Sables bitumineux: le commissaire déplore l’absence de données fiables
Ottawa — Au moment où le gouvernement conservateur a déjà commencé à mettre la hache dans Environnement Canada, le commissaire à l’environnement déplore le manque crucial d’informations fiables pour s’attaquer aux changements climatiques.
La situation n’est pas plus rose du côté des sables bitumineux. Dans son rapport déposé aujourd'hui, Scott Vaughan dénonce les données «incomplètes, médiocres ou inexistantes» de l’effet de l’exploitation des sables bitumineux sur l’environnement.
En d’autres termes, le gouvernement fonctionne à tâtons dans le développement pétrolier du nord de l’Alberta, en ne tenant pas compte des effets cumulatifs de l’exploitation.
Les sables bitumineux ont un impact sur l’air, les sols, la qualité et la quantité d’eau, les poissons et la faune en général. L’Alberta poursuit l’exploitation de ses sables bitumineux, alors que les scientifiques du gouvernement fédéral connaissent encore bien mal ses effets.
Le sujet est particulièrement d’actualité alors que les milieux environnementalistes dénoncent le projet d’oléoduc Keystone visant à acheminer vers le Texas, sur une distance de 2700 km, le pétrole brut issu de l’Alberta.
«Il existe déjà une pression environnementale importante avec les projets qui sont déjà en production là-bas», a signalé le commissaire en point de presse.
«L’industrie s’attend à ce que la production double au moins d’ici dix ans. Compte tenu de la pression déjà existante, il est inévitable que cela va augmenter», a-t-il noté.
M. Vaughan n’a pas évalué l’impact spécifique qu’aurait le nouveau pipeline, mais il croit qu’une étude globale sur la région serait «primordiale afin de prendre des décisions futures dans cette région». Il a néanmoins salué l’engagement du gouvernement à améliorer son système de surveillance sur la rivière Athabasca.
Changements climatiques
Sur le plan des changements climatiques, M. Vaughan affirme que, sans surprise, le gouvernement n’atteindra pas les objectifs de réduction de gaz à effet de serre prévus dans le protocole de Kyoto. Qui plus est, même pour atteindre ses objectifs plus modestes pris à Copenhague, le gouvernement de Stephen Harper devra «corriger les faiblesses de ses méthodes de gestion».
«Il y a de la confusion, un manque de transparence, un manque d’objectifs clairs, un manque d’information de base essentielle concernant le budget», a énuméré le commissaire.
«À cause de ça, j’ai des doutes que le Canada atteigne les cibles de l’accord de Copenhague et de Cancún», a-t-il affirmé.
Les émissions de gaz à effet de serre dépassent d’au moins 31 % le seuil que le Canada s’était fixé avec le protocole de Kyoto, ce qui rend l’atteinte des objectifs «pratiquement impossibles», selon M. Vaughan. Dans la foulée de l’accord de Copenhague, Ottawa s’était engagé à réduire de 17 pour cent ses émissions d’ici 2020, avec 2005 comme année de référence.
Les coupes prévues à Environnement Canada n’augurent d’ailleurs rien de bon pour le commissaire, puisque de «grands trous dans les données scientifiques» existent déjà.
«Nous avons demandé les détails des réductions que le gouvernement a annoncé à Environnement Canada, et jusqu’à maintenant, on attend les détails», a-t-il noté. «Évidemment, avec la réduction de sa capacité, il y (aura) des conséquences pour les différents programmes.»
Peter Kent positif
Interrogé en Chambre sur la teneur du rapport du commissaire, le ministre de l’Environnement, Peter Kent, a voulu mettre l’accent sur les points positifs amenés par le commissaire. Le gouvernement s’est engagé à un fournir un meilleur système de surveillance quant au développement des sables bitumineux, a-t-il souligné en exemple.
Il a cependant mis en opposition l’environnement et l’économie, accusant l’opposition de vouloir tuer cette dernière. «Notre gouvernement trouvera l’équilibre entre le besoin de protéger l’environnement et celui de protéger les emplois des Canadiens», a-t-il lancé.
La situation n’est pas plus rose du côté des sables bitumineux. Dans son rapport déposé aujourd'hui, Scott Vaughan dénonce les données «incomplètes, médiocres ou inexistantes» de l’effet de l’exploitation des sables bitumineux sur l’environnement.
En d’autres termes, le gouvernement fonctionne à tâtons dans le développement pétrolier du nord de l’Alberta, en ne tenant pas compte des effets cumulatifs de l’exploitation.
Les sables bitumineux ont un impact sur l’air, les sols, la qualité et la quantité d’eau, les poissons et la faune en général. L’Alberta poursuit l’exploitation de ses sables bitumineux, alors que les scientifiques du gouvernement fédéral connaissent encore bien mal ses effets.
Le sujet est particulièrement d’actualité alors que les milieux environnementalistes dénoncent le projet d’oléoduc Keystone visant à acheminer vers le Texas, sur une distance de 2700 km, le pétrole brut issu de l’Alberta.
«Il existe déjà une pression environnementale importante avec les projets qui sont déjà en production là-bas», a signalé le commissaire en point de presse.
«L’industrie s’attend à ce que la production double au moins d’ici dix ans. Compte tenu de la pression déjà existante, il est inévitable que cela va augmenter», a-t-il noté.
M. Vaughan n’a pas évalué l’impact spécifique qu’aurait le nouveau pipeline, mais il croit qu’une étude globale sur la région serait «primordiale afin de prendre des décisions futures dans cette région». Il a néanmoins salué l’engagement du gouvernement à améliorer son système de surveillance sur la rivière Athabasca.
Changements climatiques
Sur le plan des changements climatiques, M. Vaughan affirme que, sans surprise, le gouvernement n’atteindra pas les objectifs de réduction de gaz à effet de serre prévus dans le protocole de Kyoto. Qui plus est, même pour atteindre ses objectifs plus modestes pris à Copenhague, le gouvernement de Stephen Harper devra «corriger les faiblesses de ses méthodes de gestion».
«Il y a de la confusion, un manque de transparence, un manque d’objectifs clairs, un manque d’information de base essentielle concernant le budget», a énuméré le commissaire.
«À cause de ça, j’ai des doutes que le Canada atteigne les cibles de l’accord de Copenhague et de Cancún», a-t-il affirmé.
Les émissions de gaz à effet de serre dépassent d’au moins 31 % le seuil que le Canada s’était fixé avec le protocole de Kyoto, ce qui rend l’atteinte des objectifs «pratiquement impossibles», selon M. Vaughan. Dans la foulée de l’accord de Copenhague, Ottawa s’était engagé à réduire de 17 pour cent ses émissions d’ici 2020, avec 2005 comme année de référence.
Les coupes prévues à Environnement Canada n’augurent d’ailleurs rien de bon pour le commissaire, puisque de «grands trous dans les données scientifiques» existent déjà.
«Nous avons demandé les détails des réductions que le gouvernement a annoncé à Environnement Canada, et jusqu’à maintenant, on attend les détails», a-t-il noté. «Évidemment, avec la réduction de sa capacité, il y (aura) des conséquences pour les différents programmes.»
Peter Kent positif
Interrogé en Chambre sur la teneur du rapport du commissaire, le ministre de l’Environnement, Peter Kent, a voulu mettre l’accent sur les points positifs amenés par le commissaire. Le gouvernement s’est engagé à un fournir un meilleur système de surveillance quant au développement des sables bitumineux, a-t-il souligné en exemple.
Il a cependant mis en opposition l’environnement et l’économie, accusant l’opposition de vouloir tuer cette dernière. «Notre gouvernement trouvera l’équilibre entre le besoin de protéger l’environnement et celui de protéger les emplois des Canadiens», a-t-il lancé.
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