Les dix bons coups de la campagne
Photo : Agence Reuters Fred Greenslade
Jack Layton
À retenir
Le hamster
C'est peut-être l'image qui résume le mieux le succès de la campagne du NPD: un hamster qui court à pleine vitesse dans une roue, sans jamais avancer. Cette publicité des néodémocrates a marqué les esprits par la simplicité et la clarté de son message: «La politique fait du surplace à Ottawa, il est temps que ça change.»
Jack et son sourire
À entendre Michael Ignatieff et Gilles Duceppe, le sourire de Jack Layton cacherait bien des positions ambiguës et des incohérences. Mais la personnalité sympathique du chef néodémocrate et le ton positif de sa campagne ont séduit l'électorat. Désormais, M. Layton n'est plus seulement le gars avec qui les électeurs voudraient prendre un verre: c'est aussi celui pour qui ils sont prêts à voter.
Harper téflon
Il y a eu beaucoup de sable dans l'engrenage: des organisateurs peu recommandables, des expulsions de citoyens non partisans, des allégations de pressions politiques pour des nominations... Mais rien n'a collé sur Stephen Harper. Et, en politique, l'effet téflon est une qualité.
La lettre de Duceppe
Gilles Duceppe a servi un sévère croc-en-jambe à Stephen Harper dans les premières heures de la campagne électorale en agitant la lettre signée par M. Harper en 2004 pour rappeler à la gouverneure générale que le chef de l'opposition peut tenter d'obtenir la confiance de la Chambre en cas de défaite d'un gouvernement minoritaire. Avant de dénoncer une coalition «illégale»...
Les jeunes en tête
Dans un pays où le vote des jeunes est faible et préoccupant, le chef libéral a tenté de les intéresser à la politique. D'abord avec sa plateforme, alors que le «Passeport pour l'apprentissage», qui promet des bourses importantes aux étudiants postsecondaires, a été bien reçu. Ensuite avec des conférences Facebook et une utilisation de Twitter plus active que celle des autres partis.
Le débatteur
Jack Layton ne fait pas que sourire. Il parle aussi! Et les deux débats des chefs ont permis au chef du NPD de se démarquer et de donner à sa campagne un élan sans précédent. Même si les coups de sonde ont montré qu'il n'avait remporté aucun des deux débats, il s'est classé deuxième chaque fois... comme sa position dans les sondages en cette fin de campagne.
L'aisance d'Ignatieff
La rumeur le présente comme froid et hautain, trop intellectuel pour être compris par un électeur qui n'a pas fréquenté Harvard. Or quiconque a vu Michael Ignatieff diriger une assemblée publique et répondre aux questions non filtrées des participants aura compris que le chef a le don de la pédagogie et du discours clair. Une aisance rarement vue.
Les enregistrements de YouTube
Quoi de mieux que des enregistrements où on entend des entrepreneurs qui parlent de politique et de leur influence sur la nomination du futur président du Port de Montréal? En dévoilant les trois bandes sonores en ligne via YouTube, Gilles Duceppe a occupé le devant de la scène pendant 48 heures.
La santé, une priorité?
Tous les sondages montrent que les électeurs placent la santé en tête de leurs priorités. Mais personne n'en parlait, ou presque, jusqu'à ce que Michael Ignatieff envoie une lettre aux Canadiens dans laquelle il promet de maintenir une croissance de 6 % des transferts aux provinces après 2014. En catastrophe, le Parti conservateur a dû promettre la même chose, même si ce n'était pas inscrit dans sa plateforme.
Enfoncer le clou
«Répéter et répéter, ça va finir par rentrer.» Tel est le leitmotiv des stratèges, qui demandent à leur chef de ne pas dévier du message. Une seule idée-phare et on s'y tient. Dans ce domaine, le champion a été Stephen Harper, qui a demandé sans relâche un gouvernement majoritaire pour gérer l'économie du pays. Même l'histoire de la coalition, qui n'a jamais décollé, est restée dans le discours du chef conservateur jusqu'à la fin. De la suite dans les idées!
C'est peut-être l'image qui résume le mieux le succès de la campagne du NPD: un hamster qui court à pleine vitesse dans une roue, sans jamais avancer. Cette publicité des néodémocrates a marqué les esprits par la simplicité et la clarté de son message: «La politique fait du surplace à Ottawa, il est temps que ça change.»
Jack et son sourire
À entendre Michael Ignatieff et Gilles Duceppe, le sourire de Jack Layton cacherait bien des positions ambiguës et des incohérences. Mais la personnalité sympathique du chef néodémocrate et le ton positif de sa campagne ont séduit l'électorat. Désormais, M. Layton n'est plus seulement le gars avec qui les électeurs voudraient prendre un verre: c'est aussi celui pour qui ils sont prêts à voter.
Harper téflon
Il y a eu beaucoup de sable dans l'engrenage: des organisateurs peu recommandables, des expulsions de citoyens non partisans, des allégations de pressions politiques pour des nominations... Mais rien n'a collé sur Stephen Harper. Et, en politique, l'effet téflon est une qualité.
La lettre de Duceppe
Gilles Duceppe a servi un sévère croc-en-jambe à Stephen Harper dans les premières heures de la campagne électorale en agitant la lettre signée par M. Harper en 2004 pour rappeler à la gouverneure générale que le chef de l'opposition peut tenter d'obtenir la confiance de la Chambre en cas de défaite d'un gouvernement minoritaire. Avant de dénoncer une coalition «illégale»...
Les jeunes en tête
Dans un pays où le vote des jeunes est faible et préoccupant, le chef libéral a tenté de les intéresser à la politique. D'abord avec sa plateforme, alors que le «Passeport pour l'apprentissage», qui promet des bourses importantes aux étudiants postsecondaires, a été bien reçu. Ensuite avec des conférences Facebook et une utilisation de Twitter plus active que celle des autres partis.
Le débatteur
Jack Layton ne fait pas que sourire. Il parle aussi! Et les deux débats des chefs ont permis au chef du NPD de se démarquer et de donner à sa campagne un élan sans précédent. Même si les coups de sonde ont montré qu'il n'avait remporté aucun des deux débats, il s'est classé deuxième chaque fois... comme sa position dans les sondages en cette fin de campagne.
L'aisance d'Ignatieff
La rumeur le présente comme froid et hautain, trop intellectuel pour être compris par un électeur qui n'a pas fréquenté Harvard. Or quiconque a vu Michael Ignatieff diriger une assemblée publique et répondre aux questions non filtrées des participants aura compris que le chef a le don de la pédagogie et du discours clair. Une aisance rarement vue.
Les enregistrements de YouTube
Quoi de mieux que des enregistrements où on entend des entrepreneurs qui parlent de politique et de leur influence sur la nomination du futur président du Port de Montréal? En dévoilant les trois bandes sonores en ligne via YouTube, Gilles Duceppe a occupé le devant de la scène pendant 48 heures.
La santé, une priorité?
Tous les sondages montrent que les électeurs placent la santé en tête de leurs priorités. Mais personne n'en parlait, ou presque, jusqu'à ce que Michael Ignatieff envoie une lettre aux Canadiens dans laquelle il promet de maintenir une croissance de 6 % des transferts aux provinces après 2014. En catastrophe, le Parti conservateur a dû promettre la même chose, même si ce n'était pas inscrit dans sa plateforme.
Enfoncer le clou
«Répéter et répéter, ça va finir par rentrer.» Tel est le leitmotiv des stratèges, qui demandent à leur chef de ne pas dévier du message. Une seule idée-phare et on s'y tient. Dans ce domaine, le champion a été Stephen Harper, qui a demandé sans relâche un gouvernement majoritaire pour gérer l'économie du pays. Même l'histoire de la coalition, qui n'a jamais décollé, est restée dans le discours du chef conservateur jusqu'à la fin. De la suite dans les idées!
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