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Élections fédérales - Dans quel siècle sommes-nous ?

Josée Boileau   29 avril 2011  Canada
Le Canada, ce pays du XXe siècle comme disait Wilfrid Laurier, est-il en train de rater le XXIe? L'actuelle campagne électorale est non seulement hors de notre temps, mais hors de notre monde. Le Canada vieillissant s'autosuffit: il ne rêve pas, ne relève pas de défis, ne se voit pas comme source d'inspiration, ne s'inspire pas non plus de ce qui se fait ailleurs. C'est la jeunesse qu'on laisse ainsi tomber.

Le XXIe siècle est celui de l'économie du savoir, de la mobilité (physique comme virtuelle), du développement durable, du remplacement du pétrole, de la saine consommation, des échanges (commerciaux, de l'information, des idées), de la lutte contre l'intolérable (inégalités, pauvreté) partout sur la planète, de l'urbanité, de la transparence, de la créativité... Un monde en mouvement où les pays les plus dynamiques cherchent à y aller de leur apport. C'est vrai non seulement de l'Europe, de l'Asie ou des États-Unis, mais aussi de coins inattendus.

Le Devoir interviewait la semaine dernière l'ambassadeur de Bolivie à l'ONU qui faisait état de ses démarches pour que celle-ci adopte une Charte des droits de la nature. La Bolivie elle-même, au vu des changements climatiques qui ont fait fondre ses glaciers du tiers, a adopté une telle loi en décembre denier et a créé un poste d'ombudsman pour la faire respecter.

Le pays rêve de surcroît d'un tribunal international de la justice climatique, et de remplacer la notion de PIB par un indicateur du développement durable. Bref, la Bolivie parle XXIe siècle! Ici, on en est encore au grec ancien.

Un exemple? Jamais les populations, mondiales comme canadienne, n'ont autant été concentrées dans les villes. Ce mot est pourtant exclu de la présente campagne électorale. Seules comptent les régions, là où se récoltent les députés. Le moteur économique que sont les grandes villes est complètement ignoré, tant des discours des chefs que de leurs programmes.

... Admettons qu'à bien les lire, lesdits programmes ne sont pas complètement déconnectés. Enfin, si l'on excepte celui du Parti conservateur, qui est sourd aux menaces environnementales mais voit l'étranger comme une menace (lutte contre le terrorisme, les immigrants clandestins, contre tout ce qui rôde dans l'Arctique...), et consacre plus de paragraphes à la protection des industries traditionnelles qu'à celles de pointe. Quant à sa Stratégie sur l'économie numérique, elle est promise pour après les élections...

Mais le Parti libéral, le NPD et le Bloc québécois affichent des promesses liées aux grands défis de l'heure. L'environnement (avec moult détails), Internet ouvert, les trains à grande vitesse, la sécurité alimentaire s'y trouvent. Les libéraux osent parler de recherche fondamentale, le NPD de réforme du mode de scrutin, le Bloc de réduction de la pauvreté comme principe premier de l'aide internationale.

Mais ces thèmes sont épars dans les programmes et peu mis de l'avant par les chefs, qui s'accrochent plutôt à leurs promesses pour la classe moyenne et les familles. Le Canada, ce pays riche et qui se repaît de sa bonne santé économique!, n'en a donc que pour la pénurie de médecins, l'endettement des ménages, l'amélioration des régimes de retraite qui ne conviennent qu'aux mieux nantis, ou l'épuisement des aidants naturels qui n'ont pas de programmes sociaux dignes de ce nom pour les soutenir.

Il n'y a là rien d'emballant pour de jeunes générations qui ont déjà beaucoup voyagé ou qui, branchées sur le reste du monde, voient ailleurs les avancées technologiques, l'attrait des villes qui n'en sont plus au tout-à-l'auto, l'aide tangible à apporter aux pays pauvres. Ici, que leur offre-t-on comme suprême audace? D'oser voter pour des candidats inconnus...
 
 
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  • Ginette Bertrand - Inscrite
    29 avril 2011 02 h 55
    La jeunesse qu'on laisse tomber?...
    Elle se laisse tomber sans mot dire, la jeunesse, sinon pour maudire en vain. Le jour où elle se décidera à sortir de sa bulle et à prendre les commandes des vieux partis ou à en fonder des nouveaux rassembleurs, au lieu d'attendre qu'on lui prépare tout, tout cuit dans le bec, ce jour-là il s'en produira des vrais changements. Comme c'est arrivé lorsque ses prédécesseurs qu'elle se plaît souvent à honnir ont, dans leur jeune temps, fait sauter la baraque.
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  • Socrate - Inscrit
    29 avril 2011 05 h 38
    téléréalité
    La démocratie est devenue une téléréalité pour voyeurs éclairés seulement et personne ne pourra changer cette donne si la tendance se maintient...
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  • alen - Inscrit
    29 avril 2011 07 h 39
    Mathématiques 101
    Les jeunes comme on dit naissaient à raison de 70 000 par année au Québec dans les décennies précédentes. Les boomers, à 120 000 par année.

    Bref calcul: les 2/3 de 70 000 égalent 46 000 absentions par année d'âge de la population des jeunes; 42 % des 120 000 baby boomers égalent 50 000 abstentions par année d'âge de la population des boomers;

    Un constat s'impose: le baby boom de l'après guerre a produit son lot de cancres qui se regénère!
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  • Jacques Boulanger - Abonné
    29 avril 2011 07 h 53
    Ou plutôt: sur quelle planète
    «Le XXIe siècle est celui de l'économie du savoir ... du développement durable, du remplacement du pétrole, de la saine consommation ... de la lutte contre l'intolérable (inégalités, pauvreté) ... Un monde en mouvement ...» Mais de quel monde parlez-vous ? Dire cela le jour même où notre Prince lie sa destinée à notre belle Kate ! Mais trêve de balivernes. Sérieusement, vous voyez ça quelque part dans le paysage de notre campagne électorale ? Y-a-t-il quelques indices dans le profilage de l’électorat qui vous permettent de dire des choses semblables ? Bravo! Vous avez tout un sens de l’auscultation! Parce qu’ici sur la planète Québec, nos braves électeurs ont du mal à exprimer sur nos vox-pop, ce pour quoi ils votent! Imaginez qu’ici on s’apprête à réélire les André Arthur, Josée Verner, Maxime Bernier ... Faut vraiment être en orbite.
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  • Catherine Dorion - Abonné
    29 avril 2011 08 h 08
    Faire sauter la baraque, Mme Bertrand?
    Chère Mme Bertrand,
    on n'a pas tous la chance d'être appuyés dans nos envolées révolutionnaires (tranquilles) par des régiments (pacifiques) d'amis-boomers.
    Si vous fouillez un peu mieux, vous allez les trouver, ces jeunes qui s'agitent et se posent des questions et tentent de mobiliser leur collectivité. J'en suis. Sauf que ces jeunes, contrairement à ceux qui, dans leur temps, ont fait sauter la baraque, se heurtent sans arrêt au fait que, comme leur génération ne représente pas une portion considérable de leur société, elle est complètement oubliée par les médias, par vous-même et par tous ceux qui attendent que nous soyions des millions dans la rue avant de venir nous prêter main-forte. Que voulez-vous, nous sommes peu.
    La place est difficile à prendre dans cette société où la collectivité s'est toujours concentrée sur les besoins d'une même génération qui, par son nombre, a pu jouir d'un poids décisionnel social sans comparaison avec la mienne.
    J'aimerais avoir 20 ans dans les années 70. Mais je suis née dans les années 80 et, en militant du mieux que je peux, je tente d'exister et d'inciter ma collectivité à vivre et à rêver autrement qu'à travers la télévision, je tente d'arriver à nous faire penser à autre chose qu'à des colonnes de chiffres... Mais je ne suis pas appuyée par des contingents de boomers qui, jeunes, rêveurs, révolutionnaires, pas peureux et surtout nombreux, s'emballeraient avec moi au détour.
    Nous sommes écrasés sous le poids des générations qui nous précèdent - croyez-moi, elles en ont, du poids.
    Je suis reconnaissante à tous ceux qui ont fait sauter la baraque dans le passé. Mais ça serait bien qu'ils reconnaissent à quel point c'est lourd d'avoir 20 ans en 2011, à quel point on est mal tombés, et à quel point on est tout seuls avec notre petit nombre ignoré. Vous n'avez pas que "cassé la baraque". Vous avez été mauditement chanceuse. Nous le sommes moins.
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  • Manon Carrière - Abonnée
    29 avril 2011 08 h 15
    Cynisme des élites
    Madame, le XXIème siècle est, d'abord et avant tout, le siècle du cynisme des élites et de l'affairisme tous azimuts.

    L'insolent
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  • France Marcotte - Abonnée
    29 avril 2011 08 h 32
    Vieillards-nés?
    Intéressant point de vue madame Boileau.
    Le Canada vieillissant qui s'autosuffit, qui n'en a que pour ses rentes, pendant qu'ailleurs, on vit.
    Pendant que les jeunes et les villes, sont ignorés.
    Des jeunes dont on déplore le cynisme, l'apathie, l'indifférence, l'individualisme...mais qui ont voyagé.
    Car ils ne réagissent pas beaucoup ces jeunes.
    D'autres jeunes par le passé ont réagi à de grandes noirceurs.
    Quand on les croise, ils ont le plus souvent l'échine courbée sur un gadjet...Ils sont morts-nés. Ils sont vieillards-nés...et se sentent-ils donc naturellement à l'aise dans un pays de retraités?
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  • dehorsharperblog - Inscrit
    29 avril 2011 08 h 58
    Se réapproprier le système électoral
    Le cynisme est bien compréhensible, surtout dans le cas des jeunes qui sentent que leur génération est absente des discours des chefs de partis. Pourtant, ils doivent se réapproprier le système électoral en votant massivement. Leur abstentionnisme est tenu pour acquis par les chefs, en particulier par Harper, qui sait à quel point il perdrait des plumes si tout les jeunes votaient, ces derniers ayant généralement des valeurs à l'opposée des valeurs conservatrices.

    http://dehorsharper.wordpress.com/category/action/
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    29 avril 2011 09 h 04
    Quid novi sub sole
    Pendant que les vieux parlotent au sein de partis abrabilaires, le Bloc en est l'exemple-type, les jeunes, vous l'avez dit, voyagent, communiquent, inventent, transforment notre monde, au Moyen-Orient, au Québec, aux États-Unis. Un jour nos vieux députés décrocheront et les jeunes prendront la parole. Ils auront, eu, plus que quelque chose à dire.

    Jacques Saint-Cyr
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  • Geoffroi - Abonné
    29 avril 2011 09 h 21
    Candidats inconnus et démocratie méconnaissable
    "Il y a longtemps que le vrai pouvoir n'est plus dans les urnes. Il planes bien au-dessus d'elles, dans nos institutions dont les membres ne sont pas éligibles : notre FMI, notre OCDE, notre OMC, notre banque mondiale, qui mènent la vraie marche de la planète. Les démocraties sont de belles coquilles vides."
    Michel Piquemal - Le Prophète du libéralisme [satire]
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  • Alexis Lamy-Théberge - Inscrit
    29 avril 2011 10 h 10
    @Catherine Dorion (avec la naïveté d'un matin nuageux)
    Vous m'avez pris de vitesse mademoiselle, je ne peux que me joindre à votre plaidoyer, tout en conservant une petite dose de naïveté, uniquement pour ne pas me laisser submerger par ce pessimisme démographique.

    L'époque qui ne casse pas la baraque peut toujours inventer les mots qu'on écrira bientôt sur les murs (numériques?) de la revendication future. Faire le mieux dans l'espace ménagé dans les contraintes de notre temps. On ne parle jamais dans le vide, et en pelletant les nuages on dévoile un coin de ciel.

    «Ils ne savaient que c'était impossible, alors ils l'ont fait».
    Mark twain

    Alexis Lamy-Théberge
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  • Frederick Brousseau-Gauthier - Inscrit
    29 avril 2011 11 h 07
    Merci Catherine Dorion
    Vous avez dit ce que tous les intervenants s'étant exprimés avant vous ne semblent pas saisir : la jeunesse n'est pas cynique, désabusée ou apolitique. Il s'agit d'une conception de la nouvelle génération qui est projetée sur elle par des nostalgiques qui voient dans les manifestations monstres et la révolution la seule façon d'exprimer un souci pour la chose publique.

    Comme vous l'avez démontré, ces moyens qui ont fonctionné pour les boomers ne fonctionnent plus pour nous. Le monde a changé et les moyens qu'emploient les jeunes activistes pour le modeler aussi. Nous n'avons pas de place dans les médias de masse, qui véhiculent le mythe d'une jeunesse désemparée et possédée par un individualisme crasse. Exception faite du Devoir, comme le montre Mme Boileau dans son éditorial, qui résiste à la tentation de condamner sans procès ce qu'on ne connait pas.

    Mais nous avons une place sur la Toile, dans les réseaux et les médias sociaux. Notre génération est informée et agit, contrairement à nos politiciens qui ne font que réagir. Nous faisons et ferons face à des défis tels qu'aucune génération passée n'aura vécus : la crise environnementale, la crise alimentaire, le choc démographique, la crise des institutions démocratiques, le défi de la justice sociale, de l'équité économique, et j'en passe. C'est cela qui nous intéresse et nous passionne. Nous nous mobilisons déjà face à ces enjeux, à l'aide des outils du 21e siècle.

    Nous trouvons quand même le temps de nous intéresser au défilé de clowns qui nous servent de politiciens. D'après vous d'où vient la montée présente du NPD sinon des réseaux sociaux? Nous nous raccrochons à ce qui nous semble le moins mauvais, tout en sachant très bien que pour changer le monde, il faudra le faire nous-mêmes en attendant d'avoir dans nos mains le pouvoir politique que les boomers vautrés dans leur confort ne nous donneront jamais.

    Merci Mme Boileau de le rappeler à vos lec
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  • 54lili - Inscrit
    29 avril 2011 11 h 17
    @Catherine Dorion
    Absolument d'accord avec votre propos, je vous ai vu aux Vigiles du samedi au champ-cinq-mars et j'ai entendu votre texte et je l'ai ré-entendu lors du rassemblement à l'école Lucien Auger pour le Bloc Québécois. J'ai entendu aussi les commentaires des gens présents et ils étaient très élogieux.

    Je sais votre solitude mais continuez Catherine, faisant partie de la fin des baby-boomers, j'assiste régulièrement aux Vgiles, et d'y voir des jeunes comme vous s'y impliquer nous rassure sur la relève à vernir, au plaisir de vous revoir.

    @Ginette Bertrand
    Assistez-vous Madame aux différentes manifestations qui s'organisent, assistez-vous aux Vigiles dans différentes villes,
    êtiez-vous présente lors de la conférence de presse concernant le vol de nos ressources naturelles, les gaz de schiste, les écoles passerelles, aux augmentations des droits de scolarité, et j'en passe..
    j'y étais, j'y suis encore, j'y serai quand les droits de mes concitoyens sont brimés, et j'y ai vu des jeunes qui y participent..je suis fière d'eux.
    et ceci tout en continuant de travailler, Madame.

    Lise Pelletier
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  • Albert Descôteaux - Abonné
    29 avril 2011 11 h 21
    Les "has been" à la rescousse...
    Dans la même veine que ce que madame Boileau décrit, on ne peut que contaster que le discours politique actuel est l'affaire de la génération précédente. À qui fait-on appel pour sauver les meubles ces jours-ci? Jacques Parizeau, Gérald Larose, Jean Chrétien pour ne nommer que ceux là. Duceppe ramache des idées qui n'intéresent que peu de jeunes, et Harper veut nous ramener au temps de nos grands-parents avec sa vision rétrograde de la socitété.

    En terminant, à bien y penser, oser voter pour des inconnus, c'est peut-être la meileure chose à faire, puisqu'il est difficile d'avoir pire que ce que l'on a présentement.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    29 avril 2011 11 h 57
    Anachronisme?
    J'ai eu le privilège de vivre en Bolivie au moment où le président Morales et son parti le MAS ont été réélus en décembre 2009 et vous avez parfaitement raison - c'était comme un bain de XXIè siècle. Je me sentais bien loin des insignifiances que les politiciens canadiens nous servent! D'abord le système électoral comprend la proportionnelle, le vote est obligatoire et on utilisait un nouveau type d'identification des électeurs, dit « biométrique » pour éviter autant que possible les fraudes électorales. Je suis dans la soixantaine et je suis à peu près certain qu'on ne verra jamais ce type de progrès au Canada...

    De plus, les questions soumises aux électeurs étaient importantes, souvent sur des vues diamétralement opposées sur le rôle de l'état dans la vie quotidienne des Boliviens et l'environnement était aussi une question importante, avec les droits des peuples autochtones (il y avait aussi des référendums sur les « autonomies ») et la réduction des disparités entre riches et pauvres (qui est encore très grande en Bolivie mais qui tend maintenant à se réduire).

    Les « baby boomers » (dont je suis) se souviennent certainement des années 70 au Québec alors que nous avions l'impression que nous, les jeunes, ne pouvions pas avancer à cause des « vieux » mais que finalement nous avons fini par percer ce plafond lors de l'élection du PQ en 76. Nous devons nous souvenir de nos efforts et de nos visions d'alors et nous tourner vers les jeunes pour les appuyer à faire les changements nécessaires pour qu'ils et elles puissent vivre dans un monde meilleur. Il nous faut sortir des ornières du passé et nous tourner vers l'avenir!
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  • Gebe Tremblay - Inscrit
    29 avril 2011 12 h 11
    Wilfrid Laurier ?
    "Le Canada, ce pays du XXe siècle comme disait Wilfrid Laurier, est-il en train de rater le XXIe?"

    C'est Laurier qui refusa de financer les entrepreneurs canadiens qui voulaient développer l'industrie du pétrole au Canada. C'est sous Wilfrid Laurier que l'industrie passa aux mains des américains qui financèrent ces entrepreneurs canadiens.

    Sans doute faisait-il de l'ironie !
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  •  
  • camelot - Inscrit
    29 avril 2011 12 h 29
    Éducation
    Le problème fondamental de notre société est l'éducation. Ce ministère vit les jours les sombres depuis sa création. C'est à lui que revient le rôle de former, d'informer et d'instruire. La désafection actuelle de la jeunesse s'explique d'abord et avant tout par les carences en éducation : l'histoire, la langue, et la culture générale.
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  • Jean-Philippe Lachance - Inscrit
    29 avril 2011 19 h 57
    Je seconde les propos de Mme Catherine Dorion
    Pour ma part, je suis né dans les derniers mois des années 70 donc je partage ce que dit Catherine Dorion. Non seulement mes amis mais également mes collègues sommes tous agés de 18 à 35 ans et nous ne sommes tous intéressés par ce qui se passe chez nous et dans le monde. Nous ne sommes aucunement cyniques et désabusés mais souvent découragés et parfois révoltés de voir à quel point nous ne sommes que des slogans et du "corn stash" électoral pour les partis politiques.

    @ Ginette Bertrand, comme le dit bien Mme Dorion, vous avez l'avantage du nombre qui vous a permis de faire sauter la baraque dans votre jeune temps. C'est l'époque souvent appelée les Trentes Glorieuses décrivant la période de grande prospérité économique héritée de la dévastation de la Deuxième Guerre mondiale. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Votre cohorte démographique a eu la chance d'imprimer une influence décisives et déterminante sur les choix de l'époque où l'état providence était en construction, la révolution sexuelle en marche et où ici au Québec les francophones prenaient conscience de leur place à prendre. Si tout ce que vous avez accomplit à l'époque ne représentait pas une critique en bonne et due forme sur les coutumes et traditions, donc de l'héritage de vos parents et grands-parents, alors dites nous ce que c'était. Ensuite, j'aimerais savoir pourquoi la réaction couroucée des gens de votre générations pour toute forme de critique venant de vos enfants sur ce que vous êtes en train de nous laisser, pourquoi pour vous c'était correct et maintenent pas pour nous? D'autant plus que nous n'avons pas, je le répète, le nombre démographique suffisant pour investir les lieux de décision. De plus, aujourd'hui vous avez en plus un pouvoir économique que même les générations qui vous ont précédé n'auraient même pas rêvé avoir, donc pour les commerçants de tout acabit ainsi que les partis politiques, la formule consacr
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  •  
  • Jean-Philippe Lachance - Inscrit
    29 avril 2011 19 h 57
    Je seconde Mme Dorion #2
    Je me défends bien de faire dans l'âgisme, les boomers ont accomplis beaucoup et c'était nécessaire et pour ça merci. Cependant, des changements sont nécessaires trentes ans plus tard mais force est de constater que les jeunes révolutionnaires d'hier sont devenus aujourd'hui une majorité de blocage efficace que peut-être leur parents et grands-parents auraient aimé être à l'époque. Donc tant que cette situation perdurera, je n'ai pas de remords à me pencher sur mon iphone G4, ma Xbox et mon laptop pour investir des lieux d'expressions qui sont propres à ma génération.

    En attendant...
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  • Jean-Philippe Lachance - Inscrit
    30 avril 2011 03 h 31
    Fin de mon premier commentaire
    ... la formule consacrée : "follow the money"...
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  • Archange Gabriel - Inscrit
    1 mai 2011 00 h 43
    Les jeunes
    Les baby boomers ont bâti plus que vous ne saurez le faire avec vos machines à pitonner sans arrêt. Vous avez vingt ans et ce qui vous intéresse pour beaucoup c'est de préparer votre retraite alors que vous n'avez pas encore vécu. Vous êtes obnubilés par l'argent.

    La retraite je n'y ai jamais pensé. Elle viendra toute seule , pas nécessaire de lui courrir après.

    On n'a qu'à regarder les stationnements des écoles. Nous on roulait en autobus ou sur le pouce. Regardez-vous avant de blâmer les plus vieux.

    Le monde s'ouvre à qui veut bien agir. Avoir du courage et foncer dans nos rêves. Personne ne vous a promis un jardin de roses.
    Faites les pousser vous-même. On a déjà donné. Chacun vit sa vie.
    Lâchez-moi avec vos braillages.

    AR


    Et je ne suis pas un Baby-boomer.
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  •  
  • Nunu - Inscrite
    1 mai 2011 07 h 40
    Réveil.
    Réveillons nous le tsunami s'en vient,ça sera pas beau mardi matin au réveil.
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  • d.lauzon - Inscrit
    1 mai 2011 19 h 35
    Le PARTI CONSERVATEUR devrait faire partie du PASSÉ
    Le Parti Libéral, le NPD, le Bloc et le Parti Vert doivent faire davantage pour adapter leurs programmes aux réalités du 21ème siècle.

    Pour ce qui est du Parti Conservateur, je ne crois pas qu'il ne puisse être réformé. Les valeurs que défend ce Parti sont tellement déconnectées des enjeux de notre monde moderne, qu'il ne devrait même plus exister.

    Le monde en 2011 n'a aucunement besoin de politiciens tel que Harper qui font tout pour freiner les réformes susceptibles de créer un monde plus équitable où l'environnement aurait préséance.
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  •  
  • danielle - Abonné
    2 août 2011 21 h 49
    Réponse du représentant de la Bolivie à votre article
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