Les Canadiens iront aux urnes le 2 mai
Les libéraux rejettent l'idée d'une coalition
M. Harper a été acculé au pied du mur, vendredi, lors d'un vote historique l'obligeant à déclencher des élections.
Faisant front commun, les partis d'opposition ont imposé leur majorité aux Communes pour adopter une motion de censure trouvant le gouvernement coupable d'outrage au Parlement, une première dans l'histoire canadienne.
Les électeurs auront donc cinq semaines pour décider à qui ils accorderont leur confiance. Ils ont par contre déjà commencé à entendre les arguments des partis.
Pas de coalition pour les libéraux
Stephen Harper a brandi la possibilité d'une coalition «broche-à-foin» des partis d'opposition. Plus encore, il a été jusqu'à affirmer que le chef libéral Michael Ignatieff a un «agenda caché» et ne cherche qu'à prendre le pouvoir en formant une coalition, et ce, même si les Canadiens élisent un gouvernement conservateur minoritaire.
Pourtant, ce matin, le chef libéral a écarté tout scénario de coalition dans le prochain Parlement avec le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique.
Mais Michael Ignatieff ne ferme pas la porte à une collaboration, au cas par cas, avec les autres partis si sa formation politique remporte les élections.Dans un communiqué de presse publié aujourd’hui, le chef libéral ajoute que le parti qui remporte le plus de sièges le jour du scrutin devrait être celui qui formera le prochain gouvernement.
En clarifiant cette question avant même le lancement officiel des hostilités, M. Ignatieff souhaite sans aucun doute s'enlever une épine du pied.
Dans le communiqué de presse, M. Ignatieff précise qu'il exclut « catégoriquement » toute coalition ou entente formelle avec le Bloc québécois








