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    À la défense du studio Wapikoni mobile

    19 juillet 2011 |Marco Bélair-Cirino | Canada
    Plusieurs voix se sont élevées hier pour demander à la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane Finley, de revenir sur sa décision de couper les vivres au Wapikoni mobile, le studio ambulant de création audiovisuelle et musicale.

    Parmi elles, le NPD exhorte Mme Finlay à annuler la décision de ne pas renouveler la subvention de près de 500 000 dollars versée à l'organisme voué à offrir aux jeunes des Premières Nations du Québec l'occasion de s'exprimer au moyen d'oeuvres vidéo et musicales. «Cette décision, annoncée du jour au lendemain, ampute l'organisme à but non lucratif du coeur de son budget et remet en cause toute la tournée qui devait être faite cette année dans douze communautés autochtones, où les jeunes attendaient la venue du studio mobile», a déclaré la porte-parole de l'opposition officielle en matière de développement des compétences, Marjolaine Boutin-Sweet.

    Du côté du gouvernement du Québec, le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, a sollicité l'aide de son homologue fédéral, John Duncan, afin «que le financement du fédéral soit au rendez-vous, au moins cette année».

    M. Kelley a dénoncé le fait que la «réponse négative, que personne n'attendait», a été dévoilée à la fin de juin, alors que le Wapikoni mobile avait déjà donné le coup d'envoi de sa saison d'activités. «Dans ces circonstances, c'était vraiment un choc. [...] Le fédéral, avec ses responsabilités envers les autochtones au Québec, a tout intérêt à participer à ce programme.»

    Québec pourrait «très difficilement» combler le manque à gagner de près de 500 000 dollars de l'organisme dirigé par la cinéaste Manon Barbeau, a indiqué M. Kelley.

    Le ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences (RHDCC) a fait valoir, hier, que le programme Connexion compétences, dont bénéficiait le Wapikoni mobile, est «très populaire». «RHDCC n'a pas retenu le projet de Wapikoni comme bénéficiaire d'un financement du programme Connexion compétences, puisque d'autres projets répondaient mieux à l'objectif du programme, c'est-à-dire amener les jeunes à acquérir la vaste gamme de compétences et d'expériences de travail nécessaires pour participer au marché du travail», a fait savoir le ministère.












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