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    Les sondeurs se défendent

    Les grandes firmes donnaient la victoire au PC, mais n'ont pas pu prédire l'élection d'un gouvernement majoritaire

    L'élection du Parti conservateur n'a surpris personne lundi soir, mais face à un gouvernement majoritaire, les grandes firmes de sondage ont défendu le travail fait au cours des semaines précédentes en affirmant notamment qu'il est risqué d'essayer de convertir le vote populaire en sièges.

    Chez Ekos, le président, Frank Graves, a dit lors d'un entretien qu'il est tentant de comparer les sondages avec les données finales du scrutin, mais que l'exercice n'est pas forcément valable. Les sondages servent à déceler des tendances, a-t-il dit.

    La firme a cependant reconnu qu'elle avait sous-estimé de près de 6 % le vote populaire accordé au Parti conservateur, cet écart s'expliquant peut-être par le fait que bon nombre d'électeurs ont attendu d'être derrière l'isoloir pour passer du camp libéral au camp conservateur. Ekos se félicitait d'avoir prédit une victoire conservatrice, mais, dans un bilan écrit, sa direction a signalé que «nous avons été incapables de prédire le statut majoritaire».

    Le monde du sondage est en transition. Une semaine avant le scrutin, le site Web de CBC a cité le sondeur Alan Gregg, de Harris Decima, selon lequel leur méthodologie souffre entre autres d'un taux de réponse téléphonique qui ne cesse de tomber.

    Pour sa part, Angus Reid a fait valoir hier qu'elle avait «fourni les prédictions les plus fiables, nos chiffres pour les cinq partis ne différant que de 5 % par rapport au vote», pouvait-on lire dans un communiqué. En entrevue, son vice-président, Jaideep Mukerji, a dit qu'il s'agissait quand même d'une élection «hors de l'ordinaire» par le seul fait d'avoir vu un parti d'opposition passer de 19 % à 31 % des voix «presque du jour au lendemain en cours de campagne». Prédire le nombre de sièges est hasardeux, selon lui.

    Pour Jean-Marc Léger, de Léger Marketing, le plus étonnant ne vient pas forcément du vote final, mais du fait que le NPD, avec peu de budget et d'organisation, «ait réussi à poursuivre la tendance entamée dans les sondages après les débats des chefs».
     
     
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