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Élections fédérales - D'abord le Bloc

Bernard Descôteaux   30 avril 2011  Canada
La campagne électorale est à toutes fins utiles terminée. Ce week-end, les chefs de parti feront un dernier blitz avant de rentrer dans leur circonscription pour y attendre, non sans anxiété, le verdict des électeurs. Car, contrairement à ce qu'ils avaient imaginé au jour 1, ces élections modifieront l'échiquier politique canadien.

Chose plutôt inusitée, cette campagne n'a porté sur aucun grand enjeu de société. De paix et de guerre, il n'a pas été question. D'économie, tout juste pour dire que ce devrait être la préoccupation première des Canadiens. Du régime de santé public, à peine. De culture, pas du tout. Quant à l'environnement et aux gaz à effet de serre, qui furent l'enjeu principal des élections en 2008, ces sujets ont été complètement occultés.

Qu'il en ait été ainsi tient d'abord au fait que ces élections portaient avant tout sur la forme. Elles ont été voulues ainsi par les partis, forcés, faute de s'entendre, de soumettre à l'arbitrage des électeurs leurs différends sur le fonctionnement du Parlement et du gouvernement. À quelques heures du scrutin, ces électeurs demeurent toujours aussi incertains que lors des trois élections précédentes qui ont produit des gouvernements minoritaires.

***

Un gouvernement majoritaire est ce que demandait le premier ministre Stephen Harper après avoir été défait aux Communes. Après cinq ans passés à la tête du gouvernement, il croyait ses concitoyens prêts à surmonter leurs réserves à son endroit. Loin s'en faut! Ce n'est toujours que le tiers de l'électorat, à peine un peu plus, qui s'apprête à voter pour les conservateurs. Les valeurs morales qui inspirent les politiques de ce gouvernement rebutent toujours la majorité des électeurs, qui n'acceptent pas la mesquinerie, l'arrogance et la partisanerie qui ont caractérisé son action, tout particulièrement ces derniers mois, où il s'est moqué du Parlement.

On peut aussi mesurer l'effet de ses politiques. Retenons un seul exemple, celui des relations internationales et de la défense. Le Canada, traditionnellement promoteur de la paix dans le monde, fait désormais partie du camp des faucons. Il se militarise, surinvestit dans des équipements militaires. Il défend sur la scène internationale des politiques comme la peine de mort et l'interdiction de l'avortement, qu'il sait que les Canadiens rejettent. L'ancien premier ministre Jean Chrétien a souligné avec raison cette semaine que le Canada n'est plus ce qu'il était voilà cinq ans.

En soi, un gouvernement majoritaire serait souhaitable, mais les conservateurs ne méritent pas notre confiance. Le système politique canadien est ainsi fait que le premier ministre Harper, s'il dispose de la majorité au Parlement, détiendra un pouvoir quasi absolu. Le risque serait grand qu'il en abuse. Il est probable que le Parti conservateur remportera lundi une pluralité de sièges suffisante pour demeurer au pouvoir. Gardons-nous de lui donner cette majorité qu'il souhaite. Il faut aux Communes une opposition forte qui l'obligera à gouverner avec modération.

***

La présence des conservateurs au pouvoir est le résultat de la dispersion du vote d'opposition entre le Parti libéral, le Nouveau Parti démocratique et le Bloc québécois. Pour le moment, aucun d'entre eux ne peut obtenir la pluralité de sièges qui lui permettrait de diriger un gouvernement. On peut rêver de la formation d'un gouvernement de coalition libéral-néodémocrate dans les semaines ou les mois à venir. Il ne faut pas craindre une telle avenue. Elle est tout à fait conforme à la Constitution. Toutefois, il s'agit d'une solution improbable. On s'attendra plutôt à ce que le premier ministre Harper accepte le verdict des électeurs si ceux-ci lui demandent de coopérer désormais avec l'opposition.

Les électeurs jugent avec raison que ni les libéraux, ni les néodémocrates ne sont mûrs pour accéder au pouvoir. Le Parti libéral n'a pas retrouvé sa cohérence au plan des idées et sa cohésion au plan de son équipe. Son passé le hante toujours, particulièrement au Québec. Si son chef, Michael Ignatieff, est celui qui a eu la plus solide campagne, cela arrive trop tard.

La montée inattendue du NPD ces deux dernières semaines est pour sa part la manifestation claire du fait qu'un certain nombre d'électeurs sont à la recherche d'une solution de rechange au gouvernement conservateur, qui ne leur apparaît pas pouvoir émaner du Parti libéral. Cette volonté de changement peut être porteuse pour l'avenir, à la condition que le NPD prenne le temps de se préparer à gouverner. Son succès actuel s'appuie pour beaucoup sur la personnalité de son chef, Jack Layton, et sur son discours de progrès social. Mais ses politiques et ses promesses, aussi vagues que généreuses, sont le fait d'un parti qui s'est toujours vu comme un parti d'opposition. L'illustre bien l'admission qu'a dû faire Jack Layton quant à l'inadéquation de son projet de Bourse du carbone pour financer ses engagements électoraux.

***

Au Québec, la campagne menée par Jack Layton est presque un sans-faute. On peut admirer l'habileté avec laquelle il a récupéré le thème de départ de la campagne du Bloc, «bloquer Harper», pour ensuite se présenter comme un substitut à ce parti pour être la voix du Québec à Ottawa. Que le NPD y fasse élire plusieurs députés est une bonne chose. Cela lui permettra de mieux comprendre les aspirations du Québec, car son intérêt subit pour la défense de ses intérêts demeure suspect. Sa relation avec le Québec a toujours été ambiguë et soulève des questions quant à la sincérité de ses engagements et à sa capacité de les tenir.

La très forte tentation des Québécois de rejoindre le NPD répond à une certaine lassitude de souverainistes et nationalistes de faire du sur-place. Peut-être aussi à leur désir, inconscient, de donner une seconde chance au fédéralisme sur le mode «allons voir si c'est possible». Car voter pour le NPD induit cela. Ne nous méprenons pas. Il n'est pas vrai que le NPD puisse défendre avec autant de vigueur les intérêts du Québec que le Bloc peut le faire. Il a raté par le passé de multiples occasions de le faire et il en sera de même pour l'avenir car, comme les autres partis fédéralistes, il lui faudra toujours composer avec la réaction du Canada anglais. À preuve, le discours de Jack Layton qui fait l'impasse sur une négociation pour réintégrer le Québec dans la Constitution. Nous sommes dans le domaine du «peut-être», sans plus.

La perspective du Bloc est différente. Elle consiste à s'appuyer sur les consensus qui s'élaborent à l'Assemblée nationale et à ne rendre de comptes qu'aux Québécois. Il est un parti souverainiste qui agit à l'intérieur du Canada, ce qui, aux yeux de certains, est une contradiction. Celle-ci n'est qu'apparente. Sa présence est de plein droit et il incarne dans l'enceinte parlementaire le caractère distinct du Québec. Certes, il a choisi d'oeuvrer dans l'opposition, mais ce travail, il le fait avec conviction et efficacité depuis 20 ans. Il a contribué à régler de nombreux dossiers et a influencé de nombreuses politiques de toute nature. Un exemple: qui mieux que lui peut aujourd'hui faire valoir le droit des travailleurs et de la direction du chantier naval de la Davie, à Lévis, à leur part des prochains contrats fédéraux de navires? On sait pouvoir compter sur sa loyauté. Elle est sans compromis. On doit lui rendre la pareille lundi.
 
 
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  • Bernard Gervais - Abonné
    30 avril 2011 02 h 36
    Seul le Bloc parle vraiment pour le Québec
    Beaucoup disent en avoir assez des discours du Bloc et du fait qu'il a toujours siégé dans l'opposition.

    Cependant, on ne pourra jamais lui reprocher de ne pas avoir défendu les intérêts du Québec. Il l'a toujours fait.

    Et c'est un peu rêver en couleurs que de s'imaginer que, même s'il compte plusieurs députés québécois, le NPD - un parti fédéraliste centralisateur et qui ne prendra pas le pouvoir non plus - pourrait en faire autant !
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  • Jean-Marc Pineau - Inscrit
    30 avril 2011 02 h 41
    « Je (ne) me souviens (plus) »
    Je suis tout à fait d'accord avec votre analyse et avec votre conclusion. Je crains toutefois qu'une grande majorité de Québécois ne veuille pas entendre ce discours en ce moment. Dans un an ou moins, bon nombre de Québécois se demanderont comment ils ont pu prendre ainsi à la légère leur responsabilité de citoyen.
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  • Georges Paquet - Abonné
    30 avril 2011 05 h 32
    Mais le Bloc a aussi un "double discours".
    Le Bloc nous a démontré, en toute bonne stratégie, qu'il fait comme tous les autres Partis, et qu'il joue sur les mots et le sens ambigu des résolutions qu'il appuie ou qu'il propose. Ainsi, pour demeurer fidèle à son discours indépendantiste, le Bloc n'aurait pas du appuyer la résolution de la Chambre des Communes, de novembre 2006, qui <<Reconnaît que les "Québécois" forment une nation dans un Canada uni>>.
    1-Il est illogique qu'un Parti dont la priorité serait de sorir son territoire du Canada, affirme être en faveur d'un Canada uni.
    2-Le sens de cette résolution, proposée par le gouvernement conservateur et expliqué par les leaders conservateurs et de l'Opposition officielle, indique clairement que les "Québécois" dont il est question ici, sont les canadiens-français, quel que soit l'endroit où ils habitent au Canada. Les députés du Bloc comprenaient celà. À moins qu'ils se soient bouché les yeux, les oreilles et le nez. Plutôt que de faire face à la difficulté d'expliquer leur refus, ce qui aurait été tout à fait logique, ils ont préféré voter en faveur de cette résolution, en se disanr, sans doute, qu'ils arriveraient bien à en faire ressortir une autre signification que celle voulue par tous les autres députés. Une stratégie qui n'a pas de fondement juridique solide ne prépare que des désillusions.

    Je ne dis pas, ici, que je préfère une interprétation plutôt qu'une autre. Je dis que les tribunaux, s'ils en étaient saisis un jour, ne retiendraient que l'interprétation qu'en ont donnée à l'époque le gouvernement et l'Opposition officielle. Point.
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  • Georges Paquet - Abonné
    30 avril 2011 06 h 03
    Le Bloc tient un double discours sur un autre sujet.
    Le Bloc reproche constamment aux autres Partis de ne pas proposer d'initiative qui permettrait au Québec de signer la Constitution de 1982. Pour un Parti qui prône l'indépendance du Québec, on doit dire qu'il entretient ici une ambiguité certaine. Désire-t-il vraiment que le Québec signe la Constitution de 1982? à quelles conditions?

    Avouez qu'il faut faire une drôle de gymnastique pour prôner, dans un même discours, le besoin d'une ouverture politique pour des négociations constitutionnelles qui permettraient au Québec de signer la Constitution de 1982 et la séparation complète du Québec du système canadien.

    Si le Bloc était logique et voulait vraiment proposer des négociations constitutionnelles, il devrait présenter des candidats dans d'autres régions du Canada, car il se trouve évidemment des Canadiens, et pas seulement des Canadiens-français, qui appuieraient un projet en ce sens.
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  • Grognon - Abonné
    30 avril 2011 06 h 51
    Bravo!
    Bravo M. Descôteaux!
    Comme d' habitude, Le Devoir résiste aux modes!
    Merci!
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  • Normand Paradis - Abonné
    30 avril 2011 06 h 59
    Félicitations M. Descôteaux et à l'équipe rédactionnelle du journal Le Devoir
    Vous présentez une position claire et de principe. Un véritable guide pour la pensée de l'électeur honnête n'ayant pas le temps et l'énergie d'éplucher le programme de chacun des partis et d'analyser chacune des promesses électorales. La loyauté et «être conséquent avec soi-même» représentent des valeurs tangibles qui distinguent les positions offertes même dans le noir et la confusion que certains acteurs politiques génèrent. Alors je voterai Bloc Québécois.
    Je n'ai pas aimé le discours du Bloc, j'ai détesté un slogan, Parlons Qc, qui est une invitation à la parlotte (l'impuissance) plutôt qu'à l'action. Toutefois il faut reconnaître la réalité. Le Canada est un beau pays, j'ai vécu en Alberta et en Saskatchewan, je puis en témoigner. Nous avons des amis là-bas. Mais ce n'est pas notre pays. Cela n'est pas une «position politique» de le dire mais la froide et réaliste prise en compte des conséquences de l'accumulation historique des incompréhensions et des volontés sociales de deux majorités de naviguer dans des eaux différentes. Le Canada a été notre pays et a vraiment cessé de l'être. Les Canadiens demeurent tout au plus des «associés réticents» occupé à construire leur mosaïque...alors que -bien que brouillon- nous développons notre nationalité.
    Et il y a la fatigue...qui n'a pas pensé à la possibilité de voter pour ce bon vieux Jack! Mais ce Jack n'est pas le Jack de Gilles Vigneault. Mais c'est parfois à coups de déceptions face à un amour déçu (le pays de 1867) que l'on progresse vers la séparation. La fatigue est compréhensible car nous avons beaucoup lutté. Les sirènes de la nouveauté ont de l'effet car en plusieurs sens nous sommes captifs de notre position minoritaire dans le canada et des options que celui ci nous a laissé. Captif aussi nous sommes, de la responsabilité d'être conséquent et ...loyal.
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  • Michel Simard - Abonné
    30 avril 2011 07 h 04
    Merci
    Merci à M. Descôteaux pour ce sage éditorial qui résume bien les enjeux de cette campagne. Espérons que les Québécois ont la sagesse de voter en fonction de leurs intérêts, et non de courir après des mirages. Sans compter les pulsions ethno-suicidaires dans une certaine frange de la population.
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  • Normand Carrier - Abonné
    30 avril 2011 07 h 08
    Reconnaitre que le Bloc nous a bien servi .....
    Monsieur Descoteaux fait une analyse exhaustive du travail du Bloc a Ottawa et son analyse est irréfutable ... Pour les adversaires du Bloc c'est difficille a avaler mais ses arguments sont incontestables et en arrive a la seule conclusion logique et c'est de l'appluyer le 2 mai .....

    La logique d'appuyer le NPD équivaut a un mirage car tout parti pan-canadien est irrémédiablement confronté a cette logique pan-canadienne de la majorité .... Le caucus NPD comme tous partis pan-canadien va devoir favoriser sa majorité de députés de l'Ontario et des autres provinces et suivre la LIGNE de PARTI .... Croire qu'il en sera autrement est se berner d'illusions et croire au mirage du Jackpot dans ce parti qui fut , de toutes époques , le plus centralisateur des partis fédéraux ......
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  • Paul Verreault - Inscrit
    30 avril 2011 08 h 37
    L'évidence même
    Votre éditorial décrit l'évidence même, mais le peuple québécois se conforme à la propagande, évidente aussi, des fédéralistes qui possèdent tous les médias. Ça fait plus de 40 ans que le R.O.C. démontre leur refus d'accorder le minimum de pouvoir au Québec et le "peut-être" d'aujourd'hui est aussi fallacieux que le "Non qui veut dire Oui de 1980". Combien de xxx 2è chance encore?
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  • Victor Beauchesne - Abonné
    30 avril 2011 08 h 44
    tellement prévisible
    20 ans de rhétorique, aucune réalisation concrète et la souveraineté plus lointaine que jamais et M. Descôteaux qui clame mission accomplie.
    C'est peut-être la mission première du Bloc qui doit être revue. De toute façon avec la raclée qui s'annonce pour lundi le Bloc n'aura pas le choix.
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  • Louis Fournier - Abonné
    30 avril 2011 10 h 03
    Merci Bernard

    Merci Bernard pour ce très bon éditorial et pour cette position courageuse de notre journal, toujours fidèle à ses convictions. Un texte qui a de la vision et de la substance. C'est dans des moments comme ceux-là qu'on a vraiment besoin du Devoir. Je suis fier d'y être abonné et d'en être un petit actionnaire, et deux fois plutôt qu"une grâce au Fonds de solidarité FTQ. Bonne continuation!
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  • Hubert Larocque - Abonné
    30 avril 2011 10 h 05
    Du Bloc au NPD: logique d'une "incohérence"
    Du Bloc à Layton: logique d’une « incohérence » Début)
    « Souvent Québec varie, bien fol qui s’y fie! » Les périodes électorales ont leur style et leurs genres. Elles ne sont pas le lieu où se débattent tout à clair les grandes vérités et où l’on peut appeler trop ouvertement un chat un chat. Pourtant, elles ont leur justesse et leur sérieux plus profonds que l’on pourrait le penser. Au lieu de s’exalter sans trop d’examen pour des données nouvelles, ou de se désespérer pour un engouement que l’on juge dangereux, pourquoi ne pas accueillir l’apparente vogue du NPD comme un fait et se demander ce que cela peut bien signifier? Peut-on en conclure, selon le point de vue, à une nouvelle victoire du fédéralisme ou à une inconséquence qui mettrait au rancart toute la question nationale?
    L’heure n’est plus à la Révolution tranquille et à son après. On vivait en prise directe sur l’histoire et une ontologie de la nation. Depuis l’an 2000, le Québec vit une déstabilisation due à la prise de conscience de la mondialisation et à une explosion de l’individualisme, ces deux faits étant encore mal digérés et bien propres à déboussoler les cervelles. (À suivre)
    Hubert Larocque, Gatineau.
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  • Hubert Larocque - Abonné
    30 avril 2011 10 h 07
    Du Bloc au NPD: logique d'une incohérence (suite et fin)
    Le Québec s’éprouve donc comme incertain en lui-même et face à de puissantes oppositions. Plus que jamais, il pratique l’art de la demi-conscience et de la procrastination. À part une minorité qui occupe toute l’avant-scène, il juge dangereux tout choix précis entre un fédéralisme vampirisant dont il connaît à fond les détours qui ne changent pas, et une indépendance mal définie qui risquerait de déclencher sur lui des représailles meurtrières. L’électorat, dans une sagesse à double tranchant, choisit le moindre entre deux maux, tout en croyant comme l’autruche préserver l’avenir. Il rejette donc le Canada traditionnel représenté par les grands partis canadiens, conservateurs et libéraux et paraît s’enthousiasmer pour un fédéralisme dégriffé qui lui offre l'alibi de valeurs sociales. Ainsi, on ajournera pour un temps les grandes questions de notre identité et de notre destin propres. Mais le Québec attend toujours des politiciens capables de porter un espoir qui se confond avec son existence même.
    Hubert Larocque, Gatineau.
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  • Rock Beaudet - Abonné
    30 avril 2011 10 h 21
    NPD
    NPD: Et s'il était majoritaire! Et faisait payer les entreprises et les riches... Et s'il devenait le meilleur ami d'Obama! Et s'il annulait les contrats d'avions de chasse, ramenait d'Afghanistan les kids à la maison, et aidait la Palestine, reconnaissait les droits des Premières Nations et s'occupait sérieusement des changements climatiques, des OGM et de l'environnement! Et s'il donnait un peu plus aux québécois! OUI NOUS LE POUVONS! ALLEZ VOTER!

    Sinon, Pauline pourra nous offrir une question: Voulez-vous vous séparer du Canada? Et nous les quitterons...et nous aurons un nouveau pays...last call JACK!
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  • Yves Claudé - Inscrit
    30 avril 2011 10 h 42
    Question nationale et question sociale: enjeux conjoints ou disjoints ?
    La société québécoise n’a pu faire de réelles avancées qu’en se mobilisant conjointement sur la question nationale et sur la question sociale. C’est pourquoi, une élémentaire lucidité, malgré certaines réserves, m’amène à maintenir, contre vents et marées…, mon appui au Bloc québécois.

    La question nationale et la question sociale ont été assumées conjointement lors de la “Révolution tranquille” alors que l’objectif d’être “Maîtres chez nous” a été le vecteur politique d’un ensemble de réformes. Ces questions ont été de nouveau conjointes avec l’élection du Parti québécois en 1976, mais elles furent finalement disjointes par un certain “virage à droite” du PQ.

    Il faudra sans doute attendre que les futurs déçus du NPD, les souverainistes en particulier, fassent le constat qu’une option progressiste n’est pas viable si elle se conjugue avec l’affaiblissement des institutions et de l’État du Québec, pour qu’ils reviennent à un certain équilibre de perspective.

    Il sera intéressant de voir comment les électeurs actuellement séduits par le personnage Jack Layton et son populisme, se comporteront dans les élections à venir au Québec. Une partie de ces électeurs est, curieusement, sensible à l’argumentaire d’un courant néolibéral qui met de l’avant un conflit de générations: la “génération Y victime de l’égoïsme, de l’irresponsabilité et du gaspillage de la génération précédente”, ou : comment faire oublier les différences de classes sociales et diviser pour régner en dressant les enfants contre leurs parents…! Une autre partie de ces électeurs cultive la naïveté et l’angélisme admirables de Québec solidaire …

    Yves Claudé - sociologue
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  • Gérard Lévesque - Abonné
    30 avril 2011 10 h 55
    Par-dessus bord, Le Bloc !
    Par- dessus bord, le Bloc !

    M. Descôteaux justifie son appui fort prévisible au Bloc par le fait que ce parti « a choisi d’œuvrer dans l’opposition (…) avec conviction et efficacité depuis 20 ans ».
    Mais c’est plutôt là ce qui fait problème. Le but de l’activité politique n’est pas de s’opposer et de jouer les gérants d’estrade mais d’être au pouvoir, à moins qu’on ne se croit pas digne et capable de gouverner, en raison par exemple de cette forme de pusillanimité qui, au dire de la chronique du jour de Denise Bombardier, pourrait expliquer le rapport ambivalent des Québécois à l’égard du pouvoir.

    Quant à la défense des intérêts du Québec, nulle interprétation généreuse ou biaisée en faveur de l’apport du Bloc dans le traitement de dossiers particuliers, même celui de la Davie, ne sautait confirmer le principe selon lequel les gens au pouvoir seraient plus réceptifs aux demandes de leurs rivaux politiques qu’à celles de leurs alliés.

    Point étonnant que les propos tenus fréquemment au Club des EX par des ex d’allégeances politiques différentes, dont Lisa Frulla et Benoit Bouchard, confirment d’expérience l’importance de la présence forte de représentants québécois au sein du Conseil des ministres, là où les décisions se prennent. L’importance d’être à bord et du bon bord ! Il est symptomatique de croire que nos intérêts seraient mieux servis par autrui plutôt que par nous…
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  • Gérard Lévesque - Abonné
    30 avril 2011 10 h 56
    Par-dessus bord, le Bloc ( suite )
    Par- dessus bord, le Bloc ! ( suite )

    Quant à la défense des intérêts identitaires du Québec, l’article de Denis Saint-Martin en page Idées ne manque pas de vraisemblance et de perspicacité pour expliquer le faits que les Québécois deviennent de plus en plus conscients que le Bloc ne représente pas une solution appropriée et qu’en conséquence les Québécois sont à la recherche d’une autre avenue. La révélation de cette prise de conscience est peut-être le fait marquant de la présente campagne électorale. C’est peut-être ce qui sera avec le temps porteur d’un avenir plus prometteur.
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  • Luc Boyer - Abonné
    30 avril 2011 11 h 34
    Il me vient cette idée augrenue
    Il me vient cette idée saugrenue qui consiste à penser que le vote dans notre démocratie est peut-être plus ironique qu'on ne puisse le penser. Je parle des Québécois. On vote à gauche au fédéral, mais les circonstances étant ce qu'elles seront peut-être, aurons-nous droit à un gouvernement Legault à Québec. À voir quelle séduction agit sur les votants peut-être aurons-nous un gouvernement fédéral qui paie la note de la social démocratie au fédéral et Québec inc. qui s'en mettra plein les fouilles au provincial. À voir sérieusement. La mémoire est courte et au provincial les urnes sont dans deux ans, ce qui est d'un temps cosmique en politique. Politiques sociales et opting-out, ça promet. On a déjà goûté de ce pain là avec Flaherty-Charest et la taxe de vente.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    30 avril 2011 11 h 55
    Oui, mais...
    Votre analyse se tient bien si on se place dans l'optique du Bloc qui vise à protéger les intérêts du Québec à Ottawa. Cependant, sa force de négociation est bien faible, surtout au niveau constitutionnel (les dernières 20 années le démontrent bien) car le Québec a perdu son pouvoir de négociation quand il a dit « non » à 2 reprises à la souveraineté-association et à la souveraineté tout court. Pour le ROC, le Québec n'a plus de pouvoir de négociation et c'est « business as usual ». Donc, le Bloc ne peut que « sauver les meubles » dans ce contexte.

    Dans la dynamique actuelle de la politique canadienne, la présence du Bloc va probablement empêcher la gauche de récolter une majorité au fédéral puisqu'il divise le centre-gauche politique. C'est de nature à donner de plus en plus de chances aux conservateurs de se maintenir au pouvoir et même d'obtenir une majorité des sièges, compte tenu de l'archaïsme de notre système électoral qui ne comporte pas de proportionnelle et rend les coalitions plus difficiles.

    Évidemment, on pourrait prétendre que la droite au pouvoir à Ottawa pourrait pousser les Québécois vers la souveraineté, croyant que la gauche ne pourrait jamais prendre le pouvoir et, surtout, voyant que la situation constitutionnelle est figée étant donnée la perte de pouvoir de négociation que le Québec a subi au cours des 31 dernières années. Dans cette optique, ce serait la souveraineté par défaut et on peut se demander si c'est la meilleure solution pour défendre les intérêts du Québec au sein de la communauté internationale. Il me semble que la souveraineté aurait plus de substance si elle se faisait POUR les Québécois et non par dépit de qui gouverne à Ottawa...
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    30 avril 2011 12 h 00
    Le sort des régions analogie de la région du Québec dans le Canada
    Les régions du Québec se plaignent que tout est concentré à Montréal, La Côte nord peut être exaspéré de voir la majeure partie de ses biens et services provenir de la ville capitale de Québec tout comme la région de Québec se plaint que les réseaux médiatiques soient tous installés dans la métropole. Ce qu'une députation NPD proposera aux Québécois c'est de maintenir plus que jamais à travers une représentation de députés la direction des opérations à partir d'Ottawa et secondairement de Toronto et Victoria.

    Se bercer sur l'illusion fédéraliste social démocrate ne changera rien quand au fond des choses.
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  • Marie Jos - Abonné
    30 avril 2011 12 h 15
    Erreur sur les intentions
    Le problème dans toute cette discussion c'est que vous semblez prétendre que tous les gens qui voterons pour le NPD le font parce qu'on a réussi à les convaincre que ce parti avait autant à coeur les intérets des québécois que le Bloc.
    Or, en ce temps d'élections fédérales, n'avez vous pas pensez que les gens se préoccuppent plutôt des intérêts des canadiens?
    Je suis tannée de me faire marteler qu'il n'y a qu'un seul choix logique, au Québec, puisque le Bloc est le seul parti qui défende nos intérêts. Bonjour la démocratie! Ne nous posons pas de question, le Bloc est là!
    Ce n'est pas parce que le Bloc défend les intérêts du Québec qu'il défend les valeurs de tous les Québécois. Et ce n'est pas non plus parce que les autres partis n'ont pas comme unique mandat de représenter le Québec que nous serons jetés aux oubliettes.
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  • François Dugal - Abonné
    30 avril 2011 12 h 16
    Le Bloc
    Le Bloc fait fonctionner le fédéralisme canadien. Cela nous amène JJ Charest à Québec. C'est ça, le cul-de-sac.
    Le NPD montrera toute la rigidité du ROC; vivement, les conditions gagnantes!
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    30 avril 2011 13 h 37
    Le Bloc parle pour le Québec?
    Mais le Bloc n'a pas vraiment de pouvoir au fédéral. C'est pour ainsi dire une simple présence symbolique, dans une certaine mesure. J'aimerais poser quelques questions. Y a-t-il un prof dans la salle?

    Je considère le Bloc comme un parti provincial au fédéral. En tous cas, c'est peut-être l'idée que peut s'en faire les autres provinces de sa présence au fédéral.

    D'accord, le Bloc essaie de défendre la position du Québec au fédéral. Mais le fait qu'il soit au fédéral empêche peut-être le parti au pouvoir d'être plus équitable envers le Québec?

    Si c'est vraiment le cas, ça peut mettre le Québec en position de faiblesse au sujet de la place qu'il prend au fédéral, au nom soi-disant de l'équité.

    La présence du Bloc au fédéral ne permet-elle pas au parti au pouvoir fédéral de casser du sucre sur le dos du Québec, justement à cause de la présence du Bloc indépendantiste au fédéral?
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    30 avril 2011 15 h 02
    Le grand large
    Une petite ouverture du NPD par rapport aux attentes du Québec aura suffi à déclencher un stunami. C'est dire à quel point les québécois sont prêts à rechercher un accommodement avec le Canada. C'est vrai depuis le mouvement souveraineté-association de René Lévesque. Avec les années, le PQ ainsi que sa succursale le Bloc à Ottawa ont transformé leur phantasme en principe d'action. Ils font fausse route car tous les résultats électoraux depuis vingt ans le démontrent.

    Le peuple québécois est en train de lever l'ancre. Cela, le Devoir, devenu un véritable mur des lamentations, ne l'a pas compris.
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  • Alain Bonin - Abonné
    30 avril 2011 15 h 14
    Nous n'avançons pas avec le Bloc, mais nous ne reculons pas.
    Le Bloc n'est pas là pour faire avancer le Québec dans un Canada unis, mais plutôt faire la promotion de l'avantage d'un Québec indépendant. Je crois que les québécois et québécoises se laissent tenté(e)s par leur sentiments vers le NPD. Ils ne faut jamais oublier l'histoire qui nous préserve de commettre les mêmes erreurs du passé.

    1982 le rapatriement de la constitution, le lac Meech et les accords de charlottetown. Le NPD doit d'abord représenter 77% des anglophones canadiens avant la minorité francophone et est un parti centralisateur des pouvoirs à Ottawa. Le passé est garant du futur. Oui j'aimerais pouvoir dire que le NPD réussira le tour de force et que la majorité des canadiens seront d'accord avec lui. J'adore le Canada, mais les faits disent autrement. Alors je ne veux pas que le Québec perde certains pouvoirs et acquis vers Ottawa. Il est temps qu'on se prenne en main et qu'on voit la réalité en face.

    Merci
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  • Liliane - Abonnée
    30 avril 2011 17 h 02
    LE BLOC PROTECTEUR
    Qui ne savait pas au Québec que le Bloc n'aurait jamais le pouvoir à Ottawa ? Les parties fédéraux parlent de ça comme si ils venaient de la découvrir et qu'ils trouvaient importants de nous l'apprendre...
    Qui ignorait que le Bloc surveillerait les intérêts québécois à Ottawa ? Qu'il dénoncerait les ingérences fédérales dans les juridictions québécoises ? les anomalies fonctionnelles et leurs effets sur la vie politique et économiques-commandites en exemple ?
    L'existence du Bloc à Ottawa n'a jamais été plus essentielle que maintenant... maintenant que nous allons vers l'indépendance, que les conditions commencent à s'organiser au Québec. Le Bloc sera très utile pour favoriser les inévitables négociations avec le fédéral. Le Bloc est le spécialiste au Québec des affaires fédérales dont il faudra se dépatouiller. Je vous garantis qu'il y a des règnes de PM québécois et maintenant Harper qui se sont amusés à compliquer les choses. Ce ne sera pas une partie de plaisir tous les jours mais rien ne pourra nous empêcher d'y parvenir. C'est écrit. Sauvons notre culture, nos valeurs, notre langue et nos richesses avec le Bloc.
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  • Maryam - Inscrite
    30 avril 2011 18 h 11
    Le bloc
    Pour ses 20 ans au féréral,le Bloc avait bien choisi son slogan cette année:Parlons, c'est la seule chose que le bloc sait faire parler et mettre des bâtons dans les roues.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    30 avril 2011 23 h 56
    Concertation
    Depuis très longtemps, on est gouvernés par des gouvernements qui représentent seulement entre 35 et 40% des gens.

    Je crois que la seule solution au Canada actuellement, en attendant la souveraineté du Québec, est d'avoir à Ottawa un gouvernement de coalition où le Bloc aura son mot à dire et où on ne pourra pas cross(...) le Québec comme les gouvernements majoritaires libéraux et conservateurs l'ont fait dans le passé.

    Un gouvernement minoritaire ou une coalition, ce n'est pas un cancer ni une maladie honteuse. C'est tout simplement le reflet de la démocratie et le rejet de la pensée unique. Il faudra apprendre à vivre avec autre chose que le bi-partisme, et appliquer un vrai parlementarisme.

    Le parlement canadien devra apprendre à vivre avec la collaboration entre les différents partis, avec les compromis, et avec les coalitions.

    Avec le bi-partisme, c’est le plus gros et le plus fort qui mène et règne en roi et maître comme dans les sociétés animales où il y a un mâle dominant qui a droit de vie ou de mort sur ses congénères. La direction d’un groupe animal par le plus fort d’entre eux est voulue par la nature essentiellement pour la protection et la survie du groupe ou de l’espèce. C’est la notion de troupeau.

    Dans le cas des sociétés humaines développées, la vraie démocratie s’éloigne de ce paradigme de troupeau. Oui, dans une société humaine développée il y a un chef et des dirigeants, mais il y a aussi des citoyens intelligents qui conservent leur capacité personnelle d’agir et de penser par eux-mêmes.

    Le bi-partisme n’est pas démocratique, car un parti peut être au pouvoir alors que la majorité des gens est contre eux. On devra avoir de plus en plus de gouvernements de coalition. C’est cela qui serait la vraie démocratie.

    Que les gouvernements minoritaires apprennent à gouverner en collégialité ou en coalition avec l’opposition, ce serait cela la véritable démocratie.

    Vive le
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    1 mai 2011 00 h 03
    Pour qui et pourquoi?
    Aux élections du 2 mai : pour qui et surtout pour quoi voter ?

    Pour le Parti libéral commanditeux? Ce parti qui a imposé au Québec une Constitution niant à toute fin pratique le rôle fondateur des canadiens-français et des Québécois, le parti du vol du référendum de 1995, le parti de la clarté-camisole-de-force? Non merci.

    Pour le PC de Harpeur? On n’en veut plus des va-t-en guerre ( la guerre en Afghanistan qui aura coûté 5 milliards aux Québécois), de gens qui veulent mettre des enfants en prison, de gens en faveur des armes à feu. Non merci.

    Pour le NPD centralisateur, opposé au libre-échange et ennemi de la Loi 101? On n’en veut pas du NPD centralisateur, qui veut que le fédéral contrôle la santé et l’éducation au Canada, alors que ce sont des juridictions exclusivement provinciales. Non merci.

    Au Québec, une chance qu’on a le Bloc! À ma connaissance, le Bloc a toujours pris parti pour le bien des Québécois et même pour celui des Canadiens nos voisins. Ce n’est pas pour rien que le Bloc recueille l’appui de la majortité des francophones du Québec!

    Je crois que la seule solution pour les Québécois actuellement, en attendant la souveraineté du Québec, est d'avoir à Ottawa un gouvernement de coalition où le Bloc aura son mot à dire et où on ne pourra pas cross(...) le Québec comme les gouvernements majoritaires libéraux et conservateurs l'ont fait dans le passé.

    La solution actuelle est la coalition et la concertation entre les divers partis pour gouverner dans les intétêts de l’ensemble des citoyens, dans le respect de la démocratie et du parlementarisme. Dans la plupart des pays démocratiques, les gouvernements sont des coalitions.


    Le ROC ( Canada anglais) devra apprendre à vivre avec le Bloc et à respecter nos aspirations. Le Bloc est le seul parti valable pour les Québécois.
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  • martin dubois - Abonné
    1 mai 2011 07 h 46
    ignorance
    Le Bloc a une influence plus grande que des députés québécois au sein d'un parti fédéral au pouvoir. Normal : les députés des neuf autres provinces subissent la pression de leurs électeurs canadiens, lesquels s'opposent à toute mesure profitant aux citoyens du Québec. Et ceci afin de protéger d'abord les intérêts des autres provinces. Normal. Après tout c'est leur pays.
    C'est la seule raison pour laquelle je vote pour le Bloc. Nous avons le choix : ou bien notre vote profitera aux intérêts économiques et politiques des citoyens du Québec, ou bien il profitera à ceux des autres provinces. Il y a beaucoup d'ignorance dans le contexte politique actuel. L'exercice électoral est devenu une télé-réalité, où l'effet d'entraînement manipulé par les tendances des sondages orientent les résultats. Tout ceci n'arrive pas à dissimuler l'ignorance, toujours plus étendue dans la population. Je voterai Bloc, parce que je sais que les citoyens du Québec en profiteront davantage qu'en élisant des députés de partis fédéraux, qui eux tenteront de faire avancer leur carrière par des postes de ministres, sans rien faire pour faire avancer nos intérêts économiques.
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  • Roger Sylvain - Inscrit
    1 mai 2011 08 h 21
    Monsieur Descôteaux
    L'insistance de voter Bloc au fédéral ne serait-il pas le dernier rempart d'un tribalisme inconscient de votre part?
    Comme si la députation québécoise des autres partis était trop canadian donc pas assez québécoise.
    À lire votre éditorial,on croirait entendre que le sang est plus fort que l'eau c'est-à-dire:on vote Bloc car ils sont 100% francophones et c'est assez pour mériter notre confiance et on ne peut faire confiance aux autres partis car ils ne sont pas comme nous.
    Monsieur Descôteaux, le Québec est-il 100% francophone d'après vous?
    Y a-t-il de la place au Québec pour les anglophones ou les anglophiles d'après vous?
    Y a-t-il un Québec pour les Canadiens d'après vous?
    Vous savez les 60% qui ont voté NON au référendum de 80 et le 51% qui ont voté NON au deuxième référendum.
    Votre éditorial en dit long sur la place de l'AUTRE au Québec.
    Roger Sylvain
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    1 mai 2011 10 h 42
    Ce qui apparaît comme
    une évidence pour certains: voter B.Q.
    est une totale incohérence.
    Un parti voué à la séparation du Québec n'a pas à se prononcer sur la CONSTITUTION puisqu'il ne veut pas du CANADA.
    De plus il ne prendra JAMAIS les intérêts du Québec
    puisqu'il ne participera jamais aux décisions
    d'un gouvernement qu'il soit libéral, conservateur, npd.

    Alors le B.Q. est totalement inutile à OTTAWA.
    Les québécois viennent de s'en apercevoir...
    La Sécession se décidera au QUÉBEC si.....elle doit se faire un jour..et elle ne se fera pas avec des gens
    qui soulèvent les chicanes entre québécois, la haine, le mépris...
    avec des gens qui ont de ÉGOS super développés qui se couillonnent les uns les autres...
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    1 mai 2011 11 h 24
    Le Bloc a été utile parce que le gouvernement Charest n'a pris aucune de ses responsabilités
    C'est au gouvernement du Québec que revient la tâche de réclamer de rouvrir la constitution pour y inclure le Québec. C'est au gouvernement du Québec que revient la tâche de dénoncer AVEC VIGUEUR l'existence du déséquilibre fiscal. C'est au gouvernement du Québec que revient la tâche de réclamer que les entreprises fédérales acceptent la loi 101, que la commission des valeurs mobilières n'inclue pas le Québec, etc.
    Le gouvernement Charest n'a rien fait de tout ça. Il ne veut pas de chicane qu'il dit. Et c'est tout sauf normal. Pensez-vous que les premiers-ministres de Terre-Neuve ou de l'Alberta ont une vision pan-Canadienne quand ils défendent leur province? Non. Ils ne diront pas "le fruit n'est pas mûr", ils réclameront leur dû, même si ça passe pour de l’égoïsme. Les députés locaux réclament et les députés fédéraux essaient d'obtenir ce qui est possible en tenant compte de la réalité d'un gouvernement plus large.
    Ce n'est pas le cas ici. Et on devrait s'en réjouir?
    Ce n'est pas la position du Bloc sur la constitution qui est incohérente. La fondation du Bloc s'est faite par des députés qui étaient POUR Meetch. C'est celle d'un gouvernement inepte à Québec qui rend sa présence cohérente. Si le Bloc ne demande pas ce qui est dans notre intérêt, qui le fera? Personne.
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    1 mai 2011 12 h 26
    L'illusion du NPD
    Ce que je vois avec le NPD c'est un parti dont le lieutenant québécois est un ancien d'Alliance Québec, un ancien ministre libéral qui n'a jamais considéré la condition de minoritaire des Québécois comme significative. Jamais Thomas Mulclair ne défendra les consensus de l'assemblée nationale en vue de défendre les dossiers du Québec à Ottawa. Bien au contraire avec son chef Lawton, il mettra en place un agenda déterminé à Ottawa pour une politique de planification des ressources qui tiendra compte d'un électorat canadien dont le vote de base se trouve en Colombie, dans les Prairies et en Ontario.

    Accorder un vote de confiance en masse au NPD c'est aussi tout
    -mettre ses oeufs dans le même panier-.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    1 mai 2011 15 h 54
    S'il y avait eu des Rhinocéros partout...
    Le NPD n'a pas vraiment rapport dans l'équation. S'il y avait eu des candidats Rhinocéros dans toutes les circonscriptions, les électeurs auraient pu voter pour eux. Mais il n'y en avait pas. Alors ils votent pour le NPD. Ça n'a n'a qu'un très faible rapport avec leurs idées, ça a tout simplement rapport au fait qu'ils existent et ne sont ni libéraux et ni conservateurs. Les analystes qui comprennent pas ça, ne comprennent pas tout.

    Serge Grenier
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  • Sylvio Le Blanc - Abonné
    1 mai 2011 20 h 34
    Excellent éditorial!
    Bravo!
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  • Denis Beaulé - Abonné
    2 mai 2011 00 h 22
    BQ = impossible souveraineté ; nBQ = faisabilité de souveraineté
    SI on ne veut pas de la souveraineté du Québec, le BQ à Ottawa est ce qu'il y a de mieux.
    SI on veut la souveraineté du Québec, il ne peut y avoir pire que ce genre de présence en ce lieu.
    L'Histoire illustrera que le Bloc, comme on l'appelle, aura bien réalisé sa fonction de blocage à cet égard.
    db / sociologue
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  • Chouette de Minerve - Abonné
    2 mai 2011 13 h 16
    Montée du NPD au Qc: Fatigue du statu quo
    La percée probable du NPD est soudaine, mais est compréhensible à plusieurs égards. Elle s'apparente un peu à la vague qui a porté l'ADQ en 2007 -- elle n'est pas basée sur du "solide", mais sur un changement d'humeur, une impatience face à la paralysie de l'échiquier politique: ... un coup de pieds dans la canisse!

    Un facteur important est la remise aux calendes grecques de l'agenda référendaire par le PQ. L'horizon de la question nationale étant bloqué, il est normal que les gens passent à autre chose. Sur la scène politique québécoise elle-même, les nationalistes s'étiolent en toutes sortes de factions sur le spectre droite-gauche et on cesser de focaliser sur la question nationale.

    La capacité du Bloc de maintenir sa pertinence dans ce contexte de non-urgence nationale est plutôt admirable à mes yeux, mais ne pourra se maintenir de façon indéfinie.

    On verra bien ce que cette soirée d'élection nous amènera. Au moins, tout cela semble avoir réveillé bien du monde...
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  • Xavier Ovando - Inscrit
    2 mai 2011 19 h 34
    seul et unique le Bloc??
    J'avoue que j'ai lu bien vite cet article. premièrement parce j'y ai été mené pas un commentaire FB qui avait ceci dedans "Jack=Mario" NDP=ADQ. Deuxièmement, parce que j'ai cet article après avoir voté et que je suis un de ceux qui ont voté NDP. J'ai mes raisons comme tout le monde mais jsute pour vous dire, elle n'ont rien a voir avec la popularité soudaine du NDP. en fait depuis des années je vote Bloc et PQ car je crois qu'une nation a le droit fondamental de s'auto-déterminer. En 80 j'ai pleuré quand on a perdu, en 95 j'ai pleuré et je me suis indigné de la façon dont on a étés volés. En 1999 j'ai organisé un mini forum tour de ce sujet du droit a l'auto-détermination des peuples durant une semaine d'évènements afin de sensibiliser les montréalais au sujet du Tibet... une nation occupée et qui a le droit de s'auto-déterminer

    Mais ce vote pour le bloc fondé par Lucien Bouchard, un conservateur, m'a toujours laissé avec un arrière goût bizarre. Quelques unes des positions de ces partis ont bien failli me lever le coeur en tant que progressiste, plus social que démocrate, allons y donc même ancien jeune communiste. ça c'est une autre histoire mais ceci dit. QUAND J'AI VOTÉ STRATÉGIQUEMENT DANS LES PASSÉ CE FUT POUR LE BLOC aujourd'hui je vote pour ce que je crois vraiment et qui n'empechec en rien le quebec de ce séparer au contraire si le reveil est brutal peut-etre qu'on va finalement se grouiller l'Q.

    Finalement, une seule et unique prémisse qui défait a mon sens tout cet argumentaire.

    "La perspective du Bloc est différente. Elle consiste à s'appuyer sur les consensus qui s'élaborent à l'Assemblée nationale et à ne rendre de comptes qu'aux Québécois."

    Si ce "consensus" est determiné par la majorité libérale de Jean Charest sous le baîilon... la représenter a Ottawa c'est de la foutaise!

    Bonne soirée éléctorale :)
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  • Geraldo - Inscrit
    3 mai 2011 11 h 36
    Devoir/R-C/Bloc
    Tellement FAIL.
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  •  
  • Jerry Paris - Inscrit
    4 mai 2011 23 h 05
    Bloc
    Si le Bloc veut remonter lors de la prochaine élection il n'a qu'a faire appel à Gérald Larose le grand Boss de la souverainté au Québec. Quel honte pour le Québec.....
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