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Justice criminelle - Cinq provinces se joignent au Québec et à l'Ontario

Une majorité de provinces s'inquiètent des coûts carcéraux entraînés par le projet de loi C-10

Hélène Buzzetti   3 novembre 2011  Canada
Vic Toews<br />
Photo : Agence Reuters
Vic Toews
Ottawa — Après le Québec et l'Ontario mardi, voici que cinq autres provinces demandent au gouvernement conservateur de les dédommager pour les coûts carcéraux qu'engendrera son projet de loi en matière de justice criminelle. Une sixième, le Nouveau-Brunswick, pourrait s'ajouter ce matin. C'est donc maintenant la quasi-totalité des provinces qui sont inquiètes des répercussions financières du projet de loi C-10.

Les cinq autres récalcitrantes se rangent en deux catégories. Terre-Neuve et l'Île-du-Prince-Édouard exigent qu'Ottawa paye la facture. La Colombie-Britannique, le Manitoba et la Nouvelle-Écosse se disent quant à eux inquiets des coûts et veulent «discuter» avec le gouvernement fédéral d'un dédommagement futur.

«Le nouveau projet de loi C-10 va coûter beaucoup d'argent aux provinces et à l'Île-du-Prince-Édouard en particulier en mettant plus de gens dans nos institutions carcérales. Nous croyons que le gouvernement fédéral doit contribuer pour payer cette facture», explique en entrevue avec Le Devoir Robert Ghiz, le premier ministre de la petite province insulaire.

M. Ghiz calcule qu'à lui seul, ce projet de loi coûtera jusqu'à 10 millions de dollars par année à sa province. «Notre budget annuel est de 1,6 milliard de dollars, alors c'est beaucoup!» Ce libéral n'est par ailleurs pas certain d'appuyer l'objectif de la loi, qui impose une pléiade de nouvelles peines minimales pour certains crimes reliés à la marijuana et à l'agression sexuelle et resserre le système de justice pour les adolescents.

À Terre-Neuve, quand on demande si Ottawa devrait assumer la facture, la réponse est la même. «Oui, absolument», lance en entrevue au Devoir le ministre de la Justice, Felix Collins. «Si cette législation fédérale a pour conséquence d'induire des coûts pour les provinces, le gouvernement fédéral devrait payer.» Il n'accepte pas la réponse donnée par les ministres conservateurs selon qui Ottawa a déjà bonifié son Transfert social canadien et que les provinces n'ont qu'à s'en servir. «Ce n'est pas la même chose, poursuit le ministre Collins. Le gouvernement fédéral verse ces transferts pour le statu quo. Mais on ne parle pas de statu quo pour les deux ou trois prochaines années. Ce sera une augmentation des coûts.»

Au Manitoba, le ministre de la Justice néodémocrate, Andrew Swan, se dit très content du projet de loi C-10, mais il voudra plus d'argent aussi pour financer le tribunal des drogues, qui existe là-bas. Car lui aussi prédit que le projet de loi fera gonfler la population carcérale. «Nous nous attendons à ce que le gouvernement fédéral fournisse plus d'appui pour notre tribunal des drogues, plus d'argent», explique-t-il au Devoir.

Du côté de la Colombie-Britannique, troisième province au pays, on se dit d'accord avec les objectifs de C-10, mais inquiet des coûts. La première ministre Christy Clark a indiqué mardi aux médias locaux que son équipe évalue encore l'impact financier des projets de loi fédéraux. «Nous travaillons encore sur ces chiffres et je sais que la solliciteure générale a des inquiétudes quant à ce qu'ils pourraient être, a-t-elle dit. Nous devons être conscients de ces pressions sur notre budget.» La ministre, Shirley Bond, a ajouté que «lorsque vous imposez des peines minimales, il y aura un impact en bout de piste sur nos capacités [carcérales] et les coûts, et nous devons faire nos devoirs consciencieusement et avoir une discussion avec les [responsables] fédéraux.»

La Nouvelle-Écosse, enfin, demandera elle aussi un dédommagement, mais seulement lorsque la loi sera en vigueur et que son impact réel sera connu. «Nous pensons être mieux en mesure d'évaluer les coûts engendrés lorsque la loi sera en vigueur. Nous avons l'intention de surveiller son impact et ensuite de nous asseoir et de discuter avec Ottawa sur les changements de financement qui doivent survenir», a expliqué au Devoir Dan Harrison, porte-parole du ministère de la Justice de la province.

Selon nos informations, le Nouveau-Brunswick réclamera aussi un dédommagement d'Ottawa. Cette province n'a pas rappelé Le Devoir hier. Son ministre de la Justice sera en comité parlementaire à Ottawa ce matin pour faire connaître sa position.

À la période de questions, le NPD a interrogé à de nombreuses reprises le gouvernement sur cette question. Le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, a préféré répliquer que les citoyens voulaient être protégés. «Il y a des bénéfices à mettre derrière les barreaux les violeurs et les criminels dangereux. Cela signifie que les Canadiens seront protégés.» À une seule reprise M. Toews a fait référence à l'aspect financier de son projet de loi. Il a alors évoqué l'appui du Manitoba, la province qu'il représente. «Ils sont prêts à payer le prix», a soutenu M. Toews, apparemment non informé des revendications du ministre Swan.

Seule l'Alberta, qui est totalement en accord avec le projet de loi, n'a pas de réclamation pécuniaire, du moins pour le moment. «Il est vraiment trop tôt pour dire si nous réclamerons de l'argent», a indiqué Alison Keppler, porte-parole du ministère de la Justice albertain. Quant à la Saskatchewan, elle est en pleine campagne électorale.
Vic Toews<br />
Robert Ghiz<br />
 
 
 
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  • Côté Marcel - Inscrit
    3 novembre 2011 07 h 50
    Bravo.
    Bonjour.
    Bravo des provinces qui pensent comme État ils étaient temps.

    Chaques provinces devraient faire voter la population sur une constitution d'état dans chacunes de leurs provinces pour faire respecter leurs spécificités propres à chacun et avoir une constitution Ontarienne,Manitobaine,Albertaine,ect, d'État voilà.

    Pour changer le gouvernement fédéral pour un conseil des États.

    Bonne réflexion.
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  • Roland Berger - Abonné
    3 novembre 2011 08 h 09
    Un problème d'argent
    Ce n'est pas l'orientation punitive, profondément judéo-chrétienne, du projet de loi C-10 qui inquiète la plupart des dirigeants politiques des provinces du Canada. Non, ce qui les tarabuste, ce sont les coûts qu'ajoutera cette orientation dans leurs provinces respectives. En d'autres mots, on se fout totalement de la multiplication des écoles de crime que sont les prisons. On ne veut pas payer la note. Bravo pour les contrats de construction de nouveaux bâtiments pénitenciers, mais c'est Ottawa qui payer. Édifiant !
    Roland Berger
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    3 novembre 2011 08 h 18
    Le projet de loi C-10 : une philosophie de la vengeance

    Les autres provinces récalcitrantes ne parlent que dédommagements, coûts supplémentaires, compensations financières par le fédéral mais aucunes autres provinces que le Québec ne parlent de réhabilitation plutôt que d’emprisonnement de délinquants juvéniles.
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  • Marc Lemieux - Inscrit
    3 novembre 2011 08 h 18
    Le budget
    Je surpris que ce soit un problème, d'ailleurs Harper a dit vouloir injecter des fonds. Et je ne sais pas quelle démocratie discute les décisions d'un gouvernement élu par le peuple, et le juge ne fait pas la loi il l'applique, la séparation des pouvoirs (judiciaire, exécutif et législatif)est l'une des bases du système en démocratie justement, les juges sont pourtant sensés être les meilleurs juristes
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  • Citoyen cynique - Inscrit
    3 novembre 2011 08 h 38
    N'importe qui pourrait être estampillé "criminel dangereux".
    On ne parle que d'argent. Et il n'y a que ça derrière cette entreprise.

    Il faudrait aller voir avec quelle "rigueur" on appilque la fiction juridique dans les tribunaux. Avec quelle légèreté on pourra créer de nouveaux "criminels" pour rentabiliser le systéme carcéral.
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  • Segre Granger - Inscrit
    3 novembre 2011 08 h 41
    Des criminels dangereux ?

    Faire pousser du pot semble être un crime dangereux puisque le projet de loi prévoit 14 ans pour les mariculteurs et 10 ans pour les agresseurs d'enfants.

    Je croyais qu'il fallait combattre les talibans et non les émuler.
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  • Francois - Inscrit
    3 novembre 2011 08 h 42
    Un grand pas en arrière
    Harper fait reculer le Canada avec ses lois qui ont déjà démontré leur inefficacité. Un bon en arrière.
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  • Dauphin_fou - Inscrit
    3 novembre 2011 08 h 53
    Droit de veto?
    Je me suis demandé si face à une législation fédérale criminelle, il était possible pour une province comme le Québec d'appliquer son droit de Veto et de s'en tenir à l'ancien code pénal?

    En pensant au budget provincial déjà largement étiré... Il est évident que les mêmes budgets, s'ils étaient alloués à l'éducation et la prévention de la délinquance, pourraient rapporter beaucoup. Mais des prisons, on ne fait que payer avec aucun retour sur l'investissement, ni social ni économique. Perturbant!

    Le raz-de-marée conservateur est donc déjà en marche, espérons seulement que les provinces seront suffisamment unies pour en réduire les effets.
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  • Franfeluche - Abonné
    3 novembre 2011 09 h 10
    Comme aux États
    Le gouvernement Harper s'inspire de la doctrine des États-Unis selon laquelle la punition contribue à faire baisser la criminalité. Dans ce pays, la peine de mort est en vigueur dans plusieurs états, on emprisonne à grande échelle.
    Et pourtant, le taux de criminalité est plus élevé dans ce pays qu'au Canada. Donc, comme moyen de dissuasion c'est pas fort.

    Quant aux sondages, ils sont souvent fait à la suite d'un évènement tragique de telle sorte que la solution répressive est choisie sous l'emprise de l'insécurité pour ne pas dire la panique que provoque cet évènement.

    J'aimerais que ces sondeurs opportunistes posent les questions suivantes : Êtes-vous prêts à payer plu d'impôt pour les frais supplémentaires engendrés par cette loi? Êtes-vous d'accord que notre gouvernement provincial sabre dans les programmes sociaux pour se payer cette augmentation des coûts ?
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  • Claude Desjardins Claude Desjardins - Abonné
    3 novembre 2011 09 h 12
    Fardeau de la preuve
    Je veux bien être mieux protégé des criminels mais les conservateurs ont le fardeau de la preuve de nous démontrer que le durcissement des lois fera baisser la criminalité qui est déjà une des plus basse en occident. C'est le néant. Les conservateurs n'ont aucun chiffre en appui à leur thèse délirante et revancharde.
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  • Marc Lemieux - Inscrit
    3 novembre 2011 10 h 18
    @ Claude Desjardins
    Ces statistiques existent, souvent citées à la chambre d'ailleurs, un criminel incarcéré commet en moyenne douze fois moins de délits et crimes durant sont séjour en prison, en même temps c'est la logique même. Mettre hors d'état de nuire, mais surtout au plan éthique les conservateurs sont les seuls à parler des victimes, les autres partis n'en parlent jamais et ils tiennent d'ailleurs un discours où c'est finalement le criminel qui est la victime du système, allez parler de ça à un mère qui a perdu son enfant
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  • Marcel Lavoie - Inscrit
    3 novembre 2011 10 h 25
    La force des provinces
    Félicitation pour votre solidarité, créez un blitz pour contrecarer M. Harper!!! Voilà le vrai pouvoir des provinces.
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  • northernbud - Inscrit
    3 novembre 2011 11 h 33
    Quel beau sourire !
    N'est-ce pas qu'il a tout l'air de Mr. Compassion ce type ?

    Blague à part, pour une fois qu'on voit les provinces se tenir debout. Laissez moi deviner : quelles sont celles qui appuient les conservateurs ???
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  • Françoise Maertens - Inscrite
    3 novembre 2011 11 h 49
    @ Marcel Côté
    Bonjour,
    Je trouve votre idée géniale! Une constitution d'état pour chaque province et un conseil des États à la place du Fédéral!!! Ce serait peut-être aussi une excellente solution pour le Québec?? Qui sait? Faut y penser... On en profiterait aussi pour enlever la référence à Dieu dans chacune des constitutions! Bel avancement! Un état aussi pour els Amérindiens et les inuits.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    3 novembre 2011 12 h 45
    Mensonge!
    M. Toews est cité disant: «Il y a des bénéfices à mettre derrière les barreaux les violeurs et les criminels dangereux. Cela signifie que les Canadiens seront protégés.» Or ce projet de loi, à ma connaissance, ne change rien quant aux criminels dangereux car ces derniers, selon la loi actuelle s'ils sont déclarés criminels dangereux, peuvent être emprisonnés indéfiniment. En fait ça ne change rien pour les crimes les plus graves sauf enlever l'option d'une peine avec sursis mais ce genre de peine est à peu près jamais utilisée quand les crimes commis sont graves. Ils s'attaquent plutôt aux petits criminels, ceux qui sont les plus susceptibles de se criminaliser davantage par l'incarcération. Donc, c'est un mensonge de prétendre que les auteurs de crimes graves ne sont pas emprisonnés maintenant mais qu'ils vont l'être grâce à eux - c'est faux et le Canada est un des pays au monde où le taux d'incarcération est parmi les plus élevés.

    Évidemment, tout ça c'est de la politique et on veut vous faire croire que les conservateurs veulent vous protéger - en fait ils ne veulent que votre vote pour rester au pouvoir le plus longtemps possible et vous imposer leurs politiques de droite.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    3 novembre 2011 12 h 52
    Ben voyons...
    M. Lemieux cite des statistiques qui en réalité n'en sont pas mais dérivent de la loi de Lapalisse - quand les gens sont en prison ils commettent moins de crimes... Hmmm pas fort ça. On ne peut garder des gens en prison indéfiniment pour une vitre brisée ou un vol par effraction - ils vont sortir un jour, ça c'est certain et il en sort à tous les jours des gens qui finissent de purger leurs peines.

    Ce que les statistiques disent c'est que les gens qui sont incarcérés sont à plus haut risque de récidive (après leur libération) que les gens qui ne le sont pas et qui sont traités selon un processus de réhabilitation. Ce genre de statistiques existe dans la plupart des pays développés et a encouragé plusieurs pays à se concentrer sur les programmes de réhabilitation. Même le Texas a ce genre de statistiques et ils ont changé leur approche en passant du punitif à outrance à un programme mixte de punitif et de réhabilitation. Ça c'est la réalité, pas la fiction conservatrice.
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  • Jean Francois - Inscrit
    3 novembre 2011 13 h 04
    La C-10 suivi d'une privatisation des prisons ?
    Merci a tout ceux qui ne voit pas que les conséquences sur le budget, mais également les conséquences sur notre société.
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  • Roland Berger - Abonné
    3 novembre 2011 17 h 31
    Avec 20 ans de retard
    Les études américaines se multiplient démontrant qu'une justice basée principalement ou uniquement sur la punition, sur la vengeance, ne réduit pas la criminalité, mais qu'elle l'augmente. Harper suit la mode punitive des années 1990, alors que les Républicains ont commencé à se servir de l'argent de la classe moyenne pour protéger la classe de privilégiés dont ils font partie.
    Et le Québec des dépendantistes sera entraîné dans cette folie judéo-chrétienne.
    Roland Berger
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  • Marc Lemieux - Inscrit
    3 novembre 2011 18 h 16
    @ Pierre Rousseau
    Vous savez je suis psychanalyste, et je vais vous apprendre quelque chose. Il y a des individus, l'exemple parfait étant les tueurs en série, qui sont irrécupérables, qu'on le veuille ou non demandez à un psychiatre des gens sont ''programmés'' ainsi (parlez leur de stabilité de la personnalité), et je vous assure qu'il n'y a rien à faire dans certains cas. Et je me demande au nom de quelle logique et de quel humanisme, si ce n'est l'ignorance ou la naïveté, on laisse ces individus de nouveau en liberté alors que soit ils peuvent recommencer, ou pire, parfois le prévoir avant leur sortie, et cela existe.

    Depuis la nuit des temps la justice ce n'est pas punir mais protéger, il faut pas prendre le problème à l'envers et effectivement les ultra récidivistes doivent être mis hors d'état de nuire. On ne parle pas de gens qui font des erreurs de jeunesse, qui boivent en conduisant ou qui fument quelque chose durant un concert, on parle de gens qui font du mal aux autres et c'est pour ceux là que ce type de mesure est indirectement adaptée, indirectement adaptée aux victimes actuelles ou potentielles. Il faut avoir vu les dégâts que certaines personnes sont capables de faire je vous l'assure, et à partir de là on pense que Harper a raison, même si je ne partage pas son opinion sur tout.
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  • Raphael Hivon-Michaud - Inscrit
    3 novembre 2011 21 h 38
    @northenbud
    Pour les provinces qui appuiraient ces lois, je pense que cela ne surprend personne que ce groupe contient l'Alberta et la Saskatchewan ( le Nouveau Brunswick étant la 3e province à appuier le projet de loi )

    Je félicite les autres provinces qui sont contre le projet de loi car on doit lancer un message à M. Harper... et j'espère que ce message sera entendu !
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