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Des devoirs pour le NPD

Gil Courtemanche   7 mai 2011  Canada
Que ce soit sur les réseaux sociaux, dans les vox pop à la télévision ou dans les lettres de lecteurs qui s'expriment sur le tsunami orange de lundi, on remarque que beaucoup de Québécois ont passé la journée de mardi à se pincer pour savoir s'ils étaient réveillés. Dans beaucoup de commentaires, particulièrement ceux provenant des circonscriptions de la Mauricie, on entend une sorte de «si j'aurais su, j'aurais pas venu». De toute évidence, des dizaines de milliers de Québécois ont voté avec une insouciance et une légèreté renversantes, comme s'ils participaient à une sorte de «guerre des boutons» pour adultes oisifs en mal de divertissement. Cela est particulièrement vrai dans le cas de Ruth Helen Brosseau. De tous les poteaux du NPD, c'est le seul qui avait fait l'objet d'un examen rigoureux et exhaustif de la part des médias. Toute la province savait qu'elle habitait Gatineau, qu'elle ne parlait pas très bien le français et qu'elle jouait dans les vidéopokers de Las Vegas. Il est un peu tard pour dire «si j'aurais su, j'aurais pas venu». Les électeurs de Berthier-Maskinongé savaient très bien qu'ils votaient pour un fantôme.

On a proposé aussi des explications en apparence rationnelles. On aurait assisté à un réalignement gauche-droite, à un vote agressivement anti-Harper (comme si voter pour le Bloc ne l'était pas autant) ou encore à un rejet réfléchi du Bloc indiquant que les Québécois avaient décidé de prendre à nouveau un «beau risque» avec le fédéralisme. On a évoqué l'effet rassurant et rafraîchissant du «bon Jack». Aucune de ces explications ne me convainc totalement.

Pour qu'on ait dans plusieurs endroits voté massivement pour des fantômes sans s'inquiéter semble-t-il des conséquences, il fallait certes de la légèreté et de l'insouciance, mais il fallait surtout une impression généralisée de désenchantement, de désillusion. Le sentiment d'évoluer dans une situation bloquée et sans issue autre qu'un grand bond, les yeux fermés, dans l'inconnu. Gouvernement corrompu à Québec, PQ sans âme, trou noir conservateur à Ottawa, Bloc en apparence figé dans une opposition historique mais redondante, municipalités faisant l'objet d'enquêtes, CHUM encore sur la planche à dessin, nids-de-poule en croissance, pétrolières milliardaires... Ce n'était pas la petite vie, c'était une sorte de grisaille qui refusait de faire place au printemps. Alors, les Québécois ont fait un peu comme les Arabes: ils se sont fermé les yeux et ont dit: «Un, deux, trois, soleil!» Et ils se sont donné un printemps en rejetant tout ce qui pouvait être lié au ciel noir du passé. Les grands bouleversements politiques tiennent plus aux coups de coeur qu'aux réflexions rationnelles. C'est après la révolte que la raison reprend sa place, pour mieux canaliser et organiser le changement. Voilà le dur travail qui attend le NPD.

***

On a beaucoup parlé, généralement de manière dérisoire, de cette marée de néophytes qui constituera dorénavant la très grande majorité du caucus néodémocrate. Néophytes, certes, des règles et coutumes parlementaires, mais pas de la vie collective. Les nouveaux élus que j'ai entendus ont démontré une compétence citoyenne remarquable et nous sommes loin des improbables députés emportés dans la vague de Mulroney ou de l'ADQ, ou encore de l'actuelle députation conservatrice du Québec.

Le dilemme de Jack Layton et de son parti est complexe et en même temps emballant. Comment (à cause du nombre d'élus québécois) devenir à la fois la voix du Québec dans le fédéralisme et celle du Canada au Québec? Quatre ans pour refonder la dynamique interne de la fédération. C'est une occasion historique qui risque de ne pas se représenter.

Le premier obstacle est l'ambition de devenir dans quatre ans le prochain gouvernement, avec comme seule chance l'obligation de faire des gains importants en dehors du Québec puisqu'ici le plein est fait. La tentation sera grande de sacrifier un peu de Québec pour beaucoup d'Ontario ou de Nouvelle-Écosse.

En fait, le NPD a devant lui quatre ans pour apprendre le Québec et inscrire ses demandes dans un débat serein sur le fédéralisme canadien. Les sociaux-démocrates de tous les pays, y compris le PQ, ont été historiquement des centralisateurs. Cela est dû en bonne partie au fait qu'ils craignent que les particularismes régionaux ne battent en brèche les objectifs d'égalité et d'universalité qu'ils inscrivent dans les programmes sociaux.

Mais ce réflexe traditionnel des partis de gauche évolue de plus en plus vers une reconnaissance des bienfaits de la diversité affirmée dans la marche d'un pays. De plus en plus on reconnaît que la gouvernance de proximité est préférable à la politique du mur à mur. Le NPD a flirté parfois avec les voix de l'asymétrie fédéraliste: dans les années 1960 avec le fédéralisme coopératif et plus récemment avec le droit des provinces de se retirer d'un programme fédéral avec pleine compensation. Reste à développer autour de ces sujets une nouvelle approche globale qui ne soit pas perçue comme une menace à l'unité canadienne par le ROC, mais comme un progrès dans son fonctionnement harmonieux. Ce n'est pas une mince tâche, mais c'est un beau risque.

Au Québec enfin, le NPD doit transformer ce vote émotif en adhésion réfléchie. Cela requiert de la part des nouveaux élus une présence exceptionnelle dans leur circonscription et de la part du parti tout entier quatre années de pédagogie intensive pour transformer le vent de révolte en révolution tranquille. Sinon, le Bloc, tel un sphinx, renaîtra de ses cendres.
 
 
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  • ExpatAVie - Abonné
    7 mai 2011 06 h 09
    Mission impossible
    Je vous remercie pour cette analyse eclairante. Et j'dadhererais a ce beau risque moi-meme.

    Cependant, vous dites que proposer un federaliste decentraliseur en convainquant les electeurs d'Ontario de joindre le groupe subsequemment sera difficle. C'est en fait presque impossible.

    Une autre analyse de cette election, c'est que les ontariens ont une fois de plus elu la majorite (comme les majorites de Chretien). En effet, ils sont la moitie des deputes conservateurs. Par ailleurs, toutes les majorites depuis Meech se sont a peu pres passees de representation quebecoise (depuis Meech).

    Contrairement au Quebecois, nul desillusion et nul revolte du cote de nos voisins qui controlent un gouvernement central fort concu pour et par lui.
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  • Anne-Marie Bilodeau - Abonné
    7 mai 2011 06 h 44
    Devoir du NPD: défendre les intérêts du Québec
    C'est un excellent article pui pose un diagnostic sur l'émotion qui l'a emporté sur la raison et qui avance des pistes de relève. Malgré la formation et l'apprentissage de leurs fonctions, ces nouveaux députés dans un parti traditionnellement anglophone et centralisateur, saura t-il défendre des dossiers québécois comme l'usage de la langue française dans les sociétés de la Couronne fédérale et devant les tribunaux, le Bas-Churchil contre Terre-Neuve et le gouvernement Harper et les chantiers de la Davie?

    Il faudra s'armer de patience encore une fois.
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    7 mai 2011 06 h 48
    Réalisme
    Quels gains le NPD a-t-il fait hors Québec? Sept ou huit députés dans l'ensemble du Canada. C'est peu. Et l'establishment du parti sait fort bien que la députation québécoise est fragile. Il y tout à parier que le NPD, s'il veut accéder au pouvoir, voudra séduire le reste du Canada. Ne comptons surtout pas sur lui pour «défendre» les intérêts du Québec.

    D'autre part, que devient l'infrastructure du Bloc? Anciens députés, organisateurs de comté, cadres, militants et autres? Cela fait beaucoup de monde. Tous ne seront pas intégrés à une structure péquiste déjà saturée. Alors?

    Il est possible que le Québec connaisse bientôt son propre tsunami politique. Legault à droite, Amir à gauche?

    Pierre Desrosiers
    Val David
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  • François Beaulne - Abonné
    7 mai 2011 06 h 52
    Analyse lucide
    Bravo Monsieur courtemenache pour cette analyse réaliste, lucide et percutante.
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  • De St-Éloi - Abonné
    7 mai 2011 07 h 16
    Et l'union de la «gauche»?
    Je crois que les Québécois ont voté pour le parti qui offrait la meilleure chance de réussir la coalition contre Harper. Ils ont vu la lumière jaune-orange, ont foncé, mais sont passés sur la rouge et une grosse police bleue les a arrêtés. Ignaitief ayant exclu d'être à la tête de cette coalition et la présence du Bloc l'invalidant, il n'y avait qu'un seul choix. Cependant, la seule chance pour les NPD de former un gouvernement majoritaire serait une fusion avec le parti Libéral. Cette question n'a pas été posée à Jack Layton par les médias. Et pourtant, elle est vitale. L'union de la «gauche» doit précéder cette supposé réforme constitutionnelle. On voit aussi que toute réforme constitutionnelle ne peut être promue que par un pouvoir fédéral fort. Le parti qui risque le plus de réunir ce pouvoir à long terme autour de lui est le parti conservateur. Il y a donc beaucoup plus de probabilités que la réforme vienne de ce parti, autour peut-être d'une réforme du sénat.
    Dans l'histoire du Canada, jamais un parti qui n'était pas soutenu par le capital et les grandes entreprises n'a été élu. Le parti conservateur représente la conjonction des forces économiques de l'Ontario et de l'Ouest. La vente de la bourse de Toronto symbolise à la fois la réussite de cette «coalition» économique et l'échec du nationalisme économique canadien.
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  • Pierre Cornellier - Abonné
    7 mai 2011 07 h 44
    Le discours ambigu d'une certaine gauche québécoise
    C'est le discours entretenu par les gens de Québec Solidaire et ses sympathisants. Ces gens-là se disent souverainistes mais, avant tout, de gauche.

    C'est un secret de polichinelle que les gens de QS ont appuyé le NDP.
    D'où l'ambiguité:ils sont souverainistes mais appuient le parti fédéraliste le plus centralisateur.

    Il me semble que, avant d'être à gauche ou à droite, il faut d'abord être....c'est-à-dire un pays.
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  • Normand Carrier - Abonné
    7 mai 2011 07 h 47
    Le NPD a les mains liées ....
    Vos commentaires sont généralement justes monsieur Courtemanche mais il y a une dimension que vous occulter et c'est la dimension pan-canadienne ..... Si le NPD se dit ouvert a des concessions envers le Québec , il perdra tous ses appuis au Canada anglais et deviendra marginal dans le ROC ... Le NPD est pris dans le même carcan que les conservateurs et les libéraux et sera obligé de fonctionner en fonction de la MAJORITÉ CANADIENNE qui ne veut faire AUCUNE CONCESSION au QUÉBEC et encore moins OUVRIR LE DÉBAT CONSTITUTIONNEL pour ré-intégrer le QUÉBEC dans cette CONSTITUTION ......

    Jack Layton a dit en campagne électorale qu'il était ouvert envers le Québec et le National Post l'a accusé d'aller trop loin ..... On peut constater qu'il n'a rien dit et on peut imaginer lorsqu'il passera aux moindres petites concessions ......Le passage du NPD est un fiasco annoncé comme celui de l'ADQ et il faut espérer que des deux fiascos seront annonciateurs d'une liberté que les Québécois se donneront dans un avenir pas trop lointain ....
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  • Bernard Terreault - Abonné
    7 mai 2011 08 h 31
    Désolé, le NPD n'aura jamais le pouvoir
    Oubliez ça, M. Courtemanche. A moins de diluer son idéologie au point de n'avoir plus rien de social-démocrate (comme le Labour de Blair), le NPD ne prendra jamais le pouvoir. Les milieux d'affaires et les grands médias qu'ils possèdent vont les couler. Prenons une des excellentes propositions du NPD, limiter les taux d'intérêt sur les cartes de crédit. Ce sont ces taux exorbitants qui permettent aux banques de compenser les pertes dues aux fraudes ou aux faillites personnelles de nombre de détenteurs de cartes. Limiter ces taux obligerait les banques à mieux examiner le crédit des gens et à ne pas émettre de cartes à nombre d'entre eux. Mais c'est grâce à la carte que la petite classe moyenne consomme sans réfléchir et s'endette au grand bonheur des marchands. Cette mesure tuerait la société de consommation.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    7 mai 2011 08 h 45
    Vous pouvez toujours rêver monsieur Courtemanche.

    Je ne me contenterai pas, en ce qui concerne, d'une soi-disant "nouvelle approche globale qui ne soit pas perçue comme une menace à l'unité canadienne par le ROC mais comme un progrès dans son fonctionnement harmonieux."

    Je suis bien d'accord qu'il y a des bienfaits à la diversité mais qu'on réduise la différence québécoise à un simple élément de cette diversité, comme vous le faites, je n'accepte pas ça.

    Le Québec est une nation. Il a tout à fait raison de vouloir aspirer à sa pleine souveraineté et c'est ce que je veux pour mon pays.

    D'ailleurs je doute fort que vous obteniez beaucoup d' appuis à votre idée.

    Vous pouvez toujours rêver. C'est permis.
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  • J. Maurice Arbour - Abonné
    7 mai 2011 08 h 52
    Les gens de mon pays
    Sur les 90 539 électeurs de cette cirocnscription, 57,746 se sont prévalus de leur droit de vote. C'est dire que près de 40% des électeurs n'ont pas voté. Parmi ceux qui ont voté, 22,403, soit 39,6%, ont voté pour une candidate qu'ils n'ont jamais vue, ni connue et qui ne parle même pas leur langue! Mais ces électeurs ne représentent que 24% de tous les électeurs inscrits.On se plaît à dire qu'il faut respecter le choix du peuple et que la voix du peuple est la voix de Dieu (Vox populi, vox Dei). Encore faut-il aller voter et voter en toute connaissance de cause. On s'acharne beaucoup sur Mme Brosseau. À mon avis, il faudrait mettre autant d'acharnement pour essayer de comprendre les 22,403 personnes qui ont jugé bon de voter pour un fantôme. Mme Brosseau avait toutes les qualités nécessaires pour ne pas être élue; son nom sur le bulletin de scrutin visait seulement à assurer la présence du NPD et à canaliser vers ce parti les quelques milliers de votes (5684) que ce dernier avait reçus lors des dernières élections. Chacun peut avoir ses explications sur le sens du vote dans Berthier-Maskinongé. Tant qu'on ne fera pas une analyse précise du sens de ce vote auprès des partisans du NPD dans cette circonscription, on est condamné à des hypothèses. D'ici là, je souhaite seulement que les gens de cette circonscrition vont suivre des cours intensifs d'anglais afin de pouvoir communiquer avec leur nouvelle députée. C'est leur honneur qui en jeu.
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  • France Marcotte - Abonnée
    7 mai 2011 09 h 00
    Le coeur a ses raisons
    "Les grands bouleversements politiques tiennent plus aux coups de coeur qu'aux réflexions rationnelles", dites-vous.
    Cette réflexion est bien intéressante, d'autant plus que certains se sont amusé à répéter que les Québécois n'avaient pas d'opinion mais "que" des sentiments.
    Et curieusement, ce ne sont donc pas les citoyens souvent les plus politisés (qui ont voté rationnellement) qui ont été les instigateurs de ce bouleversement-ci.
    Peut-on dire: les changements politiques mineurs se font de façon rationnelle mais pas les grands bouleversements?
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  • Geoffroi - Abonné
    7 mai 2011 09 h 35
    Engager davantage de policiers
    Vous écrivez:

    "Voilà le dur travail qui attend le NPD."

    Si on se fie à la plateforme du NPD plateau, ce ne sera pas vraiment emballant le socialisme boréalien. Ça ressemble étrangement aux partis conservateur et libéral.

    Référence:
    http://www.npd.ca/accueil

    Je n'ai pas vu le mot Québec sur le site Internet du NPD. Fait-on parti des Premières nations, des langues officielles ou des provinces?

    Engager davantage de policiers et enfermer plus longtemps des criminels, ça ne vous rappelle pas quelqu'un ? Devinez.
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  • Jeannot Vachon - Inscrit
    7 mai 2011 09 h 35
    Pitié pour nos députés


    Certains médias, dont les radios républicaines de Québec, se font un plaisir de ridiculiser les nouveaux députés du NPD au Québec, pour leur manque de connaissances entre autres. Mais ces railleries sont contre productives. Ces gens là ne sont pas des imbéciles. Ils ont appliqué pour un emploi de prestige sans avoir de compétences suffisantes et l’ont obtenu. Les imbéciles sont donc ces millions d’électeurs qui les ont placés là. Va-t-on leur tordre un fer dans la plaie pendant les quatre prochaines années? Si on élit des députés aux couches, pensez-vous qu’ils auront autant de connaissances que des politiciens aguerris?

    Notre système est le premier responsable. Pourquoi l’homme a-t-il si peu d’importance au Canada? On vote pour un chef et les députés ne sont souvent que des figurants qui obéissent à leur chef au doigt et à l’œil. Ça prendrait deux choix sur le bulletin de vote : un chef qui dirige le parti qui s’approche de nos valeurs puis un représentant compétent qui défendrait ses commettants avec une certaine liberté.

    Va-t-on détruire les réputations de ces néophytes qui doivent partir de zéro puis, après un apprentissage de quatre ans, les remplacer par de nouveaux poteaux? Il est très difficile de faire réfléchir une masse d’électeurs. Seul un changement de système pourrait mettre fin à ce genre d’aberrations.
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  • Stéphane Martineau - Abonné
    7 mai 2011 09 h 57
    belle analyse
    Belle analyse du vote du 2 mai et des enjeux à venir pour le NPD. On peut déplorer la «claque» magistrale donnée au Bloc mais on doit aussi se réjouir du refus tout aussi retentissant du Québec de soutenir la droite conservatrice...Une chose est certaine, beaucoup plus que le ROC, le Québec se cherche sur le plan politique (pensons au tsunami de l'ADQ et à son reflux rapide)...on se prend à rêver d'un autre tsunami dans quelques années ...souverainiste celui-là....mais si cela arrivait ça serait plus malgré le PQ que grâce à lui.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    7 mai 2011 10 h 50
    Bonne réflexion M. Courtemanche
    Bravo, juste sur le nez ! !

    Nous ne pouvions pas nous cogner le nez sur le même mur...éternellement.
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  • François Dugal - Abonné
    7 mai 2011 10 h 54
    Centralisateur
    Un parti centralisateur pour défendre le Québec?
    Le NPD montrera que le Canada ne convient pas à la société québécoise.
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    7 mai 2011 10 h 56
    Vous avez dit sphinx ?
    ''Sinon, le Bloc, tel un sphinx, renaîtra de ses cendres.''

    Le jour où les moineaux auront des dents, dans la semaine des quatre lundi... Bref, ce n'est pas aujourd'hui le lendemain !
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  • Jean-Serge Baribeau - Abonné
    7 mai 2011 10 h 59
    Bloquistes, il serait temps de décolérer!
    Moi, je n'en peux plus (radicalement plus) de l'attitude des bloquistes purs et durs, ces chantres théoriques de la démocratie, qui crachent sur le peuple et sur la démocratie lorsque le peuple et la démocratie ne leur obéissent pas. Il y a, parmi ces pseudo-démocrates, d'anciens maoïstes et trotskistes qui ont passé leur vie à se prendre pour l'avant-garde éclairée du prolétariat, du peuple québécois, voire du tiers-monde et de la planète terre.

    Au lieu de recourir à l'invective et à l'injure, il serait temps que ces «lucides» et «clairvoyants» se mettent à développer une perspective analytique et critique (autocritique).

    En ce qui me concerne l'élection de Harper m'a dévasté et j'ai alors écouté IL N'Y A PLUS RIEN de Léo Ferré.

    Mais le coup d'éclat (ou coup d'État) d'une bonne partie du peuple québécois m'a enchanté. Il y a là un important message que les esprits dogmatiques et bornés refusent d'accepter. Il ne s'agit pas de LA FAUTE AUX MÉDIAS. Il ne s'agit pas de LA FAUTE À JACK, CE DÉMAGOGUE RACOLEUR. Il ne s'agit pas de la bêtise d'un peuple. Alors, pour célébrer cette vague orange, j'ai écouté C'EST LE PRINTEMPS! et C'EST EXTRA! du grand Léo Ferré.

    Ceux qui refusent l'effort d'analyse et de compréhension méritent d'être évacués à tout jamais de la scène politique.

    Le peuple québécois est un peuple parfois imprévisible. Pendant les années 60 Marshall McLuhan disait des Québécois qu'ils sont LES HIPPIES DU CANADA ET DE L'AMÉRIQUE DU NORD.

    Eh bien! Les hippies ont démontré leur côté libertaire (et non pas «libertarien»)!

    J'aime éperdument ce peuple qui, à l'occasion, m'énervouille.

    Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    7 mai 2011 11 h 01
    Justement
    Les électeurs de Berthier Maskinongé savaient très bien que la candidate NPD était un poteau et ils ont quand même voté pour elle - n'est-ce pas là la preuve qu'ils votaient non pas pour une candidate mais bien pour un parti qu'ils croyaient, À tort ou à raison, avait la meilleure chance de barrer la route à Harper?

    Nous avons un système électoral anachronique et dépassé qui force les électeurs à voter pour un poteau pour passer un message car nous n'avons pas la proportionnelle et si on vote pour le meilleur député du coin on risque de faire passer un gouvernement que l'on ne veut pas. Le « gouvernement Harper » est maintenant majoritaire alors qu'il n'a même pas l'appui de 40% des électeurs! Il peut agir comme un dictateur pendant 4 ans malgré que 60% des électeurs se soient prononcés contre le programme de ce parti de droite.

    Cette élection démontre clairement que c'est la quadrature du cercle et que ce pays n'est pas la démocratie que l'on croyait.
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  • perro blanco - Inscrit
    7 mai 2011 11 h 08
    My best of the best of the day, M. Courtemanche!
    M. Courtemanche, je dis souvent à Mme Cornellier qu'elle est ma best of the best tellement j'aime ses analyses, mais, décidément, aujourd'hui, mon best of the best, c'est vous.
    Phénoménale, votre analyse! Elle me rejoint entièrement, parce qu’elle est vraie, objective, bien étayée.
    J’ai moi-même fait l’exercice d’aller consulter le CV de tous les candidats NDP-Québec, et ils sont très loin d’être des 2 de pique.
    C’est sûr que l’affaire Brosseau n’aide pas, mais elle ne justifie pas une réaction de regret chez les électeurs ni l’acharnement honteux des médias, prêts à détruire une personne au nom du soi-disant droit à l’information.
    Personnellement, j’ai confiance que l’équipe Layton-Mulcair et les réélus du Parti sauront encadrer les recrues et les former adéquatement au travail parlementaire. J’en salue même la jeunesse, à qui on reproche si souvent de ne pas s’impliquer.
    Quant aux devoirs du NPD, ce n’est pas d’être le porte-parole du PQ à Ottawa, pas même celui du PLQ ni du Québec. Le NPD N’EST PAS un parti provincial et doit tenir compte de tous les enjeux du pays dans chacune de ses décisions.
    Bien sûr, il appartiendra à chaque élu québécois de faire valoir les dossiers prioritaires de SON comté et de les défendre bec et ongles, mais jamais il ne sera justifiable de demander au Parti de se comporter en parti souverainiste ou indépendantiste.
    Ceci dit, je crois que les choses ont suffisamment évolué pour qu’une majorité d’électeurs canadiens comprennent que l’UNITÉ dans la DIVERSITÉ est viable, alors que l’UNIFORMITÉ et la CONFORMITÉ tous azimuts sont sans issue, sans avenir.
    Chose certaine, jusqu’à preuve du contraire, la majorité des Québécois croient toujours au Canada, et si c’est vrai aussi hors Québec, nous sommes condamnés à nous entendre.
    Espérons donc que les élus de chaque province, dont le Québec, sauront ne pas manquer ce rendez-vous historique don
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  • Darwin666 - Inscrit
    7 mai 2011 11 h 53
    Enfin, quelqu'un qui s'en rappelle !
    «nous sommes loin des improbables députés emportés dans la vague de Mulroney ou de l'ADQ, ou encore de l'actuelle députation conservatrice du Québec. »

    Merci M. Courtemanche de rappeler que ce n'est pas la première fois que des députés sans beaucoup d'expérience sont élus, et que ce fut bien pire dans d'autres cas.

    D'ailleurs, selon Pierre Drouilly, quatre des poteaux du PPC (progressiste-conservateur) élus en 1984 dans la vague Mulroney appuyée par le «beau risque» de René Lévesque et du PQ ne se sont pas représentés, car «mêlés à divers scandales financiers et judiciaires».

    «Chez les conservateurs, Charles Hamelin (Charlevoix) cède son siège à son chef Brian Mulroney qui choisit cette circonscription dans laquelle se trouve maintenant la ville de Baie-Comeau; Roch Lasalle (Joliette), Fernand Ladouceur (Labelle) et Anne Blouin (Montmorency-Orléans) se retirent de la politique pour des raisons diverses, tandis que quatre autres députés conservateurs, mêlés à divers scandales financiers et judiciaires, doivent se retirer, soit André Bissonnette (Saint-Jean), Michel Côté (Langelier), Édouard Desrosiers (Hochelaga-Maisonneuve) et Michel Gravel (Gamelin).»

    http://www.pum.umontreal.ca/apqc/88_89/drouilly/dr

    Pourtant, avec l'appui du PQ, cette vague était beaucoup plus facilement prévisible que celle du NPD.
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  • Jayltemps - Inscrit
    7 mai 2011 12 h 16
    Région pour région
    Le Saguenay/Lac-St-Jean, l'Outaouais ou l'Estrie, sont-elles autant des régions pour le Québec que le Québec l'est pour le Canada?
    Comment réagireriez-vous si ces régions du Québec exigeaient d'un parti québecois au pouvoir, qu'il s'occupe d'elles comme vous exigez que les partis à Ottawa s'occupe du Québec?
    Le Bloc pouvait se permettre d'être exigeant à outrance mais à un moment donné, cela embrouille la donne.
    Trop c'est Trop
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  • Michaël Lessard (micles.biz) - Abonné
    7 mai 2011 12 h 17
    Bonne analyse : un petit ajout
    C'est une analyse sensée et optimiste.

    Je veux ajouter un point : les candidatures du NPD représentent le contraire d'une « haute classe » et de la vieille garde politique. Les gens, dans bien des cas, ont sciemment préféré une étudiante de 25 ans, par exemple, à l'ancienne classe politique jugée négative, peu active, rétrograde... Le NPD, visiblement, n'a pas été corrompu (n'ayant jamais eu le pouvoir).

    Jack incarnait une attitude d'honnête, coopérative et, surtout à mon avis, un politicien près du monde (pendant que les autres insultaient, dénigraient, exprimaient de l'arrogance, etc.).
    --

    nb : Quand on analyse le comportement des gens en général, on arrive à des conclusions plus intéressantes quand on se pose la question « Quelles sont les bonnes "raisons" ou intuitions qui poussent les gens à ...».
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  • Lenga Nguyen - Inscrite
    7 mai 2011 12 h 24
    La petite bête
    "le Bloc, tel un sphinx, renaîtra de ses cendres". Euh...pas vraiment. La seule bête qui peut renaître de ses cendres est le phénix. Tous les autres animaux, y compris le sphinx, restent morts, une fois abattus.
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  • Gilbert Morin - Abonné
    7 mai 2011 14 h 09
    Bravo M. Courtemanche
    Vous venez de faire la meilleure analyse des résultats du 2 mai que j'ai pu prendre connaissance. Dieu sait qu'il y en a eu plusieurs. Un élément qui a attiré mon attention c'est le lien que vous faite avec la situation politique du Québec (corruption) et celle des municipalités (Idem) où les gens n'ont pas exécutoire, ils ont laissé aller leur frustation dans l'isoloir pour un changement radicale afin que le message frappe fort. Vous avez raison aussi pour tous les autres éléments de votre analyse. Merci à vous et bravo au journal Le Devoir.
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  • Jean-Charles Morin - Inscrit
    7 mai 2011 14 h 49
    The day after
    Après une soirée d'élections euphorique passée sur la brosse, le parti du bon Jack a devant lui quatre années de gueule de bois et de mal de cheveux carabiné. C'est déjà commencé.

    Bonne descente aux enfers, mon Jack! Give my regards to Ruth Ellen...
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  • France Marcotte - Abonnée
    7 mai 2011 15 h 59
    Qui est mort pour vous?
    "Sinon, le Bloc, tel un sphinx, renaîtra de ses cendres".

    Sphinx ou phénix, est-ce du Bloc seulement dont parle M.Courtemanche ou du mouvement souverainiste entier?
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  • Marie-Ève Giroux - Abonné
    7 mai 2011 21 h 00
    Sphinx qui renaît de ces cendres?
    Belle analyse en deuxième partie, mais n'est pas le phénix, et non le sphinx, qui renaît de ces cendres? Ce n'est qu'une histoire d'une lettre, mais bon...
    Jean-Michel Leblanc, conjoint de ME
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  • Liliane - Abonnée
    8 mai 2011 03 h 11
    La défaite québécoise
    Elle est camouflée derrière une belle fuite la défaite québécoise....
    Ce n'est pas cette élection qui va diminuer mon scepticisme.
    J'aurais aimé une critique sur le rôle des médias dans cette démocratie menée à coups de sondages... Power Corporation et Québécor intéressés tous les deux à détruire le Bloc... quelle belle plate-forme pour noyauter le discours et influencer les populations... en répétant ad nauseam que le bloc est inutile à Ottawa. Pour Ottawa, c'était en effet une épine dans leur bottine mais pour le Québec, ce n'était pas le cas... loin d'être inutile. Nous voilà bien démuni avec la seule espérance que la vigilance et l'information nous viendra d'un parti fédéraliste, si à gauche soit-il... Bravo pour l'innovation. Je suis impressionnée par cette logique mais je ne sais pas encore vraiment laquelle... Il ne reste qu'à observer de très loin, plus loin que d'habitude... en ce qui me concerne.
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  • Jean-Serge Baribeau - Abonné
    8 mai 2011 09 h 46
    ENCORE LA FAUTE AUX MÉDIAS! DÉCIDÉMENT!
    Je pense qu'il faut être d'une ignorance abyssale et d'un fanatisme dangereux pour penser que Quebecor et Power Corporation ont organisé un fulgurant complot pour détruire le Bloc et appuyer le NPD.

    Il y a tellement de souverainistes qui sont des béotiens et des ignares que je deviens de moins en moins «séparatiste»!

    JSB
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  • David GIrard - Inscrit
    8 mai 2011 09 h 46
    @ Jeannot Vachon
    « Ça prendrait deux choix sur le bulletin de vote : un chef qui dirige le parti qui s’approche de nos valeurs puis un représentant compétent qui défendrait ses commettants avec une certaine liberté. »

    Il faudrait alors l'abandon de notre monarchie constitutionnelle pour adopter le système républicain avec un régime présidentiel. Est-ce que les Américains et les Français ont un chef qui s'approche des valeurs de l'électorat ? Pas nécessairement. On peut se demander si le régime politique parfait existe !

    Personnellement, je trouve que deux choses clochent avec notre système. Premièrement, la non-indépendance du gouverneur général, représentant de la reine Élizabeth II, donc le chef de l'état Canadien me semble un problème criant. Deuxièmement, le fait que seulement 24% des Canadiens aient voté pour Stephen Harper est également inquiétant.

    Pourrions-nous avoir un système de vote à deux tours ? Par exemple, l’électeur choisit dans les 6 noms sur le bulletin de vote; les deux individus qui se retrouvent avec le plus de vote s’affrontent dans un second tour. Je lance l’idée.

    Toutefois, je suis d’accord avec vous, notre système a quelque chose qui ne va pas rond !
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  • Georges Paquet - Abonné
    8 mai 2011 10 h 47
    Les Québécois ne sont frivoles qu'à tous les 20 ans...
    Le texte de M. courtemanche est beaucoup plus un aveu de partisannerie qu'une analyse. Selon ses dires, les Québécois sont frivoles quand ils élisent une cinquantaine de députés Néodémocrates, et ils ne le sont pas quand ils élisent le même nombre de Bloquistes.

    Parlant de poteaux, il y en a eu dans tous les partis. Je mets au défi nos amis lecteurs, y compris M. Courtemanche, de nommer de mémoire, plus de 5 des 48 députés bloquistes qui siègaient jusqu'à maintenant à la Chambre des Commnes. Une trentaine d'inconnus qui le sont demeurés pendant 20 ans.
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  • François Beaulé - Abonné
    8 mai 2011 14 h 38
    @Jean-Serge Baribeau (samedi 10h59 et dimanche 9h46)
    Je réagis exactement comme vous à l'élection de Harper majoritaire et du NPD au Québec. Je déplore aussi l'arrogance des séparatistes obtus.

    J'aime aussi beaucoup le texte de perro blanco(samedi 11h08) sauf les expressions en anglais (best of...). Je déteste les réactions tribales de certains québécois la plupart du temps indépendantistes.

    Un gros bravo! à Gilles Courtemanche. Évidemment son texte est une ébauche de réflexion sur la conciliation de la social-démocratie et du bon équilibre centralisation-décentralisation. Comment font les suédois? et autres nations plus près que nous de la social-démocratie.
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  • Louise Plante - Inscrit
    8 mai 2011 17 h 28
    Sphinx
    L'article est très intéressant et provoque la réflexion sur notre avenir politique. Toutefois, la dernière phrase parle du Bloc qui pourrait «tel un sphinx renaître de ses cendres.» Il s'agirait plutôt du Phénix qui peut renaître de ses cendres et qui est un meilleur symbole pour la possibilité des Québécois d'accéder un jour à la souveraineté.
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  • France Marcotte - Abonnée
    8 mai 2011 18 h 08
    Deux pelures de banane
    À une deuxième lecture de ce texte plein de charme, 2 pelures de banane ont retenu mon attention.
    -"Comment pour le NPD (à cause du nombre d'élus québécois) devenir à la fois la voix du Québec dans le fédéralisme et celle du Canada au Québec? Quatre ans pour refonder la dynamique interne de la fédération."
    -"Reste à développer autour de ces sujets (du fédéralisme asymétrique) une nouvelle approche globale qui ne soit pas perçue comme une menace à l'unité canadienne par le ROC, mais comme un progrès dans son fonctionnement harmonieux."
    Hum!
    Drôle de façon de dire qu'on est dans de beaux draps!
    Et que dire des chihuahuas qui jappent d'admiration béate...
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  • Liliane - Abonnée
    8 mai 2011 18 h 59
    IGNARE et obtus ... DIT-IL
    À Jean-Serge Baribeau
    On peut avoir de l'expérience et être réaliste dans sa vision de l'avenir. Bien sûr j'accueille le vote démocratique du Québec, celui de la majorité. Mais ce que j'en dis c'est que la sagesse populaire en laquelle j'ai confiance, est difficile à comprendre quand en 3 ans le choix est aussi contradictoire. Le ras-le-bol a été fortement soutenu à comparer à la confiance et les médias et les sondages ont fait leurs marques dans l'esprit de ceux qui voulaient voter.
    Je sais aussi car je l'ai vu quelques fois depuis que je suis majeure, que la majorité peut se tromper. C'est l'avenir qui le dira. J'espère de tout coeur que le Québec et les québécois n'auront pas à regretter ce choix collectif basé sur beaucoup de raisons diverses finalement si je lis plusieurs analyses d'experts et expertes.
    Je dis à Jean-Serge Baribeau que ce que je sais et ce que j'en dis ne me sers pas d'arme pour mépriser les autres opinions et vous me traitez d'obtus parce que je ne pense pas comme vous. Il y a quand même près de 800 000 électeurs qui ont voté pour le BLOC. Essayez d'en tenir compte. Ils ont le droit de discuter tout comme vous qui semblez avoir la victoire un peu arrogante. Un peu d'ouverture et de compréhension ne sont pas des attitudes interdites au Québec. Vous prenez des risques inutiles.
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  • Pascal Laflamme - Inscrit
    9 mai 2011 12 h 57
    Sagesse et connaissance populaire de la politique...
    Un texte clair, limpide et une analyse qui vise juste ; chapeau monsieur Courtemanche ! J'ai particulièrement apprécié la section suivante ... " De toute évidence, des dizaines de milliers de Québécois ont voté avec une insouciance et une légèreté renversantes, comme s'ils participaient à une sorte de «guerre des boutons». Il est étonnant de lire certains propos dans ces forums mais une chose est claire, le vote du 2 mai pose plusieurs questions dont une parmi tant d'autres est la compréhension et l'étendue des connaissances politiques de l'électeur moyen qui vote. Beaucoup de commentaires intransigeants sont formulés soit pour dénoncer la méchante élite qui juge le peuple ou encore pour dénoncer le bas peuple mal renseigné. Qu'en est-il vraiment ? Que faisons-nous vraiment dans cette province pour favoriser l'intérêt et la connaissance du fait politique auprès de la majorité ? C'est au choix de l'électeur et certains choisissent, tel qu'il leur est tout à fait permit de le faire de choisir de se renseigner ou ne pas se renseigner. De lire les projets de lois ou encore discuter des statistiques de joueur de hockey ad nauseam. Constat ? Un parcours inégal. Suffit de faire un bilan sur les votes qui ont eu lieu dans cette province depuis une vingtaine d'année. Force est d'admettre que ce n'est pas d'un phénix ou d'un sphinx dont on devrait parler, mais de girouettes !
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  • François Beaulé - Abonné
    9 mai 2011 20 h 03
    De la démocratie au Québec
    Il est remarquable que la déconfiture du Bloc dans la députation représentant le Québec au Parlement fédéral stimule tout à coup la «réflexion» des indépendantistes sur la qualité des électeurs et leur capacité a faire un choix rationnel.

    Il faut alors leur rappeler que l'électorat québécois a accordé un «oui» à près de 50% au référendum de 1995 à une question compliquée qui était n'importe quoi sauf claire. Cet appui à la cause des indépendantistes devrait, avec la même logique, être remis en question. D'autant qu'il avait été beaucoup amplifié par le charisme qu'avait à l'époque Lucien Bouchard.

    Il faut expliquer à LILIANE(dimanche 18h59) ce que Le Devoir semble avoir oublié d'expliquer à ses lecteurs en rapport avec le mode de scrutin. Seulement 15% des électeurs, par rapport aux élections de 2008, ont retiré leur appui au Bloc pour l'accorder au NPD. Le Bloc avait obtenu près de 50 députés en 2008 avec seulement 38% des votes (du Québec). Il y a une importante distorsion entre le pourcentage de votes obtenus par un parti et le nombre de députés qu'il fait élire. Pour avoir une idée juste du comportement électoral des Québécois, il faut examiner le nombre ou le pourcentage de votes et non pas le nombre de députés.
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