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Financement du groupe Kairos refusé par la ministre - L'opposition veut la tête de Bev Oda

Libéraux, bloquistes et néodémocrates veulent que cesse la «culture de la tromperie»

Hélène Buzzetti   16 février 2011  Canada
L’opposition accuse Bev Oda de leur avoir «menti» et d’avoir «trafiqué» un document gouvernemental. «Le premier ministre va-t-il démettre de ses fonctions la ministre de la Coopération internationale pour avoir induit la Chambre en erreur?», a demandé le chef bloquiste, Gilles Duceppe.<br />
Photo : Agence Reuters Chris Wattie
L’opposition accuse Bev Oda de leur avoir «menti» et d’avoir «trafiqué» un document gouvernemental. «Le premier ministre va-t-il démettre de ses fonctions la ministre de la Coopération internationale pour avoir induit la Chambre en erreur?», a demandé le chef bloquiste, Gilles Duceppe.
Ottawa — Dans un rare moment d'unité à la Chambre des communes, les trois partis d'opposition ont demandé hier la tête de la ministre de la Coopération internationale, Bev Oda, pour leur avoir «menti» et avoir «trafiqué» un document gouvernemental. L'opposition estime qu'il faut mettre un terme à la «culture de la tromperie» qui prévaut sous le règne de Stephen Harper. Le premier ministre a défendu sa ministre et son droit de donner des directions politiques à la fonction publique fédérale.

«La ministre de la Coopération internationale a coupé les vivres à une organisation religieuse respectable, elle a ensuite trafiqué un document de ses fonctionnaires pour donner l'impression qu'ils étaient d'accord avec elle alors qu'ils ne l'étaient pas, puis elle a induit la Chambre des communes en erreur. Ce comportement est indigne d'une ministre», a lancé le chef libéral, Michael Ignatieff. Ce n'était que la première salve. Tant le Bloc québécois que le Nouveau Parti démocratique ont emboîté le pas. Tous estiment que la ministre leur a menti.

«Le premier ministre va-t-il démettre de ses fonctions la ministre de la Coopération internationale pour avoir induit la Chambre en erreur?», a demandé le chef bloquiste, Gilles Duceppe. «Dans la plupart des endroits, on appelle contrefaçon» ce que la ministre a fait, a poursuivi le néodémocrate Paul Dewar.

La ministre Oda n'a répondu à aucune question. Le premier ministre Stephen Harper s'est porté à sa défense systématiquement. «Lorsque le gouvernement dépense de l'argent et verse des subventions et contributions, ce sont les ministres qui prennent ces décisions et ils en portent la responsabilité. Ce n'est pas la décision d'un fonctionnaire nommé, ce n'est pas un droit acquis pour les organisations extérieures. Il revient au ministre de s'assurer que l'argent des contribuables est utilisé efficacement en aide étrangère et c'est ce qu'elle [Mme Oda] a fait.»

Pour les partis d'opposition, là n'est pas la question. Le problème, selon eux, est que le gouvernement a voulu cacher la nature politique de sa décision en faisant faussement croire que les fonctionnaires de l'ACDI l'appuyaient.

Un «not» rajouté

L'organisme Kairos, un regroupement religieux oecuménique, développe des programmes d'aide un peu partout sur la planète et recevait depuis 1973 des subventions d'Ottawa pour son travail. En décembre 2009, Ottawa a refusé de renouveler son financement de 7 millions de dollars sur quatre ans. Au départ, la ministre avait indiqué que cette décision était partagée par son ministère.

«Après un examen rigoureux, les responsables ont décidé que la proposition de Kairos ne respectait pas les normes gouvernementales», avait dit Mme Oda en Chambre. Dans une réponse écrite officielle, elle déclarait même que «la décision de l'ACDI de ne pas renouveler le financement de Kairos était basée sur une évaluation globale et non un critère en particulier». Les médias ont ensuite mis la main sur la recommandation de l'ACDI proposant au contraire d'approuver le financement. Un «not» a toutefois été ajouté à la main à la recommandation anglaise qu'a signée la ministre. Les partis d'opposition entament une bataille de procédure pour faire condamner la ministre pour outrage.

Le libéral Bob Rae espère que les Canadiens sauront voir au-delà des enjeux procéduriers de cette histoire. «Voici un gouvernement qui a beaucoup de difficulté à dire la vérité, un gouvernement qui cache de l'information et des faits, un gouvernement qui ensuite fabrique des histoires et des "spins" lorsqu'il se fait prendre. Ce n'est pas une histoire de processus, c'est un grand récit de moralité.»

La machine à signer?

Dans les coulisses conservatrices, une explication émerge. On indique à qui veut l'entendre que ce n'est pas la ministre elle-même qui a signé le mémo modifié, mais plutôt son «bras» robotisé, machine imitant la signature du ministre afin de la soulager de cette tâche fastidieuse. La ministre, alors à l'extérieur d'Ottawa, aurait donné par téléphone la consigne à ses adjoints politiques de modifier le mémo, de manière à refléter son désir de ne pas approuver la demande de financement, puis le tout aurait été envoyé au bras.

En affirmant ceci, la ministre peut donc dire que, techniquement, elle n'a pas menti lors de sa comparution en comité parlementaire lorsqu'elle a soutenu ne pas savoir qui avait ajouté le mot «not». Cette version invalide aussi la thèse voulant que Mme Oda avait approuvé le financement de Kairos, mais que quelqu'un agissant sous les ordres du premier ministre aurait par la suite ajouté le mot «not», transformant l'approbation en refus. Kairos a été accusé d'antisémitisme par les conservateurs dans le passé, accusation que réfute avec véhémence le groupe.

Les conservateurs font également valoir que la méprise découle du fait que la forme des mémos ne permettait pas à la ministre d'indiquer clairement son refus sans avoir recours aux notes manuscrites. Un nouveau formulaire a été depuis adopté sur lequel la ministre a le choix de cocher une case «oui» ou «non» pour indiquer sa décision.
 
 
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  • Malartic - Inscrit
    16 février 2011 05 h 35
    Pourquoi l'irresposabilité?
    Ce qui me trouble dans cette affaire est qu'il semble que mme Oda ne voulait pas endosser la responsabilité d'un refus de financement à Kairos. Raison donné à ce refus est un lien avec des organizations qui apparaissent relier au terrorisme. Ça devient de la politique internationale, et, ici commence le secret et le déguisement des relations et opérations internationales. Un merdier infect ou mme Oda aurait eu avantage, en bout de ligne, à exercer son droit de gérance, même de façon impopulaire.
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  • Georges Paquet - Abonné
    16 février 2011 05 h 56
    Qui a écrit le mot "not" sur le document.
    Mme Oda a dit en Chambre que ce n'est pas elle qui a ajouté le mot "not" à la proposition positive de l'ACDI de poursuivre le financement de Kairos. La question centrale serait maintenant de savoir qui a fait celà. Si c'est un adjoint politique, comme M. Harper en a imposé en a chaque ministre, on comprend pourquoi le premier ministre ne demande pas la démission de sa ministre. Puisqu'il n'est pas possible que ce soit une machine qui ait ajouté ce "not" entre "we recommend" et "to cotinue to suppport..., il est essentiel de savoir qui a fait celà.

    Il n'est pas logique ni crédible, qu'une décision de cette importance ait été prise en l'absence de la ministre. En toute logique et en tout respect pour la responsabilité ministérielle, on ne donne à signer par un "bras mécanique" que des lettres dont on possède déjà des exemplaires identiques déjà approuvée par la ou le moinistre.

    C'est à M. Harper qu'il faur demander des comptes. Il ne faut pas que les partis de l'Opposition encourage le premier ministre à faire payer par ses ministres les retombées des combines fondées sur l'idéologie réformiste, qu'il veut cacher aux Canadiens.
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  • Marc L - Abonné
    16 février 2011 06 h 02
    Quand l'exemple vient de haut !
    Pourquoi les contribuable canadiens devraient produire leurs déclarations de revenus, pourquoi devraient-ils respecter leurs obligations contractuelles les uns envers les autres quand en haut lieu, une ministre peut mentir impunément à la Chambre des communes ? Les explications tordues fournies par la suite pour expliquer la méprise ne tiennent pas la route car peu importe ce que l'on prétend maintenant, les fonctionnaires considéraient que la demande de subvention étaient acceptable et par la suite la ministre a prétendu le contraire, cherchant donc à cacher l'aspect uniquement politique de ce refus. Qui a véritablement refusé cette subvention Bev Oda ou Steven Harper, pour quel motif ? Difficile de le dire, et nous ne connaîtrons pas la vérité étant donné l'opacité et la malhonnêteté de ce gouvernement qui se prétend un champion de la moralité. Qu'on cesse de tergiverser, la ministre doit partir !
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  • Melkitsedeq - Inscrit
    16 février 2011 09 h 13
    Le bal des vierges offensées
    Est-ce la première fois qu’un élu ment à cette chambre ?
    Mentir est aussi omettre des faits importants.
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  • Fernand Bélair - Inscrit
    16 février 2011 09 h 32
    Le mensonge érigé en système par des automates
    Eh bien! Le bras canadien qui prend de l'espace même dans les officines gouvernementales pour couvrir les mensonges des conservateurs! Je comprends pourquoi aucune dénonciation n'a été retenue par l'ancienne commissaire qui terrorisait même son propre personnel. Quand les fonctionnaires pourront vraiment parler et nous décrire les systèmes de contrôle mis en place par ce gouvernement pour tromper la popultion et en arriver à mettre en oeuvre leurs politiques de droite, on risque d'être pas mal renversés. Encore là, ce n'est pas le droit de décider qui est en cause, mais la banalisation du mensonge et des cachotteries pour justifier les décisions prises le plus souvent dans le secret.
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  • Richard Ferland - Abonné
    16 février 2011 10 h 23
    Madame la ministre...
    doit démissionner de ce poste. Il n'y pas de choix ici.
    Ce n'est pas nouveau qu'un ministre ne soit pas d'accord avec son personnel, Souvent les impératifs politiques ne vont pas dans le même sens que les recommendations des employés de son propore ministère.
    Dans ce cas-ci le ministre n'est plus crébible devant son ministère et tout le monde.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    16 février 2011 10 h 41
    La tête de Bev Oda.
    S'ils réussissent à avoir la tête de Bev Oda, je doute que ce soit vraiment elle qui soit la vraie coupable. Mais, si c'est pour donner le coup d'envoi à un bon exemple pour ceux qui se font trop aisément les pions de Harper,alors je dis qu'ils font bien de demander sa tête.
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  • DehorsHarper - Inscrit
    16 février 2011 10 h 42
    Le courage des pleutres
    Quiconque a déjà travaillé dans les officines d'un ministre fédéral sait pertinemment qu'une telle modification - l'ajout d'un "not" pour signifier qu'on ne finance pas l'organisation - ne peut pas avoir été initié par un adjoint de la ministre. C'est nécessairement la ministre elle-même qui a demandé à un adjoint de le faire, puis de faire signer le papier par le bras mécanique. Techniquement bien sûr, elle pouvait signifier au comité parlementaire qu'elle n'avait pas signé ce papier. Non seulement Bev Oda a menti sur le fond, mais en plus elle n'a même pas le courage d'assumer publiquement sa décision. Quel courage, ma foi! Ce gouvernement est dirigé par des fondamentalistes chrétiens (voyez l'émission Enquête du 10 février dernier). Les Conservateurs de Harper savent que ce n'est pas la position d'une majorité de Canadiens, donc ils ne peuvent pas assumer publiquement ce type de décisions. Mais bon, on a fini par le savoir à cause de l'entêtement de quelques journalistes qui ont fait leur boulot.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    16 février 2011 10 h 51
    Le bras canadien au donjon!
    Ha! Personne n'est responsable - c'est le bras mécanique qu'on doit fustiger... Belle tentative les conservateurs. J'ai travaillé au fédéral assez d'années pour savoir que quand une note de service est modifiée comme celle-là, la personne qui fait la modification doit mettre ses initiales à côté. De plus dans les formulaires de Notes de service, il y a une marge à gauche que le ministre ou la personne en charge du dossier doit annoter s'il y a des commentaires ou encore si le gestionnaire responsable est en désaccord avec la teneur de la note - ce désaccord est généralement motivé. De toute évidence ici, c'est une tentative de manipulation par le politique au détriment du rôle de la fonction publique qui doit être impartiale.

    Ce qui est plus curieux c'est que ceux qui ont écrit la note soutenaient la subvention à Kairos et toute la teneur du document est en faveur de la subvention sauf pour ce petit « NOT » qui arrive là-dedans comme un cheveu sur la soupe. En d'autres mots, les arguments en faveur d'octroyer la subvention militent en faveur de la refuser... Ça n'a pas de bon sens et c'est un travail d'amateurs.

    Mais il faut aussi recouper cette affaire avec celle de Droits et démocratie où les conservateurs ont mis main basse sur une ONG indépendante pour avancer ses positions pro-Israël - on voit encore la tentative de se débarrasser des organismes qui ont des opinions différentes. Les conservateurs prennent le gouvernement du Canada comme leur propriété privée et c'est complètement inacceptable - l'état c'est tout le monde et doit avoir des critères de subventions indépendants et neutres et on ne peut utiliser l'argent des contribuables pour faire avancer une idéologie en particulier. Ce serait trop dangereux...
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    16 février 2011 11 h 18
    Les politiciens devraient apprendre à s'assumer.
    C'est une simple question d'imputabilité. À moins qu'un politicien décide de lever le voile de ce qui s'est vraiment passé.
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  • Eric Allard - Abonné
    16 février 2011 12 h 24
    Annulez tout
    Mme. Oda vient de dire devant toutes et tous qu'elle n'a jamais signé aucun document. Donc, on doit annuler tous les programmes signés par ce robot, qui n'est sûrement pas assermenté et donc inapte à prendre des décisions ministérielles.

    Il faut tout reprendre depuis le début. À moins que Mme. Oda n'affirme devant toutes et tous que chaque signature de ce bras rotobisé a été validée et a la même valeur que si elle avait elle-même eu ledit document en main, pu le lire dans son intégralité et apposé sa signature.

    Dans ce cas, le ministère peut continuer à fonctionner, mais Mme. Oda doit démissionner ou être démise de ses fonctions par le Premier Ministre.
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  • Jean-Francois Cantin - Inscrit
    16 février 2011 13 h 16
    Le rôle et la responsabilité du ministre
    Le groupe Kairos recoit du financement depuis 1973. Les fonctionnaires prépare un document qui recommande une subvention de 7M$ sur 4 ans. Quelqu'un (on ne sait pas qui si c'est pas la ministre) ajoute un "NOT" manuscrit et tout disparaît. Pas de justification, pas d'explication, rien. La ministre peut contredire le rapport des fonctionnaires, mentir en chambre et ne pas avoir à y répondre. Où est la reddition de compte ?

    @ Pierre Rousseau
    "on ne peut utiliser l'argent des contribuables pour faire avancer une idéologie en particulier.Ce serait trop dangereux..." -Au contraire, la politique n'est que ça. La question est de savoir quelle idéologie....
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  • Roland Berger - Abonné
    16 février 2011 13 h 22
    Remplacée par...
    Une bonne chose d'avoir la tête de la ministre ? Pas certain. Harper a l'embarras du choix. Il peut la remplacer par pire qu'elle, un certain Maxime, par exemple.
    Roland Berger
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  • Guy Chevalier - Inscrit
    16 février 2011 19 h 10
    La ministre Oda doit démissionner. Un mensonge est un mensonge.
    La démission est requise pour avoir menti au Parlement, mais comme cette femme n'a pas de respect de la vérité ou du Parlement, il faut la renvoyer. Le premier ministre parle de responsabilité ministérielle alors qu'il s'.agit d'honnêteté élémentaire et de démocratie. Si nous devons cesser de croire nos ministres et nos élus lorsqu'ils font des déclarations en chambre nous ne sommes pas dans une meilleurs situation que dans les républiques de bananes et dans les régimes de démocratie dictatoriale comme dans certains pays arabes, la Russie et d'autres régimes peu recommandables pour leur citoyens.
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  • irishspring - Inscrit
    16 février 2011 23 h 52
    Il ne faut pas critiquer Israel, sinon....
    M.Harper et le B'nai Brith du Canada marche de concert avec les politique d'Israel main dans la main, il ne faut pas critiquer Israel.
    Il ne faut pas prendre les canadiens pour des ignorants qui n'ont pas d'opinions sur le traitement qu'Isarel fait subir au peuple palestinien.
    Le journaliste Luc Chartraand a fait une entrevue avec l'ancien et
    ex-dirigeant de l'organisation juif le B'nai Brith, M.Stephen Scheinberg,
    référence: L'Actualité du 15 mai 2010, intitulé: Un Juif se vide le Coeur!
    En résumé cette organisation a conclu une alliance avec les Conservateurs.
    Aussi,l'émission: Une heure sur Terre: radio-canada.ca/emissions/une_heure_sur_terre; où l'on voit le reportage de Luc Chartrand.
    D'après moi, Mme Bev Oda n'avait pas grand chose à dire, elle a suivi la consigne, sinon si ce not avait été une erreur d'un adjoint ou d'un fonctionnaire, elle aurait pu cooriger le tir dans les jours ou les semaines suivantes, la politique venait soit de M.Harper ou de ses conseillés.
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  • Jeannot Vachon - Inscrit
    18 février 2011 08 h 17
    Gouverner par le mensonge

    À cause de simples rumeurs, un organisme de charité, Kairos, s’est fait couper une subvention de 7 millions par la Ministre fédérale Bev Oda. Or, au lieu de soumettre les vraies raisons, Mme Oda a menti effrontément au Parlement. Elle a inventé toutes sortes de raisons mensongères du genre que ses fonctionnaires avaient conclu que les projets de l’organisme étaient hors normes.

    Mais, aujourd’hui, Stephen Harper défend sa ministre bec et ongles. Selon lui, la ministre avait le droit de renier la recommandation de ses fonctionnaires. Le gouvernement serait roi et maitre dans l’allocation de l’argent public. Il oublie que de tels programmes sont votés par le Parlement. Du moment où il y a des lois et des règles, on n’est plus dans l’arbitraire de ministres tout–puissants.

    Et encore, la ministre était-elle justifiée de cacher les vraies raisons, de mentir puis de falsifier des documents signés par ses fonctionnaires pour leur faire signifier un refus au lieu de la recommandation positive originale?

    D’autant plus que la rumeur en question était hautement idéologique. On avait cru que l’organisme avait critiqué Israël, alors que le gouvernement Harper donnait à Israël une totale bénédiction pour couvrir toutes les bavures de ses opérations guerrières, au Liban comme en Palestine.

    Quand on est rendu à gouverner par le mensonge, on est rendu très bas. Que les ministres mentent et que le Premier Ministre trouve ça normal, il y a là une lumière rouge qui devrait s’allumer. Est-ce que les programmes gouvernementaux sont devenus des instruments pour récompenser les amis idéologiques du parti et pour punir ceux qui sont perçus comme des adversaires?
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