Succession de Jack Layton: Mulcair est intéressé et mesure ses appuis au Canada
Photo : Jacques Nadeau – Le Devoir
Thomas Mulcair n’a pas voulu annoncer dès maintenant qu’il serait candidat, affirmant qu’il était encore secoué par le décès de son chef Jack Layton, emporté par le cancer.
Un des candidats pressentis pour succéder à Jack Layton à la tête du NPD, Thomas Mulcair, ne fera pas connaître sa décision avant la rentrée parlementaire, le 19 septembre. Intéressé, il avoue qu’il en est déjà à mesurer ses appuis éventuels dans l’ensemble du pays.
M. Mulcair, qui était de passage à l’Université McGill à Montréal, cet après-midi, a apporté ces précisions, devant les questions des reporters qui se multipliaient quant à son intérêt pour la direction du Nouveau Parti démocratique.
Dès le départ, le député d’Outremont a été identifié comme un des successeurs potentiels à M. Layton, dont il était le chef adjoint. Le président du parti, Brian Topp, a aussi été rapidement pressenti par les observateurs de la scène politique.
M. Mulcair n’a toutefois pas voulu dire dès maintenant s’il serait candidat. «Je reçois beaucoup d’appuis, beaucoup d’intérêt, pas seulement au Québec, où l’appui est extrêmement fort, mais ça va être une campagne pancanadienne. Il faut que l’appui soit là aussi et on est en train de mesurer. Et on se rend compte qu’on a aussi beaucoup d’appuis à travers le Canada», a-t-il soutenu.
«C’est trop tôt pour vous dire autre chose que le fait que j’y pense, parce que je suis flatté de ces appuis-là. La dernière semaine a été difficile et on est un peu encore dans un état de deuil pour un bon ami. Mais oui, il y a beaucoup d’intérêt qui vient des gens qui expriment leur appui. J’ai beaucoup de collègues qui m’encouragent», a-t-il ajouté.
Les paramètres de la course au leadership du NPD seront déterminés le 9 septembre, lors d’une réunion de l’exécutif du parti. Dans sa dernière lettre aux militants, M. Layton avait émis le souhait que cette course à sa succession soit tenue rapidement, dès le début de l’an prochain.
M. Mulcair a pris la peine de souligner que sa rencontre avec les étudiants en droit de l’Université McGill n’avait rien à voir avec la course au leadership, puisqu’elle était déjà prévue depuis plusieurs mois.
Néanmoins, il s’est permis de blaguer à ce sujet lorsqu’il s’est adressé aux 170 étudiants venus l’entendre. «On m’a assuré que l’invitation n’avait rien à voir avec le fait que le NPD a réussi à faire élire cinq étudiants de McGill à la Chambre des communes au mois de mai dernier. Mais, au cas où, je vous signale qu’en arrière de la pièce, j’ai emmené plusieurs recruteurs avec moi et vous n’avez qu’à laisser vos coordonnées», a-t-il lancé, faisant rire son auditoire.
M. Mulcair a entretenu son auditoire du sens de la nation québécoise, du bilinguisme au Canada, du désintérêt des jeunes qui n’exercent pas leur droit de vote, de l’amiante, de la place des femmes dans la société, du développement durable et des écoles passerelles.
«Je suis persuadé que notre approche qui consiste à donner un contenu concret à la reconnaissance jusqu’ici symbolique de la nation québécoise est la meilleure manière de s’assurer que le modèle canadien de respect mutuel dans la diversité puisse continuer», a-t-il affirmé à son jeune auditoire.
Il a aussi déploré l’existence des écoles passerelles, ces écoles qui permettent aux enfants qui n’auraient pas légalement accès à l’école publique anglaise au Québec d’obtenir ce droit en fréquentant temporairement une école anglaise privée non subventionnée. Il a soutenu que la Cour suprême avait commis une «erreur» en maintenant l’accès à ces écoles pour les familles fortunées qui peuvent ainsi «s’acheter un accès» à l’école anglaise publique.
M. Mulcair, qui était de passage à l’Université McGill à Montréal, cet après-midi, a apporté ces précisions, devant les questions des reporters qui se multipliaient quant à son intérêt pour la direction du Nouveau Parti démocratique.
Dès le départ, le député d’Outremont a été identifié comme un des successeurs potentiels à M. Layton, dont il était le chef adjoint. Le président du parti, Brian Topp, a aussi été rapidement pressenti par les observateurs de la scène politique.
M. Mulcair n’a toutefois pas voulu dire dès maintenant s’il serait candidat. «Je reçois beaucoup d’appuis, beaucoup d’intérêt, pas seulement au Québec, où l’appui est extrêmement fort, mais ça va être une campagne pancanadienne. Il faut que l’appui soit là aussi et on est en train de mesurer. Et on se rend compte qu’on a aussi beaucoup d’appuis à travers le Canada», a-t-il soutenu.
«C’est trop tôt pour vous dire autre chose que le fait que j’y pense, parce que je suis flatté de ces appuis-là. La dernière semaine a été difficile et on est un peu encore dans un état de deuil pour un bon ami. Mais oui, il y a beaucoup d’intérêt qui vient des gens qui expriment leur appui. J’ai beaucoup de collègues qui m’encouragent», a-t-il ajouté.
Les paramètres de la course au leadership du NPD seront déterminés le 9 septembre, lors d’une réunion de l’exécutif du parti. Dans sa dernière lettre aux militants, M. Layton avait émis le souhait que cette course à sa succession soit tenue rapidement, dès le début de l’an prochain.
M. Mulcair a pris la peine de souligner que sa rencontre avec les étudiants en droit de l’Université McGill n’avait rien à voir avec la course au leadership, puisqu’elle était déjà prévue depuis plusieurs mois.
Néanmoins, il s’est permis de blaguer à ce sujet lorsqu’il s’est adressé aux 170 étudiants venus l’entendre. «On m’a assuré que l’invitation n’avait rien à voir avec le fait que le NPD a réussi à faire élire cinq étudiants de McGill à la Chambre des communes au mois de mai dernier. Mais, au cas où, je vous signale qu’en arrière de la pièce, j’ai emmené plusieurs recruteurs avec moi et vous n’avez qu’à laisser vos coordonnées», a-t-il lancé, faisant rire son auditoire.
M. Mulcair a entretenu son auditoire du sens de la nation québécoise, du bilinguisme au Canada, du désintérêt des jeunes qui n’exercent pas leur droit de vote, de l’amiante, de la place des femmes dans la société, du développement durable et des écoles passerelles.
«Je suis persuadé que notre approche qui consiste à donner un contenu concret à la reconnaissance jusqu’ici symbolique de la nation québécoise est la meilleure manière de s’assurer que le modèle canadien de respect mutuel dans la diversité puisse continuer», a-t-il affirmé à son jeune auditoire.
Il a aussi déploré l’existence des écoles passerelles, ces écoles qui permettent aux enfants qui n’auraient pas légalement accès à l’école publique anglaise au Québec d’obtenir ce droit en fréquentant temporairement une école anglaise privée non subventionnée. Il a soutenu que la Cour suprême avait commis une «erreur» en maintenant l’accès à ces écoles pour les familles fortunées qui peuvent ainsi «s’acheter un accès» à l’école anglaise publique.
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