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Prendre le NPD au mot!

Claude Morin - Ancien ministre des Affaires intergouvernementales du Québec  31 mai 2011  Canada
Jack Layton<br />
Photo : Agence Reuters Chris Wattie
Jack Layton
Les médias nous ont appris que Jack Layton et Thomas Mulcair avaient livré des «discours à saveur nationaliste» lors de la réunion du conseil général du NPD-Québec, samedi dernier à Montréal. Ils reconnaîtraient comme valide le résultat d'un référendum gagnant à 50 % + 1 et, de façon générale, verraient à la défense des intérêts du Québec auprès du reste du Canada.

Excellentes dispositions, mais un peu courtes. C'est pourquoi j'ai pensé leur présenter un aide-mémoire contenant une liste de réformes qui, mises en application, contribueraient pour beaucoup à ce qu'ils ont appelé «la sécurité culturelle et linguistique des Québécois». Il sera intéressant de savoir assez rapidement s'ils appuient toutes ces réformes ou seulement certaines d'entre elles et, le cas échéant, pourquoi ils rejetteraient celle-ci ou celle-là. Voici donc l'aide-mémoire:

La Constitution, loi fondamentale du Canada, devrait:

- reconnaître formellement la nation québécoise (pas question d'une mention cosmétique, le Québec serait désormais considéré non comme province, mais comme patrie d'un peuple);

- énoncer que cette reconnaissance a pour but de créer un nouveau rapport Québec-Canada, plus constructif;

- prescrire qu'elle doit, en cas de litige, orienter le partage des juridictions entre Ottawa et Québec ainsi que la répartition des ressources fiscales;

- confirmer le pouvoir du Québec sur ses institutions économiques, sociales et culturelles;

- confirmer aussi que le Québec est maître de ses affaires dans les domaines qui sont déjà les siens en vertu de la Constitution actuelle (cela devrait aller sans dire, mais irait mieux en le disant);

- affirmer que le territoire du Québec est intangible, et qu'il appartient aux Québécois de déterminer eux-mêmes leur avenir et leurs politiques en matière de citoyenneté et d'immigration;

- préciser que cette maîtrise s'étend au domaine de la langue (où les compétences du Québec ont été unilatéralement réduites par le gouvernement fédéral et les autres provinces lors de l'opération «rapatriement» de 1982);

- stipuler qu'il reviendrait au Québec de définir les modalités d'application chez lui du pouvoir fédéral de dépenser dans les domaines relevant de sa juridiction (avec droit à la compensation au cas où il n'adhérerait pas à un nouveau programme pancanadien);

- conférer au Québec, pour les domaines de sa compétence, le droit de se représenter lui-même à l'étranger, ainsi que celui de parler et de s'engager en son nom dans certains forums internationaux, et d'avoir sa propre représentation dans des compétitions sportives internationales;

- prévoir la participation du Québec à la désignation des membres québécois de la Cour suprême et du Sénat;

- garantir, enfin, qu'une fois inscrites dans la Constitution les nouvelles dispositions ne seraient modifiables qu'avec l'assentiment de l'Assemblée nationale du Québec.

***

Claude Morin - Ancien ministre des Affaires intergouvernementales du Québec
 
 
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  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mardi 31 mai 2011 00h30
    Intéressant
    Excellent aide-mémoire mais je doute fort même très fort que ce soit accepter par les canadiens. Une farce de nommer cela un pays quand on entend jamais parlé des autres provinces sur les ondes de radio Canada, dont deux discourt pour la population, des services en double vraiment?

  • Henri Marineau
    Inscrit
    mardi 31 mai 2011 05h39
    Une patate chaude pour Jack Layton
    Le 27 mai 2005, la section Québec du conseil général du NPD adopte la « déclaration de Sherbrooke », ratifiée l’année suivante par le congrès fédéral. Le parti de Jack Layton s’engage alors à respecter la loi québécoise sur la consultation populaire et à reconnaître une décision majoritaire de la population québécoise, soit 50% 1, advenant la tenue d’un référendum sur la souveraineté du Québec. Tout au cours de la dernière campagne électorale fédérale, le petit gars natif de Montréal, comme il se plaisait à le rappeler aux Québécois, a martelé ce message.
    Le 24 mai 2011, lors de la conférence de presse qui a suivi le premier caucus officiel du NPD, le chef de l’opposition officielle, par quatre fois aux questions des journalistes, a floué la déclaration de Sherbrooke, invoquant plutôt le jugement de la Cour suprême sur la clarté référendaire. Deux jours plus tard, lors de la présentation de son cabinet fantôme, le chef du NPD fait volte face et adhère au principe du 50% 1. Une patate chaude dans le potager de Jack Layton!

  • Michel Fortin
    Abonné
    mardi 31 mai 2011 06h04
    Je crois rêver
    Non mais je rêve ou quoi? Au Québec nous ne sommes même pas capable de boucher un nid de poule sans dépasser de façon honteuse et surtout douteuse les coûts prévus pour cette opération. Tout ça à cause de la corruption et toute les magouilles qui souillent notre société et ce à tous les niveaux. De la manière dont les choses se passent ici, le moins de pouvoir la province a, le mieux nous nous en porterons.
    Nos politiciens ont fait de ce rêve, un cauchemar...

  • Ginette Boily
    Inscrit
    mardi 31 mai 2011 06h30
    LE BLOC TOUJOURS VIVANT
    On a toujours un Bloc au Québec, le NPD. Layton s'en rend bien compte et il a déjà fait un lapsus en parlant de son parti comme d'un "bloc". Drôle de situation où un parti fédéraliste doit se concentrer sur une seule province. Quand une idée arrive à maturité, il n'y a rien de plus puissant: l'indépendance du Québec, c'est écrit dans le ciel et c'est en train de se faire, de pousser à travers les fissures du béton fédéraliste.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 31 mai 2011 07h40
    Le ROC ne pourra pas être d'accord
    Le ROC ne veut pas et ne voudra jamais d'un Québec qui demande des dispositions qui ne seraient que pour cette province. Si c'était disponible à toutes les autres, ça aurait plus de chances d'être accepté comme une décentralisation générale canadienne vers SES provinces.

    Si c'était Terre-neuve labrador qui demandait des dispositions spéciales du genre, juste pour cette province, c'est le Québec qui dirait NON.

    Chaque province pourrait bien se déclarer être une nation, même si elle possède majoritairement la même langue…l’anglais. Nous, c’est, comme le disait Elvis Gratton, le bilingue.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 31 mai 2011 07h48
    Demandes pour toutes les provinces pas seulement du Québec
    Prendre les demandes de M. Morin en remplaçant Québec par toutes les provinces canadiennes. Ça aurait plus de chances de passer.

    L'Alberta pourrait aussi aimer légiférer sur la langue en n'acceptant que l'anglais sur son territoire.

    La Colombie britannique pourrait aimer être maître de son immigration pour mieux contrôler l'immigration chinoise.

    etc.

  • Jean Lapointe
    Abonné
    mardi 31 mai 2011 08h24
    On va savoir s'il est sérieux ou pas.

    J'ai hâte de voir ce que Layton va répondre à ça.

    On va finir par savoir s'il est sérieux ou pas.

    Remarquez bien que je doute fort que Layton ait vraiment réfléchi en profondeur aux conséquences que pourrraient avoir ses prises de position sur le Québec, mais ce qui est fait est fait et il doit vivre avec ça à partir de maintenant.

    Il aurait été de beaucoup préférable qu'on n'ait pas à passer par là (je veux dire le NPD comme opposition officielle grâce à l'appui de Québécois) mais, maintenant que c'est fait essayons d'en tirer le meilleur parti possible pour la souveraineté du Québec.

    Il va falloir qu'il se passe quelque chose une bonne fois.

    Il faut pas lâcher. Continons le combat.

  • Maryam
    Inscrite
    mardi 31 mai 2011 09h02
    Le NPD
    @Claude Morin, Pourquoi vous n'avez pas sorti votre liste d'épicerie lorsque que le bloc était au fédéral? Parce qu'il n'aurait pas pu livrer la marchandise et aujoud'hui vous voulez discréditer le NPD. Attendons le NPD ne peut pas faire pire que le bloc. Les gens disent que les députés du NPD n'ont pas d'expérience et bien si les députés du bloc avant tant d'expériences comment se fait-il que ce n'était que le chef qui prenait la parole!

  • Roy10egen
    Inscrit
    mardi 31 mai 2011 10h05
    Ne demandez pas au NPD ce que le PQ ne sait faire
    Je vois que  Monsieur Morin a conservé sa liste d'épicerie constitutionnelle. Cela prouve que les rapports Québec/Ottawa n'ont pas beaucoup évolués depuis les 35 dernières années, alors qu'il occupait un poste clef dans le cabinet de Monsieur Lévesque! Au cours de toutes ces années, le PQ a été au pouvoir en de nombreuses occasions et il a présenté les mêmes doléances à Ottawa, pour revenir chaque fois avec un panier vide! En parallèle, durant 20 ans, les québécois ont aussi envoyé à Ottawa le BQ, un parti provincial, pour défendre directement la même liste d'épicerie.... Sans plus de succès!
    Serait-ce que la stratégie de l'étapisme, des petits  pas à la fois.... que ça ne conduit nulle part!  Claude Morin  été le maître d'oeuvre de cet étapisme, le PQ a fait sienne cette stratégie et le mouvement souverainiste tourne en rond depuis toutes ces années!  Sans doutes que la liste des doléances du PQ  est-elle juste et je suis convaincu que les griefs énumérés dans l'article résument la petite liste... celle en attendant d'arriver à  l'étape de la souveraineté constitutionnelle du Québec! 
    On ne peut reprocher à un ex-ministre de garder à jour la liste des griefs du Québec et, en bon souverainiste, aspirer à ce que le Québec soit un jour  un État indépandant! Mais, Claude Morin se moque de nous, lorsqu'il demande au  NPD de réaliser ce que le PQ qui dirigea le gouvernement du Québec n'a su arracher!  Si vous demandez au NPD d'être un chien de garde et de japper devant Harper, on verra s'il le fait bien et nous demeurerons alerte! 
    Quant au reste,  la stratégie à entreprendre pour accéder à la souveraineté, c'est le défit que doit relever le mouvement souverainiste lui-même... au Québec. Chose certaine, ce n'est pas en restant dans l'étapisme et l'attitude du quêteux qu'on y arrivera.
    Jean Jacques Roy

  • Gilbert Talbot
    Abonné
    mardi 31 mai 2011 10h34
    Suite de l'étapisme à la sauce Morin
    M. Morin voudrait peut-être se servir du NPD maintenant pour relancer son étapisme déjà mis en branle sous René Lévesque. On sait où ça nous a mené : à la nuit des longs couteaux et au rejet par le Québec de la constitution de 1982. Mulroney a ensuite tenté de relancer la patente avec Meech et là aussi ça tombé dans le lac. Madame Marois a une orientation qui ressemble à la vôtre en terme de revendications de pouvoirs et de reconnaissance constitutionnelle de la nation québécoise. Ça va mener à un autre échec, parce que le ROC ne l'acceptera pas plus demain que hier. Le seul avantage que j'y vois c'est qu'un autre refus du Canada nous rapproche de l'échéance référendaire et de l'indépendance. Mais est-ce encore votre but M. Morin ?

  • Simon Beaudoin
    Inscrit
    mardi 31 mai 2011 10h35
    @ Gilles Bousquet
    Je suis tout à fait d'accord avec vous. Le Québec ne fait que s'isoler, s'il demande pour lui seul tous ces pouvoirs. Mieux vaut un accord garantissant que chaque province aurait la plupart des droits énumérés dans cette liste.

    Maintenant, même si cette liste comprend les "positions traditionnelles" du Québec, je me permet de donner mon opinion sur ces dernières:

    D'abord, je ne vois pas comment la reconnaissance du Québec comme "patrie" changerait quoi que ce soit. La cour suprême ne pourrait pas déterminer quelle est l'étendue de la notion de patrie et nous serions dans la même situation qu'avant. De même, le pouvoir du Québec sur ses institutions économiques, sociales et culturelles me semble établi de facto. Ce n'est pas parce que ce n'est pas écrit dans la constitution que ça n'existe pas. Le Royaume-Uni s'est bâti sur une constitution non-écrite (ou minimalement écrite).

    L'intangibilité du territoire québécois me semble déjà promise par la constitution actuelle.

    Il me semble que le meilleur moyen de faire respecter les pouvoirs des provinces serait de de permettre, comme le propose monsieur Morin, que les Sénateurs soient non élus, mais nommés par les juridictions provinciales qu'ils représentent.

    Finalement, il me semble que la doctrine Gérin-Lajoie, même si le fédéral ne la reconnaît pas totalement, est déjà appliquée. Il serait en revanche préférable que le Canada la confirme réellement.

    Simon Beaudoin

  • Savoie,Serge
    Abonné
    mardi 31 mai 2011 12h03
    Où est le problème ?
    Au fond, lorsque nous y pensons bien, y a-t-il un problème à ce que le Québec soit un pays indépendant à l'intérieur d'un Canada fort ? Prenant pour acquis qu'un Québec totalement indépendant serait intenable d'un point de vue territorial pour ce qui resterait du Canada morcelé, nous pouvons penser que les deux parties auraient intérêt à conserver, par voie de négociation, un minimum de liens organiques ne serait-ce que pour maintenir la libre circulation des biens et des personnes dans cet espace géographique.

    Acceptant cette réalité, pourquoi serait-il néfaste pour le Canada de saisir l'opportunité de négocier immédiatement un nouveau pacte constitutionnel initié par le NPD ? Serait-ce parce que le ROC ne nous prend pas au sérieux, qu'il nous méprise, qu'il pense que c'est impossible juridiquement, qu'il projette de nous empêcher de proclamer unilatéralement notre indépendance par la force ? Ou bien serait-ce que nos pauvres amis du ROC non tout simplement aucune connaissance des enjeux qui les concernent aussi bien que nous. Il ne faut jamais oublier à quel point les médias contrôlent l'opinion et leur présente une vision complètement tordue de la réalité. Dans cette optique, il est permis de penser que le travail du NPD sera fort utile ne serait-ce que pour mettre les pendules à l'heure.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 31 mai 2011 13h15
    @ Simon Beaudoin
    D'accord avec vous itou.

    C'est par le conseil de la fédération que les demandes du Québec devraient arriver au fédéral, à condition qu’elles soient partagées par la majorité qui aimeraient aussi disposer des même pouvoirs. Tant que le Québec est dans le Canada, il doit suivre la parade canadienne ou s'en séparer s’il arrive qu’il ne puisse plus l'accepter.

    Love it our leave it. Tenter de réformer le Canada pour l'améliorer, si impossible, accepter ou partir. Nous risquons, si nous continuons, de finir par nous faire encore plus haïr.

    Pendant que nous sommes dans le Canada, demander au fédéral de ne plus empiéter dans nos responsabilités, améliorer la loi 101 avec ou sans nonobstant et tout ce que nous pouvons faire sans avoir à le demander à Ottawa, qu’on le fasse !

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 31 mai 2011 13h33
    La séparation, pourquoi ?
    Nos ancêtres parlaient de la race canadienne-française qui comprenait les Fransaskois, les Acadiens, les Francos-Ontariens etc.

    Maintenant, on nous a retiré le tire de canadien-français pour le remplacer par Québécois, ce qui exclus tous les francophones à l'extérieur du Québec mais inclus les Anglophones et les Allophones du Québec.

    Nous ne sommes plus des francophones mais des Québécois francophones ou anglophones du genre bilingue.

    Nous ne sommes plus une race mais une nation avec 20 % d'anglophones québécois qui ne souhaitent pas en être. Est-ce qu'on veut se séparer pour devenir un Québec aussi officiellement bilingue que le Canada l'est actuellement ?

    Est-ce que le Québec séparé franciserait McGill, les écoles anglaises, les hôpitaux anglais, les services gouvernementaux etc. ? NON ? Alors, on se séparerait pour quelle raison s.v.p. ? Pour des postes frontières avec l'Ontario, le Nouveau-Brunswick et le Labrador ? Pour une monnaie québécoise ? Pourquoi ?

    Quand nous étions des nègres-blancs avant les années 80, c'était pour accéder aux postes importants et pour la finance mais maintenant, encore colonisés ? Par qui ?

    C'est ce genre de questions qui me viennent de plus en plus régulièrement.

  • Jeffrey MacDonald
    Inscrit
    mardi 31 mai 2011 15h29
    En réponse à Gilles Bousquet
    Votre questionnement est légitme,

    Je pense qu'une majorité de Québécois se pose cette question. Certes, il ne s'agit plus comme dans les années 70 d'avoir une chance égale d'accéder aux postes importants. Toutefois, la séparation est toujours d'actualité.

    En 2009, la cour suprême du Canada a invalidé des dispositions de la loi 101, créant ainsi toute la bisbille autour des écoles passerelles. En quoi Ottawa viendrait-il décider de lois concernant la langue qui sont décidées à l'Assemblée nationale ? C'est aux Québécois à décider de l'avenir du Québec. Il ne peut en être autrement dans cette mer d'anglophones que représente l'Amérique du Nord.

    Pas plus tard que dans la dernière élection fédérale, on a confirmé un financement de plus de 4 milliards à Terre-Neuve pour des lignes sous-marines qui permettront de vendre du courant électrique aux États-Unis. Autrement dit, nous payons à la hauteur de 1 milliard pour concurrencer Hydro-Québec qui vend aussi au États-Unis (étant donné que nous contribuons au quart du budget fédéral). Pourtant, Hydro-Québec n'a jamais été financé pour ses installations.

    Des décisions du genre, il va continuer d'en avoir au Canada. Pourquoi ? Parce que notre poids numérique détermine notre poids politique. Certains veulent que les Québécois arrêtent de se plaindre, mais ne comprennent pas qu'en 150 ans nous sommes passés de 34 % de la population canadienne à moins de 23 % aujourd'hui. Conclusion, plus ça va, moins on pèse lourd dans le Canada.

    Les élections en sont une belle preuve. Harper n'est-il pas majoritaire sans l'appui du Québec ? Jack Layton a beau avoir les meilleures intentions, on ne peut se cacher qu'il ne pourra que déplorer les actions du gouvernement et poser des questions. Je ne dis pas que le Bloc ferait mieux, mais je me dis que tant qu'à se plaindre tout le temps en tirant la couverte sur notre bord, pourquoi ne prenons pas nous-mêmes notre avenir en mains ?

  • Paul Verreault
    Inscrit
    mardi 31 mai 2011 16h15
    4 ans d'opéra bouffe
    L'opéra bouffe Layton-Mulcair, sur la place du Québec au Canada et dans le monde, a commencé par le risible volte-face de Layton qui s'est pris les pieds dans les fleurs (De lys) du tapis sur la question du 50% 1. Avec vos suggestions, Monsieur Morin, nous en avons pour 4 ans à nous désopiler, surtout que les Canadians ne pourront pas accuser ce duo d'être de "méchants séparatistes non-contentables"... J'ai voté Bloc, mais je trouve les Québécois plus "ratoureux" d'avoir mandaté les cocasses Layton-Mulcair pour parler au nom du Québec.

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