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Sens et contresens des symboles «canadiens» - La reine, le lys et la feuille d'érable

Alain Brunel - Sociologue consultant auprès du cabinet Technologia de Paris, cofondateur de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)  29 août 2011  Canada
Notez les beaux contresens: la feuille d’érable, symbole patriote à l’origine, est aujourd’hui l’emblème bien canadien d’une monarchie constitutionnelle momifiée; tandis que les indépendantistes québécois, censés vouloir instaurer une république du Québec, s’identifient à un emblème d’origine monarchique, d’abord destiné à unir tous les Franco-Canadiens… <br />
Photo : Agence Reuters Mathieu Bélanger
Notez les beaux contresens: la feuille d’érable, symbole patriote à l’origine, est aujourd’hui l’emblème bien canadien d’une monarchie constitutionnelle momifiée; tandis que les indépendantistes québécois, censés vouloir instaurer une république du Québec, s’identifient à un emblème d’origine monarchique, d’abord destiné à unir tous les Franco-Canadiens…
Anachronique décision conservatrice! Le portrait de la reine d'Angleterre remplace deux toiles d'Alfred Pellan au ministère des Affaires étrangères du Canada... La marine et l'armée de l'air retrouvent l'adjectif «royal» supprimé en 1968... Le gouvernement Harper insiste sur le lien du Canada avec l'Empire britannique alors qu'une grosse moitié de la députation de l'opposition officielle est québécoise. Il est vrai que la Navy et l'Air Force sont depuis toujours des chasses gardées anglaises.

On aurait tort de sous-estimer l'importance du symbole. Il montre, il réunit, il prescrit. Ainsi, mon père, né en 1932, m'a confié être devenu indépendantiste le jour de l'adoption du drapeau canadien, en 1964, parce qu'il ne comportait pas de bleu, couleur identifiée à la France, le projet en bleu, blanc, rouge du premier ministre Pearson ayant été écarté. Pourtant, la feuille d'érable était un emblème authentiquement franco-canadien, adopté par la Société Saint-Jean Baptiste en 1834. Mais le sens attribué aux symboles change...

Fierté de l'héritage

Les remugles monarchiques conservateurs attirent l'attention sur une évidence: la fierté sans complexe des Anglo-Canadiens à l'égard de leur origine britannique. C'est la fierté — compréhensible — d'héritiers d'une culture qui a dominé l'économie du monde, qui a porté haut les valeurs de liberté et dont le rameau états-unien a étendu cette influence après avoir arraché son indépendance et pris son envol.

N'y a-t-il pas là un sentiment-miroir de la fierté — compréhensible — des Québécois de leur origine et de leur langue, symbolisée par la fleur de lys, alors même que c'est un ancien symbole monarchique — encore reconnu comme tel en France? Mais il n'y a pas ici de réel parallélisme d'usage des symboles royaux. La fleur de lys résonne d'un écho monarchique inaudible dans un Québec sans aristocrate. Elle signe surtout la francité du Québec, sa volonté d'émancipation culturelle dans un contexte de soumission politique. Tandis que le représentant de la reine d'Angleterre, le Gouverneur général, n'a pas qu'un rôle d'apparat: il sanctionne les lois du Canada. Il incarne l'inamovible empreinte coloniale britannique dans le Canada du XXIe siècle.

Loyalistes et orangistes

Au revers de leur attachement aux symboles royaux anglais, on entend encore chez les Anglo-Canadiens d'affligeants préjugés et outrances à l'endroit des Québécois. La lecture d'un des Livre noir du Canada anglais de Normand Lester suffit pour constater leurs profondes racines. Une des causes de ces attitudes discriminatoires remonte sans doute à la guerre d'indépendance américaine. Les loyalistes à la couronne britannique furent spoliés de leurs biens par les Américains et la victoire patriote assurée grâce à l'aide décisive de la France, l'ennemi séculaire de l'Angleterre.

Conséquence de cette victoire indépendantiste anglo-américaine: 35 000 loyalistes s'installeront dans les provinces maritimes et 8500 au Québec. Or, la population canadienne en 1784 était de quelque 110 000 habitants. Les loyalistes accueillis dans les colonies restées britanniques d'Amérique représentaient donc près de 40 % des Canadiens sur place. Ils forment le noyau initial de la colonisation anglaise du Canada et marquent rapidement les institutions coloniales en obtenant un district séparé des Franco-Canadiens dès 1791. Les loyalistes anglais sont les premiers «séparatistes» du Canada!

Au XIXe siècle, à l'apogée de la puissance de l'empire, les ligues orangistes prospèrent et sont particulièrement influentes au Canada. Elles vouent une haine fanatique à l'endroit des catholiques en général, et des francophones en particulier. Les orangistes font voter des lois discriminatoires à l'encontre du français. Ils obtiennent la tête du métis Louis Riel. La frange conservatrice anglo-canadienne veut faire disparaître la présence française du Canada.

L'équation québécoise

Au Québec, l'accent mis sur la symbolique française dans son drapeau occulte la multiplicité des influences d'une identité complexe. L'historien Yvan Lamonde, dans son ouvrage Allégeances et dépendances a mis l'identité québécoise en équation: Q=(F)+(GB)+(USA)2 - R + C. Cette équation suggère que la marque de la France «demeure la principale, mais est ramenée à de nouvelles proportions»; «que la Grande-Bretagne a laissé un héritage plus important que celui que les "conquis" québécois étaient capables d'admettre; que l'influence étasunienne [...] est intensément vécue sans affluer au niveau de la conscience et de l'aveu; que les positions de Rome et du Vatican à l'égard du Canada français et du Québec se révèlent contraires aux attentes et aux idées reçues». Le C indique que l'expérience canadienne et l'expérience québécoise ont plus en commun qu'on le pense.

Mais Lamonde omet dans cette équation un autre apport identitaire déterminant et longtemps refoulé: la culture amérindienne. Sans l'alliance franco-amérindienne, jamais la Nouvelle-France n'eût pu tenir tête quelque 80 ans face à des colonies anglaises bien plus peuplées.

Incarner le rêve de Champlain

Le refoulement de cette composante autochtone de l'identité canadienne et québécoise se comprend à la lumière du sentiment européen de supériorité raciale qui s'est répandu du XVIIIe au XXe siècle, avec les horreurs que l'on sait. Or, le métissage entre Franco-Canadiens et Amérindiens s'est déroulé plus ou moins intensément avec la plupart des nations autochtones d'Amérique au nord du 40e parallèle sur plus de 300 ans. De quoi altérer l'image que les Franco-Canadiens avaientd'eux-mêmes.

Mais il n'en fut pas toujours ainsi. Dans son ouvrage intitulé Le Rêve de Champlain, l'historien américain David Hackett Fischer, lauréat du prix Pulitzer, fait l'éloge du fondateur de Québec pour sa vision des relations avec les Amérindiens. «Partout où a agi Champlain, les relations entre Français et Amérindiens ont été fusionnelles, intimes, créatrices. La Nouvelle-France n'a pas été un échec. Bien au contraire, c'est une formidable réussite, une leçon de vie et de savoir-vivre dont on n'a pas d'autre exemple dans toute l'histoire de l'Amérique» (cité par Georges-Hébert Germain, L'Actualité, 1er mai 2011).

Force est d'admettre que l'identification aux symboles royaux européens occulte ces dimensions structurantes de l'histoire et de l'identité «cana-bécoise». Notez les beaux contresens: la feuille d'érable, symbole patriote à l'origine, est aujourd'hui l'emblème bien canadien d'une monarchie constitutionnelle momifiée; tandis que les indépendantistes québécois, censés vouloir instaurer une république du Québec, s'identifient à un emblème d'origine monarchique, d'abord destiné à unir tous les Franco-Canadiens...

Une nation fondant son projet politique sur le rêve de Champlain et assumant les enjeux écologiques du siècle mériterait certainement de mettre au monde son pays souverain. Mais elle mériterait aussi de se donner un symbole porteur de ce projet, signant la force de sa culture métisse enfin revendiquée.

***

Alain Brunel - Sociologue consultant auprès du cabinet Technologia de Paris, cofondateur de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)
 
 
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    29 août 2011 06 h 55
    Excellent, M. Brunel !
    Les Québécois francophones ont été les premiers "Canadiens" et ont affiché la feuille d'érable comme emblème bien avant qu'elle se trouve sur le drapeau canadien.

    Ces fleurs de lys sur notre drapeau ont été popularisées pendant que la religion catholique et le roi de France étaient complices en la Nouvelle-France.

    Si le Québec devenait indépendant, il serait intéressant qu'il revienne à leur feuille d'érable "verte, sa couleur naturelle d'été" sur fond blanc avec bandes bleues sur les côtés.
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  • Claude Jean - Inscrit
    29 août 2011 07 h 21
    Drapeau du Québec : le fleurdelisé.
    par Bouvier, Luc

    Des lendemains des Troubles de 1837-1838 jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, les Canadiens français arborent le plus souvent le drapeau de la France, le tricolore bleu-blanc-rouge, qui, à leurs yeux, représente le mieux leur caractère distinct. Mais, au tournant des XIXe et XXe siècles, émerge chez les francophones le désir de se doter de leur propre drapeau, plus en accord avec leur identité nord-américaine. Plusieurs projets soumis dans les années 1901 à 1905 participent à la genèse du drapeau actuel, tout particulièrement le fleurdelisé du curé Elphège Filiatrault et le Carillon-Sacré-Cœur. Après bien des péripéties, le fleurdelisé, tel que nous le connaissons aujourd’hui, devient, le 21 janvier 1948, drapeau officiel du Québec. Depuis, il constitue un symbole fort de l’identité des Québécois, flottant sur les bâtiments officiels du Québec, ainsi que devant bien des résidences privées, ou encore fièrement hissé par la population en diverses circonstances, particulièrement lors des moments forts de son histoire.

    http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-557/Dr

    Soyons fier de notre drapeau!
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  • Claude Jean - Inscrit
    29 août 2011 08 h 25
    Un drapeau pour le Québec
    Date de diffusion : 21 janvier 1988

    Le fleurdelisé est le fruit d’une protestation. En 1946, l’Assemblée législative du Québec demande l’adoption d’un drapeau vraiment canadien. Devant le refus du gouvernement canadien d’abandonner le Red Ensign britannique, les partisans d’un drapeau québécois redoublent d’ardeur pour doter la province d’un emblème propre. Le 19 novembre 1946, le député indépendant du comté de Québec, René Chaloult, inscrit une motion visant à doter le Québec d’un drapeau distinctif.

    Cependant, le premier ministre de l’époque, Maurice Duplessis, est toujours à l’affût d’une occasion pour s’attribuer du mérite. N’acceptant pas qu’un membre de l’opposition puisse lui ravir la paternité d’un tel symbole, il prend tout le monde par surprise. Le 21 janvier 1948, jour même où l’on allait voter la motion Chaloult, Maurice Duplessis, par un arrêté unanime du Conseil des ministres, consacre le fleurdelisé emblème officiel du Québec. Au moment où il annonce la nouvelle en Chambre, le drapeau flotte déjà à la tour centrale de l’hôtel du parlement.

    Malgré l’unanimité que suscite le drapeau du Québec au sein de la population, une controverse existe toujours à son endroit après plus de cinquante ans. En effet, les botanistes du Québec soutiennent que les fleurs schématisées du drapeau ne sont pas des lys, mais bien des iris. La controverse résulte du fait que l’iris est une plante indigène du Québec alors que le lys ne pousse pas ici

    http://archives.radio-canada.ca/politique/provinci
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  • Marie Mance Vallée - Inscrite
    29 août 2011 08 h 34
    Usurpation
    Nous savons que la feuille d'érable, le castor, l'hymne national étaient des symboles Canadiens français qui nous ont été usurpés par les Canadians.
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    29 août 2011 08 h 35
    Histoire
    Il est curieux de constater que dans ce texte bien articulé sur l'histoire que l'auteur ne dit rien de notre histoire du Canada où il est pourtant bien établit que contrairement ce que l'on essais de faire croire au québécois que se sont les anglais qui nous ont conquis sur les pleines lorsque les documents authentiques confirme que c'est le Roi de France qui a exigé que le Canada soit cédé aux à l'Angleterre afin de conserver le marché et l'amitié des américains. Ref. Marcel Trudel : La révolution américaine.Pourquoi la France refuse le Canada.
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  • Gaetan Turcot - Inscrit
    29 août 2011 08 h 36
    Très bon texte
    Attention par contre au métissage: au Québec ce sont les "Indiens" qui sont fortement métissés et non les Québécois.

    Si la plupart des Québécois ont du sang indien dans leurs veines, cette proportion est statistiquement insignifiante, genre 1 à 5%.
    C'est différent chez les Indiens. Parlez-en au grand chef Sioui, français à 80%!
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  • Claude Jean - Inscrit
    29 août 2011 08 h 51
    21 janvier 1948 - Adoption par l'Assemblée législative du fleurdelisé comme drapeau officiel du Québec
    Proposée par le député indépendant René Chaloult, l'adoption d'un drapeau québécois est votée par l'Assemblée législative le 21 janvier 1948. L'après-midi même, le fleurdelisé flotte du haut de la tour du Parlement à Québec.


    Pour en savoir plus:

    http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/collaborat

    http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/evenements

    Honneur au drapeau!
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    29 août 2011 09 h 02
    Preuve de 1903 drapeau québécois feuille d'érable suggéré
    Voici l'adresse Internet qui indique que, dès 1903, le Québec voulait la feuille d'érable comme drapeau :

    http://www.collectionscanada.gc.ca/confederation/0
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    29 août 2011 09 h 53
    Chute facile
    Le chute de ce texte est facile: revendiquer la souveraineté n'est pas la seule option, les fondements moraux de la fédération de 1867 montrent bien que le métissage, la tolérance et l'ouverture sont des valeurs profondément canadiennes (Manuel V. LaSelva, McGill-Queen's University Press, 1996). C'est notre héritage et rompre avec celui-ci n'est pas nécessairement une vertu.
    D'ailleurs, l'héritage de Champlain se retrouve plus à mon avis chez les descendants des coureurs de bois et des métis vivant aujourd'hui dans l'Ouest canadien et américain, ou encore chez les Acadiens, qui ont dû se mêler aux MicMacs et commercer avec les anglais de la Côte bostonnaise pour prospérer pendant un siècle et demi. Les habitants de la Nouvelle-France étaient alors déjà en mode survie, accrochés à des terres trop peu nombreuses, agglutinés sur la côte du Saint-Laurent (Louise Dechesne, Paysans et Habitants de Montréal au XVIIe siècle).
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  • camelot - Inscrit
    29 août 2011 09 h 56
    Symboles québécois
    Les écrits historiques concernant la Nouvelle-France commentent souvent la feuille d'érable : « Tant par son utilité que par sa beauté, l’érable est l’emblème naturel des vastes étendues sylvestres de l’Amérique septentrionale et il figure, on le sait, comme emblème de la Nouvelle-France dans les armes du Canada ». Ce symbole ainsi que le castor, notre O Canada, le terme "Canadien", notre espace, nos ressources ont tous été volés. Ces gens ne sont pas des créateurs. Ce sont des voleurs. Non content des ravages commis jusqu'ici, ils volent maintenant notre identité profonde et fond du "branding" pour nous l'enfoncer dans la gorge.

    Je préfère de beaucoup l'ancien Union-Jack. Parce que les Anglais, plus respectueux que les "Canadians", ont ajouté les symboles de l'Écosse et de l'Irlande sur leur drapeau. Alors qu'ici, ils n'ont pas hésité à peindre en rouge les océans, alors qu'ils avaient, jusque là en héraldisme, étés représentés en bleu. Peu de gens savent qu'Ozias Leduc avait planché sur un drapeau pour le Québec. Celui-ci était semblable à l'actuel unifolié, mais avec des océans (les bandes rouges) en bleu.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    29 août 2011 10 h 29
    Ce qui compte c'est ce que ça représente aujourd'hui.

    Il est bien sûr important de savoir d'où nous viennent tous ces symboles parce que ça nous permet de mieux connaître notre histoire et de mieux savoir ainsi ce que nous devrions vouloir pour l'avenir.

    Cela aide sûrement à faire un meilleur choix parmi les options politiques qui nous sont présentées.

    Il reste que les symboles ne sont pas que des symboles c'est-à-dire sans véritable importance, comme beaucoup de gens semblent le penser.

    Les symboles c'est important parce que c'est le langage des valeurs.

    Le symboles disent ce à quoi nous accordons de l'importance et ils ont la valeur qu'on leur attribue.

    Le drapeau québécois, par exemple, rebute beaucoup d'anglophones. On l'a vu il y a quelques années quand il a été piétiné. Il représente tout simplement la "province" de Québec pour d'autres et il est une façon d'affirmer son amour et son attachement pour le Québec quand il est déployé lors d'une marche par exemple pour plusieurs souverainistes.

    Qu'il comporte alors des fleurs de lys et une croix n'a plus vraiment d'importance, ce qui compte c'est ce qu'il représente aujourd'hu.

    Serait-il souhaitable éventuellement d'avoir un drapeau qui représente les valeurs que nous défendons aujourd'hui ? Peut-être mais on n'en est pas là. Loin de là.
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  • France Marcotte - Abonnée
    29 août 2011 10 h 47
    Se découvrir
    Wow!
    L'identité québécoise en équation: Q=(F) (GB) (USA)2 - R C... A pour la composante amérindienne.
    "Au Québec, l'accent mis sur la symbolique française dans son drapeau occulte la multiplicité des influences d'une identité complexe", dit le sociologue.
    Ça peut expliquer bien des tiraillements intérieurs mais cela fait de nous des personnes d'une complexité plus riche que prévu, encore à mettre en mots, à découvrir.
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  • camelot - Inscrit
    29 août 2011 10 h 56
    Franchement !
    On n'a rien à cirer des goûts des anglophones. Que notre drapeau leur déplaise est le moindre de mes soucis. Je dirais même que cela me réjouit. Le fleurdelysée est le symbole de nos origines. Il est on ne plus plus approprié. Les Canadians de Sault-Ste-Marie l'auraient piétiné quelqu'il fut. C'étaient des loyalistes, des orangistes. Des réactionnaires bornés qui n'existent même plus en Angleterre.

    Notre drapeau est parfait comme il est.
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  • Laurent Desbois - Inscrit
    29 août 2011 10 h 58
    Une feuille d'érable rouge, c'est une feuille d'érable morte!!!
    Sauf preuve du contraire…. Le Canada est le seul pays au monde avec une feuille morte sur son drapeau!!!!

    En 1957, les trois feuilles d'érable qui figurent sur les armoiries du Canada sont changées du vert sur un champ blanc au rouge sur blanc, couleurs officielles du Canada (sic).

    Une feuille d'érable rouge, c'est une feuille d'érable morte!!!

    La feuille d’érable du Québec est verte et bien vivante!!!!

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Armoiries_du_Qu&eacut

    En 1834, on rapporte que Ludger Duvernay proposait la feuille d'érable comme emblème du Canada, le jour de la fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste, le 24 juin.
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  • France Marcotte - Abonnée
    29 août 2011 11 h 18
    Équation complète
    Q=(F) (GB) (A) (USA)2 - R C I
    A pour Amérindien et I pour immigration
    Si c'est la vérité, qu'on le sache.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    29 août 2011 11 h 41
    L'Amérindien incontournable...
    Effectivement, on tend aujourd'hui à ignorer l'apport considérable des Amérindiens au développement de la société « canadienne » qui a évolué sur les rives du Saint-Laurent et, par la suite, partout sur le continent nord-américain. On rencontre aujourd'hui bien des autochtones dans l'intérieur de la Colombie-Britannique qui portent des noms français et pour qui les « canadiens » (francophones) étaient des alliés, pas des conquérants (voir la lettre des chefs Shuswap en 1910 au PM Wilfrid Laurier sur leur site web: http://www.shuswapnation.org/news-and-meetings/mem Les Européens et leurs descendants, comme le dit M. Brunel, ont tendance à ignorer les peuples autochtones en raison de leur complexe de supériorité et, souvent, d'un ethnocentrisme persistant.

    Mais en fait les symboles européens représentent bien mal ce pays et ce continent et reflètent des valeurs qui lui sont souvent étrangères. Il ne fait aucun doute que les premiers européens sur le continent et, en particulier en Nouvelle-France, furent grandement influencés par les peuples amérindiens sous bien des aspects et le métissage qui s'est produit n'est pas uniquement racial mais aussi culturel et identitaire.

    On tend à oublier cela aujourd'hui, surtout depuis que les autochtones sont devenus des minorités bien marginales dans ce pays, face à l'invasion européenne puis multi-ethnique. Mais au fond de nous, on retrouve souvent cette influence de nos ancêtres métissés. Notre soif de liberté et d'indépendance nous vient peut-être de ces peuples qui ne voulurent jamais se soumettre à un souverain étranger et on tenta d'éradiquer leurs langues et leurs cultures par des pensionnats et des écoles pour tenter de les soumettre, ce qui fut un échec.
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  • France Marcotte - Abonnée
    29 août 2011 11 h 51
    Les signes (sauf négatif) n'apparaissent pas à l'écran?
    Q=(F) plus (GB) plus (A) plus (USA)2 moins R plus C plus I
    À moins que ce soit:
    Q=(F) fois (GB) fois (A) fois (USA)2 moins R plus C plus I
    (en math, pas de signe égale mutiplier...)
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    29 août 2011 12 h 48
    @ Jacques Saint-Cyr : sur les fondements moraux de 1867.... - I
    Vous omettez un " détail " dans votre apologie (très trudeauisante). J'expose la situation aux internautes.

    Comme grand fait " moral " à l'origine de l'Union législative de 1840-41 des Canadas, régime constitutionnel éminemment instable, précédent l'AANB de 1867 et dont l'on va redéployer l'infériorisation politique bas-canadienne par l'entité centrale de l'Union fédérale de 1867, faut-il ou non prendre en compte que de 1822 à 1837-40, le Parti Patriote, représentant la vaste majorité de la population électorale du Bas-Canada, ne voulait RIEN savoir d'une UNION pan-canadienne, et qu'avec les autres demandes rejetées lors du printemps 1837 par les renommées infâmes Résolutions Russell (décidées par Westminster), l'on piétinait ainsi la volonté patriotique du Bas-Canada, précipitant la fameuse Rébellion que l'on sait !

    Le retour parlementaire de Papineau en 1848 et sa charge contre la collaboration réformiste à l'Acte d'Union, à l'origine des schismes graduels des Libéraux et du rougisme dès 1848, on les noit sous la légende noire que l'on a indûment faite à Papineau qu'il aurait quitté le vaisseau en crise, en partant de son propre récit qu'il n'avait jamais opté pour faire la guerre au plus fort Empire sur Terre (1838) ! Pour autant, Papineau, c'est un O'Connell qui, en Irlande, aurait eu à essuyer la Réaction de Londres et décider comment agir : Papineau et les leaders, confrontés aux abords de l'abîme, plébiscitèrent la guerre et allèrent quérir l'aide au Président van Buren des États-Unis, qui s'en abstînt bien en optant pour la " bienveillante neutralité " (après 1775 et surtout, 1790 et 1812-14).
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    29 août 2011 13 h 12
    @ M. Pierre Rousseau et nos Indiens
    D'accord mais, il me semble que nos Indiens ont des drapeaux, dont celui des Warriors.

    Voici une page Internet qui illustre quelques drapeaux indiens :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeaux_des_peuples_
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    29 août 2011 13 h 13
    À Jacques Saint-Cyr - II.
    La leçon post-révisionniste de cette histoire est que Papineau n'a rien trahi, ni compatriotes ni principes, tant il s'estimait pas en 1837 à la tête d'une armée papineauiste.

    Au contraire, n'en déplaise aux Éric Bédard, Yvan Lamonde et Eugénie Brouillet, les Lafontaine, Cartier, Parent, Taché, Langevin et autres bons serviteurs de la continuation, remplis d'imagination et plaidant la réforme du Canada-Uni, tantôt sur l'usage du français, tantôt sur l'obtention de la " responsabilité ministérielle " (bref le " Cabinet System ", qui n'entrera en vigueur que graduellement au XIXe siècle à Westminster et aboutira sous les Gladstone et Disraeli, ce qui fait des Patriotes de vrais pionniers !), sont bel et bien les porteurs de l'infériorisation objective des " Canadiens " (les Bas-Canadiens).

    L'historien néo-nationaliste de l'UM Maurice Séguin, qui n'avait rien d'un novice, l'a plaidé contre la tradition conservatrice établie, en commençant par son propre maître, Lionel Groulx : d'abord, l'Inde coloniale, qui étudia consciencieusement les actes des Patriotes, opta pour une toute autre avenue pour son indépendance, qu'importe les sarcasme sophistique et le cynique que cela expose (l'Inde de Gandhi, c'est le tiers-monde, etc.) ; en somme, si " survivre, ce n'est pas vivre " politiquement, et si dépendre n'est pas être libre, les faits démontrent que les fondements moraux de 1867, si ce charabia a un sens, soit n'avaient rien à voir avec la morale, soit ces fondations furent-elles dérivées (1931, 1949, 1969, 1971-82, 2000) vers des finalités douteuses au regard des principes ayant scellé l'accord politique passé entre les Bleus de Cartier et le Haut-Canada !
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"directeur général des élections"

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