Menacé par le NPD, Stephen Harper demande l’aide des partisans libéraux
Richmond Hill, Ontario -- Menacé par la vague néodémocrate qui déferle sur le pays, Stephen Harper en est rendu à demander l’aide des partisans libéraux. Selon lui, les électeurs ont dorénavant le choix entre un gouvernement conservateur et un gouvernement néodémocrate, puisque la popularité de ce dernier parti dans les récents sondages dépasse, et de loin, celle des libéraux.
Dans cette optique, le chef conservateur avance qu’un vote pour les libéraux va aider le Nouveau Parti démocratique (NPD) à prendre le pouvoir. «Un vote pour le Parti libéral est aussi un vote pour le Parti néodémocrate», a-t-il plaidé à Richmond Hill, près de Toronto, aujourd’hui.
Sa théorie est que les partisans libéraux ne se reconnaîtront pas dans les politiques économiques et les dépenses extravagantes du NPD et qu’ils feraient mieux de voter conservateur.
Une nouvelle approche
Même s’il a dénigré et même diabolisé le Parti libéral depuis le début de sa campagne, M. Harper a modifié son approche et incite désormais ses propres partisans à parler aux libéraux pour les convaincre de se rallier à son parti.
«Mes amis, je veux que vous alliez parler à ces libéraux. Ils sont nombreux à avoir traditionnellement voté pour ce parti, mais qui n’appuient pas, et qui n’appuieront pas la direction économique d’un gouvernement néodémocrate», a demandé Stephen Harper à ses troupes, craignant vraisemblablement pour sa majorité à deux jours de l’élection.
Selon lui, ces libéraux désirent non seulement un plan de relance économique avec des dépenses modérées, mais aussi un gouvernement qui va continuer à baisser les taxes et les impôts, ce que seul le Parti conservateur offre.
Faisant d’une pierre deux coups, M. Harper a expliqué que «la plateforme libérale dans cette élection est très près de la plateforme néodémocrate», pouvant ainsi critiquer les milliards de dépenses envisagées selon lui par ses deux rivaux.
Parce qu’il veut le mieux pour le Canada, il s’est dit incapable d’offrir des milliards de dépenses qui auront selon lui des conséquences néfastes pour la population. «Quiconque ne comprend pas ça, n’est pas prêt à être premier ministre», a-t-il lancé à ses adversaires. Il a aussi raillé qu’un vote pour les candidats néodémocrates est un vote pour un gouvernement NPD, pas pour un «test de laboratoire».
Une autre question enterrée par la foule
Questionné sur ce qu’il allait faire si le gouverneur général demande au parti qui aura obtenu le 2e plus grand nombre de sièges lors de l’élection de former le gouvernement -- si le Parti conservateur n’obtient pas de majorité, ni la confiance du Parlement -- Stephen Harper a refusé de se commettre.
«Je ne veux pas spéculer sur des scénarios hypothétiques postélectoraux », s’est-il contenté de répondre avant de répéter son message.
Et encore une fois aujourd’hui, la foule de militants conservateurs, incitée par l’équipe de Stephen Harper, s’est mise à applaudir frénétiquement pour enterrer le reporter qui protestait et exigeait une réponse de leur chef.
Un militant conservateur a même harangué agressivement le journaliste de la télévision anglaise de Radio-Canada, qui posait l’une des questions choisies par l’ensemble des reporters, criant «Fermons la CBC» et «Enlevons le financement de la CBC».
Manifestement inconfortable, Stephen Harper n’a cependant pas poursuivi et a attendu la question suivante.
Pourtant, depuis le premier jour de la campagne, il s’emploie à répéter que sans un gouvernement conservateur majoritaire, les partis d’opposition vont s’empresser de former une coalition contre lui. Ce qui est aussi un scénario hypothétique postélectoral.
Dans les derniers milles de sa campagne, le chef conservateur tente d’éviter les faux pas, de rester en contrôle et limite les changements à son discours. Il continue donc à marteler son message qui maintient que seul le Parti conservateur peut amener le Canada vers la voie de la croissance économique.
Le temps qui passe
Célébrant samedi son 52e anniversaire, Stephen Harper a confié réfléchir au temps qui s’écoule. Il dit que cela a renforcé sa certitude qu’il faut aller vers l’avant et ne pas retourner en arrière en recommençant de vieilles chicanes constitutionnelles comme le proposeraient les autres partis, soutient-il.
Le chef conservateur a néanmoins garanti que s’il est réélu, un discours du Trône sera prononcé et un budget sera déposé d’ici l’été.
Dans cette optique, le chef conservateur avance qu’un vote pour les libéraux va aider le Nouveau Parti démocratique (NPD) à prendre le pouvoir. «Un vote pour le Parti libéral est aussi un vote pour le Parti néodémocrate», a-t-il plaidé à Richmond Hill, près de Toronto, aujourd’hui.
Sa théorie est que les partisans libéraux ne se reconnaîtront pas dans les politiques économiques et les dépenses extravagantes du NPD et qu’ils feraient mieux de voter conservateur.
Une nouvelle approche
Même s’il a dénigré et même diabolisé le Parti libéral depuis le début de sa campagne, M. Harper a modifié son approche et incite désormais ses propres partisans à parler aux libéraux pour les convaincre de se rallier à son parti.
«Mes amis, je veux que vous alliez parler à ces libéraux. Ils sont nombreux à avoir traditionnellement voté pour ce parti, mais qui n’appuient pas, et qui n’appuieront pas la direction économique d’un gouvernement néodémocrate», a demandé Stephen Harper à ses troupes, craignant vraisemblablement pour sa majorité à deux jours de l’élection.
Selon lui, ces libéraux désirent non seulement un plan de relance économique avec des dépenses modérées, mais aussi un gouvernement qui va continuer à baisser les taxes et les impôts, ce que seul le Parti conservateur offre.
Faisant d’une pierre deux coups, M. Harper a expliqué que «la plateforme libérale dans cette élection est très près de la plateforme néodémocrate», pouvant ainsi critiquer les milliards de dépenses envisagées selon lui par ses deux rivaux.
Parce qu’il veut le mieux pour le Canada, il s’est dit incapable d’offrir des milliards de dépenses qui auront selon lui des conséquences néfastes pour la population. «Quiconque ne comprend pas ça, n’est pas prêt à être premier ministre», a-t-il lancé à ses adversaires. Il a aussi raillé qu’un vote pour les candidats néodémocrates est un vote pour un gouvernement NPD, pas pour un «test de laboratoire».
Une autre question enterrée par la foule
Questionné sur ce qu’il allait faire si le gouverneur général demande au parti qui aura obtenu le 2e plus grand nombre de sièges lors de l’élection de former le gouvernement -- si le Parti conservateur n’obtient pas de majorité, ni la confiance du Parlement -- Stephen Harper a refusé de se commettre.
«Je ne veux pas spéculer sur des scénarios hypothétiques postélectoraux », s’est-il contenté de répondre avant de répéter son message.
Et encore une fois aujourd’hui, la foule de militants conservateurs, incitée par l’équipe de Stephen Harper, s’est mise à applaudir frénétiquement pour enterrer le reporter qui protestait et exigeait une réponse de leur chef.
Un militant conservateur a même harangué agressivement le journaliste de la télévision anglaise de Radio-Canada, qui posait l’une des questions choisies par l’ensemble des reporters, criant «Fermons la CBC» et «Enlevons le financement de la CBC».
Manifestement inconfortable, Stephen Harper n’a cependant pas poursuivi et a attendu la question suivante.
Pourtant, depuis le premier jour de la campagne, il s’emploie à répéter que sans un gouvernement conservateur majoritaire, les partis d’opposition vont s’empresser de former une coalition contre lui. Ce qui est aussi un scénario hypothétique postélectoral.
Dans les derniers milles de sa campagne, le chef conservateur tente d’éviter les faux pas, de rester en contrôle et limite les changements à son discours. Il continue donc à marteler son message qui maintient que seul le Parti conservateur peut amener le Canada vers la voie de la croissance économique.
Le temps qui passe
Célébrant samedi son 52e anniversaire, Stephen Harper a confié réfléchir au temps qui s’écoule. Il dit que cela a renforcé sa certitude qu’il faut aller vers l’avant et ne pas retourner en arrière en recommençant de vieilles chicanes constitutionnelles comme le proposeraient les autres partis, soutient-il.
Le chef conservateur a néanmoins garanti que s’il est réélu, un discours du Trône sera prononcé et un budget sera déposé d’ici l’été.
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