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Cinéma - Ottawa porte un coup aux jeunes créateurs autochtones

Le studio Wapikoni mobile est privé d'une aide de près de 500 000 $

Marco Bélair-Cirino   18 juillet 2011  Canada
Manon Barbeau exhorte la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane Finley, à enjoindre à ses fonctionnaires de faire marche arrière, sans quoi le Wapikoni mobile devra faire une croix sur cette 8e année et se tourner vers d'autres bailleurs de fonds.
Photo : Jacques Grenier – Le Devoir
Manon Barbeau exhorte la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane Finley, à enjoindre à ses fonctionnaires de faire marche arrière, sans quoi le Wapikoni mobile devra faire une croix sur cette 8e année et se tourner vers d'autres bailleurs de fonds.
Le Wapikoni mobile, ce studio ambulant de création audiovisuelle et musicale qui devait s'arrêter au cours des prochains mois dans 12 communautés autochtones du Québec, a dû mettre un frein à ses activités. Le ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences du Canada a coupé les vivres sans avertissement à l'organisation à but non lucratif dont le travail a été maintes fois applaudi, a appris Le Devoir.

Manon Barbeau, fondatrice et directrice générale du Wapikoni mobile, est tombée des nues il y a trois semaines lorsqu'elle a appris que Service Canada venait d'opposer une fin de non-recevoir à une demande de subvention de 490 000 dollars, faisant capoter la 8e année du Wapikoni mobile.

«Ce dont on est privé, c'est le coeur du projet, qui était cette maison des jeunes sur roues, ce studio ambulant sur roues qui allait vers les jeunes autochtones, qui roulait vers eux parce qu'ils en valent la peine», se désole la cinéaste.

Le motorisé flambant neuf équipé de «matériel de pointe pour permettre aux jeunes d'être compétitifs», financé par le gouvernement du Québec, sera immobilisé à l'instar des deux autres véhicules qui sillonnent les communautés autochtones et qui font partager la passion du court métrage à des dizaines de jeunes.

L'équipe de direction du Wapikoni mobile, qui fait face à un manque à gagner de près d'un demi-million de dollars, a aussi dû se résoudre à réduire les semaines de travail d'une poignée d'employés et à rompre les contrats de travail de près de 20 coordonnateurs, d'assistants-formateurs et de formateurs originaires de différentes communautés autochtones, dans un contexte où les offres d'emploi ne foisonnent pas. «Service Canada est supposé être là pour nous aider à créer des emplois. C'est vraiment paradoxal», lance Mme Barbeau, qui est toujours interloquée par suite de la décision de la sous-ministre adjointe des Ressources humaines et du Développement des compétences, Johanne Lamothe, de faire tomber le couperet sur le Wapikoni mobile alors que, selon nos informations, le bureau régional du Québec du ministère avait donné le feu vert à la demande de subvention.

La décision de la sous-ministre adjointe témoigne d'«une absolue méconnaissance de ce qui est en train de se faire» dans les communautés autochtones du Québec qui accueillent le Wapikoni mobile, estime Manon Barbeau.

«Quand j'ai dit aux jeunes: "Je ne suis pas sûre d'aller dans vos communautés", leurs visages se sont défaits parce qu'eux, ces jeunes qui ont développé des compétences et qui commencent à penser en cinéaste, ont une raison de vivre, ils ont quelque chose à faire. Pour certains, c'est la bouée de sauvetage annuelle qui leur permet tranquillement d'avoir la tête hors de l'eau. Cela a un impact majeur [sur leur vie].»

Manon Barbeau exhorte la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane Finley, à enjoindre à ses fonctionnaires de faire marche arrière, sans quoi le Wapikoni mobile devra faire une croix sur cette 8e année et se tourner vers d'autres bailleurs de fonds.

«Ce qu'on souhaiterait, c'est que madame la ministre Finlay révise le dossier pour nous permettre, au moins, de nous donner cette année [la subvention] afin que les jeunes ne soient pas pénalisés et que nous ayons le temps de nous retourner», comme en appelle de tous ses voeux Mme Barbeau, qui a aussi sollicité l'aide de Christian Paradis, lieutenant politique du premier ministre Stephen Harper au Québec.

Eva Ottawa, grande chef du Conseil de la nation atikamekw, et Ralph Cleary, directeur général de la Commission de développement des ressources humaines des Premières Nations du Québec, ont joint leur voix à celle de la cinéaste. Ils demandent à Mme Finley «d'intervenir d'urgence pour permettre au Wapikoni mobile de commencer ses activités le plus rapidement possible».

«Le Wapikoni mobile touche directement une clientèle à laquelle les organismes institutionnels ont peu accès, constituée de décrocheurs, de chômeurs, de jeunes ayant un emploi précaire ou d'étudiants à risque élevé de décrochage, comme le sont malheureusement trop de jeunes de nos communautés. Sa capacité de rejoindre et de mobiliser ces jeunes en fait un organisme unique en son genre qui leur donne le goût d'apprendre, les motive à surmonter les obstacles et les encourage à entreprendre ou à poursuivre un cheminement qui les prépare à relever les défis du monde du travail et à s'y intégrer», fait valoir M. Cleary dans une lettre qui a été transmise à la mi-juin au cabinet de la ministre et dont Le Devoir a obtenu copie.

Quelque 2000 jeunes ont été initiés au cinéma au fil des ans dans le Wapikoni mobile, réalisant pas moins de 450 films. Trois d'entre eux sont aujourd'hui à pied d'oeuvre à Téléfilm Canada en train de plancher sur des longs métrages, alors que d'autres ont décroché des emplois enviables, notamment à Radio-Canada.

«On [Service Canada] ne veut plus de dérogation. Il faudrait, par exemple, que tous les jeunes trouvent des emplois tout de suite après qu'on est passé, alors qu'on sait que, quand on arrive, il y en a plusieurs qui sont soit toxicomanes, soit suicidaires, et qu'il n'y a pas d'emplois dans les communautés. Donc, ça se fait très progressivement. Ça finit par se faire, mais pas du jour au lendemain», explique Manon Barbeau.

Celle qui a fondé en 2002 le Wapikoni mobile, en collaboration avec le Conseil de la nation Atikamekw et le Conseil des jeunes des Premières Nations du Québec et du Labrador, s'apprêtait à aviser, par le biais d'une lettre dans des journaux autochtones, les communauté qu'elles ne verraient pas venir la roulotte. «Moi, ça m'arrache le coeur. Ce n'est pas un projet anonyme, je les connais, ces jeunes-là. [...] Je m'inquiète pour eux parce que c'est un gros morceau dans leur vie. Il faut que je leur parle pour leur dire que ce n'est pas à vie, en fait qu'on souhaite que ça ne soit pas à vie, et qu'on travaille très fort pour trouver des solutions avec eux autres», confie-t-elle au Devoir.

De leur côté, Santé Canada, qui finance des escales d'hiver de la roulotte «dans les communautés les plus à risque», Condition féminine Canada et Prévention de la criminalité Canada continuent d'accorder un soutien financier.
 
 
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  • Matemiste - Abonné
    18 juillet 2011 05 h 31
    Le gouvernement des entreprises
    On ne vois plus les humains mais seulement des consommateurs et des contribuables pour se payer des avions de guerre, de la propagande pour mieux protéger le profit des entreprises au lieu des gens.

    Même quand ces entreprises foutent tout le monde dehors on continu de croire les chansons des "Économistes"!?

    Ces autochtones, on essai de les faire taire pour mieux les abuser ?

    Il faut arrêter de se mettre la tête dans le sable et se rendre compte que c'est un acte de censure. Nous sommes en train de lapider l'environnement à grand frais pour mieux nous écraser, comme une autre taxe cachée... mais tout ça pour mieux faire rouler les BM des p'tits amis de ces politiciens sans valeurs.

    Il est temps de s'inspirer de l'Islande et de mettre ses voleurs à cravate au service communautaire forcé; Genre balayer les rues puisqu'il n'y a pas de sot métier... juste des besoins à combler et quelques rares vraies valeurs à sauvegarder.
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  • Yves Côté - Abonné
    18 juillet 2011 06 h 12
    Valeurs à sauvegarder...
    La seule valeur à sauvegarder pour les conservateurs du Canada, c'est celle de la supériorité indéniable de l'oligarchie historique, monarchique et économique canadienne.
    Les autres valeurs, elles doivent être combattues jusqu'à leur anéantissement final.
    Vive le Québec libre et républicain !
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    18 juillet 2011 07 h 07
    Voleurs à cravate
    Nos gouvernements fonctionnent de plus en plus comme des organisations mafieuses.
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  • jean-claude Vincent - Abonné
    18 juillet 2011 07 h 18
    Harper une vision. Notre argent.
    490,000$ pour une petite entreprise de création audiovisuelle et musicale qui aide les jeunes créateurs autochtones du Québec, c'est bien trop cher voyons.
    Le gouvernement n'en a plus les moyens. Il doit rencontrer ses obligations dans le contrat des F35 qui nous coûtera au moins 15 milliards de dollars (prix de départ).

    Les gens n'ont donc pas le sens des priorités!
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  • Suzanne Bettez - Abonné
    18 juillet 2011 08 h 21
    Retroussons nos manches
    Je suis attentivement les activités de la Wapikoni mobile depuis les débuts. Suis allée voir ce qu'ils font sur le site de l'ONF.

    Quel projet novateur, allumé, rassembleur, à hauteur d'humains.

    Le gouvernement du Canada fait encore une fois la preuve de sa courte vue, de son enfermement idéologique, d'un manque flagrant de savoir-vivre. Le minimum de la décence aurait été de prévenir une année à l'avance de ses intentions de couper les vivres afin de permettre aux organisateurs, aux amis fidèles (et ils sont nombreux), de trouver une autre formule viable pour la suite des activités. Mais depuis le 2 mai, on est loin de la décence et du savoir vivre.

    Retroussons nos manches et ne laissons pas un gouvernement nous dicter comment vivre en société. Soyons encore une fois solidaires et créatifs pour soutenir une activité réelle qui, pour une rare fois, est à l'opposé des voeux pieux.

    Voici ma façon de dire à Manon Barbeau : continue, je suis derrière toi.

    Suzanne Bettez
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  • Suzanne Bettez - Abonné
    18 juillet 2011 08 h 22
    Retroussons nos manches
    Je suis attentivement les activités de la Wapikoni mobile depuis les débuts. Suis allée voir ce qu'ils font sur le site de l'ONF.

    Quel projet novateur, allumé, rassembleur, à hauteur d'humains.

    Le gouvernement du Canada fait encore une fois la preuve de sa courte vue, de son enfermement idéologique, d'un manque flagrant de savoir-vivre. Le minimum de la décence aurait été de prévenir une année à l'avance de ses intentions de couper les vivres afin de permettre aux organisateurs, aux amis fidèles (et ils sont nombreux), de trouver une autre formule viable pour la suite des activités. Mais depuis le 2 mai, on est loin de la décence et du savoir vivre.

    Retroussons nos manches et ne laissons pas un gouvernement nous dicter comment vivre en société. Soyons encore une fois solidaires et créatifs pour soutenir une activité réelle qui, pour une rare fois, est à l'opposé des voeux pieux.

    Voici ma façon de dire à Manon Barbeau : continue, je suis derrière toi.

    Suzanne Bettez
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    18 juillet 2011 08 h 29
    Les conservateurs ont coupé
    plein de subventions entre autres à Montréal. Ils coupent donc partout où ils croient qu'ils pourront le faire pour respecter leurs promesses de coupes au déficit. Un petit 500000$ par ci un petit million par là. Il faudrait décider ce que nous voulons entre réduire la dette publique ou nous faire de beaux festivals.
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  • mariejodel jodel - Inscrit
    18 juillet 2011 08 h 40
    Avec tous ce que les gouvernement doivent aux autoctones
    Comment peuvent-ils ne pas leurs rendrent,umpeu de ce qu'ils leurs ont pris jadis ,ne pas oublier que si aujourd'hui nous
    avons des choix ,c'est en parties parcequ'ils nous l'ont permis. alors rendez a Cézar ce qui est a Cézar.Nous apprenons beaucoup a leurs contacts,ils ne demande qu'a faire leurs places ,comme tous les autres ethnies.merci de le lire .Mariejodel
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  • Roland Berger - Abonné
    18 juillet 2011 08 h 58
    Logique conservatrice
    Si l'on encourage les jeunes autochtones à s'exprimer par les arts, ils ne voudront plus travailler pour gagner leur vie. Voilà la logique conservatrice.
    Roland Berger
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  • Pierre-E. Paradis - Inscrit
    18 juillet 2011 09 h 59
    Punir l'engagement politique de l'autre Mme Barbeau?
    Et hop... une autre institution culturelle de moins. L'hécatombe se poursuit. Pour le prix de quelques bombes high-tech larguées sur la Libye, le Wapikoni mobile permettait aux jeunes autochtones de rêver, s'exprimer et acquérir des compétences.

    Ça ne m'étonnerait pas du tout que le gouvernement Harper ait eu l'intention de punir Mme Barbeau pour l'engagement pro-Palestinien de sa fille Anaïs.
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  • SDenault - Inscrit
    18 juillet 2011 10 h 43
    Continuer de dénoncer
    Harper, petit roi inculte, philistin.. Il préfère mettre l'argent dans les prisons, la guerre et les jets... Il faut continuer de dénoncer ces exécrables choix du gouvernement fédéral majoritaire et ultra conservateur.
    Des gens comme vous à Wapikoni Mobile faites un travail important pour la dignité de la condition humaine .
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    18 juillet 2011 11 h 15
    Majoritaire...
    Depuis que l'administration Harper a eu sa majorité, ils agissent en jars et ne respectent plus rien. On est en pleine saison de la Wapikoni mobile et on leur annonce qu'on vient de couper leur subvention... Plus arrogant que cela, tu meurs! C'est ça une majorité conservatrice et ça vient juste de commencer. Attendez-vous à la même chose ou pire pour encore au moins 4 ans.
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  • Alexandre Gauthier - Abonné
    18 juillet 2011 11 h 27
    Le début
    Combien de projets extraordinaires seront coupés par les Conservateurs au cours de leur mandat majoritaire ?

    Solidarité à toute l'équipe de Wapiconi qui fait un travail formidable depuis 8 ans !
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  •  
  • Migona - Inscrit
    18 juillet 2011 12 h 27
    wapikoni mobile
    Harper n'aime pas les autochtones et depuis qu'il a coupé les vivres de Wapikoni mobile prouve seulement son dédain envers les premières nations.
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  • André Michaud - Inscrit
    18 juillet 2011 13 h 50
    Le Cinéma une priorité ?
    Initier des gens au cinéma, ou à la peinture, ou à la musique est bien en soi, mais est-ce une priorité ?

    Ces communautés ont besoin d'un vrai développement économique, basé sur ce qui a remplacé la chasse et la cueillette: l'éducation et l'entrepreneurship. Les jeunes amérindiens ne veulent pas vivre continuellement dans le passé, de chasse et de pêche, à vivre dans des tentes, ils veulent aussi vivre dans le présent: maison, auto, internet, les nouvelles technologies...

    Sans renier ses ancêtres , il faut vivre dans le présent. Quand des animaux voient qu'il n'y a plus assez de nourriture sur un territoire, ils vont plus loin...ils ne s'entêtent pas à pleurer sur le passé, et rester sur place, car ils doivent survivre.

    Les réserves sont des ghettos, chômage, toxicomanie, violence conjugale, sous-éducation..et ce n'est sûrement pas le cinéma qui va régler ces graves problèmes.

    Ceux qui veulent avoir pour leurs enfants les mêmes avantages que les autres enfants canadiens, doivent quitter les réserves et devenir des citoyens canadiens à part entière. Je ne vois pas d'autre solution RÉALISTE pour sortir de la mendicité et avoir un avenir pour ses enfants. Car ces enfants méritent les mêmes chances tous leurs concitoyens canadiens, ce qui est IMPOSSIBLE sur la plupart des réserves.

    Cependant , Wendake, près de Québec, semble une communauté qui s'intègre bien dans la modernité, sans renier ses origines.. Les chances d'avoir une éducation de base et de trouver un bon emploi sont meilleures. J'appuierais des projets pour que Wendake intègre des gens d'autres communautés qui veulent un meilleur avenir pour leurs jeunes. Je serais prêt à accorder plus de territoire à Wendake pour accueillir leurs "cousins" des autres communautés.
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  • northernbud - Inscrit
    18 juillet 2011 14 h 01
    Un délice !
    Pour les dretteux !

    Et les conservateurs qui continuent dans leur spécialité : les coupes à l'aveugle (500000$ ici, 1M là) pendant qu'on continue de flamber des milliards dans l'armée et les prisons et qu'on continue de subventionner ces assistés sociaux de luxe que sont les pétrolières et les banques.
    Pathétique
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  • Citoyen cynique - Inscrit
    18 juillet 2011 14 h 10
    C'est pas idiot. C'est efficace et bien fait.
    Un des objectif$ du parti est de profiter des problème$ $ociaux pour faire du fric. Pour détourner l'argent public ver$ de$ entrepri$e$ de $ervice$ privées, amie$ du parti.

    Par cette petite coupure :

    1-On neutrali$e un des programme$ $ociaux qui réhabilitent efficacement le$ criminel$ débutant$, avant qu'il$ ne deviennent dangereux pour les autre$. On vient de con$truire des pri$on$ et il faut le$ remplir pour les rentabili$er. Vive le profit! La criminalité diminue mai$ on con$truit des pri$on. On a donc l'intention de créer de la nouvelle criminalité. Ben oui. Il faut ce qu'il faut.

    2-On éloigne du parti ceux qui ont une conscience sociale (on ne veut pas qu'ils viennent mettre des bâtons dans les roues) pour ne garder à la base que ceux qui se foutent des autres et au sommet les rapaces sans scrupules.

    3-On sabote les solutions imaginatives et efficaces en les mettant à la rue pour bien montrer aux militants obéissants du parti ce qui arrive quand on use de son imagination ou de son esprit de solidarité.

    Bravo! C'est dans ce parti qu'il faut inve$tir. Y'a d'lavenir dans le malheur.
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  • sco100 - Abonné
    18 juillet 2011 14 h 34
    Plombier ou électricien, ca leur tenterait pas?
    C'est très glamour, faire des films, mais si on tient à former ces jeunes, pourquoi ne pas les orienter vers des métiers en pénurie? C'est bien gentil des professionels de l'audio-visuel et des cinéastes, sauf qu'on en a à revendre.

    C'est comme le bon docteur Julien qui veut transformer les enfants d'Hochelaga en chanteurs et en musiciens. C'est leur vendre du rêve. Il serait plus pratique de leur apprendre à réparer une lampe, un grille-pain ou un pommeau de douche. Plombier, électricien ou maçon, ce sont là des métiers où le taux de placement est presque de 100% et on y gagne fort bien sa vie.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    18 juillet 2011 15 h 02
    Ce matin à Franco Nuevo
    La cinéaste Manon Barbeau se plaignait des coupures des conservateurs (le déficit est de 30 milliards). Juste après, la cinéaste Micheline Lanctot se ventait que, lorsqu'elle venait à Montréal, elle allait d'abord faire le plein aux États-Unis, histoire d'épargner 10$ sur son plein d'essence. Chez nous on a appelle ça de l'évasion fiscale. Ou parler des deux cotés de la bouche.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    18 juillet 2011 16 h 31
    Les conservateurs et la culture
    Comme il l'a déjà fait pour d'autres institutions culturelles, le gouvernement fédéral a décidé de couper les vivres au studio de cinéma Wapikoni mobile.

    Par contre, on a pu voir et entendre à la télé notre PM interpréter une chanson rock. De plus, il vient de tenir un petit rôle dans une télésérie policière.

    Finalement, c'est peut-être ça, la politique culturelle des conservateurs !
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  • Antoinette - Abonnée
    18 juillet 2011 17 h 03
    Quelle mauvaise décision!
    J'ai toujours regardé ces court-métrages réalisés par les jeunes des Premières nations. Quel beau travail et ces films sont si émouvants! Le travail de Mme Barbeau doit se poursuivre. C'est une nécessité.

    Afin de l'appuyer dans la poursuite de son projet, nous pourrions écrire à Mme Finley, Ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, et lui demander «de faire marche arrière... sans quoi le Wapikoni mobile devra faire une croix sur cette 8e année et se tourner vers d'autres bailleurs de fonds.»

    Mme Barbeau dit : «Ce qu'on souhaiterait, c'est que madame la ministre Finlay révise le dossier pour nous permettre, au moins, de nous donner cette année [la subvention] afin que les jeunes ne soient pas pénalisés et que nous ayons le temps de nous retourner». Puisqu'elle a aussi sollicité de « tous ses voeux... l'aide de Christian Paradis, lieutenant politique du premier ministre Stephen Harper au Québec», servons-nous donc de ses mots et mettons M. Paradis en copie conforme de notre lettre.

    Carole Smith
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  • André Loiseau - Abonné
    18 juillet 2011 18 h 33
    La colère ne décolèrera pas.
    La révolution, peut-être?
    Mais le ROC suivrait pas. Le ROC l'aime bien. Harper n'a même plus besoin du Québec pour se faire élire majoritairement.
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  • André Loiseau - Abonné
    18 juillet 2011 18 h 41
    @ Pierre Paradis
    Vous avez raison. Harper ne nous doit rien et n'a pas besoin du Québec.
    Il peut se venger à loisir et il le fait à chaque occasion. Il ne représente le Québec qu'en façade, en baragouinant notre langue.
    Il aura grand plaisir à nous botter les fesses jusqu'à la prochaine qu'il gagnera encore, sans nous.
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  • chief2000 - Inscrit
    18 juillet 2011 21 h 04
    A quel prix s.v.p.
    Les communautés pourraient se servir de cet argent pour donner de la formation et des services durables. C,est bien de visiter les communautés et d'offrir des ateliers pendant 2-3 semaines , mais combien ca coûte et qui en profite. Ce n,est pas vrai que les films sont faits par les jeunes. Ils sont produits par son équipe qui s,inspire des idées des jeunes. Avec cet argent on pourrait former une cinquantaine de jeunes en formation professionnelle par année, offrir des loisirs et des activités sportives ou culturelles. Les communautés qui soumettent des projets au fédéral n,ont pas la notoriété de Mme Barbeau et n'ont pas droit à des dérogations. Je ne suis pas d'accord sur les coupures que le fédéral fait chez les autochtones, mais lorsqu'ils ont coupé tout le budget destiné à la préservation des langues autochtones , les médias n,ont rien écrit sur le sujet. On fait pas partie du jetset.
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  • metisse - Inscrit
    18 juillet 2011 21 h 17
    Merde
    Bonsoir
    J'avais des choses à dire sur ce sujet, en faveur du projet, mais votre limite de 2000 caractère me fait c... Cette restriction m'étonne de la part du devoir qui dénonce les accrocs à la liberté d'expression, notamment celles su gouvernement Harper.
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  • Sabine - Abonné
    18 juillet 2011 21 h 50
    L'expression et la mémoire
    Ce n'est pas du gaspillage de créer des projets qui génère la passion des jeunes des premières nations. Avant de faire un métier "utile" à la société, il faut tout d'abord avoir le sentiment d'exister. Non, ce n'est pas si glamour de faire des films, c'est avant tout donner à ces jeunes une voix, une fierté et le goût de s'engager.
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  • L-I-O-N-E-L - Inscrit
    18 juillet 2011 22 h 24
    Ça veux dire beaucoup cette phrase?
    Es-ce que cette partie de phrase ne cacherait pas une certaine vérité?

    ce studio ambulant de création audiovisuelle et musicale qui devait s'arrêter au cours des prochains mois dans 12 communautés autochtones du Québec.

    Voilà... du QUÉBEC.

    Es-ce une manière de nous "remercier" vu le peu de députés élus?

    Regarder attentivement ce que fait Harper contre le Québec...
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  • yannick.legault@sympatico.ca - Abonné
    18 juillet 2011 22 h 50
    Ignobles, ce sont des Destructeurs
    Les conservateurs ne sont pas des conservateurs, au sens où ils ne prennent pas soin des personnes, leur environnement et leurs institutions.
    Tout est bafoué...
    Pour ajouter à l'inculture, voici la bêtise, l'ignominie, la petitesse et l'effronterie à son plus bas niveau.
    Arrêtez-moi quelqu'un, je n'aurai de cesse de trouver des synonymes pour caractériser vos actes barbares.
    Ils font peur et à la fois, le jugement de l'Histoire à leur égard sera sans appel : ce sont des Destructeurs !?! Les bleus en Enfer !!
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  • Laurent Desbois - Inscrit
    24 juillet 2011 10 h 46
    Samiam est un produit du sudio Wapikoni!!!
    Samian feat. Florent Vollant - Tshinanu
    http://www.youtube.com/watch?v=p2MGKqAvNRU
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