Mini-sommet de l'organisation mondiale du commerce - Les militants antimondialisation veulent faire dérailler la rencontre
Les policiers disent avoir tiré des leçons des manifestations précédentes
Des militants antimondialisation ont promis hier de tout mettre en oeuvre pour faire dérailler le mini-sommet de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui s'ouvre lundi à Montréal, tandis que les policiers peaufinaient leur plan pour contenir les manifestants et assurer le bon déroulement de la réunion.
Qualifiant la rencontre de «mascarade capitaliste» et l'OMC d'instrument «violent» devant être démantelé à tout prix, une coalition arc-en-ciel baptisée Mobilisation populaire contre l'OMC a annoncé hier cinq journées de résistance visant à «perturber et à faire échouer» la rencontre. «La résistance aux politiques criminelles de l'OMC ne fait que s'amplifier et la mort de cette organisation est inéluctable», a lancé Mélanie Sylvestre en conférence de presse.
Elle en veut pour preuve la décision récente de l'hôtel Reine-Élizabeth, qui a refusé d'héberger la rencontre déplacée au Centre Sheraton, et l'échec de la désormais célèbre conférence de Seattle, prise d'assaut par tous les «anti» de l'Amérique. «Alors, la question aujourd'hui n'est plus de savoir si l'OMC échouera dans son entreprise; la question est de savoir quand elle échouera», a-t-elle ajouté.
Deux marches
La résistance déploiera ses gros canons dès lundi matin, avec deux marches qui partiront du Carré-Philips et de la station de métro Guy-Concordia pour converger vers le Sheraton, 1201 boulevard René-Lévesque Ouest. «C'est une journée de "shut down". Nous allons perturber la rencontre», a promis Mme Sylvestre. Les manifestants ont l'intention de se répandre en petits groupes dans les rues du centre-ville pour déjouer les policiers, une tactique utilisée sans grand succès lors des marches contre la brutalité policière. Les manifestants remettront ça le lendemain avec une «journée de résistance massive» et d'autres protestations pour venir à bout de l'OMC.
Les militants s'opposent autant au capitalisme sauvage qu'à l'impérialisme, l'État bourgeois, le racisme, le projet de loi sur la gouvernance autochtone, le patriarcat et autres fléaux privant les peuples du droit à l'autodétermination. Ils sont convaincus que l'OMC doit mourir au même titre que toutes les formes de capitalisme ou d'impérialisme destructeurs. «Nous ne laisserons pas les dictateurs économiques de ce monde continuer leurs ravages un instant de plus», a dit Mme
Sylvestre.
Le champ de bataille sera délimité par les rues de la Montagne à l'ouest, Peel à l'est, Sainte-Catherine au nord et de la Gauchetière au sud. Ce quadrilatère sera fermé à la circulation de dimanche à mercredi. Les policiers ont prévu des voies alternatives pour assurer la fluidité des déplacements au centre-ville.
Discrète police
Le Service de police de Montréal (SPVM), en charge de la sécurité, s'est fait bien mystérieux au nom de la sacro-sainte préservation de sa stratégie opérationnelle. Le commandant à la section des communications, Pierre Cadieux, a indiqué que le périmètre de sécurité serait beaucoup plus large que le quadrilatère mentionné plus haut, sans en préciser davantage. Il a également refusé de divulguer le nombre de policiers qui seront affectés à ce jeu du chat et de la souris entre les forces de l'ordre et les contestataires. La Sûreté du Québec agira en renfort pour le SPVM tandis que la Gendarmerie royale du Canada protégera les quelque 500 dignitaires en provenance de 26 pays attendus dans la métropole.
Les policiers ont tiré des leçons des manifestations précédentes, lors du Sommet des Amériques à Québec et lors du Sommet du G20 à Montréal, a assuré M. Cadieux. Ils seront en mesure d'assurer la sécurité du public, la libre circulation des voitures et la protection du Sheraton.
«Nous respecterons le droit des manifestants de dire leur opinion et de protester, à condition qu'ils le fassent de manière sécuritaire et pacifique. S'ils le font dans la violence, c'est certain que nous interviendrons pour rétablir l'ordre», a dit le commandant Cadieux (traduction libre).
Qualifiant la rencontre de «mascarade capitaliste» et l'OMC d'instrument «violent» devant être démantelé à tout prix, une coalition arc-en-ciel baptisée Mobilisation populaire contre l'OMC a annoncé hier cinq journées de résistance visant à «perturber et à faire échouer» la rencontre. «La résistance aux politiques criminelles de l'OMC ne fait que s'amplifier et la mort de cette organisation est inéluctable», a lancé Mélanie Sylvestre en conférence de presse.
Elle en veut pour preuve la décision récente de l'hôtel Reine-Élizabeth, qui a refusé d'héberger la rencontre déplacée au Centre Sheraton, et l'échec de la désormais célèbre conférence de Seattle, prise d'assaut par tous les «anti» de l'Amérique. «Alors, la question aujourd'hui n'est plus de savoir si l'OMC échouera dans son entreprise; la question est de savoir quand elle échouera», a-t-elle ajouté.
Deux marches
La résistance déploiera ses gros canons dès lundi matin, avec deux marches qui partiront du Carré-Philips et de la station de métro Guy-Concordia pour converger vers le Sheraton, 1201 boulevard René-Lévesque Ouest. «C'est une journée de "shut down". Nous allons perturber la rencontre», a promis Mme Sylvestre. Les manifestants ont l'intention de se répandre en petits groupes dans les rues du centre-ville pour déjouer les policiers, une tactique utilisée sans grand succès lors des marches contre la brutalité policière. Les manifestants remettront ça le lendemain avec une «journée de résistance massive» et d'autres protestations pour venir à bout de l'OMC.
Les militants s'opposent autant au capitalisme sauvage qu'à l'impérialisme, l'État bourgeois, le racisme, le projet de loi sur la gouvernance autochtone, le patriarcat et autres fléaux privant les peuples du droit à l'autodétermination. Ils sont convaincus que l'OMC doit mourir au même titre que toutes les formes de capitalisme ou d'impérialisme destructeurs. «Nous ne laisserons pas les dictateurs économiques de ce monde continuer leurs ravages un instant de plus», a dit Mme
Sylvestre.
Le champ de bataille sera délimité par les rues de la Montagne à l'ouest, Peel à l'est, Sainte-Catherine au nord et de la Gauchetière au sud. Ce quadrilatère sera fermé à la circulation de dimanche à mercredi. Les policiers ont prévu des voies alternatives pour assurer la fluidité des déplacements au centre-ville.
Discrète police
Le Service de police de Montréal (SPVM), en charge de la sécurité, s'est fait bien mystérieux au nom de la sacro-sainte préservation de sa stratégie opérationnelle. Le commandant à la section des communications, Pierre Cadieux, a indiqué que le périmètre de sécurité serait beaucoup plus large que le quadrilatère mentionné plus haut, sans en préciser davantage. Il a également refusé de divulguer le nombre de policiers qui seront affectés à ce jeu du chat et de la souris entre les forces de l'ordre et les contestataires. La Sûreté du Québec agira en renfort pour le SPVM tandis que la Gendarmerie royale du Canada protégera les quelque 500 dignitaires en provenance de 26 pays attendus dans la métropole.
Les policiers ont tiré des leçons des manifestations précédentes, lors du Sommet des Amériques à Québec et lors du Sommet du G20 à Montréal, a assuré M. Cadieux. Ils seront en mesure d'assurer la sécurité du public, la libre circulation des voitures et la protection du Sheraton.
«Nous respecterons le droit des manifestants de dire leur opinion et de protester, à condition qu'ils le fassent de manière sécuritaire et pacifique. S'ils le font dans la violence, c'est certain que nous interviendrons pour rétablir l'ordre», a dit le commandant Cadieux (traduction libre).
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