Colisée: Verner réclame plus de précisions
Québec — La ministre conservatrice responsable de la région de Québec, Josée Verner, a déclaré hier que, sans précisions sur la participation du secteur privé et sur les coûts de construction, le gouvernement fédéral ne pourra prendre la décision d'investir dans un projet de construction d'amphithéâtre.
Mme Verner a affirmé que l'étude du maire de Québec, Régis Labeaume, estimant les coûts à 400 millions comporte une marge d'erreur de 75 %.
«Le gouvernement fédéral ne fait pas qu'émettre des chèques sur réception de facture, a-t-elle dit lors d'une conférence de presse. Il a des critères à respecter. Nous aussi, on gère des fonds publics, pour 33 millions de personnes. Ça nous prend un dossier précis.»
La ministre a fait cette déclaration quelques heures après que M. Labeaume eut soutenu qu'il n'attendait plus rien d'Ottawa, après avoir espéré une participation financière de 45 % dans le projet. Le maire a soutenu que toutes les informations nécessaires étaient à la disposition d'Ottawa.
M. Labeaume souhaite ramener une équipe de hockey professionnel à Québec avec un amphithéâtre qui remplacerait le Colisée.
La Ville de Québec a indiqué mercredi que les coûts réels du projet seront connus d'ici novembre, au terme d'une opération d'évaluation des besoins techniques.
Une étude détaillée
En répondant hier à M. Labeaume, Mme Verner a soutenu qu'il lui était impossible de proposer au gouvernement fédéral d'investir dans le projet sans une étude détaillée sur les coûts et sur la hauteur des investissements privés. «Je ne peux pas présenter un dossier comme ça au premier ministre ni à mon collègue des finances, a-t-elle dit. Ça nous prend un dossier dans lequel on a toutes les informations dont on a besoin.»
Le premier ministre Jean Charest s'est engagé à assumer 45 % des coûts de construction du projet, soit 180 millions. Il a aussi mandaté une agence gouvernementale afin de chiffrer les coûts avec précision. La Ville de Québec investirait quant à elle 50 millions.
Mme Verner a indiqué qu'elle ignore tout des détails d'une proposition d'investissement de dizaines de millions de dollars rendue publique la fin de semaine dernière par le président-directeur général de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, dont M. Labeaume était pourtant informé depuis l'automne dernier.
«Je ne dis pas qu'il m'a caché des choses, à ce moment-ci il n'a pas à me dire de quelle façon il négocie avec le secteur privé, ce n'est pas nous qui négocions avec le secteur privé, a-t-elle dit. Ce que je dis par contre, c'est qu'il est faux de dire que nous avons tout en main.»
La région de la capitale est la tête de pont des conservateurs au Québec, et le dossier de l'amphithéâtre sera incontournable, dans l'éventualité d'élections fédérales.
Mme Verner a affirmé que l'étude du maire de Québec, Régis Labeaume, estimant les coûts à 400 millions comporte une marge d'erreur de 75 %.
«Le gouvernement fédéral ne fait pas qu'émettre des chèques sur réception de facture, a-t-elle dit lors d'une conférence de presse. Il a des critères à respecter. Nous aussi, on gère des fonds publics, pour 33 millions de personnes. Ça nous prend un dossier précis.»
La ministre a fait cette déclaration quelques heures après que M. Labeaume eut soutenu qu'il n'attendait plus rien d'Ottawa, après avoir espéré une participation financière de 45 % dans le projet. Le maire a soutenu que toutes les informations nécessaires étaient à la disposition d'Ottawa.
M. Labeaume souhaite ramener une équipe de hockey professionnel à Québec avec un amphithéâtre qui remplacerait le Colisée.
La Ville de Québec a indiqué mercredi que les coûts réels du projet seront connus d'ici novembre, au terme d'une opération d'évaluation des besoins techniques.
Une étude détaillée
En répondant hier à M. Labeaume, Mme Verner a soutenu qu'il lui était impossible de proposer au gouvernement fédéral d'investir dans le projet sans une étude détaillée sur les coûts et sur la hauteur des investissements privés. «Je ne peux pas présenter un dossier comme ça au premier ministre ni à mon collègue des finances, a-t-elle dit. Ça nous prend un dossier dans lequel on a toutes les informations dont on a besoin.»
Le premier ministre Jean Charest s'est engagé à assumer 45 % des coûts de construction du projet, soit 180 millions. Il a aussi mandaté une agence gouvernementale afin de chiffrer les coûts avec précision. La Ville de Québec investirait quant à elle 50 millions.
Mme Verner a indiqué qu'elle ignore tout des détails d'une proposition d'investissement de dizaines de millions de dollars rendue publique la fin de semaine dernière par le président-directeur général de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, dont M. Labeaume était pourtant informé depuis l'automne dernier.
«Je ne dis pas qu'il m'a caché des choses, à ce moment-ci il n'a pas à me dire de quelle façon il négocie avec le secteur privé, ce n'est pas nous qui négocions avec le secteur privé, a-t-elle dit. Ce que je dis par contre, c'est qu'il est faux de dire que nous avons tout en main.»
La région de la capitale est la tête de pont des conservateurs au Québec, et le dossier de l'amphithéâtre sera incontournable, dans l'éventualité d'élections fédérales.
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