jeudi 23 février 2012 Dernière mise à jour 00h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Des drones américains à la frontière québécoise

L'objectif est de coincer les criminels, mais le respect de la vie privée est aussi en jeu

Alec Castonguay   25 février 2011  Canada
L'agence américaine utilise le Predator B, un drone fabriqué par l'entreprise General Atomics, qui est aussi utilisé pour surveiller la frontière avec le Mexique. L'armée américaine utilise également l'appareil en Irak et en Afghanistan.
Photo : Source Air-Attack.com
L'agence américaine utilise le Predator B, un drone fabriqué par l'entreprise General Atomics, qui est aussi utilisé pour surveiller la frontière avec le Mexique. L'armée américaine utilise également l'appareil en Irak et en Afghanistan.
Au moment où le gouvernement fédéral canadien ferme des postes frontaliers entre le Québec et les États-Unis, les autorités américaines passent en vitesse supérieure et utiliseront des drones sophistiqués pour espionner la frontière, a appris Le Devoir. Le processus d'autorisation, que vient d'enclencher Washington, inquiète grandement les organismes de défense des droits et libertés.

Depuis 2009, les États-Unis mènent un projet-pilote avec des drones (avions sans pilote) à la frontière entre le Manitoba et le Dakota du Nord afin de piéger les trafiquants de drogue, contrebandiers, criminels et autres clandestins. L'agence frontalière américaine, la Customs and Border Protection (CBP), considère l'expérience comme un succès et souhaite maintenant étendre les opérations tout le long de la frontière, y compris dans les États qui bordent le Québec. «Le CBP planifie l'utilisation de drones le long de toute la frontière nord entre le Canada et les États-Unis», explique Juan Munoz-Torres, porte-parole du CBP à Washington.

La Federal Aviation Administration (FAA), qui réglemente l'espace aérien américain, doit toutefois analyser la situation avant de donner son feu vert. «Pour l'instant, on ne peut pas faire voler les drones à l'est du Minnesota, explique M. Munoz-Torres. Notre intention est d'abord d'étendre la surveillance près des Grands Lacs et de la voie navigable du Saint-Laurent. Ensuite, on ira vers l'Est. Mais en raison de la complexité de l'espace aérien dans ce secteur, je ne peux pas m'avancer sur le temps que la FAA prendra pour analyser le dossier, ni sur le moment où la surveillance par des drones pourrait commencer.»

Washington a pris sa décision avant que le premier ministre Stephen Harper et le président Barack Obama annoncent le début des négociations sur un périmètre de sécurité commun, il y environ un mois.

Ironiquement, pendant que les Américains tentent de bonifier leur surveillance à la frontière, le Canada semble faire l'inverse. Le 16 février dernier, l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a annoncé qu'elle fermera deux postes frontière au Québec (Jamieson's Line et Franklin Centre) et réduira les heures d'ouverture de trois autres. Cette rationalisation des coûts «n'affectera aucunement la sécurité à la frontière», selon l'ASFC.

La Sûreté du Québec a refusé de répondre à des questions concernant la volonté américaine de patrouiller dans le ciel avec ses avions sans pilote, expliquant qu'il s'agit d'une compétence fédérale. À la GRC, on refuse de commenter la décision américaine. La police fédérale affirme ne pas utiliser cette technologie du côté canadien de la frontière, mais refuse de dévoiler ses plans pour l'avenir. «On évalue constamment les nouvelles technologies qui ont pour but d'améliorer la capacité de protéger nos frontières sur une base régulière», explique la porte-parole, Lucy Shorey.

L'expérience Manitoba-Dakota

Tout comme lors du projet-pilote à la frontière entre le Manitoba et le Dakota, les drones voleront uniquement du côté américain, de sorte qu'aucune autorisation n'a été demandée au Canada.

Selon la CBP, l'utilisation des drones à la frontière du Dakota a permis d'étoffer des dossiers d'enquête et même d'arrêter des criminels (on refuse toutefois de dire combien). Les appareils décollent seulement lorsque les autorités ont des raisons de croire qu'une transaction ou un passage illégal se prépare. En 2010, plus de 500 heures de vol ont été enregistrées. «On va continuer une utilisation basée sur les besoins et non pas une utilisation constante en espérant coincer quelqu'un», dit Juan Munoz-Torres.

L'agence américaine utilise le Predator B, un drone fabriqué par l'entreprise General Atomics, qui est aussi utilisé pour surveiller la frontière avec le Mexique. L'armée américaine utilise également l'appareil en Irak et en Afghanistan. Le Predator permet de diffuser des vidéos en temps réel, de prendre des photos d'une extrême précision (des pas dans la neige, des traces de pneus sur la route) et est muni de détecteurs infrarouges et de radars. Il mesure 12 mètres de long par 20 mètres de large et peut rester dans les airs pendant 20 heures. Il vole généralement à 6000 mètres d'altitude, sauf pendant les conditions météo extrêmes, où il est souvent cloué au sol.

Des inquiétudes

L'approche sécuritaire des États-Unis à la frontière inquiète les organismes de défense des droits et libertés, qui craignent les dérapages. Les capteurs des drones étant particulièrement performants — ils peuvent enregistrer des images sur 40 km2 — les appareils peuvent donc aller chercher des images du côté canadien, même s'ils restent physiquement dans le territoire des États-Unis. Une famille qui vit non loin de la frontière pourrait se retrouver dans l'oeil du Predator lorsqu'elle joue dans sa piscine l'été, dans sa cour. Un homme qui prend se balade en forêt près des lignes américaines pourrait être enregistré. Et ainsi de suite.

«On trouve ça très préoccupant, affirme Dominique Peschard, président de la Ligue des droits et libertés, à Montréal. Le Canada n'a aucun contrôle sur les images captées. Les États-Unis peuvent garder et utiliser ce qu'ils veulent.»

Les autorités américaines assurent qu'elles n'ont aucun intérêt à surveiller la vie privée des gens et que les enregistrements qui ne présentent aucune utilité ne sont pas conservés.

Dominique Peschard trouve «dérangeant» le fait que les citoyens canadiens ne puissent rien faire contre ce type de surveillance. «Dans une démocratie, la police ne peut pas surveiller des gens sans motifs raisonnables. Il faut donc se fier à ce que les États-Unis disent et donnent comme garanties, mais quand on sait que l'administration Bush a espionné ses propres citoyens, en contravention de la loi, après les attentats du 11-Septembre, ce n'est pas très rassurant.»

La Ligue des droits et libertés déplore cette volonté «de toujours justifier l'envahissement de la surveillance par des menaces appréhendées», alors que la menace terroriste en provenance du Canada «est faible».

Les autorités américaines estiment au contraire qu'il faut être vigilant. «L'information fournie par les drones permet de diminuer la criminalité, ce qui est dans l'intérêt des deux pays», affirme Juan Munoz-Torres, qui ajoute que les trafiquants de drogue et autres contrebandiers utilisent notamment des véhicules tout-terrain et des motoneiges pour passer la frontière dans des endroits reculés et non surveillés par la grande frontière.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Marc L
    Abonné
    vendredi 25 février 2011 04h08
    Où est le problème ?
    De quoi Dominique Peschard a-t-il peur ? Que le drone le prenne en photo alors qu'il prend son bain de minuit dans sa piscine ? Que voulez-vous que les Américains fassent avec vos photos de partouzes? On reproche au système de justice de ne pas être performant, mais on ne cesse de mettre des bâtons dans les roues des policiers, douaniers... Les trafiquants ne respectent pas de règles, arrêtons de nous "enfarger" dans les fleurs du tapis ou cessez de vous baigner tout nu dans votre piscine si vous ne voulez pas être vu !

  • ARKA777
    Abonné
    vendredi 25 février 2011 08h12
    Où est le problàme ? dit-il ?
    pour poser la question sur ce qu'on apprend dans cet article, il faut être dans le sous-sol et regarder par une fenêtre du sous-sol. Ceux qui regardent par la fenêtre des étages supérieures voient la réponse à cette question. Ils frisonnent probablement d'inquiétudes.

  • Nicolas Thibodeau
    Abonné
    vendredi 25 février 2011 08h12
    COntre-bande de cigarette
    Si les drones peuvent aider mettre un frein à la contre-bande de cigarette... Alors, par réciprocité étudions du côté canadien pour faire voler des drônes canadiens.

  • Claude Kamps
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 08h12
    La liberté ou la sécurité ou les deux...
    Si j'avais ma maison près des lignes je serais un peu dérangé par un système de surveillance «possible» qui doit sans doute fonctionner le plus souvent la nuit....
    Mais, avantage, les gens mal intentionnés seraient repérés et j'aurais plus de sécurité et je serai plus libre d'être libre....
    Près des frontières c'est l'endroit le plus louche de la campagne ou des forets et tant mieux si ça diminue....

  • BlancGvivre
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 08h24
    La drogue est une business du Gov US anyway
    C'est une histoire vielles comme le monde: les Gouvernements font le traffic de la drogue et utilise l'excuse de ce traffic de drogue pour établir un état policier sur le peuple.

    Ecoutez ce video en entier (8 parties):

    Youtube : 35KcYgMPiIM

  • Hélène Poulin
    Abonnée
    vendredi 25 février 2011 08h36
    Dans ma cour
    J'habite sur la frontière des États-Unis, à environ 65 km au sud de Montréal. La limite sud de ma terre est le 45e parallèle. Déjà depuis 2003 des avions et des hélicoptères survolent la frontière en la longeant. Depuis 2 semaines l'hélicoptère entre en territoire canadien et vient tourner au dessus de nos maisons à très basse altitude.
    Le vrombissement de l'appareil rappelle le film ''Apocalypse Now'', alors l'éventualité que des drones survolent la frontière ne m'enchante pas tellement. La fin ne justifie pas les moyens!

  • BlancGvivre
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 08h42
    Les drones sont équipés de missiles HellFire en Afghanistan
    Voyez ce que Max Keiser pense de ces drones américains, en date du 23 Février 2011 :

    youtube : ZF_QXKFSDAU

  • Jacques Lafond
    Abonné
    vendredi 25 février 2011 08h45
    La ligue des droits et libertés
    Je pense qu'il est temps de fermer ces organismes comme La ligue des droits et libertés et tant d'autres. Les temps changent, et les dinosaures comme ces organismes et comme les syndicats doivent disparaitre.

    Si cette surveillance complique la vie aux contrebandiers, en particulier les contrebandiers dans les réserves indiennes, moi je suis 100% d’accord.

    En ce faisant, s’ils prennent des photos sexy de moi, ils peuvent bien les garder, ça ne me dérange pas. Je n’ai qu’une demande. S’ils prennent des photos sexy de ma voisine, ils doivent me les envoyer par courriel à l’adresse suivante :

    lafond.overtime@gmail.com

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 08h47
    la menace terroriste en provenance du Canada «est faible».
    La Ligue des droits et libertés déplore cette volonté «de toujours justifier l'envahissement de la surveillance par des menaces appréhendées», alors que la menace terroriste en provenance du Canada «est faible».

    Si j'étais un membre du gouvernement américain je serais très concerné par la concentration de musulman des pays du Maghreb et d'ailleurs. Surtout quand on voi leur demande concernant leur religion.
    Ils sont en droit de se protéger contre ces gens qui on démontré à plusieurs reprises qu'ils n'hésiteront è rien quand l'opportunité se présente.

  • northernbud
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 08h46
    J'aime pas l'idée mais...
    plutôt que de rester assis à rien faire des fois il faut prendre le moindre des 2 maux. Idéalement, si les américains adresseraient les immenses problèmes sociaux sous tendant leur probématique de drogues on en serait pas à ça. Mais je vais être sec depuis longtemps avant que ça n'arrive...
    @BlancGvivre : pas fort, mais vraiment pas fort le commentaire. Évidemment, 9-11 c'est aussi une job du gouvernement ? Vos théories conspirationnistes sont aussi vieilles comme le monde en passant. Mais ça ne leur donne pas plus de crédibilité pour autant.

  • Hélène Poulin
    Abonnée
    vendredi 25 février 2011 08h52
    La connivence du Canada
    Plusieurs petits postes frontières sont ouverts que le jour, laissant la voie libre pendant toute la nuit. En plus à notre arrivé dans cette région, à l'automne 2002, la GRC patrouillait la frontière, on voyait régulièrement les voitures se déplacer sur nos voies publiques. Or, ils les ont relevé de cette surveillance depuis 2003, je crois, tout ça après les évènements de septembre 2001. Allez dont comprendre. De toute évidence, le Canada déleste la surveillance de la frontière aux autorités des États-Unis.

  • BlancGvivre
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 08h55
    Enlevez les drones, achetez des barres d'argent
    Youtube : ZF_QXKFSDAU

  • Sanzalure
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 08h58
    Le problème, c'est que les pire bandits sont au gouvernement...
    C'est certain qu'on a de bonnes raisons d'avoir peur quand un gouvernement aux valeurs douteuses et à la feuille de route jonchée d'erreurs se mettent à nous espionner méthodiquement.

    Serge Grenier

  • Manon Carrière
    Abonnée
    vendredi 25 février 2011 09h00
    Le ciel et la Terre
    Décidément, le ciel est un endroit privilégié pour voir ce que les hommes font sur Terre. On dit aussi qu'il sera leur dernier refuge, entre les mille vierges et les fleuves de miel. En compagnie du bon Frère André, il va de soi! En attendant la félicité, le ciel se peuple. Il y a les libellules, les papillons, les mouches et les hirondelles. L'alouette en colère aussi. La nature a déjà bien pourvu à son occupation. Nous y ajoutons des déchets, des stations orbitales, des satellites de surveillance, des avions, des hélicoptères vrombissants, et maintenant des drones qui ne semblent pas drôles, selon certains. Le ciel est le lieu où se consolide notre sécurité. Les saints n'y suffisent pas, les libellules non plus! Alors bardons-le de barbelés, la frontière aussi! L'avenir du monde est à Dachau!

    Le céleste impertinent.

  • Lamonta
    Abonné
    vendredi 25 février 2011 09h05
    Surveiller sans fin...
    Qui croira sérieusement que l'utilisation de drones va avoir un quelconque impact sur la contrebande de cigarettes via Akwesasne? Tout le monde sait depuis des années que la contrebande passe par les territoires amérindiens mais la police n'ose pas ou ne peut pas y mettre les pieds. Drone ou pas...

    Le "périmètre de sécurité" est en grande partie une création pour justifier les centaines de milliers d'emplois de l'industrie de la sécurité aux États-Unis. Voir à ce sujet "L'illusion sécuritaire" de Maureen Webb (Éd. Écosociété, 2010).

    La vérité, c'est que les États-Unis sont entrées dans une ère de contrôle et de surveillance paranoïaque où tout ce qui peut être surveillé et fiché l'est pour "prévenir" des crimes. Mais la prévention, c'est une chose sans fin qui justifie toutes les intrusions dans la vie privée des gens. La police dispose déjà de tous les outils nécessaires pour coincer les criminels. Ce qui se met en place depuis des années, c'est un appareil de surveillance de toute la société. Le jour où un gouvernement un peu plus "contrôlant" voudra prévenir l'expression démocratique d'opinions divergentes, il aura déjà à sa disposition tous les outils pour le faire. Et nous n'aurons pas dit grand chose quand il était encore temps de réagir.
    Pour plus d'infos: http://notesdesutton.wordpress.com/2011/02/07/espr

  • Ante circus
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 09h19
    Mieux que l’agent Orange
    Entre l’utilisation des drones américains pour surveiller la frontière commmune et l’agent Orange répandu en silence pour «entretenir» le corridor vert entre le Québec et les États de la Nouvelle-Angleterre, jusqu’à la fin des années 70, mieux vaut les drones. Moins dangereux pour le cancer! Par contre, à moins d’utiliser les drones 24 heures sur 24, 7/7, comment empêcher la contrebande? En Estrie, les whisky trails ont fait la fortune des trafiquants. Et les vieilles ruses déployées du temps de la prohibition déjoueraient même les nouvelles technologies tellement ils peuvent être astucieux. Alors quossa donne, à part créer une «illusion» de sécurité?

  • Guy LeVasseur
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 09h28
    Une frontière passoire !

    Au Québec, le problème réside particulièrement au niveau de la frontière Usa / Québec qui couvre d'est en ouest les secteurs de :

    Pohénégamook au sud de Rivière du Loup ;
    St-Pamphile au sud de La Pocatière ;
    St-Théophile au sud de St-Georges De Beauce ;
    Lac Mégantic au sud de Thedford Mines ;
    Coaticook au sud de Sherborooke ;

    Tout ce vaste secteur forestier a très très faible densité de population est doté de milliers de routes de bois et de pistes de VTT / Motoneiges et est à ce titre une véritable passoire que les criminels peuvent très facilement utiliser pour leurs multiples trafics illicites.

    Il est plus que probable qu’à moyen terme, les Drones américains des "Us Customs And Border Protection" seront basés sur les bases aériennes de Loring, Maine, 150 km au sud de Rivière du Loup et de Burlington, Vermont, 100 km au sud de Montréal.

    Ceci dit ces drones dotés d’un petit moteur et d’une hélice volent en altitude et sont hyper silencieux. On ne les entend pas. Pas du tout. Et c’est voulu !

    Rien à voir avec les décibels des hélicoptères mentionnés par Mme Hélène Poulin.

    Les américains auraient pu déployer ces drones sans en avertir le gouvernement Canadien et on n’en aurait jamais entendu parler.

  • Mishka
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 09h56
    À quoi bon s'en faire !!!
    Si un projet comme celui-ci permet de laisser tranquille les douaniers qui font des heures incroyables-et que l'on se demande pourquoi ils ont un caractère assez pointu-et bien je dis tant mieux. Je crois que ceux qui ont peur de ce nouveau procédé de détection des infractions ont tout simplement des choses à cacher. Sinon à quoi bon s'en faire ? On ne fera pas de vous des futurs pornstars...
    Si de cette manière nous pouvons augmenter le contrôle quant à la sécurité des douanes, tant mieux !!! Est-ce mieux qu'un quatres roues passe à 3-4 kilomètres des douanes afin que le douanier ne l'entendent pas ? Un contrôle supérieur, je le crois, n'est pas de refus.

  • Denis Boyer
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 09h59
    Masquarade!
    L'utilisation de la plus haute technologie pour sécuriser les frontières sert d'abord les intérêts privés : l'argent des pauvres contribuables américains est ainsi transféré dans les coffres des fournisseurs ce cette technologie déplorable. Il est étonnant de constater à quel point la propagande concernant la "menace terroriste" peut être efficace au point de rendre "acceptable" pour certains l'espionage de nos frontières par le pays le plus belligérant que la planète est jamais connu!

    D'autre part, bien que la frontière mexicaine soit surveillée de très près, le traffic d'arme y est extrêmement actif... mais dans un sens unique : des États-Unis VERS le Mexique. C'est lucratif pour les marchands d'arme mais c'est l'hécatombe du côté mexicain, où les cartels de drogue sont mieux armés que les forces de l'ordre, incluant l'Armée. Y a-t-il un effort des autorités américaines pour stopper ce traffic? Bien sûr que non, tant que l'argent rentre au bercail! C'est l'hypocrisie la plus sinistre qui soit.

    Enfin, en réponse aux quelques xénophobes qui pensent que les musulmans et les amérindiens sont la cause du problème, votre mépris n'a d'égal que votre ignorance.

  • Jacques Tihon
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 10h05
    c'est pas nouveau !
    Ces fameuses photos prises par les drones,cette fameuse invasion de la vie privee, il y a longtemps que les satellites espions les font deja, et leur precision leur permettait deja il y a quelque dizaines d'annee de lire les titres d'un journal lu au sol,mais voila, ca ca ne derange pas car cela se fait a l'insu de tous,ou,quand , on ne le sait jamais !

  • Stepheinstein
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 10h47
    Nier ce problème par auto-justifications
    De voir les nombreux avis plus haut, il y en a qui sont soient ignorant, soient insouciant, ou alors on se réfugient dans notre vieille habitude du commun bon sens Quebecer!

    La société de surveillance est à nos portes et on la banalise?! Allez donc voir : http://projects.washingtonpost.com/top-secret-amer

    Ces drones contrôlés par la FAA n'est qu'une parmi d'autres pièces de ces procédures de surveillances actives dictées par la Homeland Security.

    Une vrai démocratie peut-elle être 'surveillé' pour son bien! Comme Benjamin Franklin a mentionné dans un autre temps: 'Si vous délaisser une part de votre liberté pour un peu de sécurité, vous ne méritez ni votre liberté ni votre sécurité.' Cette mesure n'est qu'une extension des pouvoirs donnés par le Patriot Act.

    On sait maintenant quelle choix que l'exécutif américain et les Rois de l'univers capitalistes ont fait!

    Est-ce que vous en voudriez? Ou est-ce que le monde chiale tout bas et se plie face au fait accomplie parce qu'ils n'ont pas le 'temps'? Que ferez-vous lorsque le gouvernement Canadien en fera autant? Chialer?

  • BlancGvivre
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 11h30
    Medias propriété des trilliardaires
    Bien sûr, les médias sont la propriété des trilliardaires donc évidemment, toute l'information sur les activités immorales et illégales de ces trilliardaires n'apparaîtra pas. ;)

  • TRIPOD
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 11h52
    Drones américains à la frontière québécoise ...
    Vont-ils également en faire des modèles pour nous débarasser des politiciens VÉREUX et des MAFIEUX de la construction ? J'aurais quelques suggestions ...

  • Hélène Morin
    Abonnée
    vendredi 25 février 2011 11h52
    La démocratie se meurt
    Ici dans Rosemont, les voitures ailées ne me font pas trop peur mais si je suis le moindrement solidaire de mes compatriotes qui les voient et les entendent, je me dis que c'est inacceptable. C'est Big Brother qui nous guette.
    Quand je lis plus haut les propos de Jacques Lafond, j'ai froid dans le dos!
    La démocratie se meurt et on voudrait nous faire croire que c'est pour notre bien...

  • Jocelyne Gauthier
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 12h02
    Et les armes?
    Les américains aiment bien tout surveiller, mais tout en faisant le plus d'argent possible et en ne pénalisant pas leurs compagnies toutes-puissantes. Qu'ils surveillent le transport de drogues de chez nous vers chez eux et l'inverse, c'est parfait. Mais surveilleront-ils aussi les camions pleins d'armes qui alimentent les criminels, Mafia et gangs de rues? À la frontière, c'est ce qui se passe. Ils contrôlent beaucoup ce qui entre aux États-Unis mais pas ce qui en sort, et c'est souvent aussi et même plus dangeureux. Il ne faut pas faire aveuglément confiance au gouvernement américain: leurs intérêts sont toujours plus importants et leurs mensonges courants. Il y aurait un moyen plus facile du contrôle de la drogue qui arrive chez eux surtout par le Mexique. Qu'ils retirent les soldats d'Iraq où ils n'ont rien à faire là et qu'ils les envoient à la frontière avec le Mexique. La situation se règlerait sûrement plus vite et il y aurait moins de morts «d'honnêtes gens» qu'actuellement.

  • BlancGvivre
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 12h16
    Image très révélatrice
    Moi je trouve que ces drônes sont l'image parfaite du Gouvernement Américain Post-Reagan.

    On y voit un avion, mais il n'y a pas de fenêtre révélant un pilote. On voit un avion sans "yeux". On ne sait pas qui la pilote. Le pilote est dans le secret...

    ;)

  • BlancGvivre
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 12h23
    Drones
    Du fait qu'il n'a pas de yeux, le drone américain a une allure tout aussi démoniaque que le V-1 (Buzzbomb) Nazi avait en 1945.

    Ce drone symbolise le secret et comme on le sait le crime est dans le secret et la démocratie est au soleil.

  • BlancGvivre
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 12h26
    Une autre bonne question à se poser:
    Pourquoi les USA se sentent-ils maintenant le besoin de protéger leurs pilotes du peuple Québécois / Canadien ?....

    Pensez-y...

  • Jean-Michel Picard
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 12h37
    « Yes week-end !!! »
    C'est beau de voir les « grands humanistes » avec leurs commentaires antisociaux et racistes se faire plaisir dans les pages commentaires du Devoir !

    Pourquoi vous ne déménagez pas aux USA si vous les admirez autant ? Là-bas tout est parfait : il n'y a pas de « terroristes musulmans », pas d'Indiens qui vendent des cigarettes à plumes... vos enfants « seront en sécurité » dans les banlieues où les armes à`feu ne sont pas en vente libre dans tous les dépanneurs du coin...

    Bien entendu, tout le monde sait que la vie privée est inutile : elle n'est pas nécessaire à la santé mentale, ni au bonheur. La vie privée n'est pas une chose normale !

    Alors si la vie privée n'est pas normale, pourquoi pas se construire un système stalinien de surveillance par dénonciation. Avec les capots qui écrivent des articles haineux ici, on est pas mal partis du tout !

    Vive le monde libre de surveillance, Car ceux qui surveillent ont eux-mêmes trop de choses à se reprocher.

  • BlancGvivre
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 12h44
    Le Ford LOON, ancêtre du drône.
    http://www.air-and-space.com/20040813 Pt Mugu/DSC_2173 Loon l.jpg

    Ca vous rappelle quelque chose?

  • France Marcotte
    Abonnée
    vendredi 25 février 2011 12h57
    Amoureusement couvés par des drones...merci de nous regarder!
    Les réactions que cette choses provoquent ici sont aussi inquiétantes que la chose elle-même.
    Abdication, consentement passif, approbation aveugle...Nous aurons l'honneur d'être surveillés et protégés par l'oncle Sam, il daignera poser son regard protecteur sur nous, nous sommes dignes de sa haute technologie de surveillance, nous existons pour lui.
    Nous sommes déjà pris d'affection pour ces drones, mignons comme tout!
    Pathétique!

  • Marc Lemieux
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 15h35
    Quelles réactions incroyables
    Quand on rien à se reprocher, on a pas peur des drones, on a pas peur de la police, on ne vit pas pour autant dans une dictature, et de toutes façons au niveau de la surveillance ils ont déjà, au Canada et aux USA, des moyens de surveiller énormément de choses! Pas besoin de drones en plus! Avec des logiques de ce type votre liberté est déjà atteinte, et trouvez vous que êtes dans une "Diktarür"? Bien sûr que non, mais vous êtes des réactionnaires libéraux, qui fantasment sur un Big Brother, alors qu'il s'agit d'agents de douanes qui passent leur vie à la machine à café.

  • Jean-Michel Picard
    Inscrit
    vendredi 25 février 2011 17h18
    Écraser les faibles quand on est faible : c'est facile !
    Toujours des commentaires antisociaux pour écraser les autres...

    Mais pourquoi l'être humain est-il si violent envers ses semblables ? Par envie et par jalousie ? Est-ce que toute cette surveillance policière de l'État le ferait jouir au point de lui permettre de se venger de ses semblables ? L'être humain se met-il à la place d'un drone pour châtier ce qui lui fait peur et ce qui lui semble inaccessible : la solidarité ? Pourtant, solidarité, entraide et liberté sont très accessibles et ne coûtent rien du tout ! Mais dans notre monde où tout se monnaye, c'est plus difficile de s'ouvrir aux autres que d'ouvrir son porte-feuille.

    Vive la liberté, vive l'indépendance.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
33 réactions
10 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Chroniques
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012