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Paola Ortiz serait déportée vers le Mexique vendredi matin

La Presse canadienne   21 septembre 2011 14h01  Canada
Paola Ortiz, qui a pu éviter la déportation vers le Mexique mardi matin à cause de son état de santé, devra maintenant quitter le pays vendredi.

Mme Ortiz devra se présenter vendredi matin à 6 heures au bureau d’Immigration Canada au centre-ville de Montréal et de cet endroit, elle sera amenée à l’aéroport Montréal-Trudeau pour prendre un vol en direction du Mexique.

Mme Ortiz, forte de l’appui de 25 organismes dont la Fédération des femmes du Québec et Solidarité sans frontières, a lancé aujourd'hui un autre cri du coeur en faveur d’une suspension de son ordre de déportation.

Avant sa rencontre ce matin avec un agent de Citoyenneté et Immigration Canada, elle a supplié le ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney, d’intervenir en sa faveur.

Pour les défenseurs de Mme Ortiz, il reste maintenant à jouer la carte politique afin de suspendre l’avis d’expulsion.

Ce matin, l’ex-ministre péquiste André Boulerice a dit trouver «scandaleuse» l’attitude des autorités fédérales, «à la limite ignoble».

Daniel Veron, de Solidarité sans frontières, a déclaré qu’une manifestation se prépare pour jeudi soir afin d’appuyer la dernière requête de Mme Ortiz.

La femme mexicaine devait quitter Montréal mardi matin mais elle a été victime d’un malaise à l’aéroport.

Cette mère de deux enfants canadiens avait réclamé l’asile au Canada en 2006 après avoir fui, soutient-elle, la violence conjugale et sexuelle au Mexique de la part de son conjoint de l’époque, un officier de la police fédérale.

Les demandeurs affirment que la Commission de l’immigration et du statut de réfugié refuse de lui accorder un statut de réfugiée sous prétexte que l’État mexicain assure une protection adéquate aux femmes survivantes de la violence conjugale.

Selon eux, en déportant Mme Ortiz, le gouvernement canadien se fait complice de la violence à l’égard des femmes et fait fi de ses obligations en vertu des traités des droits de la personne et de la loi sur la protection des réfugiés. De plus, l’expulsion de Mme Ortiz priverait ses deux enfants — des citoyens canadiens — des soins nécessaires.

 
 
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