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Projections Le Devoir-ThreeHundredEight.com- Qui sera chef de l'opposition officielle lundi soir?

Stephen Harper a encore une mince chance de former un gouvernement majoritaire

Éric Grenier   30 avril 2011  Canada
C'est un signe que la campagne a été bizarre: lundi soir, la plus grande curiosité sera de savoir qui finira deuxième au Canada! Avec la dégringolade des libéraux et des bloquistes, puis la montée des néodémocrates partout au pays — mais surtout au Québec —, la grande question du 2 mai consistera à savoir si le NPD sera capable de mobiliser ceux qui donnent leur appui à Jack Layton dans les sondages et de les emmener jusqu'aux bureaux de vote.

À deux jours du vote, Le Devoir et ThreeHundred-Eight.com ne sont pas en mesure de faire une prédiction finale (voir le site Web du Devoir le 1er mai, demain, pour les dernières projections). Mais il est néanmoins possible de donner le minimum et le maximum de sièges que chaque parti peut espérer remporter.

Il est presque certain que lundi soir, les conservateurs gagneront le plus de sièges. La fourchette de prédiction montre qu'ils peuvent remporter entre 127 et 155 sièges. À 155 sièges, cela donne à Stephen Harper une mince majorité, sans marge de manoeuvre. Mais les probabilités montrent que les conservateurs devraient former un autre gouvernement minoritaire.

Mais qui sera le chef de l'opposition? Selon nos projections, les libéraux sont capables de gagner 85 sièges lundi soir, 8 de plus qu'en 2008. Sauf que le parti de Michael Ignatieff pourrait aussi gagner seulement 57 sièges, ce qui lui donnerait le troisième rang aux Communes.

Dans le cas de Jack Layton, il peut voir grand. Même son minimum dans la fourchette de prédiction (43 sièges) équivaut à la meilleure performance de l'histoire de ce parti. Au maximum, il pourrait imaginer remporter 77 sièges, soit plus de deux fois le nombre qu'il avait à la dissolution des Communes.

La course du Québec


Le Bloc québécois, par contre, doit compter sur son organisation sur le terrain pour espérer éviter un désastre. Le maximum pour le parti de Gilles Duceppe est de 46 sièges, soit une perte pour le Bloc. Mais il pourrait aussi ne garder que 25 sièges. Et avec la montée spectaculaire du NPD au Québec, la deuxième option, catastrophique, est la plus plausible.

Par contre, les résultats au Québec sont imprévisibles. Selon nos projections, les néodémocrates pourraient gagner 31 sièges au Québec, malgré le manque d'organisation sur le terrain. Leurs propres stratèges admettent d'ailleurs ne pas avoir la capacité de faire voter leurs partisans dans plus d'une demi-douzaine de circonscriptions. Le minimum de sièges pour le NPD au Québec selon nos projections, soit huit, démontre cette faiblesse.

Pour les conservateurs et les libéraux, le Québec sera aussi déterminant. Les libéraux pourraient obtenir entre 7 et 15 sièges dans la province, soit une performance traditionnelle (15) ou une lourde défaite (7). Les conservateurs ont moins à craindre: de 7 à 10 sièges, mais de nouveaux gains sont improbables.

La plupart des gains que les conservateurs peuvent faire sont en Ontario. Ils ont gagné 51 sièges en 2008, et selon nos projections, ils peuvent en espérer 57 cette année. Avec des gains dans le Canada atlantique (un maximum de quatre) et en Colombie-Britannique (un maximum de deux), les conservateurs ont encore la capacité de remporter une mince majorité.

Néanmoins, c'est sur le Québec que tous les yeux seront rivés lundi soir. Est-ce que le NPD réussira à stimuler la participation de ses partisans? Est-ce que les députés sortants du Bloc seront plus coriaces que prévu? La réponse lundi.

***

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  • Benoit Michaud - Abonné
    30 avril 2011 02 h 47
    Les verts joueront aussi les troubles fêtes lundi soir...
    Il y a fort à parier que les verts auront de nouveau un nombre de votes plus élevés qu'en 2008 (955 000). En plus d'élire enfin leur chef, Élizabeth May dans Saanich-Golf Island en Colombie Britannique, et avec une meilleure performance au Québec, les verts viendront certainement freiner les ardeurs de cette hypothétique vague orange... Sans remporter de comptés au Québec, c'est la vague de fond de ce parti de plus en plus organisé, et mieux déployé, malgré peu de moyens financiers qui pourrait laisser quelques chances au Bloc de ne pas subir l'hécatombe totale... Car la population a commencé à remarquer plusieurs candidats de grande qualité et un projet de société stimulant avec des propositions innovantes, progressistes et réalistes. Immaginez si les médias s'en serait soucié davantage... Les médias font les sondages... C'est à se demander s'ils ne font pas les élections...
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    30 avril 2011 06 h 13
    Bravo Québec
    qui va encore empêcher Harper d'avoir sa majorité. Mais c'est la dernière fois. Avec la nouvelle carte électorale, le Québec français (50 sièges) ne pèsera plus lourd dans une chambre de 330 sièges.
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  • Lorraine Dubé - Abonnée
    30 avril 2011 06 h 22
    Projection sur plusieurs candidats fantômes du NPD
    "Projections: NPD- 31 sièges au Québec, malgré le manque d'organisation sur le terrain. "

    La couverture médiatique y est pour quelque chose dans l’engouement artificiel pour plusieurs « fantômes ». C’est reconnu, la plupart des candidats néo démocrates sont absents sur le terrain. L’électorat n’est pas dupe que le Québec n’était pas une priorité pour le NPD. On rejoint également les gens par répondeur, ce qui est impersonnel, à moins que ce ne soit un mot du chef à tous les électeurs. Sans parler de nombreuses mentions de candidats du NPD qui évitent les débats entre adversaires dans leur circonscription. À la manière des conservateurs qui se font discrets lorsque en avance.

    Les néodémocrates iront également chercher des votes de gens qui ne votaient pas à l'ordinaire. Il n'en reste pas moins que ce parti est fédéraliste, et son chef, bien qu'il ait du charisme, fait preuve de mauvaise foi par son refus d’admettre qu'aucun amendement constitutionnel n'est possible dans le statu quo actuel. De plus, Jack Layton marche sur des œufs, pour ne pas déplaire à l’électorat hors Québec. Aucun vent de nouveauté, à moins d’un vrai changement «constitutionnel» ! Banaliser l’exclusion du Québec depuis 1982 n’enchante pas certains nationalistes. Aucune mesure pour réintégrer le Québec! Jack Layton a repoussé l'échéance dans le seul but de courtiser l'électorat sans s'aliéner le Québec.

    Tel que mentionné dans une autre tribune, j'ai l'impression d'une vague néodémocrate telle que l’effervescence envers l'ADQ en 2007. Un feu de paille jusqu’au constat d’échec.

    (Justin Trudeau rejoint également les gens par répondeur dans Papineau, ma mère me l'ayant confirmé)
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  • Duchêne Denys Mehdi - Inscrit
    30 avril 2011 08 h 09
    Le mal de tête ??????????
    Un sérieux mal de tête nous attend mardi matin si jamais la «coalition de lobbyistes à la solde des pétrolières, des marchands d'armes et du sionisme» déguisés en politiciens-lire le PC, l'emporte majoritaire.

    Si jamais les autres formations politiques, Bloc, NPD, PLC et Verts étaient conséquents avec leurs programmes et contenu de campagne, ils répéteraient sans cesse tout le week-end aux électeurs-trices, «voter bien ce que vous voulez, mais voter anything but conservatives». Il en va de l'avenir de nos enfants et de la fin des moqueries lorsque nous voyageons à travers le monde.
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  • Lorraine Dubé - Abonnée
    1 mai 2011 06 h 09
    5 questions à Jack Layton
    Ma soeur habite le comté Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia. Elle a voté par anticipation pour l'excellent bloquiste Jean-François Fortin. Comme plusieurs autres néodémocrates, le candidat du NPD a brillé par son absence toute la durée de la campagne.

    Nulle intention pour moi de déprécier la valeur charismatique du sympathique monsieur Layton. Cependant, il ne peut être une alternative que pour une personne aux convictions fédéralistes.

    L’actualité- Mes 5 questions à Jack Layton
    http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/mes

    Toronto Star:
    http://www.thestar.com/opinion/editorials/article/
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  • Lorraine Dubé - Abonnée
    1 mai 2011 06 h 22
    Suite--LCN:"Des citoyens votent NPD pour Jack Layton, sans même savoir qui est le candidat néodémocrate dans leur circonscription."
    À la veille du scrutin, ce titre de LCN est très révélateur de l'absence de plusieurs néodémocrates sur le terrain. Même lors des débats entre candidats! Le manque d'organisation du NPD est la démonstration d'une absence de vision envers les intérêts du Québec. Ils ne misaient pas autant sur nous au départ. Avec la vague néodémocrate, ils sont pris au dépourvu sans pouvoir livrer la marchandise. Éloquent de l'assiduité à servir l'électorat lorsque ils seront élus.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    1 mai 2011 08 h 03
    Je risque une prédiction
    Jamais le NPD ne sera au pouvoir. Même s'ils terminaient très bons deuxièmes (avec, disons, 85 sièges dont 40 au Québec), jamais les libéraux ne feront alliance avec eux (les milieux d'affaires ne leurs pardonneraient jamais). Les libéraux ne déferont pas les budgets conservateurs, ils attendront patiemment que le NPD se brûle lui-même, et ils les balayeront de la carte en 2015. Exactement comme en 2007-08 au Québec : le PQ 3ième ne s'est (heureusement) pas allié à l'ADQ pour renverser Charest, ils ont attendu que l'ADQ se tire elle-même dans le pied. Plus loin encore : vers 1972, Trudeau minoritaire a enrôlé le NPD de Broadbent dans son gouvernement, et deux ans plus tard l'a largué et gagné ses élections sans eux. Et en G.-B., les libéraux qui appuient les conservateurs vont subir le même sort.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    1 mai 2011 08 h 23
    Les villes
    On a ignoré ou carrément vilipendé les "grandes villes" au profit des "régions" ou des "familles" (sous-entendu les banlieues) lors de ces élections. Et pourtant c'est de ces mêmes villes que partent les grands mouvements -- pour le meilleur comme pour le pire ! La révolution tranquille, le trudeauisme, le PQ sont nés à Montréal. La montée du conservatisme canadien "organisé" (par rapport au conservatisme flou et latent) s'est faite sous la direction d'un noyau de Calgariens autour de Flanagan et Harper. L'ADQ a pris son envol grâce aux radios-poubelles de Québec. La poussée NPD avec Mulcair a commencé chez les branchés anglophones et francophones du Mile-End, etc., etc. Les "régions" peuvent toutefois revendiquer le Crédit Social et le l'ancêtre du NPD, tous deux nés chez les fermiers appauvris de l'Ouest pendant les années '30.
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