dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 16h33
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Ouverture de la session parlementaire - Andrew Sheer est élu président de la Chambre des communes

Hélène Buzzetti   3 juin 2011  Canada
Jack Layton et Stephen Harper encadrent le président de la Chambre des communes, Andrew Sheer. Le français du nouvel élu semble laborieux, mais il s’engage à l’améliorer. «Je fais un grand effort pour améliorer mon français. Et j’apprends le subjonctif malgré l’imparfait de mes paroles.»<br />
Photo : Agence Reuters Chris Wattie
Jack Layton et Stephen Harper encadrent le président de la Chambre des communes, Andrew Sheer. Le français du nouvel élu semble laborieux, mais il s’engage à l’améliorer. «Je fais un grand effort pour améliorer mon français. Et j’apprends le subjonctif malgré l’imparfait de mes paroles.»
Ottawa — Le coup d'envoi aux travaux parlementaires a été donné hier à Ottawa avec l'élection d'un nouveau président et l'engagement, pris par le gouvernement et l'opposition officielle, de rehausser le niveau des débats à la Chambre des communes. La table est mise pour le discours du Trône d'aujourd'hui et le budget de lundi.

Les députés ont élu Andrew Scheer, de la Saskatchewan, comme président au terme d'un long processus de six tours de scrutin ayant duré plus de six heures. Il l'a finalement remporté contre la néodémocrate Denise Savoie, qui avait livré un discours passionné sur l'importance d'enrayer le cynisme de la population en rehaussant la qualité des débats au Parlement.

M. Scheer s'est engagé à améliorer le ton des débats, notamment en ne permettant pas aux députés faisant du grabuge de prendre la parole et en jugeant non parlementaire tout propos attribuant des intentions aux autres élus. Son français semble laborieux, mais il s'engage à l'améliorer. «Je fais un grand effort pour améliorer mon français. Et j'apprends le subjonctif malgré l'imparfait de mes paroles.»

Seule Mme Savoie parlait le français parfaitement. Les huit candidats ont quand même senti le besoin de prononcer quelques mots en français dans leur discours de candidature, y compris ceux qui ne le parlent pas du tout. Les propos de Dean Allison dans la langue de Molière étaient particulièrement incompréhensibles. Lee Richardson, lui, a commencé à prendre des cours récemment pour se lancer dans la course, même s'il a siégé 12 ans à Ottawa.

Plus tôt dans la journée, le lieutenant de Stephen Harper au Québec, le ministre Christian Paradis, avait déclaré sur les ondes de RDI qu'il n'était pas nécessaire que le président de la Chambre des communes soit bilingue, établissant un parallèle avec les ministres québécois qui ne maîtrisent pas tous l'anglais à la perfection.

Le député néodémocrate Yvon Godin, qui s'est battu pour obliger les juges de la Cour suprême à être bilingues, était un peu déçu de la qualité du français de M. Scheer. «Dans de grandes discussions sur de grands enjeux, il va falloir, comme à la Cour suprême, qu'il s'en remette à la traduction. S'il y a des erreurs dans la traduction, il pourrait y avoir un problème. [...] Ça aurait pu être mieux.»

Désir de décorum

Il faudra voir si le nouveau président devra travailler fort pour faire respecter le désir de décorum exprimé par tous. Hier, autant le leader en Chambre du gouvernement, Peter Van Loan, que le chef de l'opposition officielle, Jack Layton, se sont engagés à imposer un ton plus positif au Parlement.

«On a beaucoup parlé du décorum au Parlement, a indiqué M. Van Loan. Je m'attends à ce que le fait d'avoir un gouvernement majoritaire améliore la situation. Désormais, on s'attardera à débattre d'enjeux politiques à long terme pour améliorer la vie des familles canadiennes et pas seulement, comme cela a été le cas dans le passé, de jouer des jeux politiques de courte vue. Le Parlement sera ainsi plus productif, ce qui est une bonne nouvelle pour les Canadiens.»

M. Layton a rappelé qu'il s'est engagé à ce que son caucus «adhère à ce genre de principe». «Nous sommes prêts à faire cela et à avoir un ton lors des débats et des discussions qui est respectueux et qui reconnaît que les Canadiens veulent voir du changement. Ils n'aiment pas les insultes», a-t-il dit.

Pour sa part, le chef libéral Bob Rae s'est montré sceptique. Selon lui, le décorum ne se résume pas au ton et aux mots employés dans l'enceinte parlementaire, mais comprend aussi le respect du gouvernement envers le processus parlementaire. Si le gouvernement met l'opposition au pied du mur en l'obligeant à adopter des projets de loi à toute vapeur avant la fin de la journée, par exemple, il est évident que l'opposition réagira vigoureusement.

Le ministre Van Loan a annoncé que d'ici le congé estival, le gouvernement non seulement déposera de nouveau son budget, mais présentera sa réforme du Sénat et son projet de loi resserrant les lois sur l'immigration. Il y aura aussi un vote sur le prolongement de la mission canadienne en Libye. Le budget contiendra l'abolition de la subvention étatique de 2 $ par vote versée aux partis politiques, que M. Van Loan apparente à «une taxe sur le droit de vote».

Il a laissé entendre que ce n'est qu'à l'automne qu'il déposera le projet de loi abolissant le registre des armes à feu, de même que celui mettant fin au monopole de la Commission canadienne du blé.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Jean Lapointe - Abonné
    3 juin 2011 08 h 40
    Un président qui parle péniblement le français.

    Comment voulez-vous qu'on respecte ce gouvernement et ce pays qui se dit bilingue quand les hommes et les femmes de langue anglaise qui se présentent comme députés ne connaissent même pas le française pour la plupart et qui connaissent encore moins la culture québécoise?

    Ou bien ils prennent les choses au sérieux et ils se mettent à apprendre le français et à apprendre à mieux connaître notre culture, ou bien qu'ils avouent que ce n'est pas possible parce que le français est quasiment absent dans plusieurs des régions de ce vaste pays qu' est le Canada et parce que les parlants français ne cont pas assez nombreux pour que la connaissance soit attrayante.

    Mais, si c'est le cas, qu'ils arrêtent de raconter des histoires en laissant croire que le Canada a deux langues officielles et qu'ils nous laissent voler de nos propres ailes au lieu de nous mettre continuellement des bâtons dans les roues.

    Branchez-vous les Canadians, y compris les Canadians issus du Québec, comme Stéphane Dion. Il est plus que temps que vous fassiez un choix.

    Nous ici au Québec nous sommes joliment tannés de nous faire niaiser. Et je pense parler ici pour la majorité de mes compatriotes.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Mimi37 - Inscrit
    3 juin 2011 09 h 32
    P.V.I.
    "Le français et l'anglais sont les deux langues officielles dans les Institutions et le Parlement du Canada" (par.16 Constitution 1982)

    Sur ce monsieur Lapointe ma question est celle-ci: "Est-ce que tous les députés de langue française en provenence du Qc à Ottawa sont parfaitment bilingue ?" La réponse est NON beaucoup de baffoullage OUI.

    Pour ce qui est de la "culture" Québécoise, en dehors de la langue, 'culture et valeurs' sont à peu près les mêmes à quelques exceptions près.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • JAMAIS UN QUeBEC PAYS - Inscrit
    3 juin 2011 09 h 44
    @ Jean Lapointe
    Et je pense parler ici pour la majorité de mes compatriotes....... bous savez ce qui est arrivé à l'homme qui pensait trop!

    Branchez-vous les Canadians, y compris les Canadians issus du Québec, comme Stéphane Dion. Il est plus que temps que vous fassiez un choix....... Notre choix est fait c'est un Québec canadien ( 2fois ce choix a été fait par la majorité de vos compatriotes).

    Et de plus je l'ai entendu parler.... son français est de loin supérieur à l'anglais de La marois et de la Harel combiné.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Lapointe - Abonné
    3 juin 2011 12 h 36
    Madame Marois est à Québec et non pas à Ottawa.

    Que madame Marois ne parle pas l'anglais je n'y vois aucun problème.

    Le français est la langue officielle du Québec. Au besoin elle peut toujours se faire accompagher par quelqu'un qui connaît l'anglais comme cela se fait dans d'autres pays civilisés.

    De toute façon ce n'est pas tellement là qu'est le problème.

    Le problème c'est que ces gens-là font semblant de nous accepter mais il est manifeste qu'ils nous méprisent profondément. Ils ont toujours tenté de nous assimiler.

    Il n'y aura que l'indépendance pour régler une partie du problème.

    Et ceux qui vondront rester Canadians pourront toujours aller vivre à Ottawa où ailleurs dans le si beau pays du Canada qu' on essaye de nous vendre comme on essaye de vendre des "peanuts" ou de la lessive.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Mimi37 - Inscrit
    3 juin 2011 16 h 21
    Jean Lapointe
    Même chose à Ottawa mon cher; n'avez-vous jamais remarqué les écouteurs dans les oreilles des représentants. ? Ces écouteurs sont pour les traductions instantanées...

    Alors pour ce qui est de ce MYTHE voulant la pseudo "assimilation" on repasera.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marc Poirier - Abonné
    3 juin 2011 23 h 26
    Le Canada bilingue
    La maîtrise du français n'est pas requise pour siéger à la Cour suprême et présider la Chambre des communes.

    Elle n'est pas non plus nécessaire pour occuper d'importants ministères fédéraux.

    Non, je ne veux pas de ce Canada.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Mimi37 - Inscrit
    5 juin 2011 08 h 29
    Bon pour pitou mais pas bon pour minou
    Ce que les gens voient lorsqu'ils visitent le Qc SONT des enseignes STRICTEMENT dans la langue française.

    Ce que les gens voient lorsqu'ils visitent d'autres Provinces du Canada (Ontario entre autres), ce sont des enseigne bilingues français/anglais.

    Certains Québécois francophones voudraient 'ASSIMILER' tous les anglophones du pays mais pas question que les anglophones (du Qc) puissent parler leur langue maternelle 'librement' et pour ce qui est d'avoir des formulaires en anglais au Qc., c'est parfois assez difficile merci!...

    C'est vraiment du deux poids deux mesures avec les Québécois!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
7 réactions
1 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012