Charest: le débat sur la souveraineté se fera désormais au Québec
Pas de déclin de l’option souverainiste, soutient Marois
La chef du Parti québécois, Pauline Marois, refuse de voir dans l’effondrement du Bloc québécois le signe du déclin de l’option souverainiste. La souveraineté n’était pas un enjeu de cette élection, a fait remarquer Mme Marois lors d’une rencontre avec la presse parlementaire, aujourd’hui.
Malgré la déconfiture bloquiste, le niveau d’appui à la souveraineté se maintient, a-t-elle déclaré, ajoutant qu’à ses yeux, la cause souverainiste reste bien «vivante».
Prudente, Mme Marois a refusé de se prononcer sur les chances de survie du Bloc québécois après la dégelée de lundi soir.
Quant au premier ministre Jean Charest, il a déclaré que le débat autour de la souveraineté se poursuivra désormais au Québec et non à Ottawa.
M. Charest retient de la désaffection marquée des électeurs envers le Bloc, lors du scrutin de lundi, que les Québécois veulent dorénavant «se réinvestir» dans le Canada.
Il semble donc tenir pour acquis que le Bloc ne se remettra pas d’une défaite de cette ampleur.
Sans identifier expressément le Bloc québécois, le premier ministre a dit que les électeurs avaient exprimé lundi leur «ras-le-bol» envers les «attaques personnelles», le «négativisme et le manque de «civilité».
Le Bloc n’a plus que quatre sièges à la Chambre des communes et son chef, Gilles Duceppe, défait dans sa propre circonscription, a tiré sa révérence.
En point de presse, M. Charest a tenu à rappeler que l’option souverainiste demeurait malgré tout le «choix légitime d’un nombre important de Québécois» et un choix qu’il respecte.
Dans les circonstances, le débat se poursuivra essentiellement au Québec, a-t-il prédit.
«Les Québécois ont à nouveau démontré leur capacité d’insuffler à la politique canadienne une nouvelle orientation», ce qui constitue en soi «un geste très significatif», selon lui.
Compte tenu du petit nombre d’élus conservateurs au Québec, il a dit que le gouvernement majoritaire de Stephen Harper «devrait porter une attention particulière aux enjeux québécois».
Pour sa part, le chef de l’Action démocratique (ADQ), Gérard Deltell, a estimé que la défaite «colossale» du Bloc québécois était aussi celle du Parti québécois de Mme Marois.
Car le résultat au Québec des élections générales constitue une leçon cruelle pour le PQ, a considéré M. Deltell.
Il juge que ce sont les souverainistes eux-mêmes, péquistes et bloquistes, qui, en fin de campagne, ont insisté pour lier le résultat du scrutin à l’avenir constitutionnel du Québec et que les électeurs leur ont tourné le dos.
Le mouvement souverainiste en sort donc affaibli, selon lui.
Il ne faut donc pas, à ses yeux, interpréter la victoire du NPD au Québec, avec ses 58 députés, comme celle de la gauche sur la droite conservatrice, mais bien comme la volonté exprimée par les Québécois de rejeter l’option souverainiste du Bloc québécois et du PQ.
Malgré la déconfiture bloquiste, le niveau d’appui à la souveraineté se maintient, a-t-elle déclaré, ajoutant qu’à ses yeux, la cause souverainiste reste bien «vivante».
Prudente, Mme Marois a refusé de se prononcer sur les chances de survie du Bloc québécois après la dégelée de lundi soir.
Quant au premier ministre Jean Charest, il a déclaré que le débat autour de la souveraineté se poursuivra désormais au Québec et non à Ottawa.
M. Charest retient de la désaffection marquée des électeurs envers le Bloc, lors du scrutin de lundi, que les Québécois veulent dorénavant «se réinvestir» dans le Canada.
Il semble donc tenir pour acquis que le Bloc ne se remettra pas d’une défaite de cette ampleur.
Sans identifier expressément le Bloc québécois, le premier ministre a dit que les électeurs avaient exprimé lundi leur «ras-le-bol» envers les «attaques personnelles», le «négativisme et le manque de «civilité».
Le Bloc n’a plus que quatre sièges à la Chambre des communes et son chef, Gilles Duceppe, défait dans sa propre circonscription, a tiré sa révérence.
En point de presse, M. Charest a tenu à rappeler que l’option souverainiste demeurait malgré tout le «choix légitime d’un nombre important de Québécois» et un choix qu’il respecte.
Dans les circonstances, le débat se poursuivra essentiellement au Québec, a-t-il prédit.
«Les Québécois ont à nouveau démontré leur capacité d’insuffler à la politique canadienne une nouvelle orientation», ce qui constitue en soi «un geste très significatif», selon lui.
Compte tenu du petit nombre d’élus conservateurs au Québec, il a dit que le gouvernement majoritaire de Stephen Harper «devrait porter une attention particulière aux enjeux québécois».
Pour sa part, le chef de l’Action démocratique (ADQ), Gérard Deltell, a estimé que la défaite «colossale» du Bloc québécois était aussi celle du Parti québécois de Mme Marois.
Car le résultat au Québec des élections générales constitue une leçon cruelle pour le PQ, a considéré M. Deltell.
Il juge que ce sont les souverainistes eux-mêmes, péquistes et bloquistes, qui, en fin de campagne, ont insisté pour lier le résultat du scrutin à l’avenir constitutionnel du Québec et que les électeurs leur ont tourné le dos.
Le mouvement souverainiste en sort donc affaibli, selon lui.
Il ne faut donc pas, à ses yeux, interpréter la victoire du NPD au Québec, avec ses 58 députés, comme celle de la gauche sur la droite conservatrice, mais bien comme la volonté exprimée par les Québécois de rejeter l’option souverainiste du Bloc québécois et du PQ.
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