Harper au seuil de la majorité
Au Québec, le Bloc est largement devant, suivi du Parti conservateur
Au premier jour de la campagne électorale, le Parti conservateur se trouve au seuil d'un gouvernement majoritaire, alors qu'il jouit d'une forte avance sur le Parti libéral du Canada à travers le pays, selon un nouveau sondage pancanadien Léger Marketing-Le Devoir. Au Québec, le Bloc québécois est largement en avance, mais les troupes de Stephen Harper reviennent au deuxième rang.
Une campagne électorale intensément disputée pendant cinq semaines demeure imprévisible et les jeux sont loin d'être faits. Mais en ce lancement de campagne, le Parti conservateur a une solide avance, avec 39 % des intentions de vote. Le Parti libéral du Canada récolte 23 %, suivi du Nouveau Parti démocratique (19 %), et du Parti vert du Canada (7 %). Le coup de sonde a été mené auprès de 3539 répondants, avec de faibles marges d'erreur dans toutes les provinces.
Le président de Léger Marketing, Jean-Marc Léger, affirme que «le Parti conservateur est en train de créer les conditions gagnantes pour former un gouvernement majoritaire». «À 40 %, on dit qu'un parti peut former une majorité. Et une avance de 16 points sur le Parti libéral, c'est énorme», dit-il.
Lorsque la firme de sondage a demandé aux Canadiens si leur choix est définitif, 82 % ont répondu «oui», alors que 17 % ont affirmé pouvoir encore changer d'idée. «Les intentions de vote sont plus solides que d'habitude. Normalement, en début de campagne, il y a généralement autour de 66 % des répondants qui affirment avoir fait un choix définitif. À 82 %, c'est beaucoup», dit Jean-Marc Léger.
Les électeurs du NPD (25 %) et du Parti vert (25 %) sont ceux pour qui le choix est le moins définitif. «Ce sont eux qui pourraient voter pour le Parti libéral si la majorité conservatrice est au rendez-vous. Ils pourraient chercher à barrer la route à Harper», dit M. Léger.
À la question «selon vous, le prochain gouvernement fédéral sera...?», pas moins de 56 % des répondants affirment qu'il sera «conservateur», alors que 19 % seulement pensent que Michael Ignatieff pourra renverser la tendance et devenir premier ministre. Par contre, 38 % pensent que le PC sera minoritaire et 18 % affirment qu'il sera majoritaire. «Les gens voient encore Harper minoritaire. Mais si les intentions de vote le placent en territoire majoritaire, l'équation pourrait changer. Certains électeurs pourraient vouloir voter stratégiquement pour leur barrer la route, alors que d'autres vont vouloir voter du bon bord et être au pouvoir», dit M. Léger.
La popularité des chefs donne une idée de l'ampleur de la pente à remonter pour Michael Ignatieff. À la question «qui ferait le meilleur premier ministre?», Stephen Harper domine, avec 38 %. Jack Layton arrive au deuxième rang, avec 21 %, alors que Michael Ignatieff obtient 13 %. Elizabeth May récolte 5 %.
«Harper est nettement plus populaire, dit Jean-Marc Léger. C'est toutefois vrai que Michael Ignatieff va être plus visible pendant une campagne et va avoir l'occasion de se définir. Mais c'est aussi sa première campagne. Il devra prendre plusieurs jours pour s'ajuster.»
Autre avantage pour Harper: les Canadiens estiment que le pays s'en tire bien depuis qu'il est en poste. Près de 17 % pensent que le Canada «va mieux» qu'en 2006, alors que 32 % estiment que le pays «va aussi bien». Ils sont 42 % à penser que le Canada «va moins bien».
Le Bloc est premier au Québec, mais...
Au Québec, le Bloc québécois est en tête, avec 39 % des intentions de vote. Aux élections de 2008, il avait terminé avec 38 %. Par contre, le Parti conservateur revient en deuxième place pour la première fois depuis des mois, à 22 %. Il avait obtenu 21 % en 2008.
Le Parti libéral est troisième, avec 18 %, alors que le NPD recule pour la première fois depuis l'automne, à 16 %. Le Parti vert est crédité de 4 %.
Jean-Marc Léger affirme qu'il y aura «une belle bataille» dans plusieurs coins du Québec. «Le Bloc est encore fort, mais le retour du Parti conservateur montre que plusieurs régions pourraient être tentées de voter du bon bord, en sachant que les chances de Harper de former le gouvernement sont bonnes», dit Jean-Marc Léger.
Même scénario pour la région de Québec. «La capitale nationale aime voter du côté du pouvoir. Présentement, le dossier de l'amphithéâtre fait mal aux conservateurs, mais s'ils peuvent devenir majoritaires, ça pourrait changer la donne et favoriser Harper», dit-il. Avant la controverse autour du nouveau Colisée, le PC récoltait 28 % des intentions de vote, alors qu'il est présentement à 22 %. Le Bloc est toujours premier à Québec, avec 39 %.
L'Ontario et la Colombie-Britannique
Dans la bataille cruciale de l'Ontario, le Parti conservateur part avec une longueur d'avance, alors qu'il est crédité de 41 % des intentions de vote. Le Parti libéral récolte 31 %, alors que le NPD reçoit 19 %. Le Parti vert ferme la marche, avec 7 %. «Harper peut faire des gains en Ontario. Il pourrait aller chercher sa majorité sans le Québec», dit M. Léger.
En Colombie-Britannique, l'autre province sous haute surveillance, le Parti conservateur récolte 41 %, suivi du NPD, à 28 % et du PLC, à 21 %. Le Parti vert récolte 7 %. Dans cette province, les conservateurs sont toujours forts dans les régions, mais dans les villes, c'est souvent une bataille à trois.
Plus de détails sur les résultats, les questions et la méthodologie dans le document PDF publié sur notre site Internet. Le sondage a été mené au Canada les 23 et 24 mars, auprès de 3539 personnes. Un échantillon probabiliste de la même taille présente une marge d'erreur de 1,7 %, 19 fois sur 20. Le sondage Internet a été réalisé selon une méthodologie fiable et éprouvée. Les données ont été pondérées selon l'âge, le sexe, la langue maternelle, le degré de scolarité et la composition du foyer.
Au Québec, le coup de sonde présente une marge d'erreur de 3,1 %, alors que 1003 personnes ont répondu. En Ontario, 1004 personnes ont été sondées, pour une marge d'erreur de 3,1 %. En Colombie-Britannique, 403 personnes ont répondu, avec une marge d'erreur de 4,9 %.
Une campagne électorale intensément disputée pendant cinq semaines demeure imprévisible et les jeux sont loin d'être faits. Mais en ce lancement de campagne, le Parti conservateur a une solide avance, avec 39 % des intentions de vote. Le Parti libéral du Canada récolte 23 %, suivi du Nouveau Parti démocratique (19 %), et du Parti vert du Canada (7 %). Le coup de sonde a été mené auprès de 3539 répondants, avec de faibles marges d'erreur dans toutes les provinces.
Le président de Léger Marketing, Jean-Marc Léger, affirme que «le Parti conservateur est en train de créer les conditions gagnantes pour former un gouvernement majoritaire». «À 40 %, on dit qu'un parti peut former une majorité. Et une avance de 16 points sur le Parti libéral, c'est énorme», dit-il.
Lorsque la firme de sondage a demandé aux Canadiens si leur choix est définitif, 82 % ont répondu «oui», alors que 17 % ont affirmé pouvoir encore changer d'idée. «Les intentions de vote sont plus solides que d'habitude. Normalement, en début de campagne, il y a généralement autour de 66 % des répondants qui affirment avoir fait un choix définitif. À 82 %, c'est beaucoup», dit Jean-Marc Léger.
Les électeurs du NPD (25 %) et du Parti vert (25 %) sont ceux pour qui le choix est le moins définitif. «Ce sont eux qui pourraient voter pour le Parti libéral si la majorité conservatrice est au rendez-vous. Ils pourraient chercher à barrer la route à Harper», dit M. Léger.
À la question «selon vous, le prochain gouvernement fédéral sera...?», pas moins de 56 % des répondants affirment qu'il sera «conservateur», alors que 19 % seulement pensent que Michael Ignatieff pourra renverser la tendance et devenir premier ministre. Par contre, 38 % pensent que le PC sera minoritaire et 18 % affirment qu'il sera majoritaire. «Les gens voient encore Harper minoritaire. Mais si les intentions de vote le placent en territoire majoritaire, l'équation pourrait changer. Certains électeurs pourraient vouloir voter stratégiquement pour leur barrer la route, alors que d'autres vont vouloir voter du bon bord et être au pouvoir», dit M. Léger.
La popularité des chefs donne une idée de l'ampleur de la pente à remonter pour Michael Ignatieff. À la question «qui ferait le meilleur premier ministre?», Stephen Harper domine, avec 38 %. Jack Layton arrive au deuxième rang, avec 21 %, alors que Michael Ignatieff obtient 13 %. Elizabeth May récolte 5 %.
«Harper est nettement plus populaire, dit Jean-Marc Léger. C'est toutefois vrai que Michael Ignatieff va être plus visible pendant une campagne et va avoir l'occasion de se définir. Mais c'est aussi sa première campagne. Il devra prendre plusieurs jours pour s'ajuster.»
Autre avantage pour Harper: les Canadiens estiment que le pays s'en tire bien depuis qu'il est en poste. Près de 17 % pensent que le Canada «va mieux» qu'en 2006, alors que 32 % estiment que le pays «va aussi bien». Ils sont 42 % à penser que le Canada «va moins bien».
Le Bloc est premier au Québec, mais...
Au Québec, le Bloc québécois est en tête, avec 39 % des intentions de vote. Aux élections de 2008, il avait terminé avec 38 %. Par contre, le Parti conservateur revient en deuxième place pour la première fois depuis des mois, à 22 %. Il avait obtenu 21 % en 2008.
Le Parti libéral est troisième, avec 18 %, alors que le NPD recule pour la première fois depuis l'automne, à 16 %. Le Parti vert est crédité de 4 %.
Jean-Marc Léger affirme qu'il y aura «une belle bataille» dans plusieurs coins du Québec. «Le Bloc est encore fort, mais le retour du Parti conservateur montre que plusieurs régions pourraient être tentées de voter du bon bord, en sachant que les chances de Harper de former le gouvernement sont bonnes», dit Jean-Marc Léger.
Même scénario pour la région de Québec. «La capitale nationale aime voter du côté du pouvoir. Présentement, le dossier de l'amphithéâtre fait mal aux conservateurs, mais s'ils peuvent devenir majoritaires, ça pourrait changer la donne et favoriser Harper», dit-il. Avant la controverse autour du nouveau Colisée, le PC récoltait 28 % des intentions de vote, alors qu'il est présentement à 22 %. Le Bloc est toujours premier à Québec, avec 39 %.
L'Ontario et la Colombie-Britannique
Dans la bataille cruciale de l'Ontario, le Parti conservateur part avec une longueur d'avance, alors qu'il est crédité de 41 % des intentions de vote. Le Parti libéral récolte 31 %, alors que le NPD reçoit 19 %. Le Parti vert ferme la marche, avec 7 %. «Harper peut faire des gains en Ontario. Il pourrait aller chercher sa majorité sans le Québec», dit M. Léger.
En Colombie-Britannique, l'autre province sous haute surveillance, le Parti conservateur récolte 41 %, suivi du NPD, à 28 % et du PLC, à 21 %. Le Parti vert récolte 7 %. Dans cette province, les conservateurs sont toujours forts dans les régions, mais dans les villes, c'est souvent une bataille à trois.
Plus de détails sur les résultats, les questions et la méthodologie dans le document PDF publié sur notre site Internet. Le sondage a été mené au Canada les 23 et 24 mars, auprès de 3539 personnes. Un échantillon probabiliste de la même taille présente une marge d'erreur de 1,7 %, 19 fois sur 20. Le sondage Internet a été réalisé selon une méthodologie fiable et éprouvée. Les données ont été pondérées selon l'âge, le sexe, la langue maternelle, le degré de scolarité et la composition du foyer.
Au Québec, le coup de sonde présente une marge d'erreur de 3,1 %, alors que 1003 personnes ont répondu. En Ontario, 1004 personnes ont été sondées, pour une marge d'erreur de 3,1 %. En Colombie-Britannique, 403 personnes ont répondu, avec une marge d'erreur de 4,9 %.











