faut pour faire des nuances, respecter les opinions différentes et la différence, être capables de composer avec des thèmes complexes.

    Ils sont très limités sur le plan politique, intellectuel, culture générale, et contacte et compréhension de la réalité.

    Ce pour cela que nous apparaissent comme des constipés, mal à l'aise avec eux mêmes, bizarres, sourires forcés, etc.

    Ils ne peuvent pas faire mieux.

    Ils apparaissent comme dictatoriaux et ils le sont, parce ils sont narcissiques nombril du monde que croient et ont besoin qu'ont la science infuse de tout, et le pouvoir de chier sur la tête de tout le monde.

    Si nous sentons comme qui rient de nous autres tout le temps...est parce ce ça qu'ils font...et le pire ce qu'ils croient avoir le droit de le faire.
    Après tout ils sont connectés en directe avec le tout puissant, et la toute puissance est contagieuse en titi.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    28 novembre 2011 17 h 01
    De la graine de dictateur
    Le parlementarisme canadien est très malade. M. Harper méprise le vrai parlementarisme qui exige la concertation entre tous les députés du Parlement, quelle que soit leur allégeance de parti.

    M. Harper a de la graine de dictateur, partisan d’un monde binaire bon-méchant, bien-mal.

    On veut plus de collégialité dans les gouvernements. Que les gouvernements apprennent à gouverner en collégialité ou en coalition avec l’opposition, ce serait cela la véritable démocratie. Le roi Harper se moque du parlementarisme, malgré le fait qu’il n’ait obtenu que 39,6 % des suffrages au Canada, et seulement 16,5 % au Québec.

    Ceci étant dit, on constate de plus en plus que les valeurs et les priorités du Canada ne sont pas représentatives de celles du Québec.

    Les récents épisodes de monarchite aigüe chez Harper et son gouvernement ultra-conservateur, droitiste, militariste et rétrograde nous révèle une fois de plus que les Québécois ne se reconnaissent pas dans ce pays bancal qu’est le Canada. L’hypocrisie actuelle du bilinguisme de façade et les nominations d’unilingues anglophones à des postes de commande nous indiquent que les francophones sont méprisés.

    Le Canada n’est pas UN vrai pays, il y a en réalité DEUX pays au nord du 45e parallèle.

    Deux langues, deux mentalités, deux pays.

    Vivement sortir le Canada du Québec ! Vive le Québec francophone et souverain!
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  • Roland Berger - Abonné
    28 novembre 2011 17 h 22
    Ils savent
    Les conservateurs savent très bien qu'ils vont à l'encontre des valeurs du Canada, de l'Ontario à Terre-Neuve. Ils s'empressent donc de détruire le Canada qu'ils détestent le plus rapidement possible, avant de passer à l'histoire.
    Roland Berger
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  • François Ricard - Abonné
    28 novembre 2011 18 h 55
    @ Michel Lebel
    Vous conviendrez, je crois, que le parlementarisme à la britannique est plus que bancal.

    Une gouvernance véritablement démocratique fait une nette différence entre les trois pouvoirs : législatif, exécutif et juridique. Le système britannique est totalement bancal et fait du premier ministre un vrai monarque .Il dirige les législateurs (ses propres députés, à cause de la ligne de parti, ne sont là que pour endosser ses mesures); il supervise l’exécution du tout en nommant ou en dégommant les ministres. De plus, il a une certaine influence, sinon une influence certaine, sur la nomination des juges. C’est en fait un véritable dictateur pour la durée de son mandat.

    C'est un système vieux de plusieurs siècles et qui n'a jamais été rajeuni.
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  • Laurent Luneau - Inscrit
    28 novembre 2011 19 h 45
    Reform Party
    Monsieur Fournier a bien résumé l'attitude du gouvernement Harper en le qualifiant de «gouvernement du Reform Party» et non du Canada.
    Laurent Luneau
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  • Jean Michaud - Inscrit
    28 novembre 2011 21 h 49
    @Lauraine King
    Premièrement, le coût est plus elevé pour le G8 et G20, simplement u la majorité despoliticiens viennent de l'Europe, L'endettement oui, il faut faire attention mais vous remettez encore comme dépendantistes, vos problèmes entre les mains du gouvernement. la dette de la Planète m,inuiète plus que celle du Canada. Nous sommes le pays le plus en santé en mérique du Nord, votre aveuglement vous empêches de bien voir. Il est plus facile pour vous, de dénigerer mon commentaire que d,en faire vous même.
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  • Jean Michaud - Inscrit
    28 novembre 2011 22 h 56
    @ Loraine King
    Premièrement, le coût est plus elevé pour le G8 et G20, simplement u la majorité despoliticiens viennent de l'Europe, L'endettement oui, il faut faire attention mais vous remettez encore comme dépendantistes, vos problèmes entre les mains du gouvernement. la dette de la Planète m,inuiète plus que celle du Canada. Nous sommes le pays le plus en santé en mérique du Nord, votre aveuglement vous empêches de bien voir. Il est plus facile pour vous, de dénigerer mon commentaire que d,en faire vous même.
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