Les décisions d'Oda sont celles de l'ACDI
Le gouvernement estime que la ministre décide au nom du ministère
Ottawa — Le gouvernement conservateur a trouvé une nouvelle justification aux apparentes contradictions de la ministre de la Coopération internationale, Bev Oda. Elle avait le droit de dire que sa décision de ne plus financer le groupe Kairos était aussi celle de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) parce qu'une décision de ministre devient automatiquement une décision de ministère.
Les partis d'opposition ont entamé hier les procédures auprès du président de la Chambre des communes pour faire déclarer que Mme Oda a commis un outrage envers le Parlement. Les trois partis ont signé et remis un rapport à Peter Milliken pour considération dans lequel ils font état des réponses de Mme Oda lors de sa comparution de décembre en comité parlementaire.
«Monsieur le président, si je vous mens ou vous induis en erreur dans le cadre d'une relation personnelle, une excuse suffira peut-être, a déclaré le député libéral qui mène le bal de cette procédure interne, John McKay. Mais si vous êtes un juge et que je vous mens, il y aura des conséquences, que je m'excuse ou pas. On appelle cela le parjure. Je pourrais même aller en prison, parce que nous nous attendons à ce que la vérité soit dite devant les tribunaux. Il devrait en aller de même au Parlement et devant les comités parlementaires.»
Bev Oda avait affirmé ne pas savoir qui avait ajouté le fameux «not» à la recommandation de ses fonctionnaires qui en changeait le sens. Elle a admis lundi que c'était à sa demande que ses adjoints avaient fait l'ajout.
Les députés conservateurs signent sans surprise une opinion dissidente dans le rapport déposé. Ils assurent que la ministre n'a pas essayé de tromper les élus en présentant comme une «décision de l'ACDI» la décision de ne pas financer le groupe Kairos. Les fonctionnaires de l'ACDI avaient plutôt recommandé à la ministre de financer le groupe d'aide humanitaire. «La ministre a ordonné à son personnel d'assurer que son opinion était prise en compte dans le document en question, ce qui fut le cas. La décision de la ministre est donc devenue la décision du ministère et est considérée comme une décision de l'ACDI.»
Les conservateurs écrivent même que «ce sont les partis d'opposition qui ont tenté d'induire ce comité et la Chambre des communes en erreur en représentant les propos et communications de la ministre sur sa propre décision de manière à suggérer une atteinte au privilège».
Le président a pris le dossier en délibéré. Il devra décider si les allégations de l'opposition sont fondées. Dans l'affirmative, il reviendra à la Chambre des communes de trancher si Mme Oda est coupable ou pas d'outrage au Parlement.
Mme Oda était une fois de plus présente à la période de questions hier, portant des verres fumés. Elle n'a répondu à aucune des questions concernant le financement de Kairos, mais s'est levée pour répondre à une question portant sur Haïti, recevant une ovation de ses collègues.
Les partis d'opposition ont entamé hier les procédures auprès du président de la Chambre des communes pour faire déclarer que Mme Oda a commis un outrage envers le Parlement. Les trois partis ont signé et remis un rapport à Peter Milliken pour considération dans lequel ils font état des réponses de Mme Oda lors de sa comparution de décembre en comité parlementaire.
«Monsieur le président, si je vous mens ou vous induis en erreur dans le cadre d'une relation personnelle, une excuse suffira peut-être, a déclaré le député libéral qui mène le bal de cette procédure interne, John McKay. Mais si vous êtes un juge et que je vous mens, il y aura des conséquences, que je m'excuse ou pas. On appelle cela le parjure. Je pourrais même aller en prison, parce que nous nous attendons à ce que la vérité soit dite devant les tribunaux. Il devrait en aller de même au Parlement et devant les comités parlementaires.»
Bev Oda avait affirmé ne pas savoir qui avait ajouté le fameux «not» à la recommandation de ses fonctionnaires qui en changeait le sens. Elle a admis lundi que c'était à sa demande que ses adjoints avaient fait l'ajout.
Les députés conservateurs signent sans surprise une opinion dissidente dans le rapport déposé. Ils assurent que la ministre n'a pas essayé de tromper les élus en présentant comme une «décision de l'ACDI» la décision de ne pas financer le groupe Kairos. Les fonctionnaires de l'ACDI avaient plutôt recommandé à la ministre de financer le groupe d'aide humanitaire. «La ministre a ordonné à son personnel d'assurer que son opinion était prise en compte dans le document en question, ce qui fut le cas. La décision de la ministre est donc devenue la décision du ministère et est considérée comme une décision de l'ACDI.»
Les conservateurs écrivent même que «ce sont les partis d'opposition qui ont tenté d'induire ce comité et la Chambre des communes en erreur en représentant les propos et communications de la ministre sur sa propre décision de manière à suggérer une atteinte au privilège».
Le président a pris le dossier en délibéré. Il devra décider si les allégations de l'opposition sont fondées. Dans l'affirmative, il reviendra à la Chambre des communes de trancher si Mme Oda est coupable ou pas d'outrage au Parlement.
Mme Oda était une fois de plus présente à la période de questions hier, portant des verres fumés. Elle n'a répondu à aucune des questions concernant le financement de Kairos, mais s'est levée pour répondre à une question portant sur Haïti, recevant une ovation de ses collègues.
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