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Criminalité et sécurité publique - Visite en Harperland

Josée Boileau   18 novembre 2011  Canada
Le ministre de la Justice du Québec, Jean-Marc Fournier, s'indignait hier du «bris de démocratie» du gouvernement fédéral qui, soucieux de faire adopter à toute vapeur son volumineux projet de loi sur la criminalité, a coupé court au débat en comité parlementaire. Mais ce bris est devenu routine au pays de Stephen Harper.

Le ministre québécois, bien soutenu par l'ensemble de l'Assemblée nationale, prend un jour son bagage pour aller en Harperland. Dans sa valise, on trouve des études, des statistiques, des avis, et sa propre enquête sur le terrain. Il a aussi pris le soin de s'entourer d'affables compagnons de voyage — experts ou porte-parole d'organismes qui savent de quoi ils causent. Un voyage ne saurait être mieux préparé.

Mais la frontière de l'Harperland marque le passage à l'envers du bon sens. Une étude? Pfft! Des chiffres? Ne comptent pas. Des spécialistes? Ne connaissent rien. Le ministre québécois a beau être prévenu du choc culturel, il ne peut se résoudre à croire qu'en cette terre, c'est l'aberration qui mène. Le voici donc à livrer son message avec détails et détermination. Il parle même d'argent, clé de toutes les décisions politiques modernes. J'ai mon mot à dire, clame ainsi le ministre québécois, puisque c'est moi qui payerai ce resserrement de la gestion de la criminalité concocté à Ottawa.

Le ministre pliera bagage sans avoir été compris dans cet Harperland qui n'entend plus la voix de la raison. Qu'à cela ne tienne, il reste poli, envoie une lettre de suivi qui veut maintenir le dialogue en proposant des changements au controversé projet de loi C-10. Entre élus de bonne volonté, munis des bonnes données, il est clair que la logique prévaudra, fait valoir le ministre québécois.

Mais la frontière de l'Harperland marque le passage à l'envers de la démocratie. Ce n'est pas un élu de l'endroit qui répondra au ministre, mais un sénateur qui n'a jamais passé le test des urnes et qui a pour seule gloire de savoir opposer la mort de sa fille aux arguments rationnels qu'on lui soumet. Sans crainte bien sûr de manipuler les chiffres pour arriver à ses fins. Harperland a de bons soldats.

Le ministre québécois, lui, se pince encore: mais où sont vos études? rétorque-t-il éberlué. «Plutôt, où est une étude?» se fait-il plus précis. Il n'y en a pas, bien sûr. En Harperland, c'est de la science que l'on se méfie, et les ignorants qui font la loi.

Mais surtout, Harperland est un endroit où les questions dérangent. On avait déjà coupé les débats aux Communes sur ce C-10 qui contient pourtant 207 articles, renvoyant la discussion en comité parlementaire. Hier, c'est le comité qui s'est fait imposer le bâillon. L'opposition a rétorqué en monopolisant le micro, mais la victoire conservatrice est acquise. Et les amendements souhaités par le ministre québécois n'auront même pas droit à quelques secondes de débat.

Le ministre québécois devra donc se montrer «tough», non pas «on crime», comme le réclamait le sénateur non élu, mais pour bloquer la nouvelle loi. Les astuces légales ne manquent pas pour y arriver, comme Le Devoir l'a démontré au début du mois. Encore faudra-t-il que la colère du ministre Jean-Marc Fournier tienne le cap face au grand chef d'Harperland, qui ne voudra pas perdre cette bataille-là. Et qui se fout bien du Québec.

N'a-t-on pas vu hier un autre ministre québécois en voyage à Ottawa, lui aussi bien entouré, lui aussi la valise regorgeant d'arguments pour sauver le registre des armes à feu. Les élus-soldats d'Harperland ont écouté le ministre Robert Dutil en comité parlementaire. Mais ils n'ont pas trouvé une seule question à lui poser. Car en Harperland, l'affaire du registre honni est déjà du passé. Et on ne rêve plus que du prochain party: celui de jeudi qui vient, où une mission militaire en pays lointain sera célébrée par avions de chasse et roulements de tambour.

Car la paix règne en Harperland, et il faudra bien plus que des visites pour que le Québec arrive à la déranger.
 
 
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  • pellesi - Abonné
    18 novembre 2011 06 h 30
    Wild wild west
    On dirait un western, le shérif tire et pose les questions après. Les gros éleveurs de bétail contrôle la situation, vole les terres des pauvres colons et des indiens. La civilisation n'est malheureusement pas encore établis dans ces territoires sans foi ni loi.
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  • Léonce Naud - Inscrit
    18 novembre 2011 06 h 48
    "On revient d'Ottawa sur un ou sur deux genoux?"
    Ces honteux pèlerinages au Canada de nos ministres suppliants ramènent à la mémoire un bon mot de René Lévesque au ministre Marcel Masse de l'Union nationale. Ce dernier s'était rendu à Ottawa dans l'espoir de convaincre Parcs Canada de ne pas exproprier comme des malpropres tous ces braves gens qui vivaient alors sur le site du futur parc fédéral de Forillon. Marcel Masse étant revenu dépité et bredouille, Lévesque lui demanda : « Alors, on revient d'Ottawa sur un ou sur deux genoux ? »
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  • Roger Lapointe Roger Lapointe - Abonné
    18 novembre 2011 06 h 53
    Si vous aimez les dictatures.
    Si les dictatures vous intéressent vous êtes servi avec ce pseudo gouvernement pourtant démocratiquement élu par une majorité simple ou simpliste.
    Le Canada ou Harperland comme il faudra dorénavant l'appeler, est sous la domination des ignorants et des anti sciences de tout acabit dans le genre Maxime Bernier ce grand niais qui ne fait que répéter que ce qu'on lui dicte du bureau de Harper.Le Québec qui jusqu'ici a refusé de divorcer d'avec le Canada se voit maintenant montrer la porte et pas d'une façon cachée ou subtile.Toutes ces rebuffades servies avec le plus grand mépris par des subalternes comme le sénateur Boisvenu qui instrumentalise les politiques de droite de son patron est la nouvelle marque de commerce de ce Harperland comme vous le baptisez si justement.Pendant ce temps le PQ ne trouve rien de mieux que de se chamailler sur la place publique et Legault et son CAQ passe complètement au côté de la track en remettant aux générations futures la question nationale qui lui reviendra inévitablement dans la face tel un boomerang.Il est temps de faire un grand ménage dans notre monde politique désorganisé par la corruption systématisée.
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    18 novembre 2011 07 h 31
    Le rouleau Harper
    J'ai souvent intepellé les gouvernements parce qu'il y avait des décisions qui ne me plaisaient pas ou, carrément, me faisaient peur.

    Mais le gouvernement Harper, c'est un rouleau compresseur, avec un conducteur qui porte des protecteurs aux oreilles contre le bruit. Pas moyen de lui faire entendre raison, faut qu'ça roule! Des fois, je me dis qu'il faut tout simplement le laisser aller jusqu'à ce qu'il prenne le fossé... Mais ce serait à quel prix? Quelqu'un connaît un moyen d'arrêter un opérateur de rouleau compresseur fou et sourd?

    Moi, je sais. L'argent. Faut trouver la faille du côté de l'argent. C'est le seul outil qui nous reste, la conscience politique s'étant lentement endormie...

    Ah, oui, avez-vous entendu? L'opérateur de rouleau compresseur sait aussi chanter des contines... Dors, mon beau bébé... Mononcle Harper s'occupe de tout...
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  • Yves White - Abonné
    18 novembre 2011 07 h 38
    Et si ces apparitions n'étaient qu'une mascarade pour amadouer le bon peuple
    J'aimerais rappeler que sauf le nom (Consevateurs canadiens et libéraux de la république de banane), nous sommes en présence de la même famille... Alors il faut arrêter de voir ce qui se passe comme une abberration mais plutot comme une stratégie qui se déploie depuis plusieurs années: diviser pour régner. La justice étant un fort courant émotif, alors faisons peur au peuple afin qu'il voit tous et chacun comme un ennemi potentiel et qu'ainsi il se renferme dans sa coquille. Et puis ce personnage qui a soif de vengeance (ce sénateur obnubilé), et qui dans sa folie sert de courroie à tout ce manège et finalement les sbires de Charest qui font un feu de boucane pour la galerie et voilà... Encore une fois on aura réussi à emberlificoter le bon petit peuple de colonisés et les rendre encore un peu plus isolé grâce à ces dirigeants qui n'ont qu'un seul maitre soit la soif du pouvoir et de faire la job que leur commande leur confrérie.
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  • François Dugal - Abonné
    18 novembre 2011 07 h 53
    Ô Canada
    Let us raise and sing: «Ô Canada, our home and native land».
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  • Jean Lapointe - Abonné
    18 novembre 2011 08 h 15
    Quoi d'autre en plus des visites.

    Vous terminez en disant qu' « il faudra bien plus que des visites pour que le Québec arrive à déranger l' Harperland.»

    Mais à quoi d'autre pensiez-vous donc?

    Est-ce que cela veut dire que vous trouvez que ce que fait le gouvernement Charest n'est pas suffisant et qu'il faudra travailler à retourner ce gouvernement dans l'opposition lors des prochaines élections?

    Est-ce que vous trouvez plutôt que le gouverenment Charest devrait faire encore plus de pression sur le gouvernement Harper dans l'espoir qu'il s'assouplisse un peu?

    Ou bien est-ce que vous pensez qu'il serait préférérable que nous élisions à Québec un gouvernement qui se propose de faire du Québec un pays indépendant d'Ottawa aussitôt qu' il y aura assez de Québécois qui le voudront?

    Pourquoi faire du Québec un pays indépendant d'Ottawa? Ce serait justement pour que nous puissions faire nos propres lois selon nos propres façons de penser.

    C'est une bonne idée ne trouvez-vous pas?

    Il aurait donc été intéressant que vous nous disiez ce que vous aviez en tête quand vous avez écrit qu'il faudrait plus que des visites pour «déranger» ce gouvernement.
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  • Gilles Gagnon - Abonné
    18 novembre 2011 08 h 26
    Le boomerang
    Je regarde et j'écoute tous ces Québecquois, politiciens comme M et Mme tout le monde, toute allégeance politique confondue, déchirer leur chemise et qui n'en finissent plus de s'indigner à propos des claques sur la gueule infligées à répétition au Québec par Son Altesse Harper Premier et ses sous-fifres francophones à Ottawa. Tous ces Québecquois qui ont refusé à deux reprises plutôt qu'une de se donner un pays à eux et qui ont foutu dehors à coups de pieds au cul presque tous les députés du Bloc le 2 mai dernier. Tous ces Québecquois pensaient-ils vraiment poser de tels gestes sans qu'il y ait des conséquences? Et tous ces politiciens qui ont tant vanté les vertus du fédéralisme, Jean Charest au premier chef? Il était pourtant clair comme de l'eau de roche comme disait mon père, que tôt ou tard nous en subirions les conséquences. L'histoire se répète. Les Fédéraux ont eu Lapointe pour nous vendre la circonscription, Trudeau a eu les Chrétiens Lalonde et autres Ouellet pour l'aider à nous avoir solide. Maintenent nous avons Maxime Bernier et les autres pour traduire en français ce que la plupart des ministres disent au ROC en anglais. Voilà ou nous en sommes. Alors, assumons nos décisions et arrêtons de pleurer.
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  • Jacques Lison - Abonné
    18 novembre 2011 08 h 36
    Ô Haperland!
    Terre du despotisme, de l'obscurantisme, de la démagogie... Mais quand on méprise l'intelligence, elle finit toujours par se venger... Pourvu que ce soit assez tôt!
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  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné
    18 novembre 2011 08 h 53
    Au moins, Harper fait ce qu'il dit
    Au Québec, nous sommes tellement habitués à nous faire mentir par nos politiciens provinciaux et fédéraux que nous nous désintéressons généralement totalement de leurs promesses électorales, plus particulièrement des programmes électoraux. Il faudrait que ça change ! Selon moi, Harper au moins une vertu morale, celle de respecter ses promesses. Il le fera autant rageusement qu'il en a été empêché pendant longtemps par une majorité parlementaire lui échappant. Harper considère probablement tout ce qui l'empêche de respecter une promesse électorale comme un obstacle. À l'exception des discours économique et religieux évangélique fondamentaliste, il m'apparaît que toute autre forme de discours lui répugne. Aux prochaines élections provinciales, prenons les promesses électorales au sérieux !
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  • Bernard Morin - Abonné
    18 novembre 2011 09 h 10
    Denis Coderre
    Et qu'en pense André Boulerice, notre néo-deniscoderre néo-démocrate?
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  • Jacques Thibault - Abonné
    18 novembre 2011 09 h 24
    Écrivez donc au sénateur Boisvenu
    Voici son adresse : boisvp@sen.parl.gc.ca
    Comme il se fait beaucoup plus visible que le ministre, écrivez donc à M. Boisvenu pour lui dire quels sont vos valeurs en matière de criminalité chez les jeunes. À cet effet, je crois que nos valeurs se rapprochent davantage des valeurs des Norvégiens en cette matière et je crois que l'on devraient nous inspirer d'un concept comme celui de ''Justice réparatrice'' mit de l'avant dans ce pays.
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  • Danielle Cantin - Inscrite
    18 novembre 2011 09 h 37
    Le non-élu
    Lorsque j'entends M. Boisvenu, je trouve que c'est pathétique qu'un homme blessé, et je le comprends très bien et je sympathise avec lui, qui est devenu aigri et vengeur ait autant de pouvoir. Tel que le souligne Mme Boileau, son seul argument est le décès terrible de sa fille.

    Tant pis pour les études et tout le reste, envoyons les gens à l'école du crime. Le projet de loi possède de nombreux changements, entre autres, pour un crime qui n'est pas contre la personne, il faudra 5 ans plutôt que 3 pour pour obtenir le pardon. Lorsque je regarde des gens qui ont commis ce type de crime et qui ont bien retenu la leçon, je ne vois pas ce que ça donne que ces personnes aient des problèmes à se trouver un emploi, à obtenir une hypothèque .... Mais ça fait du bien à M. Boisvenu.
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  • Johanne Lavallée Bernard Dupuis - Abonné
    18 novembre 2011 09 h 42
    Le NDP-NPD toujours en quête d'une première victoire.
    Jack Layton avait fait miroité au Québécois que lui et son parti allaient être en mesure de «scorer» des buts à Ottawa alors que le Bloc et Gilles Duceppe en étaient incapables. Toutefois, sept mois plus tard les fédéralistes québécois du NDP-NPD n'ont pas réussi à inscrire le moindre «but» dans le filet conservateur, pas plus que les fédéralistes de Québec.

    Les faits parlent d'eux-mêmes. Les Québécois se sont laissés mystifier et en envoyant 59 députés néodémocrates à Ottawa. En effet, Jack Layton et les principaux journaux de Toronto comme de Montréal avaient fait croire au Québécois que le Bloc était inutile à Ottawa. Pourtant, c'est bien le NDP-NPD qui n'obtient toujours aucun résultat. Nous pouvons présumer qu'avec la présence de Gilles Duceppe et du Bloc à Ottawa, le Québec n'aurait pas à subir autant de défaites politiques qu'en ce moment.

    Il serait plus que temps que les Québécois se posent la question de savoir à quoi peut bien leur servir d'avoir envoyé ce fameux NDP-NPD à Ottawa. Ils devraient se rendre compte qu'ils se sont trompés en écoutant ces tenants du «vote stratégique» qui leur faisaient croire que les souverainistes n'avaient pas de place à Ottawa. En effet, puisque le Québec fait encore partie du Canada et qu'il n'y a plus de leader francophone à Ottawa, le gouvernement canadien a toute la marge de manoeuvre pour ignorer et même exclure les valeurs et la langue québécoise.

    J'étais alors un des rares convaincus du fait les tenants du «vote stratégique» faisaient preuve de simplisme et d'un flagrant manque de sérieux. En effet, il suffisait de voir le peu de temps qu'ils avaient consacré à la réflexion relativement au choix qu'ils faisaient en faveur de Jack Layton. Quand les guignols de «Tout le monde en parle» vont-ils le reconnaître et refaire leur devoir?

    Bernard Dupuis, Berthierville
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  • Dumas Dominique - Inscrit
    18 novembre 2011 09 h 57
    Harper écoute le monde... lui!
    Est-ce que Jean-Marc Fournier est un élu? Est-il au service des électeurs ou des fonctionnaires qui travaillent dans la "réhabilitation" des criminels et qui ont intérêt à faire des "études" pour "prouver" que la réhabilitation "fonctionne".

    Les Québécois, comme les autres Canadiens, sont tannés des peines bonbons pour les criminels. C'est tout. Ils demandent des peines sévères depuis des années et les Québécois penchent encore plus vers cela que les autres Canadiens. Comme ils sont davantage en faveur de la peine de mort, mais que des bien pensants les traitent de tous les noms quand ils ne les ignorent pas.

    Mais chose sûre, Jean-Marc Fournier ne parle pas pour les Québécois. Il parle au mieux pour l'argent. Il va finir par quêter plus d'argent à Ottawa (qui en envoit déjà plus au Québec qu'il n'en reçoit) pour assumer son rôle primaire: la justice. Le gouvernement n'a pas à s'occuper de plein de choses qu'il fait au Québec, mais la justice, personne d'autre peut s'en occuper.

    Les jeunes? 3% des cas. Rien de si différent de maintenant. Donc une excuse pour ne pas payer. Rien d'autre. Mais c'est pas dans Le Devoir qu'on va lire ça.
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  • France Marcotte - Abonnée
    18 novembre 2011 10 h 11
    Nécrosés par la prudence
    Je crois que visez juste M.Gagnon.

    Le message envoyé semble être ceci (et il se dit sans s'endosser): nous voulons nous plaindre mais rester à l'intérieur.
    Nous voudrions que la souveraineté soit faite (passer par-dessus les années de turbulence appréhendées) sans avoir eu à la faire.
    Nous voudrions changer mais en étant certains de ne subir aucun inconvénient, une espèce d'assurance-souveraineté "au cas où".
    Nous voulons le beurre et l'argent du beurre.

    C'est en cela que nous sommes détestables.
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    18 novembre 2011 10 h 17
    Harperland : l’héritage d’Igantieff
    On doit la majorité d’Harper à Monsieur Ignatieff chez les libéraux. Ignatieff a refusé un gouvernement de coalition à un moment charnière de notre histoire, il n’aurait pas pu faire mieux pour ouvrir la porte toute grande aux conservateurs. Monsieur Ignatieff a été récompensé par un poste de professeur à l’Université de Toronto!

    Que pouvions-nous espérer d’autre d’un gouvernement Harper pro Bush?

    Il y aura d’autres élections dans quelques années, et j’espère que les gens, partout au Canada, auront tiré une leçon d’avoir voté pour les conservateurs.
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  • Stéphane Martineau - Abonné
    18 novembre 2011 10 h 51
    Un texte bien senti
    Bravo Mme Boileau, beau texte qui met bien en évidence le déficit démocratique très très inquiétant que ce pays connaît depuis la venue au pouvoir des conservateurs.
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  • Réal Bouchard - Abonné
    18 novembre 2011 11 h 29
    Plus que des visites...
    Les Québécois devraient réaliser qu'ils ont la possibilité de se sortir du carcan de la Constitution canadienne. Cette autre humiliation fait partie du prix à payer pour avoir refusé à 2 reprises de s'en sortir. Le pouvoir de négociation du Québec est au plus faible; le "roi est nu" et ses émissaires fédéralistes aussi! Pour ce qui est du "fou du roi", il ne fait plus rire personne. Et dire que la CAQ s'en lave les mains en étant ni fédéraliste, ni souverainiste!Quelle tristesse! Sommes-nous conscients de l'image négative que nous projetons ailleurs au Canada?
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  • northernbud - Inscrit
    18 novembre 2011 11 h 45
    Revirement de situation
    Paradoxal mais non moins symptomatique : dans les années 70, de nombreux américains voulant fuir l'obscurantisme, l'étroitesse d'esprit et la répression aux USA immigraient au Canada (pensons à ceux qui s'opposaient à la guerre du Vietnam...). Si ça continue comme ça, je pense que le mouvement risque de bientôt s'inverser.
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  • Jean de Cuir - Abonné
    18 novembre 2011 12 h 09
    Les ignorants sur un air de Brel!
    " Les ignorants qui font la loi!" Mais c' est le temps de se séparer... et selon ces mêmes ignorants ils auraient la majorité de leur côté, alors que strictement ils ne représentent que 24% de la population votante ( 39% de 60% qui ont votés-donc sur 100%) 1/4= 100%, nouvelle mathématique qui sera enseignée par les élus et non élus ayant pignon dans une Chambre qui n'est plus commune! A Dominique Dumas: que dire sinon que l'avis des policiers, du Bareau, des spécialistes ne comptent pas dans son carnet d'opinion. Quel est alors le statut de l'intelligence en recherche...Bravo Mme Boileau.
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  • Bernard Gadoua - Inscrit
    18 novembre 2011 12 h 55
    @Johanne Lavallée - Bernard Dupuis: Harperistan
    Dans ce dossier, avez-vous entendu le Bloc québécois protester? À part quelques murmures... Il faudrait que vous rendiez compte que maintenant les Régressistes-Conservateurs sont majoritaires... Madame Laverdière a fait plusieurs sorties bien senties contre cette loi, mais ce n'est pas parce que les médias québécois, très autocentrés dans leurs préoccupations et couvertures, n'en parlent pas que ces interventions n'existent pas. Les médias sociaux tels FaceBook et Twitter en font amplement la preuve!
    Et plutôt que Harperland, comme expression qu'a choisie Madame Boileau pour caractériser le type de régime auquel nous avons affaire, je préférerais l'appellation «Harperistan». Et ceci pour plusieurs raisons: le fondamentalisme religieux, la militarisation du pays et l’amour de la guerre d’Afghanistan, la transparence de l'information gouvernementale qui se situe au niveau du Kazakstan selon Transparency International, le traitement de Maher Arar et des enfants par un système judiciaire et politique qui les abusent (et dont le Sénateur non-élu Boivenu se fait outrageusement le défenseur — ses filles doivent bien se retourner dans leurs tombes)!

    @BGadoua
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  • Martin Pelletier - Inscrit
    18 novembre 2011 14 h 16
    @Dominique Dumas - S. Harper écoute ceux qu'il veut bien entendre...
    et ceux qui disent quelque chose qui va à l'encontre de son idéal, il cherche à les éviter de toutes sortes de manières peu importe la qualité des fondements de leurs arguments.

    http://www.lactualite.com/societe/les-quebecois-et

    Ce lien indique bien qu'une majorité de québécois (55%) est en faveur de la peine de mort, toutefois vous semblez omettre qu'il s'agit ici des Québécois qui ont au plus un diplôme d'étude secondaires et que ce ratio diminue lorsque le niveau de scolarité augmente. Je n'ai pas cherché de chiffres pour comparer avec le ROC.

    Pour ce qui est de M. Fournier, il est bien élu d'une circonscription électorale contrairement au Sén. Boisvenu qui lui a eu la tête de l'emploi que S. Harper recherchait pour son agenda de loi et d'ordre.

    Avant d'avancer ou d'insinuer des idées, pourriez vous svp vous assurer qu'elles sont complètes et appuyées? Autrement vous ne faites pas honneur à votre rigueur intellectuelle que vous avez développé jadis sur les bancs d'école.

    Martin Pelletier
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  • Raymond Turgeon - Abonné
    18 novembre 2011 15 h 11
    Légalité et légitimité
    M. Jean de Cuir,
    Votre ''modèle'' mathématique illustre bien comment ces deux éléments s'affrontent ici. Il faut cependant bien évaluer cette légitimité. Je suis très conscient que l'argumentation ''harpestre'' à l'endroit des jeunes contrevenants est aussi erronnée que dépassée. Le Québec en a fait la preuve en favorisant la réadaptation. Pour ce qui est du registre des armes sans restriction, ce que m'ont appris tout près de quatre décennies à fouiller le sujet me font rejeter les arguments des sympatisants du puissant lobby du contrôle des armes à feu. Se séparer pour faire des lois qui nous ressemblent? Je veux bien, mais tant que l'émotivité aura le pas sur la connaissance, je me passerai d'un pays dont les lois seraintt inféodées à une psychose. À quelle maturité oserions nous alors prétendre?
    Raymond Turgeon
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  • Raymond Turgeon - Abonné
    18 novembre 2011 15 h 21
    Un parallèle intéressant?
    Mme Danille Cantin,
    Si, dans votre premier paragraphe, vous remplacez le nom du Sénateur Boivenu par les parents et amis des victimes de Polytechnique, comment allez vous apprécier le résultat?

    Raymond Turgeon
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  • Raymond Turgeon - Abonné
    18 novembre 2011 15 h 34
    Bien dit.
    Mme. France Marcotte, M. Gilles Gagnon,
    ''Et toc''. Bien dit. Je joins ma plume à la vôtre.
    Raymond
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  • Raymond Turgeon - Abonné
    18 novembre 2011 15 h 59
    Quels arguments?
    ''N'a-t-on pas vu hier un autre ministre québécois en voyage à Ottawa, lui aussi bien entouré, lui aussi la valise regorgeant d'arguments pour sauver le registre des armes à feu...''. Madame Boileau, dont j'admire depuis longtemps l'expertise de la chose politique, a, tout comme ses collègues journalistes, cependant cultivé avec une désinvolture surprenante le manque ahurissant de questionnement des arguments dont elle fait mention dans son article. Pourquoi les journalistes ont-ils succombé à la psychose et à la rectitude? Je pardonne l'ignorance lorsqu'elle ne nuit pas à l'intérêt public, mais pas le manque de rigueur qui ne doit pas céder le pas à l'émotion aveuglante que suscite l'agitation du linceul des victimes de Poly, qu'elles reposent en paix.

    Raymond Turgeon
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    18 novembre 2011 16 h 34
    À Dominique Dumas
    Vous avez écrit" Les Québécois, comme les autres Canadiens, sont tannés des peines bonbons pour les criminels. C'est tout. Ils demandent des peines sévères depuis des années et les Québécois penchent encore plus vers cela que les autres Canadiens.". Ha oui? Alors, xpliquez moi donc pourquoi, malgré ses promesses qui auraiet dû lui attirer de nombreux votes, les Québécois n'ont voté pour les conservateurs qu'à 6 ou 7 %, l'autre score allant aux libéraux?

    Je crois que vous vous fiez un peu trop aus sondages...
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  • Roland Berger - Abonné
    18 novembre 2011 18 h 04
    Imperméables à l'humiliation
    Depuis le 2 mai, Harper fait son chemin exactement comme si le Québec n'existait pas (il n'a pas voté conservateur à son goût). Humiliations après humiliations qu'il fait subir à la nation québécoise, comme il l'appelle ! Jean Charest retrouvera-t-il un brin de fierté pour s'associer au mouvement pour l'indépendance qui prend de l'ampleur ? Mais non, ses intérêts de classe primeront. Desmarais ne veut pas d'un Québec indépendant. C'est pas payant !
    Roland Berger
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  • Daniel Valiquette - Inscrit
    18 novembre 2011 23 h 52
    Je me suis donné rendez-vous
    Pour moi c'est chose claire, je me suis rendez-vous dans quatre ans. Ça été ma façon de régler le problème. Et je suis reconnaissant à ma société pour son refus du 'Harpertisme' au mois de mai dernier. Il n'y a rien de plus souffrant que de vivre dans une société avec laquelle nous ne sommes pas en phase. Donc, je nous donne à tous un rendez-vous à ne pas manquer pour continuer de voter tous dans le même sens et ainsi montrer la porte à ce gouvernement à la morale étrangère à nos valeurs. Il faut savoir cependant que nous aurons à surmonter les débris et les ruines sur lesquelles ce gouvernement ce sera construit. Bon courage d'ici là !
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