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Coupes conservatrices - Ce qui dérange

Josée Boileau   20 juillet 2011  Canada
Au nom de l'efficacité, de la rentabilité, du retour rapide sur l'investissement, au nom de tous ces mots qu'on associe au rendement — comme si gérer de l'humain se réduisait à des normes industrielles —, le gouvernement Harper continue de multiplier en douce des petites compressions aux grands effets pour les organismes concernés. Une idéologie est en marche.

Il ne s'en explique guère, si ce n'est avec de lénifiantes formules faisant état «d'une nouvelle approche» ou de laisser la chance à d'autres, mais depuis trois ans, la manière du gouvernement conservateur de gérer les subventions fédérales n'a pas varié. Il s'agit de couper sans préavis des organismes financés depuis longtemps, qui n'ont rien vu venir mais qui ont besoin du soutien de l'État. Soucieux de leur survie, ceux-ci n'osent même pas protester, espérant encore pouvoir plaider leur cause, ou misant sur un revirement de situation dans l'avenir.

Ce scénario est bien connu: depuis 2008, il a été appliqué en culture, auprès des groupes de femmes, à l'aide internationale... Cet été, c'est au tour du studio Wapikoni mobile, cette belle idée de Manon Barbeau pour approcher de jeunes autochtones, et de groupes offrant de la formation spécialisée d'être ciblés.

Vues en silo, ces coupes ont chacune leur explication. On sait maintenant que des groupes de femmes ont été victimes de leur militantisme en faveur de l'avortement; à l'international, c'est la position propalestinienne de certains organismes qui leur a valu de perdre leurs subventions. Le financement du Wakiponi mobile, lui, aurait fait son temps: d'autres projets répondent maintenant mieux aux objectifs du ministère fédéral des Ressources humaines, affirme celui-ci.

Quant aux compressions appliquées en formation par ce même ministère, et révélées hier par Le Devoir, elles sont dues à une révision globale du Programme de conseils sectoriels, qui finance présentement 35 structures de formation. Les petits organismes qui travaillent en culture ou dans le secteur social ne sont donc pas spécifiquement visés, mais vu l'approche mur à mur privilégiée par le ministère, ce sont eux qui risquent la fermeture, pas les groupes relevant de l'industrie du plastique, de l'automobile ou du pétrole, ou visant des partenariats avec le privé.

Au-delà des détails, il faut surtout retenir que le processus en cours a une conséquence, réelle et dangereuse: celle de couper les ailes à ce qui dérange. Les groupes progressistes, qui osent parler de justice sociale; les artistes, ces quêteux qui ne devraient avoir droit au soutien de l'État que s'ils font courir les masses; les mal pris qui ont le fâcheux défaut de ne pas être immédiatement employables par le secteur privé, comme ces jeunes autochtones toxicomanes ou suicidaires auxquels Manon Barbeau s'est intéressée, tous ceux-là ne font pas partie de la société conservatrice. Elle les laisse donc tomber, sans état d'âme.

Cette conviction politique teinte maintenant toute l'approche étatique, qui n'en est plus une d'équité mais de loi de la jungle. Aux plus forts de surnager, eux seront soutenus. Si les autres ne peuvent survivre dès qu'on leur coupe leurs vivres, tant pis. De toute manière, ce gouvernement a sa manière de gérer les maux sociaux: la loi et l'ordre. À quoi bon perdre du temps en missions communautaires? Quelle ignorance, quel recul.

Mais le pire, c'est que le pire est à venir: les conservateurs ont encore 4 milliards de dollars à retrancher au cours des deux prochaines années...
 
 
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  • pierre savard - Inscrit
    20 juillet 2011 06 h 28
    Les artistes ? Quelle utilité ?
    Je n'ai rien contre les artistes. Au contraire. Mais beaucoup de gens sans talent qui se disent artistes ne sont en fait que des quêteux professionnels de subventions. Est-ce que Proust était subventionné ? Est-ce que Cioran était subventionné ? Est-ce que Nietzshe était subventionné ? Les artistes les plus subventionnés de l'Histoire furent ceux de l'URSS. Résultat ? Médiocrité. Ces faux artistes subventionnés se recycleront dans autre chose de plus utile à la société. De plus, après avoir craché sur les conservateurs, il ne faut pas s'attendre à grand-chose. Les artistes doivent donc à l'avenir fairent très attention à ce qu'ils disent. De toute facon, ces "artistes" subventionnés sombreront dans l'oubli assez vite.
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  • France Marcotte - Abonnée
    20 juillet 2011 07 h 48
    M.Savard
    "Les artistes les plus subventionnés de l'Histoire furent ceux de l'URSS. Résultat ? Médiocrité."
    Avez-vous des exemples?
    On sait que les artistes de l'ex-URSS ne pouvaient s'exprimer librement, ils devaient servir une idéologie, en peinture avec le réalisme social. Eux non plus ne devaient pas déranger. Mais qu'ils étaient sans talent?
    Vous avez je pense une certaine responsabilité de ne pas dire n'importe quoi surtout si vous voulez que l'on vous prenne au sérieux.
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  • Gilles Fontaine - Abonné
    20 juillet 2011 07 h 51
    Quelle culture
    M. Savard... de qui parlez-vous? Des noms? Vous parlez à travers votre chapeau!

    Et pendant ce temps on va se payer pour plusieurs milliard de chasseurs F35 totalement inutile. On coupe 4 milliards alors que ces chasseurs vont en couter plus de 15 milliards!

    P.s. Et vous M. Savard, quelle est votre utilité?

    Gilles Fontaine
    Enseignant Université Laval, Québec
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  • Richard Evoy Richard Evoy - Abonné
    20 juillet 2011 08 h 14
    Faire attention à ce qu'ils disent?
    Comme les artistes en URSS?
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    20 juillet 2011 08 h 26
    Édifiant
    M. Savard a mis le doigt sur le bobo: les conservateurs ne subventionnent que ceux qui encensent leur idéologie - si on veut exercer sa liberté d'expression et « cracher » sur les conservateurs, alors pas de subventions. C'est tout à fait dans la ligne du « Gouvernement Harper » qui a remplacé le gouvernement du Canada - les conservateurs règnent pour leurs amis, pas pour la population canadienne. Les taxes des contribuables ne sont plus la propriété de l'état et de tous mais bien le pot du parti conservateur. Qu'on se le dise!
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  • Jean-Philippe Baillargeon - Abonné
    20 juillet 2011 08 h 47
    La charité David Lloyd Johnston
    Je ne sais pas si vous vous souvenez de ce discours sur «Une nation éclairée et bienveillante: un appel au service», le texte annonce un mandat de trois grandes priorités: soutenir les familles et les enfants; renforcer l'apprentissage et l'innovation; encourager la philanthropie et le bénévolat.
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/297368/da

    C'est vers la philanthropie et le bénévolat qu'on se dirige à nouveau. Les organisations structurantes reconnues par l'État comme nécessaires devront devenir assujetties aux dons privés et à la capacité de ceux qui ont du temps libre à donner du temps. Mais on n'est plus à l'époque où les organisations caritatives religieuses étaient structurantes. Et dans un monde où le salaire moyen et les prestations de retraites sont appelées à se résorber, je ne trouve que ces coupes et ses budgets abolis soient une bonne idée.

    On se dirige vers une société qui se concentre sur la production de main d'oeuvre bon marché où le salut viendra au jugement dernier. On est loin des prémisses de la révolution tranquille.
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  • Claude Desjardins Claude Desjardins - Abonné
    20 juillet 2011 08 h 50
    M. Savard
    L'exemple soviétique arrive souvent en fin de discussion quand l'argument manque. La même chose pour le nazisme. Enfin, se servir de ce genre d’argument au début d'une enfilade dénote un fort biais idéologique.

    Vous ne mériter pas mieux qu'un point Godwin.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin
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  • Tangomec - Inscrit
    20 juillet 2011 09 h 09
    Les groupes de femmes
    Les femmes adoptent vis-à-vis des subventions le même comportement que vis-à-vis des pensions alimentaires. Elles les conçoivent comme acquises et permanentes.

    Pourtant, le réseau socio-communautaire subventionné est surtout victime de son hypertrophie et d'un certain manque de transparence.

    Le rapport 2008/2009 du Vérificateur général du Québec (la plupart des groupes subventionnés sollicitent les 2 gouvernements), tome 1, Chapitre 3 "Soutien financier aux organismes communautaires
    accordé par le ministère de la Santé et des Services sociaux
    et les agences de la santé et des services sociaux" dénonce fermement la sous-occupation ainsi que le surfinancement automatique des fameux refuges pour femmes battues qui accaparent des millions de dollars chaque année.

    Et ce n'est que la pointe de l'iceberg.

    http://www.vgq.gouv.qc.ca/fr/fr_publications/fr_ra

    Les coupes conservatrices dérangent peut-être mais avouons que personne ne s'ennuie des publicités de la Fédération des femmes du Québec, dont le budget a été amputé d'une subvention de 300,000 du Fédéral, ce qui semble avoir rendu la FFQ aphone.

    Quand le gouvernement du Québec aura-t-il le même courage?
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    20 juillet 2011 09 h 27
    Les coupes.
    Économiquement parlant, ces coupes conservatrices semblent aussi avoir un lien avec les idéologies qu'ils défendent. La majorité que Harper voulait tant permet à celui-ci maintenant de ne même plus avoir besoin de louvoyer pour parvenir à ses fins. Ce cheval porte maintenant des œillères et le cavalier n'a rien à dire.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    20 juillet 2011 10 h 10
    Arts et URSS
    L'URSS a produit plusieurs des plus grands pianistes et violonistes du 20ième siècle. Ses compositeurs, pour avoir été moins flyés, atonaux, progressifs, dodécaphonistes, m'as-tu-vu, et déconnnectés que leurs collègues occidentaux, ont été et sont toujours drôlement plus souvent joués qu'eux. On ne peut nier que Chostakovitch en particulier a produit nombre de chefs d'oeuvre qui le mettent dans la classe des grands. On aime ou on n'aime pas le ballet classique, mais le Bolshoi est resté inégalé dans ce domaine. Même chose pour le cirque avant que notre Cirque du Soleil bouleverse cet art-sport. Et malgré la censure, Cholohhov, Pasternak, Soljenytsine parviennent à émouvoir de larges publics. D'acc, ce n'était pas fort en architecture et en arts plastiques.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    20 juillet 2011 10 h 23
    Subventionnement
    De tout temps, les arts ont vécu du subventionnement, que ce soit des pouvoirs publics, des rois et des seigneurs, des Églises ou (comme aux É.-U. actuellement) des fondations et des millardaires. Ça, c'est l'art soi-disant élitiste, mais qui est celui qui traverse le temps et les modes, et qu'on vient de loin admirer après des siècles. Bien sûr il y a aussi l'art commercial, consommable et jetable comme un journal à potins, qui rapporte des profits, celui qu'adorent les Harper de ce monde, Puis il y a l'art authentiquement populaire qui charme par sa spontanéité et, souvent, son sens instinctif de la beauté, que ce soit les harmonies de couleurs haïtiennes ou de sonorités latines.
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  • Denis Veillette - Abonné
    20 juillet 2011 10 h 50
    Idéologie
    Ce gouvernement con-servateur est voué à la promotion d'une idéologie qui prétend ne pas en être une: le néo-libéralisme. Il est clair qu' une partie de la population (et des signataires ici) n'en sont pas conscients...
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  • Jean de Cuir - Abonné
    20 juillet 2011 10 h 57
    Catimini?
    C`est le catimini qui me fait frissonner. Quant à M. Pierre Savard, il faut le laisser à ses opinions qui selon lui ne sont pas discutables. Je répète que le gouvernement conservateur du Canada ne représente en fait que 25% de la population. Faites le calcul svp. On peut bien vouloir ajuster les budgets, mais ne faut-il pas que toute la population soit de la partie par divers truchements : clarté des présentations; buts à obtenir; tenir compte du bien commun; et du rôle du Canada; etc., etc. Réorganiser les finances publiques n`est pas affaire de parti, mais bien de gouvernance, selon le nouveau mot d`ordre. Et le supposé de celle-ci est la justice : rendre à chacun son dû! Et qu`est-ce qui est dû? C`est ensemble qu`il importe de le définir! La partisannerie n`a rien à voir. Ce gouvernement montre noir sur blanc qu ìl n`est pas parvenu à dépasser sa soif du pouvoir pour le pouvoir, ce qui est le fond de toute idéologie cherchant à s`imposer envers et contre l`ensemble, ici, la majorité!
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  • Victor Beauchesne - Abonné
    20 juillet 2011 11 h 40
    le gros méchant loup est dans la bergerie
    Pitié pour les pauvres brebis que sont devenues les organismes financées avec les seuls deniers publics. Le gouvernement va gérer de façon plus serrée et, quelle horreur, il risque de réduire ou couper complètement les vivres .

    Mme Boileau crie au scandale, c'est de bonne guère. Cependant ce qu'elle oublie, alors qu'une bonne partie des citoyens canadiens connaissent des baisses de revenus importants, les gouvernements doivent gérer avec plus de parcimonie et tôt ou tard doivent couper. Ses commentaires son sur un ton d'outrage moral comme si l'argent poussait dans les arbres et qu'un gouvernement ne devait pas avoir d'idéologie. Bien sûr que l'idéologie influence, c'est normal. Si le NPD était élu, son idéologie sociale influencerait ses choix de finances publiques aussi. Chaque parti politique a une idéologie.
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  • BernardP - Inscrit
    20 juillet 2011 13 h 39
    Moi, ça ne me dérange pas.
    Il est nécessaire de faire le ménage de temps en temps.
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  • Ramm - Inscrit
    20 juillet 2011 14 h 14
    Déformer la réalité
    Ce qui déforme la réalité dans un article tel que celui de Madame Boileau et de certains autres de ses collègues au fil des ans, c'est qu'on met l'emphase uniquement sur les retraits de subventions dans des secteurs qui permettent facilement d'étiqueter les Conservateurs d'idéologues. On laisse ainsi entendre qu'on met des bâtons dans les roues d'organismes plus à gauche qui se montrent plutôt critiques face aux Conservateurs. Or, le portrait global des retraits de subventions touchent plusieurs autres secteurs dont notamment celui du développement économique. Et à titre d'exemples, le parc biomédical de Sherbrooke a été visées par celles-ci, comme ce fût également le cas pour les Technopoles de plusieurs régions.

    C'est facile d'isoler certaines actions pour taxer le gouvernement de ci et de ça, mais ça devient plus difficile et moins crédible d'en faire autant quand on regarde l'image globale du plan d'actions. Les plus perspicaces diront que toutes les autres décisions méritent d'être tasser du revers de la main parce qu'elles n'existent que pour mieux noyer le poisson. On comprend alors que certains organismes sont jugés intouchables et que c'est peine perdu d'y apporter une justification. Vache sacrée quand tu nous tient.
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    20 juillet 2011 14 h 16
    @Victor Beauchesne
    ''Ses commentaires son sur un ton d'outrage moral comme si l'argent poussait dans les arbres ...''
    Monsieur Beauchesne, l'argent pousse dans les arbres, le pétrole, les mines. Au Canada, nous sommes tous millionnaires sur papier. Réjouissez-vous et encouragez nos idéologues de droite à partager plutôt qu'à couper.
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  • Jean de Cuir - Abonné
    20 juillet 2011 14 h 24
    Couper, de coup -action de frapper!
    C'est de bonne guerre : le gouvernement a raison; le gouvernement n'a pas raison. Mais ce qui est soulevé, c'est non seulement la nature des coupes, mais le fait que cela se réalise derrière les portes fermées. N'a-t-on pas le droit de savoir en tant que citoyen? N'est-on pas en droit d' obtenir des clarifications et des justifications, car ce gouvernement se doit de représenter tout le peuple et non de s'aplatir dans une bulle idéologique et d'y demeurer en chantant un refrain concocté par la pire conception économique, celle de la guerre entre les uns et les autres au nom de la primauté des intérêts individuels ( = le néolibéralisme). Je ne suis pas contre l'efficacité, le rendement, l'amélioration, la prudence et même la miséricorde, la bienveillance et la magnanimité; cependant il y a une réalité qui se nomme la justice en regard d'un bien commun qui nécessite la participation de tous aux débats. Or, le secret ne fait que favoriser le pouvoir pour le pouvoir, souvent, la plupart du temps, au détriment de l'intérêt de tous. Quel est-il donc ? Pour le savoir, le discuter ouvertement aux oreilles de tous!
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  • Nelson - Inscrit
    20 juillet 2011 22 h 53
    PARCE QUE LES CONSERVATEURS FANATIQUES DÉRANGENT LES QUÉBÉCOIS, CEUX-CI ONT VOTÉ À 82% CONTRE EUX.
    Même en laissant sur la glace cette fois, la Question Nationale.

    Mais le Ouest de Canada se sent menacé par l'Est, (Ontario et le Québec), et ils votent massivement conservateur.

    Même ceux que vont être victimes des coupures, eux aussi.

    Nous savons que la base idéologique conservatrice est fondamentaliste religieuse, et les communautés culturelles plus intégristes ont voté pour eux aussi, en Ontario.

    En plus les intérêts de la droite économique passera avant de ceux des travailleurs et des pauvres.
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