Harper concentre son tir sur le NPD
Stratford — Le pays est au bord du précipice, a averti Stephen Harper en lançant un dernier appel aux Canadiens à la veille du vote, rappelant ainsi les dangers d'élire un gouvernement néodémocrate qui va augmenter les taxes et tuer les emplois.
Le chef conservateur a entrepris sa dernière journée de campagne qui l'amènera d'un océan à l'autre: de l'Île-du-Prince-Édouard, son avion se posera ensuite à London en Ontario avant de s'arrêter brièvement en Colombie-Britannique et finalement en Alberta.
Le discours n'a pas changé pour les dernières heures cruciales de la campagne conservatrice qui joue de prudence.
Un choix clair
Stephen Harper continue à marteler son message qui fait valoir le choix clair qui s'offre aux Canadiens selon lui: un gouvernement néo-démocrate qui va détruire l'économie et un gouvernement conservateur majoritaire qui va poursuivre la relance économique en continuant de baisser les taxes et les impôts des citoyens et des entreprises créatrices d'emplois.
«Mes amis, revenons au choix: nous sommes tout au bord du précipice. Entre aller de l'avant vers un avenir meilleur ou retourner en arrière, a-t-il affirmé. Le NPD promet la lune, mais les Canadiens verront vite les conséquences», a-t-il soutenu devant quelque 450 partisans présents à Stratford, près de Charlottetown.
Prudence aussi avec les médias en ce dernier jour de bataille électorale: Stephen Harper ne répondra pas aux questions des journalistes, voulant peut-être éviter tout faux-pas en ce moment décisif.
Rien n'est joué
Fatigué, mais affichant un air confiant malgré ses mises en garde parfois dramatiques contre le NPD, le chef des conservateurs a dit ne rien prendre pour acquis.
Mais devant la popularité du Nouveau Parti démocratique (NPD) qui se maintient dans les derniers sondages et qui menace le gouvernement majoritaire qu'il désire tant, M. Harper a rappelé que rien n'est encore joué.
«Le moment est crucial et l'heure est venue (...) Donnez-nous votre voix et votre vote et ensemble nous bâtirons un meilleur pays», a lancé Stephen Harper en guise de dernier appel aux Canadiens mais aussi à ses militants chauffés à bloc dans le gymnase d'une école en banlieue de la capitale de l'Île-du-Prince-Edouard.
Votez, leur a-t-il dit après son discours, levant les pouces pour bien marquer l'importance de ses mots.
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