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    Le hockey plus fort que le débat

    La joute politique en français sera devancée à mercredi

    11 avril 2011 |Alec Castonguay | Canada
    C’est le chef Gilles Duceppe qui le premier a demandé au consortium des médias de changer la date du débat des chefs, afin que l’exercice n’entre pas en conflit avec le premier match en séries éliminatoires du Canadien de Montréal. «Les amateurs de hockey, et ils sont nombreux au Québec, ont le droit aux deux événements. C’est une question de démocratie», a-t-il dit.<br />
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir C’est le chef Gilles Duceppe qui le premier a demandé au consortium des médias de changer la date du débat des chefs, afin que l’exercice n’entre pas en conflit avec le premier match en séries éliminatoires du Canadien de Montréal. «Les amateurs de hockey, et ils sont nombreux au Québec, ont le droit aux deux événements. C’est une question de démocratie», a-t-il dit.
    Le hockey a eu le dessus sur le débat des chefs en français, qui sera déplacé d'une journée pour ne pas être diffusé en même temps que le premier match de la série éliminatoire de hockey entre les Canadiens et les Bruins. La joute verbale politique sera donc diffusée mercredi au lieu de jeudi soir.

    La modification a été effectuée à la demande du chef bloquiste, Gilles Duceppe, qui avait reçu l'appui des autres chefs politiques hier. M. Duceppe a envoyé hier une lettre au consortium des médias, responsable de l'organisation des débats des chefs, afin que le débat ne tombe pas le même jour que le premier match des séries éliminatoires des Canadiens, qui rassemblera une grosse foule devant le petit écran de RDS jeudi, au détriment du débat des chefs, présenté à Radio-Canada et à TVA.

    «Les amateurs de hockey, et ils sont nombreux au Québec, ont le droit aux deux événements. C'est une question de démocratie», a-t-il dit hier matin.

    Dans une lettre qu'il a fait parvenir aux autres chefs de partis, Gilles Duceppe demandait de faire pression sur le consortium des médias. «Ce serait dans l'intérêt de la démocratie de permettre à un maximum de personnes de prendre connaissance des échanges des chefs de parti en devançant la diffusion du débat français de 24 heures. Le Bloc québécois a déjà demandé au consortium de considérer ce changement. Au nom de la démocratie, je vous demande de joindre vos voix à la mienne en communiquant avec le consortium dans les plus brefs délais», peut-on lire.

    Marco Dubé, le porte-parole des réseaux de télévision, a indiqué au Devoir que le consortium avait été saisi de cette demande et avait évalué les scénarios. Des détails techniques restaient à régler au moment de mettre sous presse. Le débat en anglais, prévu demain, ne changera pas de case horaire.

    Le Parti libéral a rapidement donné son appui au chef du Bloc hier. «Le débat des chefs est un exercice démocratique fondamental, et il faut s'assurer que le plus de gens possible voient le débat. C'est important», a dit Martin Cauchon, le candidat dans Outremont, qui prenait la parole du nom de Michael Ignatieff, en congé hier.

    En point de presse après le dévoilement de sa plate-forme électorale, le chef du NPD, Jack Layton, a lui aussi demandé de déplacer le débat en français. «Si je n'étais pas en politique, j'écouterais les Canadiens jeudi. Les réseaux ont une décision à prendre», a-t-il dit.

    Du côté conservateur, on a été prudent hier. Dimitri Soudas, le porte-parole de Stephen Harper, a affirmé que «ces décisions relèvent des réseaux de télévision» et que Stephen Harper «sera là les jours qu'ils choisiront».

    En 2008, le débat des chefs en français avait attiré 1,4 million de téléspectateurs à TVA et Radio-Canada. Le premier match de la série entre les Canadiens et les Capitals en 2010 avait quant à lui attiré 1,2 million de personnes à RDS.












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