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    Caucus du NPD – Les pro-Mulcair se manifestent

    Roméo Saganash suivrait plutôt Brian Topp

    15 septembre 2011 15h34 | Guillaume Bourgault-Côté | Canada
    Thomas Mulcair<br />
    Photo : Jacques Nadeau – Le Devoir Thomas Mulcair
    Québec — Les premiers pro-Thomas Mulcair se sont manifestés aujourd'hui en marge du caucus du NPD: sept députés québécois — mais pas les plus connus — ont indiqué qu'ils donneront leur appui à leur collègue d'Outremont s'il se présente dans la course au leadership. Roméo Saganash ne sera toutefois pas de ceux-là: il devrait annoncer demain son soutien à Brian Topp.

    Les députés Pierre Nantel (Longueuil), Jamie Nicholls (Vaudreuil-Soulanges), François Lapointe (Rivière-du-Loup), Claude Patry (Jonquières-Alma), Marc-André Morin (Laurentides-Labelle), Tariq Brahmy (Saint-Jean) et Robert Aubin (Trois-Rivières) ont tous signifié qu'ils appuieront presque assurément la candidature de Thomas Mulcair quand celui-ci décidera de faire le saut.

    Quant à Roméo Saganash, il devrait annoncer demain qu'il accorde son appui à Brian Topp, selon ce qu'indiquait L'actualité. M. Topp est le seul candidat déclaré de la course qui s'est ouverte officiellement aujourd'hui. M. Saganash a convoqué les médias dans sa circonscription pour faire part de cette décision. Il s'agirait d'un deuxième appui de taille du caucus québécois à la candidature de M. Topp, qui a déjà rallié Françoise Boivin, de même qu'Ed Broadbent.

    Très discret lors des deux premiers jours de caucus, mardi et mercredi, le camp Mulcair s'est manifesté tout au long de l'avant-midi. Des députés ont défilé au micro pour signifier leur appui à M. Mulcair, dans ce qui avait toutes les allures d'un ballet orchestré — ce que les pro-Mulcair ont nié. L'offensive survenait au moment où M. Topp faisait à Montréal une tournée des médias pour se faire connaître.

    Pour Pierre Nantel, la candidature de M. Mulcair est «un choix naturel». «C'est l'homme qui a ouvert une brèche au Québec, a-t-il dit. Tous les Québécois ont vu en lui un homme de conviction quand il a quitté le [gouvernement Charest]. Il se tient debout pour les Québécois, a été très encadrant durant la campagne électorale, il écoute beaucoup et est très solide.»

    En regardant «le travail à faire durant les quatre prochaines années» à la Chambre des communes, M. Nantel croit que Thomas Mulcair serait le «meilleur sherpa». Jamie Nicholls parle du chef adjoint du NPD comme d'un «candidat très solide, qui est un vrai leader». Il n'a néanmoins pas voulu expliciter son choix plus précisément.

    Encore hésitant mercredi, François Lapointe a profité de la nuit pour faire son nid: Thomas Mulcair sera son choix. «Nous sommes devant un gouvernement conservateur qui défait les notions de base de ce qu'est un gouvernement responsable, a-t-il dit. Avec ses grandes capacités de parlementaire, M. Mulcair va être capable d'affronter ce problème et d'amener le gouvernement à répondre à nos questions. C'est l'homme de la situation, la personne ont on a besoin.» Il estime que M. Mulcair a terminé à 95 % sa réflexion.

    M. Lapointe affirme que plusieurs citoyens lui ont demandé si M. Mulcair sera candidat. Il estime qu'en se positionnant dans son camp, il se fait le «porte-parole d'une tendance très forte». Son collègue Tariq Brahmy a fait part de la même observation au Devoir. «C'est le nom qui revient tout le temps dans les conversations au Québec. Et moi, je me sens une obligation de voter comme mes citoyens voudraient que je vote», dit-il.

    Robert Aubin a senti le même phénomène. «Il ne se passe pas une journée sans que les électeurs de ma circonscription me demandent si M. Mulcair va se présenter. Pour moi, ça va peser dans la balance. Ma carrière et ma venue en politique sont beaucoup liées à Thomas Mulcair.»

    Pour sa part, Peter Julian a reçu l'appui officiel de Brian Massé, député à Windsor depuis 2002.

    Intentions

    Le caucus de deux jours que le parti tenait à Québec a donc permis de mieux mesurer les appuis et les intentions des différents candidats pressentis. D'une part, on sait que Paul Dewar, Peggy Nash, Pat Martin, Peter Julian, Nathan Cullen, Megan Leslie et Robert Chisholm poursuivent une réflexion sérieuse quant à la possibilité de se lancer dans la course. Niki Ashton, une députée manitobaine de 29 ans, a indiqué aujourd'hui qu'elle aussi songeait à se présenter.

    Du lot, les candidatures de M. Dewar (Ottawa) et M. Julian (Colombie-Britannique) seraient les plus probables, dit-on, alors que Peggy Nash (Toronto) semble plus hésitante. Le nom de Niki Ashton avait peu circulé jusqu'ici, mais la députée s'est présentée d'elle-même devant les médias pour annoncer ses couleurs. «J'y pense, a-t-elle dit d'un ton enthousiaste. Chaque candidat pourrait apporter beaucoup, mais je pourrais personnellement être la voix des jeunes et la voix des femmes», affirme Mme Ashton, qui a aussi fait valoir ses racines pancanadiennes (née dans l'Ouest, mais bilingue) comme un atout.

    Inaction

    Sur le plan politique, les néodémocrates ont profité des deux derniers jours pour élaborer leur stratégique de rentrée parlementaire. Comme pour les libéraux et les conservateurs, les mots d'ordre de la prochaine session seront «économie», et surtout «jobs». Dans un discours sans grand éclat présenté devant ses députés, la chef intérimaire Nycole Turmel a critiqué le «plan d'inaction» du gouvernement Harper pour répondre à la crise qui secoue encore l'économie mondiale.

    «Le taux de chômage augmente, les familles perdent confiance dans l'économie. Les Canadiens se rendent bien compte du problème, mais pas Stephen Harper», a lancé Mme Turmel. Elle a réitéré les priorités que seront celles du NPD pour les prochaines semaines: se battre pour le soutien aux familles et aux petites entreprises, des crédits d'impôt pour les créateurs d'emploi, un régime de pension de retraite «fiable», etc.

    Le NPD tentera aussi de convaincre le gouvernement d'investir dans les infrastructures déficientes, notamment à Montréal. «Des milliers de gens doivent chaque jour littéralement faire leur prière avant de se rendre au travail en passant par l'un des points les plus achalandés du Canada», a dénoncé Mme Turmel. Le refus du gouvernement de construire un nouveau pont constitue un «pari imprudent», a-t-elle ajouté.

    La session parlementaire reprend lundi à Ottawa. Malgré la course au leadership qui va forcément détourner l'attention d'une partie du caucus néodémocrate, Nycole Turmel a assuré que ses troupes resteront concentrées: «le travail à faire ne peut pas attendre six mois», a-t-elle dit.
     
     
     
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