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Mouvement souverainiste - Parler moins, écouter plus

Bernard Descôteaux   14 mai 2011  Canada
Gilles Duceppe a brisé le silence qu'il observait depuis la défaite de son parti et son propre revers le 2 mai. Sur le plan personnel, l'homme est brisé, et il demande, lorsqu'interrogé sur le rôle qu'il pourrait désormais jouer sur la scène publique, de donner du temps au temps. Sa remarque vaut aussi pour l'avenir du Bloc québécois et de la cause souverainiste.

Depuis que sont connus les résultats de cette élection, de nombreuses lectures sont proposées pour expliquer la nouvelle géographie politique du Canada et du Québec. Certains voient dans la défaite du Bloc un coup fatal à la souveraineté. À l'opposé, d'autres croient que celle-ci trouvera dans la nouvelle donne politique un contexte favorable à des avancées. Bien présomptueux celui qui penserait avoir la bonne interprétation.

Une seule chose peut être avancée aujourd'hui avec un degré raisonnable de certitude. L'appui massif accordé le 2 mai au NPD par des électeurs traditionnellement bloquistes n'a pas été inspiré par un reniement de l'idée de souveraineté. Les résultats du sondage Léger Marketing de ce jour confirment que plus de 40 % de Québécois y adhèrent toujours. Des fédéralistes éclairés, comme Lawrence Cannon, ont d'ailleurs prévenu qu'il ne fallait surtout pas tirer un trait sur le mouvement souverainiste.

Qu'un tel appui persiste ne doit pas laisser croire que la souveraineté est près de se réaliser. Reste à passer aux actes. Or, l'électorat au Québec est éminemment volatil. L'ont démontré le scrutin du 2 mai, mais aussi les poussées de fièvre adéquistes des dernières années. Selon l'humeur du moment, on vote à droite ou à gauche, ce qui traduit une fatigue envers les vieux partis et leurs discours déphasés.

Cette volatilité, Gilles Duceppe ne l'a pas sentie. On ne le lui reprochera pas, parce que ses adversaires non plus ne l'ont pas pressentie. Mais il aurait dû aborder cette élection avec moins d'assurance, erreur que ne doit pas répéter le PQ. Publiquement, Pauline Marois affirme sa confiance et maintient le cap arrêté au congrès du mois d'avril. Toutefois, si en son for intérieur elle ne reçoit pas le résultat du 2 mai comme un choc salutaire, elle peut s'attendre au pire.

La difficulté pour le mouvement souverainiste ces deux prochaines années sera de trouver ses repères, ceci alors que la dynamique politique continuera d'évoluer. Sur la scène québécoise, il y aura l'effet François Legault qui, allié avec l'ADQ, pourrait briser la domination traditionnelle des péquistes et des libéraux sur la scène québécoise. Sur la scène fédérale, le NPD fera en sorte d'occuper le plus d'espace possible. Devenu opposition officielle, son objectif premier est de se préparer à prendre le pouvoir, ce qui exigera qu'il consolide ses 56 sièges acquis au Québec. À moins de vouloir lui céder tout l'espace, le Bloc doit continuer d'être présent à Ottawa.

Au-delà de l'inventaire des causes de cette défaite, un aggiornamento s'impose dans le mouvement souverainiste. Il lui faut retourner sur le terrain, sortir des parlements, parler moins et écouter plus ce que les Québécois ont à dire. Surtout, il lui faut rejoindre les jeunes, adapter son discours aux générations X et Y. Ce sont par celles-ci que les Québécois ont voulu cette fois être représentés à Ottawa. C'est à celles-ci que de toute façon il reviendra d'assumer le pouvoir et de réaliser la souveraineté si elle doit se réaliser. La vraie leçon du 2 mai, elle est là.
 
 
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  • Ariann Bouchard - Inscrite
    14 mai 2011 03 h 20
    Generation X et Y
    Le Bloc québécois devra faire plus que de simplement adapter son discours aux générations X et Y. À l'heure de la mondialisation et de la globalisation, l'intention même de rajouter une frontière sur la face de la planète semble désuète aux yeux même de cette génération dont j'en suis. Peut-être la défaite n'est-elle pas un coup fatal à la souveraineté, mais elle assurément annonciatrice d'un symptôme à ne pas prendre à la légère.
    Une X du comté qui a éjecté l'ex-ministre des affaires extérieurs Lawrence Cannon.
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    14 mai 2011 06 h 59
    Le mot «lassitude» est très souvent évoqué...
    ...par plusieurs gens s'exprimant sur les derniers résultats électoraux. À consulter mon «Grand Druide des synonymes», je suis surpris du nombre de mots apparentés. «Pourquoi cette lassitude?» - «Comment en sommes-nous venus à nous sentir ainsi et aussi las?» Est-ce à dire qu'il y a un «message» qui n'a pas passé ? Qui ne passe plus ? Et ce message, qu'en est-il ? Est-ce que nous, du Québec, savons clairement et respectueusement exprimer NOS BESOINS ? Nos goûts ? Nos envies de...? À tort ou à raison,(est-ce important?), j'ai le sentiment que nous ignorons ce que nous «voulons au juste» Je me rappele ce «What does Quebec want?» Dans l'écoûte proposée (Parler moins, écoûter plus), pour y répondre, nous avons des devoirs à faire. Nous arrêter, regarder et écoûter. Ce vieux «Stop, look and listen» que nous Gaspésiens retrouvions à l'approche des voies de chemin de fer il y a de cela moult lunes.
    Je m'arrête, je regarde et j'écoûte mon besoin, mes besoins, mon goût, mes goûts et mes envies de...une ou plusieurs réponses sont bienvenues.
    Mes respects,
    Gaston Bourdages
    Simple citoyen - écrivain en devenir
    Saint-Valérien de Rimouski
    www.unpublic.gastonbourdages.com
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  • Georges Paquet - Abonné
    14 mai 2011 07 h 04
    Écouter c'est bien, comprendre c'est mieux.
    L'Éditorialiste s'est abstenu de souligner que parmi les 41% de citoyens qui se disent souverainistes, un très grande majorité, 87%, demande au Canada d'inscrire dans la Constitution de 1982 la reconnaissance d'une société distincte au Québec. Bien évidemment afin de pouvoir signer cette Constitution.

    Les souverainistes veulent-ils se séparer du Canada ou s'y sentir plus à l'aise. Que doit faire un leader politique souverainiste, qui analyse ce sondage et qui se fait suggérer de paler moins et d'écouter plus.

    Si on écoute bien, on propose quoi aux Québécois.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    14 mai 2011 07 h 51
    « un aggiornamento s'impose dans le mouvement souverainiste»
    A qui le dites-vous. Faut moderniser le discours, y inclure la démographie, la mondialisation, l'identité, les accommodements raisonnables, l'Afghanistan, l'énergie, l'environnement. Mais qui parle d'indépendance au Québec?

    Pendant son dernier mandat, Duceppe a parlé d'indépendance dans le ROC et à travers le monde, mais jamais ici! Idem au PQ. C'est de même
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  • erico - Inscrit
    14 mai 2011 08 h 20
    que veut dire souverainete
    Pour determiner l' appui a la souverainete , quelle est la question posee dans le sondage ,et comment on definit la souverainete . Il semble que chacun a sa propre conception de la souverainete . Un Quebec souverain aurait-il sa propre monnaie , sa propre banque centrale pour controler sa politique monetaire , ses propres institutions financieres . Mentionner un niveau d' appui a la souverainete ne veut rien dire si on ne clarifie pas tous les aspects .
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  • tohi1938 - Inscrit
    14 mai 2011 08 h 53
    Appliquez donc la même recette aux journaux...qui en sont les échos.
    Le prêche, comme les rengaines ont un côté lassant.
    S'il est exact que les électeurs se sentent exaspérés de toujours se faire dire quoi faire et surtout quoi penser par les partis politiques, il est tout aussi vrai que la propagande, même subtile de la presse finisse par tomber sur les nerfs.
    Un moratoire, ou à tout le moins un ralentissement du venin quasi quotidien des chroniqueurs politiques serait bienvenu .
    Après tout, les élections fédérales sont derrière nous, et tout un chacun a bien hâte de sortir aussi des inondations, des crimes, des scandales et autres aléas.
    C'est le printemps, parlons de fleurs et de soleil à venir.
    Pour la politicaillerie, l'automne arrivera bien assez tôt.
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    14 mai 2011 09 h 09
    Ça n’a rien à voir avec la souveraineté…
    Que des électeurs et des électrices aient voulu lancer un message fort aux restes du Canada en votant pour un programme politique qui leur ressemble, me semble que c’est simple et évident.
    Et puis, c’est quoi ces histoires de X et Y : les citoyens et les citoyennes ne sont pas des entités de marketing.
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  • Chic type - Inscrit
    14 mai 2011 10 h 18
    Peut être pas un reniement de la souveraineté, mais une grande lassitude
    On peut toujours interpréter les résultats d'un sondage pour lui faire dire ce que l'on souhaite entendre. Cependant, en étant peut-être un peu plus critique, à la lecture de ce dernier en liste, ne pourrait-on pas plutôt en arriver à un énoncé du genre:

    « Comme le laissait présager la défaite du Bloc aux dernières élections, la lassitude envers la souveraineté est toujours bien palpable chez l'électorat, alors qu'une majorité très nette de Québécois s'y oppose toujours. »

    Une des leçons à tirer du 2 mai se peut-être là. La souveraineté ne mobilise plus depuis plusieurs années déjà. La chose est maintenant presque entendue. La défaite des bloquistes et ce énième tendent à le confirmer.

    À l'instar de François Legault, il s'en trouve de moins en moins pour croire que l'indépendance du Québec se fera dans un avenir prévisible. La chose aura beau être éminemment triste pour plusieurs, il est néanmoins peut-être temps de passer à autre chose, de se relever les manches et de faire face aux problèmes qui se sont accumulés au fil des années et aux nouveaux défis de notre époque.

    Voilà ce que les souverainistes pourraient sans doute entendre, s'ils enlevaient leurs lunettes roses et se mettaient un peu plus à l'écoute d'une partie de plus en plus grande de la population. Celle qui a sans doute fait la différence à la dernière élection.

    Ça fait plus 50 ans qu'on tente de présenter la souveraineté de toutes les manières possibles et imaginables pour la rendre plus attrayante. On en est maintenant à dire plus ou moins ouvertement qu'il faudrait partir de nouvelles chicanes avec Ottawa, afin de donner un nouveau souffle à l'option. Par amour de la Nation québécoise, ne serait-il pas temps de passer à autre chose?
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  • Geoffroi - Abonné
    14 mai 2011 10 h 47
    Imprévisible Québec
    «...il lui faut rejoindre les jeunes, adapter son discours aux générations X et Y.»

    Je suggère aussi les générations A. B. C...

    « Et l’humanité du colonisé, refusée par le colonisateur, lui devient en effet opaque. Il est vain, prétend-il, de chercher à prévoir les conduites du colonisé (« Ils sont imprévisibles ! » ... « Avec eux, on ne sait jamais ! »). Une étrange et inquiétante impulsivité lui semble commander le colonisé. Il faut que le colonisé soit bien étrange, en vérité, pour qu’il demeure si mystérieux après tant d’années de cohabitation... ou il faut penser que le colonisateur a de fortes raisons de tenir à cette illisibilité. »

    Albert Memmi
    http://www.millebabords.org/spip.php?page=article
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  • Darwin666 - Inscrit
    14 mai 2011 11 h 36
    Indépendants ou plus à l'aise ?
    «Les souverainistes veulent-ils se séparer du Canada ou s'y sentir plus à l'aise? Georges Paquet

    Il veulent que le Québec soit un pays, mais si cela ne se réalise pas, il veulent être plus à l'aise dans le pays duquel ils préféreraient ne plus être citoyens. Où est la contradiction ?
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  • hyde - Abonné
    14 mai 2011 13 h 58
    Les souverainistes veulent du changement
    @George Paquet

    Les souverainistes sont souverainistes parce que le RoC est entêté.

    Le Québec a toujours eu certaines demandes qui, si elles avaient été acceptées, auraient mis fin au tension entre le Québec et le Canada.

    Devant la fermeture d'esprit du RoC, qui refuse égoïstement de rouvrir la constitution, l'indépendance du Québec devient la seule solution.

    C'est pas compliqué, les souverainistes n'aiment pas le fédéralisme actuel. Ils veulent du changement. Les fédéralistes, eux, préfère s'écraser sur le statu quo.

    Ce n'est pas l'indépendance du Québec qui détruit «le plus meilleur pays du monde», mais bien le RoC entêté, limite xénophobe, qui n'est pas ouvert au peuple qui a construit ce pays avec lui.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    14 mai 2011 14 h 12
    Un Québec souverain dans un Canada uni
    M. Yvon Deschamps l'avait dit à la blague mais, ce que veulent les Québécois, majoritairement, c'est un Québec souverain dans un Canada uni, principalement nos jeunes, nos entrepreneurs, nos Anglos, nos Allos sauf environ 25 % de solides souverainistes "séparatistes" francophones qui considèrent le ROC comme un ennemi à sortir du Québec.

    Si le PQ écoute comme il faut, il va changer son option de simple souveraineté du Québec "il a éliminé l'association et le partenariat préalable", en durcissant son option constitutionnelle. Faut pas durcir l'option, faut l’amollir quand elle continue à être minoritaire au Québec parce que les Québécois n’en veulent pas…majoritairement.

    Le PQ doit changer son option de simple souveraineté à autre chose comme : Une véritable confédération d'États souverains ou l'asymétrie suggérée par le NPD ou l'autonomie du rapport Allaire ou des pouvoirs très séparés entre le fédéral et le Québec ou autre chose. La séparation, ça n'a pas passé, ça ne passe pas et ça ne passera pas...simple.
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  • perro blanco - Inscrit
    14 mai 2011 15 h 06
    Triste réalité
    Le problème des politiciens, de tous les politiciens et partis, est justement de trop parler et de ne pas écouter, de penser qu'ils savent ce qui est bon pour le peuple mieux que le peuple lui-même, d'aspirer prendre le pouvoir pour réaliser LEUR agenda, quitte à l'enfoncer de force dans la gorge de ceux qui ne le partagent pas, par tous les moyens; et le PQ ne fait pas exception.
    Charest a fait de même. N'est-ce pas pour ça qu'il voulait avoir les deux mains sur le volant?
    Et Harper, pourquoi désirait-il tant la majorité?
    Et Ignatieff, pourquoi tant de témérité et de suffisante face à l'idée d'une coalition?
    Et le PLC, pourquoi tout de go un NON à une fusion des force de gauche, centre-gauche?
    La triste réalité est qu'ils préfèrent le pouvoir au service du peuple, qu'ils accordent davantage d'importance au parti qu'aux désiderata du peuple.
    Voilà. Essayer de communiquer une idée constructive à un politicien partisan ou une critique honnête qui lui impose de se remettre en question ou de remettre en question un élément à son programme, c'est aussi difficile que de tirer la carcasse d'un cachalot sur la plage avec une ligne de pêche à la mouche!
    Il est là le problème. Il ne sont pas là pour être intelligents et décider en faveur du plus grand nombre; ils sont là pour gagner!
    C'est dommage.
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  • Georges Paquet - Abonné
    14 mai 2011 16 h 02
    Il y aurait donc plusieurs options souverainistes.
    À lire les commenaires les plus récents, y compris ceux d'aujourd'hui, on doit conclure que les Québécois qui s'expriment ici et ailleurs, souvent au nom de tous les Québécois, ou tout au moins en leur nom et au nom des Québécois qu'ils connaissent, nous proposent plusieurs version de ce que souhaiteraient les souverainistes.

    1- Les souverainistes qui demandent du changement. Du changement à Ottawa et du changement à Québec.

    2- Les souverainistes qui prône la souveraineté, mais qui proposent déjà des accommodements avec Ottawa, si ça ne marche pas.

    3- Les souverainistes qui demandent d'abord au gouvernement canadien d'apporter des modifications à la Constitution de 1982 pour y inscrire le caractère distinct des Québecois. Afin, on imagine, que le Québec puisse signer cette Constitution.

    4- Les souverainsites qui demandent que le PQ propose que le Canada devienne une confédération d'États souverains.

    5- Les souverainistes qui seraient satisfaits d'une éventuelle "gouvernance souverainiste" quitte à ce que la souverainté ne vienne que beaucoup plus tard, quand les Québécois demanderont un référendum.

    6- Les souverainistes qui soutiennent qu'ils n'ont rien de négatif à dire du Canada, car ce qu'ils souhaitent, c'est que le Québec devienne un jour un pays.

    7- Les souverainistes qui souhaitent que les Canada, ou un quelconque Canadien commette une gaffe" si grosse que tous les souverainistes se sentent une âme indépendantistes et exigent "subito" la souveraineté.

    8- Les souverainistes, comme Jacques Parizeau, qui demandent que le PQ réponde à une série de questions essentielles, pour convaincre les Québécois de la nécessité de la souveraineté et pour leur dire ce qu'il ferait avec.

    9- Les souverainistes qui exigent l'indépendance pour demain, sans autres projets ni conditions.

    Enfin, il y a les 60% de Québécois qui décideront pour qui ils voteront lorsque la campagne électorale sera déclenchée dans quelques ann
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    14 mai 2011 16 h 29
    M. ou Mme Hyde
    Le ROC ne veut pas de faveurs spéciales pour le Québec. Ce que l'on demande pour le Québec, faudrait que ce soit aussi offert aux autres provinces canadiennes pour que ça soit mieux accepté. Pas de statut particulier plus que les autres.

    Aux 2 référendums de 1980 et 1995, ce sont les Québécois qui ont refusé de proposer des changements à la constitution canadienne, avant les possibles refus hypothétiques du ROC qui n'a même pas eu la chance de dire NON, nous l'avons fait les premiers.

    Vous souhaitez quoi de plus du ROC…exactement ? Reconnaître notre différence notre nation dans la constitution ?
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  • Georges Paquet - Abonné
    14 mai 2011 18 h 04
    À Gilles Bousquet
    Il n'y a pas qu'Yvon Deschamps qui a fait le drôle avec l'ambiguité des souverainistes. Le Bloc québécois lui-même a tenté de faire comprendre aux Québécois que tous les députés souverainiste du Bloc on voté, par conviction souverainiste, en faveur de la résolution de 2006 qui demandait "que la Chambre des Communes reconnaîsse que les "Québécois" forment une nation dans un Canada uni."

    Et personne n'a éclaté de rire. Imaginez. Le credo d'un souverainiste serait que les Québécois se reconnaissent comme une nation dans un Canada uni. Comment, sans rire, peut-on être souverainiste et voter pour que le Canada demeure uni?
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    14 mai 2011 19 h 16
    @Georges Paquet
    Vous laissez sous-entendre que les fédéralistes sont unis derrière une idée commune tandis que les souverainistes sont plus confus. Or, le fédéralisme peut être aussi "nuancé" que celui des souverainistes. Sans faire une liste exhaustive des motivations, il y a ceux qui :

    1- se disent autonomistes, qui veulent négocier de nouveaux pouvoirs qui leur seront refusés,

    2- veulent un fédéralisme "asymétrique", mais en leur faveur uniquement,

    3- veulent un "respect des champs de compétence des provinces" sans les connaître,

    4- qui veulent "limiter le pouvoir de dépenser", mais pas pour les stades

    5- une "autonomie culturelle" sans subventionner les artistes

    6- Bourassa proposait même une "alliance à l'Européenne", si vague soit-elle.

    7- Ceux qui trouvent que le Québec ne sera jamais capable d'assumer seul ses propres choix, malgré la taille de son économie. Nous devons être pris par la main, en tant que benêts consanguins de la fédération.

    8- ceux qui bon, seraient bien souverainistes, mais qui voient surtout les obstacles.

    9- Ceux qui croient vraiment que le Canada est un vaste pays bilingue où les deux langues sont égales. Ceux-là ne sortent pas souvent.

    Bref, je ne vois pas pourquoi vous essayez de complexifier l'option d'un des côtés sans vous attarder dur le flou artistique de l'autre. Il y a plusieurs options fédéralistes, et elles ont été à peu près toutes déçues. Mais bon, les options qui ne marchent pas sont peut-être plus rassurantes, parce que familières.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    14 mai 2011 19 h 35
    À ERICO: simple, non?
    Pour la proportion de citoyens qui affirment leur appui à la souvenaineté faisons ça simple et disons que ça signifie que le Québec deviendra un pays.

    Comme cela s'est fait et ce fait ailleurs, les modalités seront en grande partie à fixer après un vote favorable à cette option (par référendum ou élection référendaire), option qui peut aussi se définir autrement "Sortir d'une fédération (faussement appelée confédération) à laquelle l'assemblée nationale québécoise , unaniment, a refusé d'adhérer en n'apposant pas sa signature au bas de la nouvelle constitution".
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  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné
    14 mai 2011 20 h 15
    La souveraineté, un moyen et non un bien en soi
    On ne réalise pas la souveraineté pour elle-même, mais pour ce qu'elle peut nous apporter de concret. Que veut-on ? Une société progressiste et solidaire ou une société conservatrice et de plus en plus inégalitaire? Dans ce dernier cas, le Canada s'avère actuellement le meilleur choix. Mais demain, le sera-t-il encore ? Sauf erreur de ma part, le NPD est beaucoup plus à gauche que les dirigeants actuels du Parti Québécois! Se pourrait-il qu'un grand nombre d'électeurs quécéois aient voté pour une société plus juste et plus égalitaire ? Si le NPD gouverne un jour le Canada, le Canada restera notre pays. Si c'est un parti de gauche, le Québec deviendra alors clairement notre seul pays. Surtout, se pourrait-il qu'un grand nombre d'électeurs aient voulu considérablement rajeunir la classe politique, confiant ainsi aux jeunes le soin de définir la société voulue, les moyens pour la faire advenir et le prix à payer ? Se pourrait-il que ce qui s'est passé au fédéral lundi dernier se reproduise aux prochaine élections provinciales ? À mon avis, oui.
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  • Georges Paquet - Abonné
    14 mai 2011 21 h 52
    À Jean-François Trottier.
    Cher Monsieur,
    Je ne crois pas du tout que l'option fédéraliste soit simple et immobile. Elle est complexe et intéressante.

    Ce que je dis, c'est que les souverainistes, qui revendiquent quelquechose d'autre, ne semblent pas savoir ce qu'ils veulent.
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  • Liliane - Abonnée
    14 mai 2011 23 h 03
    Être souverains chez soi
    Quand une majorité de québécois voudront un pays pour eux, pour le développer, cultivant leur appartenance territoriale et culturelle, économique et politique, ce sera un Québec souverain.

    Quand les décisions nous concernant seront prises ici au Québec, quand nous aurons rapatrier nos impôts, nos taxes, la gestion de nos ressources...

    Quand nous prendrons enfin la responsabilité entière de notre population y compris de nos premières nations concernant la santé, le développement, l'éducation... concernant nos régions si riches par leurs habitants, leurs particularités multiples, ce sera un Québec souverain.

    Avant ou après un référendum ou une élection référendaire, ce sont ces réalités concrètes et quotidiennes, ces projets axés ainsi qui feront de nous un peuple souverain, une nation souveraine, distincte en elle-même.
    Ça se bâtit dès maintenant dans nos esprits, dans nos coeurs et ça se fait quand on passe à l'action, les uns envers les autres, les uns avec les autres. Ça demande de l'énergie et une vision sans myopie.

    Ça exige de nos dirigeants une absence de gros ÉGOS démesurés et de menteurs compulsifs névrosés.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    15 mai 2011 08 h 16
    Multiethnique voilé plus que fléché
    Avec nos 50 000 nouveaux immigrants chaque année, nous allons assez rapidement devenir, une société multiethnique avec toutes sortes de religions dont celle qui se développe le plus rapidement de par notre vaste monde, l’Islam aux prières multiples partout et aux comportements dérangeants comme le port de la burga et le tchador qui cachent leurs femmes des regards indécents des hommes pervertis.

    Comme, nous aurons, de plus en plus de chances de rencontrer, dans les places publiques, des femmes voilées que des ceintures fléchées, ça va donner quoi la souveraineté ? Pour préserver quelle culture ?

    L’Église catholique voulait, pour nous conserver, nous protéger de l’anglicisation mais, maintenant, que nous pratiquons peu la religion, il nous reste le français mais ça prends, en Amérique, de l’anglais…itou. Comme Mme Marois se propose, si elle est élue, de renforcer la loi 101 pour protéger le français, à l’intérieur de la fédération actuelle, nous devons nous demander : Se séparer pour faire quoi de plus, vu que les « de souche » vont finir minoritaires au Québec…anyway ?
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  • Roger Sylvain - Inscrit
    15 mai 2011 08 h 20
    Et si les Québécois ne veulent pas se séparer?
    Après deux semaines d'introspection,d'analyses déchirantes et de remise en question du résultat du vote du 2 mai,les péquistes et bloquistes commencent à comprendre que l'OPTION de la séparation,n'est pas la priorité de la majorité québécoise.Et ils devront en prendre acte.

    Les Québécois ont regardé les choses aller depuis l'ascension du PQ en 1976 jusqu'à aujourd'hui et se rendent bien compte que le Québec a reculé plus qu'avancé à cause de l'OPTION. Trente-cinq années qui ont affaibli le Québec et qui a eu un impact considérable sur notre économie et notre richesse collective.
    Il faut l'admettre, nous sommes pauvres à cause de cette instabilité politique et cette perpétuelle menace de séparation.
    Chaque geste que le Québec a posé en ce sens a eu des conséquences négatives.
    Les deux référendums ont été mortels pour l'économie du Québec et les Québécois n'en veulent pas d'un troisième qui ne ferait qu'empirer les choses.
    Le message a été lancé par les Québécois,dans un geste réfléchi et non névrosé.
    Réveillez-vous mes chers politiciens,c'est ce que le Québec vous lance comme message.
    Roger Sylvain
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  • Andre Vallee - Abonné
    15 mai 2011 09 h 39
    L'histoire et le présent
    Ceux qui pensent que le ROC va autoriser une révision significative de la constitution pour satisfaire les attentes de la majorité des Québécois ont vécu et vivent encore “dans la lune”. Il y a aussi ceux qui le disent pour nous faire “niaiser”; eux ils réussissent assez bien, grâce à cette vieille frousse qu'ils appellent sagesse.
    C'est debout qu'on négocie; et debout ça veut dire avoir confiance en soi, et avoir une vote clair de souveraineté.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    15 mai 2011 09 h 49
    @ Liliane qui rêve au Québec séparé
    Vous écrivez : «Quand les décisions nous concernant seront prises ici au Québec, quand nous aurons rapatrier nos impôts, nos taxes, la gestion de nos ressources... »

    C'était un Québécois francophone qui était à la tête de notre Caisse de dépôts quand il a perdu 11 milliards de trop dans les papiers pourris commerciaux.

    Ce sont encore des Québécois francophones qui sont responsables de l'éducation, der la santé et de nos mines et des gaz de schistes et la construction et les garderies alouette. Est-ce que vous trouvez qu'ils s'en tirent assez bien, avec quelques enveloppes brunes ou blanches, pour leur confier toutes nos taxes et impôts, à ce moment-ici, comme le dirait M. Chrétien.

    Suite à toutes ces "énormes erreurs" mon nationalisme, que voulez-vous, en a pris un méchant coup.
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  • Denis Paquette - Abonné
    15 mai 2011 11 h 05
    une difficulté, que doit vivre tout politicien
    La dernière élection m'a fait comprendre que les peuples ont chacun leur niveau de patience. Je dis les peuples mais je devrais dire les individus. Les militaires connaissent bien cet état, eux qui croit qu’un siège bien mené est aussi important qu’une bonne bataille. Je crois qu’au niveau du fond, les bloquiste n’ont pas perdus leurs convictions mais se sont usés à une problématique absurde; voilà le cercle vicieux de lequel ils ont voulus sortir. C’est tellement vrai que les chinois ont un adage qui dit qu’il faut toujours laisser une porte de sortie honorable a ses adversaires. Attention il y aura un backlash
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    15 mai 2011 11 h 06
    @George Paquet (dernière fois, promis)
    Vous êtes conscient que je peux dire exactement la même chose mais à l'envers? Je pense que vous n'êtes pas le premier à dire que celui qui vote de l'autre bord. ne sait pas ce qu'il fait.
    Je dirais même que c'est la fondation de la partisannerie.
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    15 mai 2011 11 h 12
    @Gilles Bousquet
    Vous sentez-vous moins intelligent depuis que nous avons perdu 11 milliards? Moins compétent? Pourquoi alors dites-vous "les francophones" pour "un incompétent gardé à son poste sans supervision par le gouvernement en place"?
    Il y a quand même un point commun entre la mauvaise gestion du gaz de schiste, un plan nord illusoire, des garderies privées données à des amis et un gestionnaire qui perd 11 milliards avant de s'enfuir faire un job bien payé chez Power: Tout ça c'est fait sous un gouvernement ouvertement fédéraliste. Pourquoi alors est-ce que "votre nationalisme en a pris un coup"? Au pire, ça aurait dû le nourrir.
    CHUM, ilot voyageur... Le gouvernement Libéral gère mal, puis blâme "le Québec au complet". Vous n'êtes pas obligé de le croire.
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  • cpoulin - Inscrit
    15 mai 2011 11 h 48
    Des constats à médite

    L’idée que le Québécois en politique sont souvent hésitant devant les choix politiques qu’on leur propose. Ils aiment souvent courir des risques en voulant avoir raison contre les idéologies dominantes plutôt que de se tromper avec elles. Selon l’historien Jocelyn Létourneau, ce pragmatisme fut une tendance lourde de nos comportements politiques passés. Ce constat lui a permis de conclure que l’ambivalence était une marque déterminante de notre culture politique. Il ira même dans ses essais jusqu'à démontrer que l’ambivalence et “l’opportunisme circonstanciel” sont nos vertus politiques nationales. Selon cette approche, ces choix compliqués ont été marqués par des moments de “revendications prudentes”, “des formes de patriotisme circonspect et ce d’un affirmationnisme réfléchi”. Ces attitudes nous auraient finalement bien servis au fil du temps et il ajoute que cette tradition d’ambivalence pourrait être une voie pour “passer à l’avenir”. Cette proposition ne manque pas de pertinence et devrait retenir notre attention parce qu’elle éclaire à mon avis une partie du mystère actuel.

    Dans le même esprit, on peut écouter la voix du sociologue, Jean-Pierre Warren (Le Devoir 24/04/11). Dans l’article ne question, il dit observer l’existence d’un mouvement qui traverse la société québécoise actuelle dont l’une des caractéristiques est “le détachement de l’identité québécoise de son ancrage politique, et son refoulement dans l’univers de la culture” . Il ajoute que:”Les Québécois francophones sont marginalisés politiquement et se voient donner la perspective culturelle comme voie de repositionnement. Il s’agit d’une reconfiguration identitaire: la nation québécoise se reconnaît désormais davantage comme communauté culturelle que comme groupe politique”.

    Ces constats définis par ces deux chercheurs de la nouvelle génération de penseurs sont suffisamment étoff
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  • François Beaulé - Abonné
    15 mai 2011 12 h 23
    Une erreur répétée dans les pages du Devoir
    Plusieurs commentateurs depuis au moins une semaine et le directeur du Devoir cette fois font une mauvaise analyse des résultats de l'élection fédérale du 2 mai au Québec.

    Plutôt que de fonder leurs analyses, ou états d'âme c'est selon, sur le nombre de votes ou sur les pourcentages de votes accordés au différents partis, ils font l'erreur de le faire sur le nombre de sièges obtenus. Alors qu'on devrait savoir qu'une importante distorsion entre les 2 résultats provient de la non-proportionnalité de notre système électoral.

    Aujourd'hui, le directeur du Devoir écrit: (3e paragraphe) «L'appui massif accordé au NPD par des électeurs traditionnellement bloquistes...». Or cet appui massif n'a pas été accordé par des électeurs auparavant bloquistes. Sur les 38% de l'électorat qui ont accordé leur appui au Bloc en 2008, 15% ont voté pour le NPD le 2 mai dernier. 15% de l'électorat ne constituent pas un «appui massif» bien au contraire. 23% de l'électorat a voté pour le Bloc. Et sur les 43% de l'électorat qui ont appuyé le NPD environ 28% avaient appuyé des partis fédéralistes en 2008 dont le NPD.

    Ce qui devrait être beaucoup plus inquiétant pour les indépendantistes ne sont pas les résultats du vote aux élections fédérales mais plutôt la stagnation des appuis à la souveraineté depuis longtemps. 40% selon les sondages (après répartition) ne représente nulllement un appui clair à l'indépendance du Québec. Ce qui est clair, c'est qu'une majorité de Québécois ne veulent pas de ce projet et en ont marre du discours qui l'accompagne depuis 40 ans.

    Un parti de centre gauche fédéraliste obtiendrait plus d'appui que le PQ. Et le chef d'un tel parti serait plus populaire que Mme Marois.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    15 mai 2011 13 h 20
    @ M. Trottier
    M. Rousseau était un souverainiste, nommé sous M. Landry, pas un fédéraliste anglophone, même si le désastre est arrivé sous un gouvernement fédéraliste-Charest.

    Le PLQ est composé très majoritairement par des Québécois très francophones, je crois. Un de ses ministre, M. Bachand est ce ceux qui étaient souverainistes, un adjoint de M. Lévesque.

    J'aimerais mieux que les choses se soient passés et passent autrement mais nos souverainistes de haut niveau virent fédéralistes. Je ne serais pas surpris que M. Rousseau, en joignant Power ait changé d'allégeance.

    Si vous êtes encouragé sur les chances de la souveraineté du Québec, tant mieux pour vous.
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  • Georges Paquet - Abonné
    15 mai 2011 14 h 41
    À Jean-François Trottier
    Non, M. Trottier, vous ne pouvez pas dire la même chose à l'envers. Celui qui réclame une modification, ou même la disparition, de ce qui fonctionne (admettons, pas parfaitement) a l'obligation de dire assez clairement ce qu'il propose en échange. Je n'ai jamais dit que ceux qui votaient d'un bord ou d'un autre, ne savaient pas ce qu'ils fesaient. Si vous tenez à déformer les parole, vous pourriez au moins relire et repecter les écrits. J'ai dit que les souverainistes qui s'expriment ici et ailleurs nous donnent la nette impressions qu'ils ne sont pas du tout d'accord sur ce qu'ils réclament. Celà va de l'indépendance totale et immédiate à une série de proposition pour des accommodements avec le Canada, en passant par la signatue de la Constitution de 1982.
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  • pierre savard - Inscrit
    15 mai 2011 14 h 56
    Rejoindre les jeunes ?
    Lieu commun. Ca fait 6o ans que les "souverainistes" parlent aux jeunes. Les jeunes ? Quelle farce. Je ne savais pas qu'il n'y avait que des jeunes qui votent ! Le Québec est tellement une société de jeunes en passant !
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    15 mai 2011 16 h 52
    @Georges Paquet (je sais, j'avais promis, mais je ne peux quand même pas laisser tout passer)
    Ceux qui réclament d'autres formes de fédéralisme ne proposent pas autre chose? Pourquoi Jack Layton parle d'inclure le Québec dans la constitution? Ce n'est pas un changement? Pourquoi l'ADQ parle d'autonomisme? Ce n'est pas un changement? Ils se disent pourtant fédéraliste. Eux, ils pourraient parler dans les airs et promettre du vent? Ils n'ont aucune "obligation" de faire des engagements précis? (On dirait un "plan Nord" pour la Constitution Canadienne...)
    Si vous inclus tous ceux qui veulent des changements à la fédération, on ne parle plus juste du 41% de souverainistes, on monte à beaucoup plus.
    On peut non seulement dire la même chose à l'envers mais, en plus, refuser de considérer les fédéralistes qui veulent du changement pour des raisons d'argumentation partisane ne reflète pas la réalité électorale.
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  • Roland Berger - Abonné
    15 mai 2011 16 h 53
    Malgré la douloureuse conquête...
    Malgré la douloureuse conquête, les descendants des colons français reconnaissent le rôle important des descendants des conquérants dans la création du Canada. Mais l'inverse n'est pas vrai. Ces derniers, et leurs alliés issus de l'immigration, s'obstinent à nier l'importance des premiers, comme s'ils n'avaient servis qu'à fournir les matériaux de construction, comme s'ils en avaient été les esclaves.
    Plusieurs voient une contradiction dans la position d'indépendantistes qui seraient prêts à mettre fin à leur combat pour un Québec souverain si les Anglos se montraient ouverts à une nouvelle fédération dans laquelle la spécificité du peuple québécois serait reconnu au-delà des mots. Il n'y en a aucune. Seuls les Anglos ne veulent pas traiter avec eux d'égal à égal. Seules ces têtes carrées entretiennent la velléité indépendantiste. Et ce au nom d'une jouissance suspecte et puérile.
    Roland Berger
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  • jrgeorges43 - Inscrit
    15 mai 2011 17 h 03
    Mouvement souverainiste!
    Je suis comfortable comme fédéraliste. Pour avoir la souveraineté, il nous faudrait un systéme monétaire et le faire fonctionner avec nos partenaires commerciaux. Une aventure extrêmement compliquée, il faut conserver une certaine prospérité pour asssurer et développer le coté culturel. La constitution canadienne est bel et bien légale! Le Québec ne la signera probablement jamais! Je trouvais ''naive'' cette idée de ''sociétée distincte''. On aurait-dû spécifié simplement ''Société Francophone''!

    J.R. Georges
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    15 mai 2011 17 h 44
    @M. Bousquet
    On a en ce moment un parti qui gère d'échec en échec. Parce qu'ils sont francophones? C'est trop facile.
    À un moment donné, faut se demander s'ils sont vraiment incapables à ce point-là. Je ne vois aucun des maux syndicaux, nationalistes, socialistes ou autre dont on afflige le Québec qui peut expliquer qu'un gouvernement ait besoin d'un soulèvement populaire pour se convaincre de finir un hôpital. Alors soit ils sont incompétents, soit ils le font exprès.
    Et si leur stratégie était de mettre à mal la confiance des Québécois en eux-même, c'est réussi.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    15 mai 2011 18 h 32
    @ Roland Berger et jrgeorges43
    Ça nous donnerait quoi exactement et concrètement, la reconnaissance de la spécificité du Québec dans une nouvelle confédération canadienne ?

    M. Georges a raison, le concept de société distincte est pas mal moins intéressant que société francophone mais, il y a 20 % d'Anglophones au Québec...on les oublie ?
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