Réforme du Sénat canadien - Les jeunes libéraux du Québec en faveur d'une chambre des provinces
Lennoxville — Alors que le gouvernement Charest voit d'un très mauvais œil la réforme du Sénat entreprise par les conservateurs à Ottawa, la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (CJPLQ) croit au contraire qu'il s'agit d'une occasion d'instaurer un Sénat inspiré du modèle allemand.
«Cette modernisation constitue une occasion pour le Québec de se faire le porteur d'un projet politique novateur», dans «l'esprit du Conseil de la fédération» et s'inspirant du «fédéralisme allemand», peut-on lire dans le cahier du participant du congrès-jeunes libéral qui s'ouvre aujourd'hui à l'Université Bishop.
Dans une proposition qui sera débattue aujourd'hui, les jeunes libéraux préconisent que le Sénat soit remplacé par une «chambre des provinces et des territoires». La modernisation du Sénat «figure à l'ordre du jour des différents acteurs au sein de la fédération», estime la CJPLQ. Le Québec doit exercer un «leadership» dans un «dialogue avec les autres provinces quant à l'évolution de nos structures politiques».
En juin dernier, le gouvernement Harper a présenté un nouveau projet de loi pour réformer le Sénat, projet de loi qui prévoit l'élection des sénateurs. Le gouvernement Charest avait alors réitéré qu'il avait l'intention de contester devant les tribunaux cette réforme.
En Allemagne, les membres du Bundestrat, la chambre haute du Parlement, sont nommés par les gouvernements des länder et non par l'État fédéral. Dans son livre beige en 1980, Claude Ryan, alors chef du PLQ, avait préconisé une telle structure. En juin dernier, le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, Pierre Moreau, avait qualifié d'«inspirant» le modèle allemand d'une chambre haute contrôlée par les provinces.
Interculturalisme
À l'entrée du caucus de ses députés hier, le chef libéral Jean Charest n'a pas voulu se prononcer sur la proposition de la CJPLQ qui reprend la recommandation de la commission Bouchard-Taylor de créer un «Office québécois d'harmonisation interculturelle» en raison de «certaines ambiguïtés quant aux règles de "vivre ensemble" [qui] préoccupent actuellement plusieurs Québécois».
«Comme le veulent nos coutumes, nos traditions, on va les écouter. Surtout au début d'un congrès-jeunes, je ne chercherai pas à infléchir les débats. Ils ont une totale liberté chez nous», a affirmé Jean Charest.
Un tel office permettrait de mieux appliquer les dispositions du projet de loi 94, selon la CJPLQ. Après 30 heures en commission parlementaire au printemps, l'étude du projet de loi 94, qui établit notamment la règle du «visage à découvert» pour l'obtention et la prestation des services publics, s'est enlisée au premier article. Mais cette étude reprendra à l'automne.
Par ailleurs, le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, s'est moqué des souverainistes et de leur propension à multiplier partis, mouvements et coalitions. «On est rendu au quatrième», a-t-il lancé en faisant référence au nouveau mouvement qui jouit de l'appui de députés démissionnaires du Parti québécois. «C'est bien d'aimer la division, mais à ce point-là, dans leur famille, ça commence à être impressionnant», a-t-il raillé. La création de ce mouvement «est ironique quand même dans un contexte de période économique turbulente où tout le monde reconnaît que la solidité, autant financière que bancaire, du Canada est un atout pour le Québec».
«Cette modernisation constitue une occasion pour le Québec de se faire le porteur d'un projet politique novateur», dans «l'esprit du Conseil de la fédération» et s'inspirant du «fédéralisme allemand», peut-on lire dans le cahier du participant du congrès-jeunes libéral qui s'ouvre aujourd'hui à l'Université Bishop.
Dans une proposition qui sera débattue aujourd'hui, les jeunes libéraux préconisent que le Sénat soit remplacé par une «chambre des provinces et des territoires». La modernisation du Sénat «figure à l'ordre du jour des différents acteurs au sein de la fédération», estime la CJPLQ. Le Québec doit exercer un «leadership» dans un «dialogue avec les autres provinces quant à l'évolution de nos structures politiques».
En juin dernier, le gouvernement Harper a présenté un nouveau projet de loi pour réformer le Sénat, projet de loi qui prévoit l'élection des sénateurs. Le gouvernement Charest avait alors réitéré qu'il avait l'intention de contester devant les tribunaux cette réforme.
En Allemagne, les membres du Bundestrat, la chambre haute du Parlement, sont nommés par les gouvernements des länder et non par l'État fédéral. Dans son livre beige en 1980, Claude Ryan, alors chef du PLQ, avait préconisé une telle structure. En juin dernier, le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, Pierre Moreau, avait qualifié d'«inspirant» le modèle allemand d'une chambre haute contrôlée par les provinces.
Interculturalisme
À l'entrée du caucus de ses députés hier, le chef libéral Jean Charest n'a pas voulu se prononcer sur la proposition de la CJPLQ qui reprend la recommandation de la commission Bouchard-Taylor de créer un «Office québécois d'harmonisation interculturelle» en raison de «certaines ambiguïtés quant aux règles de "vivre ensemble" [qui] préoccupent actuellement plusieurs Québécois».
«Comme le veulent nos coutumes, nos traditions, on va les écouter. Surtout au début d'un congrès-jeunes, je ne chercherai pas à infléchir les débats. Ils ont une totale liberté chez nous», a affirmé Jean Charest.
Un tel office permettrait de mieux appliquer les dispositions du projet de loi 94, selon la CJPLQ. Après 30 heures en commission parlementaire au printemps, l'étude du projet de loi 94, qui établit notamment la règle du «visage à découvert» pour l'obtention et la prestation des services publics, s'est enlisée au premier article. Mais cette étude reprendra à l'automne.
Par ailleurs, le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, s'est moqué des souverainistes et de leur propension à multiplier partis, mouvements et coalitions. «On est rendu au quatrième», a-t-il lancé en faisant référence au nouveau mouvement qui jouit de l'appui de députés démissionnaires du Parti québécois. «C'est bien d'aimer la division, mais à ce point-là, dans leur famille, ça commence à être impressionnant», a-t-il raillé. La création de ce mouvement «est ironique quand même dans un contexte de période économique turbulente où tout le monde reconnaît que la solidité, autant financière que bancaire, du Canada est un atout pour le Québec».








