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«Je dirais: "non merci" comme dans "On n'invite pas une borne-fontaine dans un spectacle canin"»

30 mars 2011 | Isabelle Porter | Canada
André Arthur<br />
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir André Arthur
Décidément, le député de Portneuf-Jacques-Cartier est beaucoup moins volubile comme député qu'il ne l'était lors de ses heures de gloire à la radio. Identifié récemment par le Globe and Mail et le site howdtheyvote.ca comme l'un des députés les plus silencieux et les moins présents de la Chambre des communes, voilà maintenant qu'André Arthur refuse d'accorder des entrevues en pleine campagne électorale. À moins que Le Devoir n'ait droit à cet égard à un traitement de faveur renversé...

Ainsi, à notre courriel d'hier demandant une entrevue aujourd'hui ou demain, le député sortant s'est contenté de nous répondre: «Non merci». Nous lui avons alors demandé s'il fallait comprendre ce «Non merci» comme dans «Je ne suis pas disponible mercredi ou jeudi»? Ou comme dans «Je ne vous accorderai pas d'entrevue pendant la campagne»?

La réponse n'a pas tardé. «Je dirais: "non merci" comme dans "On n'invite pas une borne-fontaine dans un spectacle canin"», a-t-il écrit.

Élu en 2008 avec une majorité d'à peine 662 voix devant le Bloc québécois, André Arthur est considéré comme l'un des députés de la région de Québec dont le siège est menacé.
 
 
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