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    Le chef du NPD et chef de l'opposition officielle Jack Layton est décédé

    Jack Layton était âgé de 61 ans: il avait été élu chef du NPD en 2003, et a fait progresser son parti sans cesse depuis.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Jack Layton était âgé de 61 ans: il avait été élu chef du NPD en 2003, et a fait progresser son parti sans cesse depuis.
    Ottawa — Le chef du Nouveau parti démocratique, Jack Layton, est décédé ce matin à Toronto des suites du cancer. La nouvelle a été annoncée à 8h42 par son épouse, Olivia Chow.

    M. Layton est mort paisiblement chez lui à 4h45, entouré de ses proches, ont annoncé son épouse la députée néo-démocrate Olivia Chow et ses deux enfants Sarah et Michael Layton, par l'entremise d'un communiqué de presse envoyé par le NPD.

    «Aujourd'hui, les néo-démocrates pleurent la mort d'un grand Canadien», a quant à elle déploré la chef intérimaire du parti, Nycole Turmel.

    «Jack était un homme courageux. C'est son leadership qui nous a inspirés, moi et tant d'autres, à nous présenter en politique. Les députés, les néo-démocrates et tous les Canadiens doivent se rassembler et continuer son combat pour faire de ce pays un meilleur endroit où vivre», a souligné la députée de Hull-Aylmer, que M. Layton avait lui-même choisie pour le remplacer de façon transitoire cet été.

    Il y a moins d'un mois, fin-juillet, le politicien sympathique était apparu amaigri et la voix brisée pour annoncer son retrait «temporaire» de la politique en raison d'un nouveau cancer et en promettant de revenir pour la rentrée parlementaire du 19 septembre. Il avait cependant précisé qu'il ne s'agissait pas du cancer de la prostate dont il se savait atteint depuis février 2010 mais d'un autre cancer. M. Layton et son parti n'en ont jamais dévoilé la nature.

    Sur les ondes du réseau anglais de Radio-Canada, sa chef de cabinet Anne McGrath a confié avoir rencontré M. Layton samedi dernier et avoir discuté avec lui des plans à préparer s'il ne revenait pas aux Communes à la mi-septembre, ou même s'il décédait entretemps.

    L'un de ses députés vétérans, le Néo-Brunswickois Yvon Godin, a déploré la perte d'«un grand ami, un leader».

    Qualifiant son chef d'homme fort, «qui voulait survivre», le député d'Acadie-Bathurst a avoué avoir été surpris par la vitesse avec laquelle la maladie a emporté son chef. Une triste nouvelle pour tout le pays, selon M. Godin.

    Son retrait inattendu de la scène politique, cet été, avait déjà suscité la consternation non seulement dans les rangs néo-démocrates, mais dans toute la classe politique et parmi la population, qui a donné un appui sans précédent à sa formation lors du scrutin du 2 mai dernier.

    Le premier ministre s'est dit «très attristé» par la nouvelle.

    «Au nom de tous les Canadiens, je salue la contribution de Jack à la vie publique, une contribution qui nous manquera beaucoup», a souligné Stephen Harper par voie de communiqué.

    «Je suis convaincu d'une chose: Jack a tout donné dans sa lutte contre le cancer. En effet, il n'a jamais reculé devant l'adversité», a-t-il fait valoir.

    Le chef du Parti libéral, Bob Rae, a à son tour offert ses condoléances à la famille Layton ainsi qu'aux membres du NPD, indiquant avoir admiré «sa sagesse, sa bonne humeur et sa persévérance».

    «Il nous lègue un important héritage d'engagement envers la justice sociale dans son travail à Toronto en tant que conseiller municipal et à titre de chef d'un parti national», a souligné le leader libéral dans une déclaration écrite.

    Les condoléances venaient de toutes les formations politiques ainsi que de la part de l'équipe néo-démocrate sur Twitter, en matinée lundi.

    «Pense très fort à Jack, sa famille et ses proches. C'était un honneur...», y a confié le nouveau député de Brossard-La Prairie, Hoang Mai.

    Jack Layton meurt alors que le NPD détient pour la première fois de son histoire un nombre historique de 103 sièges au Parlement, dont 59 au Québec, ce qui lui a permis de devenir l'opposition officielle à Ottawa, supplantant le Parti libéral.

    M. Layton aura dirigé son parti devenu deuxième parti à la Chambre des communes pendant seulement quelques semaines.

    Onde de choc au Québec

    Le décès de Jack Layton a créé une onde de choc au Québec, où le chef du NPD avait fait une percée historique le 2 mai dernier.

    En mission économique à Tokyo, au Japon, le premier ministre Jean Charest a tenu à souligner «la perte d'un homme d'exception». Il a rappelé que M. Layton, grâce à sa détermination et malgré la maladie, avait réussi à remporter la victoire dans 59 circonscriptions sur 75 au Québec, lors du dernier scrutin, «le plus haut sommet de son».

    La chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, a estimé qu'il avait offert «un brillant exemple de résilience et d'engagement» politique. Elle a noté que lors des dernières élections fédérales, il avait réussi «à toucher le coeur des citoyens du Québec», en adoptant une «attitude inspirante, proche des gens».

    Le disparu était un homme de convictions, a commenté de son côté le chef de l'Action démocratique, Gérard Deltell. Son combat contre le cancer est selon lui un exemple de détermination «qui restera gravé dans l'histoire de notre pays».

    La ministre de la Culture, Christine St-Pierre, l'a connu alors qu'elle était journaliste à Ottawa. Elle se souvient d'une mission au Japon, à laquelle avait participé M. Layton, alors conseiller municipal à Toronto, qui avait fait voir aux journalistes les quartiers pauvres de Tokyo, ce qui n'était pas prévu à l'horaire. M. Layton aimait montrer «l'autre côté de la médaille», a dit Mme St-Pierre, lors d'un point de presse. C'était «un homme que nous adorions, que nous avons appris à aimer», a-t-elle dit.

    Le député bloquiste Louis Plamondon, qui est aussi le chef intérimaire parlementaire de cette formation depuis le départ de Gilles Duceppe, a jugé que «des hommes de cette trempe, on en manque à la Chambre des Communes». Selon lui, Jack Layton a «transformé le NPD».

    Le député libéral de Bourassa, Denis Coderre, a côtoyé la disparu pendant des années à la Chambre des communes. Il en garde le souvenir d'un «homme de coeur», un «modèle de détermination et de courage», véritable «antidote au cynisme», «un gentleman, un vrai». Il ajoute que les candidats à sa succession «auront des croûtes à manger».

    Avec La Presse canadienne


    Jack Layton était âgé de 61 ans: il avait été élu chef du NPD en 2003, et a fait progresser son parti sans cesse depuis. Jack Layton était âgé de 61 ans: il avait été élu chef du NPD en 2003, et a fait progresser son parti sans cesse depuis. Jack Layton<br />
Jack Layton<br />
Le chef du NPD à la fin juillet, alors qu'il annonçait qu'il devait encore se battre contre le cancer. <br />
     
     
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