dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 16h33
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Couronne britannique - Une épuration linguistique qui se poursuit

Gilbert Paquette et Mario Beaulieu, Porte-parole de Cap sur l'indépendance  9 juillet 2011  Canada
La récente visite du couple princier au Québec a suscité une réaction négative chez un grand nombre de Québécois, et notamment de la part des 22 organisations regroupées dans le réseau Cap sur l'indépendance, qui contraste avec l'accueil délirant au Canada anglais. Cela s'explique. Bien sûr, les invités du gouvernement Harper sont sympathiques et nul doute que, dans un Québec indépendant, ils seraient reçus en toute amitié, comme tout chef d'État ou souverain étranger. Mais dans le contexte actuel, ils représentent la Couronne britannique, laquelle a perpétré, parfois engagé, parfois entériné, des actions systématiques d'épuration linguistique qui ont presque réussi à éliminer le fait français hors Québec et qui menacent depuis 1982 les efforts de francisation du Québec réalisés par la loi 101.

Le gouvernement Harper s'est livré à une opération de racolage monarchique et de propagande fédéralisante masquant le fait que jamais le Québec n'a signé la Constitution canadienne en vertu de laquelle la monarchie britannique «règne» sur le Canada et le Québec. Cette institution anachronique nous rappelle notre subordination à l'État canadien tout en nous coûtant un «tribut des suites de la Conquête» de quelque 10 millions par année. En fait, nous finançons par nos impôts la famille royale, le gouverneur général et le lieutenant-gouverneur du Québec, symboles de notre domination par l'État canadien.

Un peu d'histoire

Il faut rappeler qu'en 1982, c'est la grand-mère du prince William, la reine Elizabeth, qui a entériné le rapatriement de la Constitution de Londres à Ottawa malgré l'opposition presque unanime au Québec. La Couronne britannique s'est faite complice de ce coup de force, niant la prétendue «égalité des deux nations fondatrices» qu'elle avait le devoir de protéger. Le gouvernement canadien a alors réussi à imposer unilatéralement au Québec une Charte des droits conçue expressément pour contrer la Charte de la langue française.

À la suite de plusieurs jugements de la Cour suprême initiés par des groupes anglophones financés par Ottawa, la loi 101 a subi plus de 200 amendements, dont les plus récents sur les «écoles passerelles». Cette négation de l'équilibre linguistique établi démocratiquement au Québec par la Charte du français est une honte et ses effets continuent de menacer le fait français au Québec même.

Cette histoire de la Couronne britannique au Canada est celle d'une épuration linguistique et d'une assimilation systématique planifiée depuis 250 ans. L'Amérique du Nord compte des millions de descendants d'origine française ayant tout oublié de leurs racines, jusqu'à leur langue. Au Canada, en dehors du Québec, il ne reste plus que 4,5 % de citoyens de langue maternelle française, dont la moitié ne parle plus français à la maison, malgré les images lénifiantes que tente de véhiculer Radio-Canada.

Cela a commencé en 1755 lorsque plus de 12 500 Acadiens, sur une population de près de 15 000 habitants, furent déportés sur ordre de la Couronne britannique. En conséquence de cet exil ou en essayant d'y échapper, de 7500 à 9000 moururent. On peut parler du génocide acadien. Fut ensuite réprimé dans le sang le mouvement des Patriotes de 1837-1838, qui revendiquait la démocratie parlementaire et l'émancipation nationale. Vint ensuite l'Acte d'Union de 1840 à la suite des recommandations de lord Durham, fusionnant le Haut-Canada et le Bas-Canada afin de créer une majorité anglaise et éventuellement d'assimiler complètement les Canadiens français.

Mesures dévastatrices

Après avoir mis en place tous les outils permettant notre minorisation, dont la Constitution de 1867, l'anglicisation de l'Ouest canadien a ensuite été effectuée par l'annexion du territoire métis largement francophone, par la dispersion des Métis canadiens-français et par l'exécution de leur chef, Louis Riel. Ces exactions ont permis la création des trois provinces des Prairies, officiellement unilingues anglaises, complétée en 1905.

Les mesures les plus dévastatrices ont par la suite consisté à bannir systématiquement l'apprentissage du français. Pendant plus d'un siècle et jusque dans les années 60, toutes les provinces canadiennes à majorité anglophone ont adopté ou maintenu des lois interdisant l'enseignement en français, même comme langue seconde, dans les écoles publiques.

Succédant aux législations anti-françaises canadiennes, les politiques de bilinguisme officiel instaurées par le gouvernement Trudeau n'ont en rien réparé les torts causés au peuple acadien et à la francophonie canadienne. Le Commissaire aux langues officielles dénonce régulièrement l'unilinguisme français dans les institutions fédérales. Le gouvernement canadien refuse de soumettre à la loi 101 les organismes qui dépendent de lui au Québec. Quant au multiculturalisme, il relègue progressivement les francophones au rang de minorité ethnoculturelle dont la langue n'est plus la seconde en importance dans la majorité des provinces.

Le plus ironique, c'est qu'après l'épuration linguistique anti-francophone partout au Canada et l'assimilation croissante de ceux qui résistent encore courageusement, tout mouvement pour le renforcement au Québec de ce qui reste de la loi 101 se voit taxer de radicalisme, d'extrémisme. Les Québécois ne doivent plus se laisser culpabiliser et calomnier à travers le monde par la presse anglo-saxonne. Il est plus que temps de briser le silence sur le passé anti-français du Canada anglais et de la Couronne britannique.

***

Gilbert Paquette et Mario Beaulieu, Porte-parole de Cap sur l'indépendance
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Yves Côté - Abonné
    9 juillet 2011 03 h 40
    La république...
    A mon avis, pour regrouper le plus grand nombre des Québécois, la cible claire à dorénavant viser doit nominativement devenir l'adoption pour le Québec de la république.
    Cela tirera vers le haut les exigences démocratiques de tous les citoyens du territoire, sans personnalisation ou identification de l'indépendance à quelque groupe d'origine, groupant tout le monde autour d'un fonctionnement démocratique égalitaire et, au Québec, s'exprimant définitivement en français.
    Il ne suffit plus de faire le bilan négatif pour nous d'un Canada qui, dans les faits, est et restera anglais. Cela ne nous emmènera jamais ailleurs que dans un ressassement éternel de nos justes insatisfactions. Le bilan, aussi nécessaire qu'il soit, ne doit pas devenir l'objectif sur lequel tous doivent travailler. Ce travail collectif de tirer le bilan dure maintenant depuis cinquante ans; quiconque ressent le besoin de le connaître peut avoir accès à des textes, des chansons, des films, des émissions de qualité qui l'illustrent.
    Pour mettre véritablement cap sur l'indépendance du Québec, ne faut-il pas regarder du côté ce qui nous donne à tous envie d'aller plus loin plutôt que de satisfaire à tourner sans cesse le fer dans une plaie vive; espérant de manière cachée ou avouée qu'un certain masochisme suffise à justifier l'indépendance politique d'une nation qui n'en finit plus d'accoucher d'elle-même ?
    Messieurs Paquette et Beaulieu présentent aujourd'hui un texte de qualité, personne ne réussira sans doute à le nier sans se compromettre. Mais qu'ils me pardonnent, là où il nous mène, il y a trop longtemps que nous ne faisons sans cesse qu'y aller...
    Parlons dorénavant ensemble de la république. L'occasion nous en est donnée avec la visite des deux royaux tourtereaux, ne la ratons pas. Outre de recentrer définitivementle combat politique des Québécois sur l'avenir du pays, l'avantage sera nettement d'ouvrir l'esprit d'un plus grand nombre à l'in
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    9 juillet 2011 07 h 17
    Deux nouveautés...
    Première nouveauté, on constate que des indépendantistes semblent se soucier du sort des francophones hors-Québec.

    Seconde nouveauté, des indépendantistes semblent n'avoir rien à proposer de concret aux Québécois.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    9 juillet 2011 07 h 25
    Trois questions...
    1-Les indépendantistes ont-ils réfléchi au genre d'appui qu'ls pourront apporter aux francophones hors-Québec dans l'éventualité de l'Indépendance du Québec?

    2-Les indépendantistes envisagent-ils de prendre le pouvoir politique à Québec afin de réaliser l'Indépendance? Si oui, envisagent-ils de former un Parti politique.

    3. Les indépendantistes se préparent-ils à répondre aux questions de Jacques Parizeau?: ««Le Québec a-t-il les moyens d'être un pays indépendant? Comment compense-t-on la suppression de la péréquation? Que deviendra le mode de vie des Québécois? Quelle sera la monnaie d'un Québec souverain? Une fois débarrassé de la tutelle de la Cour suprême d'Ottawa, comment va-t-on assurer l'avenir du français et le développement de la culture québécoise? Y aura-t-il des forces armées québécoises? Quel rôle joueront-elles? Quand le Québec récupérera tous ses impôts, quelle part sera réservée aux régions et aux municipalités? Quelles nouvelles tâches leur seront confiées à l'égard par exemple du développement économique ou de la protection de l'environnement?»»
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Loraine King - Inscrite
    9 juillet 2011 07 h 44
    Imaginer un pays
    En vous lisant je me dis que l’unité canadienne est assurée. Vous vous réfugiez dans l’histoire alors que partout et depuis toujours les êtres humains ont besoin d’inventer et de créer. L’être humain ne peut vivre sans rêver. Vous ne faites que revivre des cauchemars.

    La visite récente du couple princier me fait me rappeler que la démocratie est très bien servie par le régime de monarchie constitutionnelle. La monarchie est, comme l’écrivait Bagehot, intelligible. N’importe qui comprend ce qu’est un roi mais peu de gens comprennent les détails d’une constitution, les stratégies des partis, les règles et les coutumes des assemblées législatives. Qu’un homme et une femme se servent de leur notoriété pour attirer le regard des caméras sur un groupe de sans abris de la région de Québec est une très bonne chose. Ce ne sont pas les politiciens qui font ce travail. Ce que je retiens le plus de cette visite ce n’est pas les photos de la duchesse mais les photos des Canadiens qu’elle a rencontré, des jeunes sans abri, des enfants, d’un petit garçon en fauteuil roulant heureux que la princesse se penche vers elle.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Luc Boyer - Abonné
    9 juillet 2011 08 h 26
    Le populo
    Le populo se foue du français, comme de son histoire. Il n'aura que la dignité d'être voué aux poubelles de l'histoire.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • L'ex-Canard - Inscrit
    9 juillet 2011 09 h 05
    Un rappel nécessaire
    Oui ce rappel est nécessaire mais il faut aussi savoir tourner la page. Oui le français se porte mal à l'extérieur du Québec mais qu'en faites-vous véritablement autrement que de la récupération politique? Avez-vous véritablement appris vos leçons? La monarchie n'a plus rien à y voir, en ce qui me concerne et on est pris par ce passé qui pèse. L'aspect "malbouffe médiatique" de cette visite me semble plus important à dénoncer. N'y-a-t'il pas là une meilleure leçon?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Lise Moga - Inscrite
    9 juillet 2011 10 h 11
    Une réaction négative chez un grand nombre de québécois (300)
    Je ne comprends pas comment vous pourriez demander à des gens que vous considérez comme des étrangers pour ne pas dire des ennemis invétérés, même après tant d'années et tant de générations ( atteints du péché originel ), de faire la promotion du français, alors que trop de québécois de milieu unilingue français et n'ayant donc pas de problème de compétition linguistique comme à Montréal, parlent et écrivent un français comme-ci, comme ça. Les universités francophones doivent consentir combien de contorsions pour camouffler cette réalité?

    Si on jugeait le passé avec la conscience de maintenant, même pour des individus incarnés en 2011, ce serait peut-être souvent catastrophique. Alors, toujours ergoter dans l'histoire, sans ouverture sur le présent, nous conserve un peu trop étroits d'esprit à mon goût. Pour défendre le fait français, j'ai souvent l'impression que vous vous inspirez du modèle religieux d'autrefois pour maintenir les québécois francophones dans un carcan qui ne sert ni leur fierté, ni leur liberté, ni la saine évolution qu'il serait légitime d'acquérir.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roger Sylvain - Inscrit
    9 juillet 2011 10 h 12
    Loi 101,une épuration linguistique qui se poursuit....
    Interdiction d'envoyer ses enfants dans une école anglaise.
    Interdiction d'afficher en Anglais.
    Interdiction de travailler en Anglais dans toutes les institutions gouvernementales québécoises.
    Le plus ironique, c'est qu'après l'épuration anti-anglophone partout au Québec et l'assimilation croissante de ceux qui résistent encore courageusement, tout mouvement pour l'assouplissement au Québec de ce qui reste de la Loi 101 se voit taxer de radicalisme, d'extrémisme. Les Anglo-québécois ne doivent plus se laisser culpabiliser et calomnier à travers le Québec par la presse francophone. Il est plus que temps de briser le silence sur le passé anti-anglais du Québec et de ses gouvernements.
    Roger Sylvain
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Réal Ouellet - Abonné
    9 juillet 2011 11 h 19
    @ Georges Paquet
    Quelles réponses, vous et les fédéralistes donnent-ils à ces questions?

    Personnelement, ce que je sais des fédéralistes, c'est qu'ils ne font que poser des questions, mais ils n'ont jamais de réponses.

    Quelles réponses le non de 1995 a-t-il apporté?

    Réal Ouellet
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • I. Belanger - Inscrit
    9 juillet 2011 12 h 48
    L'anglais menacé ? Il ne faut pas charier !
    @ Roger Sylvain

    Le seul droit que la loi 101 a enlevé aux anglophones, c'est celui d'assimiler les francophones. L'affichage unilingue anglophone était une forme d'assimilation.

    Les anglophones du Québec ont un réseau d'écoles du niveau primaire jusqu'au niveau universitaire qui fait l'envie des francophones hors Québec.

    Les services gouvernementaux sont bilingues. J'ai dû personnellement payer les services d'un interprète pour consulter un médecin dans une ville canadienne. Il est d'ailleurs pratiquement impossible de décrocher un poste dans la fonction publique pour les unilingues francophones, alors que des unilingues anglophones occupent des postes élevés.

    Les anglophones peuvent être servis en anglais à peu près partout au Québec, même dans les petites villes éloignées. Les francophones ont encore parfois de la difficulté à être servi en français à Montréal.

    Avant d'écrire n'importe quoi, allez vous promener au centre-ville de Montréal. Vous reviendrez ensuite nous écrire sans rire que l'anglais est menacé au Québec.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Geoffroi - Abonné
    9 juillet 2011 13 h 39
    Une épuration entre indépendantistes qui se poursuit
    Question:
    Où est passé Pierrre Curzy le rassembleur et champion de la langue française?

    Réponse:
    De l'inconfort de la ressemblance mal assumée (propos de Pierre Curzy):

    « À ses yeux, d'ailleurs, la fin du personnage de Pierre telle qu'elle est présentée dans L'Âge des ténèbres — la suite des Invasions barbares, qui était une suite du Déclin — est très instructive: «C'est étrange, parfois, la fiction... Ce personnage-là se retrouve assez seul. Et je comprends[vraiment!]: ça m'apparaît être une conséquence très plausible du cynisme par rapport à la vie.»
    ...

    «Si ma génération s'abandonne au confort et à l'indifférence, ce sera une génération qui mourra coupable[c'est fort possible pour lui]», clame-t-il, car elle a «beaucoup reçu de la société et, maintenant, elle doit lui en rendre une partie», répète-t-il sur toutes les tribunes.»

    Référence:
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/129796/cu
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    9 juillet 2011 14 h 20
    À Réal Ouellet
    Si vous souhaitez obtrenir quelques réponses, il faudrait que vous formuliez quelques questions. Mes questions s'adressent à ceux qui proposent de séparer le Québec du Canada. Il faudrait bien que ce projet ait été préparé sérieusement.

    Je ne parle pas au nom des fédéralistes. Je ne parle qu'en mon nom. Je soutiens que la vie au Québec en 2011 n'est pas si pénible, et j'ajoute que la séparation du Québec ne protègerait pas davantage la langue française. Je crois sincèrement qu'un Canada bilingue, membre de la Francophonie internationale, qui s'exprime, même partiellement et imparfaitement en français sur la scène internationale et dans les grands organisations internationales fait plus pour la promotion du français qu'un Canada devenu totalement anglophone, une fois le Québec devenu indépendant.

    Comme disent certains interviewés, vous avez d'autres questions?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Du Caurroy - Abonné
    9 juillet 2011 15 h 15
    Les points sur les «i»
    Voici quelques rappels historiques, importants surtout pour leur valeur pédagogiques.
    On dirait que trop de Québécois ont «séché» quelques cours d'histoire, ici et là.
    Ou bien il n'y en avait plus au programme, hélas.
    On ignore trop ce qui s'est passé à nos portes, en Acadie.
    On devrait imposer comme lecture obligatoire, au Secondaire, ce merveilleux roman d'Antonine Maillet, «Pélagie-la-charrette».
    J'imagine que même Monsieur Paquet en tirerait profit...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    9 juillet 2011 15 h 48
    À Réal Ouellet
    Je me permettrai de répondre à une des questions formulées par Jacques Parizeau.

    Si un Québec, éventuellement indépendant, décidait d'adopter le dollar canadien comme sa monnaie, les québécois se retrouveraient à peu près dans la même situation politico-économique que celle dans laquelle ils se trouvent aujourd'hui.

    Tous les observateurs, chroniqueurs et spécialistes vous diront que les pays qui ont adopté une même monnaie sont contraints d'adopter les mêmes politiques économique, financières et budgétaires. Celà pourrait même devenir plus contraignant qu'aujourd'hui, pour le Québec.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • C.Girard - Inscrit
    9 juillet 2011 22 h 30
    Manipulation au profit dela Couronne canadienne
    Très bon texte qui vient nous rappeler à quel point les Québécois sont manipulés par les médias et le gouvernement conservateur. Il y a certainement une raison pour laquelle nos deux tourtereaux royaux ont visité Montréal et Québec plutôt que de se contenter de la course de bateaux-dragons en IPE ou d'une visite humanitaire à Slave Lake.

    Deux erreurs factuelles se sont, je crois, glissées dans le texte. La différence entre ce que les Québécois envoient à Ottawa et ce qu'ils reçoivent en retour est non pas de dix millions mais plutôt de dix milliards de dollars. C'est ce qu'on a sans doute voulu dire. ( Voir Jacques Noël au http://www.vigile.net/Le-mythe-du-Quebec-pauvre-7) Autrement, on en parlerait pas.

    En second lieu, il serait surprenant que le Commissaire aux langues officielles dénoncent l'unilinguisme français dans les institutions fédérales. En tout cas, certainement pas au Québec. Je crois que c'est plutôt le contraire. Mais attention: c'est exactement l'argument dont se sert une communauté anglo-québécoise grassement subventionnée par Patrimoine Canada (près de 72 millions $ par an; voir http://www.pch.gc.ca/pgm/lo-ol/reports/2008-2009/v pour forcer le gouvernement québécois à fournir des services entièrement bilingues au Québec.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Martin-QC-Lefebvre - Abonné
    10 juillet 2011 01 h 02
    À mon tour...
    L'histoire du Québec est nécessaire afin de nous connaître soi-même. Je dis souvent qu'il est malsain de vivre dans le passé, mais que l'on ne doit jamais l'oublier afin de forger notre avenir.
    Il est donc question d'une guerre perdue, cependant l'émancipation de notre peuple est toujours d'actualité Mr. Paquet.
    Elle l'est d'autant plus que le peuple québécois a clairement définit ses différences face au reste du Canada. Nos valeurs que nous chérissons, cette sociale démocratie tant vénérée par la majorité d'entre nous, et bien, en ce moment elle n'est clairement pas prôné par le reste du Canada. Mais revenons au fait français dont-il est tant question et ce depuis notre arrivée en ce beau continent...
    J'ai 28 ans et il m'est primordial aujourd'hui pour avoir un bon emploi d'être bilingue. Et il n'est pas question que le Québec devienne unilingue francophone même en devenant un pays. Il est par contre nécessaire d'améliorer nos infrastructures scolaires afin de mieux éduquer nos futurs penseurs dans leur langue nationale qu'est le français!!! J'irais même plus loin, nous devrons abolir les écoles passerelles afin de développer des écoles qui formeront nos enfants de demain aussi bien dans la langue de Molière que celle de Shakespeare ce qui est loin d'être le cas présentement. Mais il faut absolument se souvenir d'où nous venons! C'est ce qui nous permettra de faire survivre nos différences et de les faire partager au reste du monde ET ÇA nous ne pourrons jamais le faire à l'intérieur du Canada! L'histoire parle d'elle-même.
    Mr. Paquet! Vous réitérer, en fait vous vous réconfortez dans votre paradigme qui est basé sur des détails de l'ascension à la liberté! Nous sommes tous conscient que nous devrons prendre des décisions d'importance capitale lorsque le Québec sera un pays... seulement nous ne devons pas avoir peur de ce merveilleux projet de société! Nous devons plutôt le voir comme une finalité légitime d'un
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Martin-QC-Lefebvre - Abonné
    10 juillet 2011 01 h 37
    suite...
    1- Est-ce vraiment à nous de définir le genre d'appui que les francophones hors-Québec avaient, ont et auront de besoin? Je crois que les francophones hors-Québec sauront très bien définir leurs besoins et un Québec souverain sera prêt à offrir terre d'asile à tout individu sur la planète voulant vieillir dans un environnement en français!!! Et dite moi Mr. Paquet, quel genre d'appui le Québec donne maintenant aux francophones hors-Québec? Est-ce vraiment à nous le rôle d'ange gardien en ce pays bilingue qu'est le Canada? N'a t'il pas un rôle à jouer lui dans ce dossier? Et cette question répond à la prémisse que vous croyiez vous aussi que la langue française est en péril au Canada, alors il m'est pour moi évident que le Québec indépendant saura faire mieux que sont prédécesseur afin de promouvoir la langue française à travers le monde.
    2- J'ai une vision plus jeune de l'ascension du Québec au statut de pays. Je ne crois pas que cette ascension se fera dorénavant par un parti souverainiste. Il est trop compliqué de rallier la gauche et la droite à l'intérieur même d'une plate-forme électorale. Cap sur l'Indépendance est pour moi l'exemple de ce qui nous mènera à la liberté... un mouvement citoyen fort et actif amènera les partis politiques en présence à s'ouvrir les yeux sur la possibilité de gouverner un pays ce qui créera une coalition de partis politiques travaillant dans un but commun.
    3- Il faut que les québécois cessent d'avoir peur! Nous avons des terres fertiles, de l'eau potable, une puissance énergétique stable et enviée à travers le monde et une main d'œuvre qualifiée, diversifiée et créative. Nous saurons nous défendre mieux que bien des pays au niveau économique et pour ce qui est de l'armée, et bien elle sera à notre image, présente pour son peuple et aidante pour les autres peuples de la terre. Dans le pire, nous ne serons pas les premiers sans avoir de défense dévastatrice! Et pour l'env
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilbert Paquette - Abonné
    10 juillet 2011 08 h 53
    Manipulation
    Notre texte ne vise pas les convaincus mais tous ceux qui ne se rendent pas compte que la nation est en péril. C'est l'aspect le plus négatif de notre intégration au Canada mais bien sur, il faut ÉGALEMENT décrire le projet indépendantiste québécois. @Georges Paquet: Les IPSO préparent un ouvrage sur l'Indépendance qui va traiter de tous les aspects de la vie collective. Nous ferons en sorte qu'il soit largement diffusé. Dire que nous n'avons rien à propose est de la plus mauvaise foi. @ C. Girard: Le 10 millions est un estimé uniquement des coûts des institutions monarchiques qu'affectionne le Canada. Nous en payons une partie même si nous ne sommes pas d'accord. Pour le COmmaissaire au langues officielles, vous avez raison. C'est évidemment l'unilinguisme ANGLAIS qu'il dénonce dans son récent ouvrage.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    10 juillet 2011 11 h 10
    Sur le fil de l'histoire
    C'est faux de dire que ce texte, quand on le lit attentivement, n'apporte rien d'utile et de nouveau à la réflexion sur l'avenir du français, que c'est du radotage.
    Il transpose la situation actuelle sur une plus grande échelle du temps qu'on ne le fait commodément habituellement. À cette échelle, on voit que le déclin qu'on observe est un mouvement amorcé et voulu il y a 250 ans, le temps qu'on peut supposer que prennent une langue et une culture pour disparaître dans un contexte comme le nôtre.
    L'originalité serait de tracer une trajectoire bifurquante à cette pente descendante...qui n'est pas une fatalité. Ce texte tente d'y contribuer.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • C.Girard - Inscrit
    10 juillet 2011 11 h 35
    Coût de la monarchie canadienne: près de 20 millions $
    Dernier chiffre sur le coût de la monarchie canadienne: 19,8 millions $ y sont alloués en 2011-2012 dont 130 000 $ par année pour la pension à vie de Michaëlle Jean! Il est vrai que même si la monarchie était abolie, elle serait sûrement remplacée par un chef d'État qui nous soutirerait quelques millions et Rideau Hall avec sa magnifique cave à vin continuerait d'exister...
    Voir: http://www.ledevoir.com/politique/canada/318182/ha
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    10 juillet 2011 16 h 41
    À Gilbert Paquette, on attendra...
    Imaginez... Ça ne fait que 40 ans que certains parlent d'indépendance, et on nous annonce que "Les IPSO préparent un ouvrage sur l'Indépendance qui va traiter de tous les aspects de la vie collective."
    Ce ne sera pas trop tôt.
    Et, puisque l'argent est toujours "le nerf de la guerre" j'espère qu'on dira clairement aux Québécois quels sont les engagements et contraintes, politiques et économiques, qu'entraîne forcément le partage d'une même monnaie, afin qu'on perçoive bien que ceux-ci ne seront pas différents de ceux d'aujourd'hui.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    10 juillet 2011 16 h 44
    $0.70
    C.Girard voudrait que nous nous révoltions parce que la monarchie nous coûterait environ 70 cents pas habitant.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Laurent Desbois - Inscrit
    10 juillet 2011 19 h 16
    Son grand-père a proclamé le génocide de mes ancêtres acadiens!!!
    Pour moi, William représente celui dont le grand-père a proclamé le génocide de mes ancêtres acadiens!!!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Boudreau - Inscrit
    10 juillet 2011 22 h 41
    @ M. Laurent Desbois -- Un moment de réflexion, s'il-vous-plaît...
    Le grand-père du prince William, c'est le prince Philip, duc d’Édimbourg, mari de la reine Elizabeth II. Le prince Philip, précédemment prince de Grèce et de Danemark, est né le 10 juin 1921 à Corfou, en Grèce, et il est toujours vivant.

    Comme vous le savez sans doute, les déportations des Acadiens (car il y en a eu plus d'une) ont eu lieu de 1755 à 1762, les plus importantes ayant eu lieu de 1755 à 1758 (déportation des Acadiens de l'Île-Saint-Jean).

    Compte tenu de ce que je viens d'énoncer, il est peu probable que ce soit le grand-père du prince William, soit le prince Phillip (qui, je le répète, est toujours vivant), qui ait pris la décision de déporter les Acadiens...

    Le souverain britannique qui régnait lors des déportations les plus importantes (1755-1758) était George II de Grande-Bretagne (10 novembre 1683 – 25 octobre 1760), qui régna comme roi de Grande-Bretagne et d'Irlande de 1727 à 1760.

    Après George II, l'Angleterre et le Royaume-Uni ont eu comme souverain George III (1760-1820), Guillaume (William) IV (1820-1837), Victoria (1837-1901), Edward VII (1901-1910), George V (1910-1936), George VI (1936-1952) et Elizabeth II (1952 à ce jour).

    Outre le manque de rigueur historique de votre commentaire, êtes-vous sûr qu'il soit sain de vous faire du mauvais sang pour des actes de guerre (si répréhensibles soient-ils) qui ont été commis il y a maintenant plus de 250 ans, et de tenter de lier le jeune prince William (maintenant âgé de 29 ans) à des décisions politiques et militaires qui ont été prises sous le règne du souverain britannique d'alors, Geoge II, il y a plus de huit générations ?

    Oh! en passant, je suis en partie de descendance acadienne moi aussi...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Le  Devoir Le Devoir - Auteur
    11 juillet 2011 13 h 06
    Fin des commentaires
    Merci à tous
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
25 réactions
12 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012