Registre des armes à feu: Ottawa veut la destruction des données déjà recueillies
Ottawa — Sans surprise, le gouvernement Harper a déposé aujourd'hui un projet de loi pour abolir le registre des fusils de chasse, mais il a décidé d’aller encore plus loin: la mesure prévoit la destruction de toutes les données sur les armes recueillies jusqu’à maintenant.
L’opposition a immédiatement dénoncé cette initiative qui coupe l’herbe sous le pied des provinces qui souhaiteraient créer leur propre registre des armes de chasse.
La destruction prévue des données donne cependant des munitions aux partis d’opposition qui ont ainsi une nouvelle façon d’attaquer le projet de loi C-19 du gouvernement.
Il s’agirait même d’une claque au visage du Québec, selon la députée du Nouveau Parti démocratique (NPD) Françoise Boivin.
Un projet de loi d’initiative privée pour abolir le registre avait été défait de justesse en septembre 2010, mais les conservateurs avaient promis de revenir à la charge dès la première occasion.
Maintenant qu’ils détiennent la majorité aux Communes, le projet de loi C-19 devrait être adopté sans problème. Devant leur impuissance numérique à faire dérailler le projet aux Communes, l’opposition a affirmé haut et fort aujourd'hui qu’il est grand temps que la population se lève pour dénoncer le démantèlement du registre.
Les conservateurs estiment que le registre des armes de chasse est inutile et coûteux, mais ils supportent le maintien de l’émission de permis de port d’arme et l’enregistrement des armes interdites et à possession restreinte.
Une évaluation interne de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a permis d’établir que le registre des armes à feu était un outil fort utilisé par la police qui plaidait pour son maintien.
L’opposition a immédiatement dénoncé cette initiative qui coupe l’herbe sous le pied des provinces qui souhaiteraient créer leur propre registre des armes de chasse.
La destruction prévue des données donne cependant des munitions aux partis d’opposition qui ont ainsi une nouvelle façon d’attaquer le projet de loi C-19 du gouvernement.
Il s’agirait même d’une claque au visage du Québec, selon la députée du Nouveau Parti démocratique (NPD) Françoise Boivin.
Un projet de loi d’initiative privée pour abolir le registre avait été défait de justesse en septembre 2010, mais les conservateurs avaient promis de revenir à la charge dès la première occasion.
Maintenant qu’ils détiennent la majorité aux Communes, le projet de loi C-19 devrait être adopté sans problème. Devant leur impuissance numérique à faire dérailler le projet aux Communes, l’opposition a affirmé haut et fort aujourd'hui qu’il est grand temps que la population se lève pour dénoncer le démantèlement du registre.
Les conservateurs estiment que le registre des armes de chasse est inutile et coûteux, mais ils supportent le maintien de l’émission de permis de port d’arme et l’enregistrement des armes interdites et à possession restreinte.
Une évaluation interne de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a permis d’établir que le registre des armes à feu était un outil fort utilisé par la police qui plaidait pour son maintien.
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