Colisée: un projet culturel, selon les libéraux
Ottawa — Le projet du nouveau Colisée n'est pas qu'un projet d'ordre sportif: c'est aussi un projet culturel, selon le chef libéral Michael Ignatieff, qui demande plus que de «vagues promesses» de Pierre Karl Péladeau avant d'indiquer si un gouvernement libéral pourrait contribuer au financement de l'amphithéâtre.
M. Ignatieff se dit «favorable à une discussion, mais avec un plan bien chiffré. M. Péladeau dit qu'il va dépenser des millions. Je veux bien, mais je ne peux rien faire comme législateur responsable avec de vagues promesses d'un millionnaire! Ce n'est pas sérieux. Parlons sérieusement et nous serons parties prenantes.»
Sans vouloir s'engager davantage, Michael Ignatieff affirme que «s'il y a un plan d'affaires bien chiffré, avec la participation du privé et la participation active d'autres ordres de gouvernement, nous serons ouverts à devenir des partenaires. Mais il n'y aura pas de subsides publics pour amener une équipe de hockey ou pour des millionnaires, c'est hors de question», a-t-il affirmé.
Le chef libéral a toutefois ouvert la porte à considérer le projet comme étant une occasion de renouveler l'infrastructure culturelle de Québec. «Le nouveau Colisée, c'est un projet culturel, un projet de développement économique régional», a-t-il dit.
Cette intervention ramène le débat vers le fonds PPP Canada. La Saskatchewan a récemment déposé une demande de financement à ce programme pour un amphithéâtre devant accueillir une équipe de football. Ottawa attend de voir si le projet se qualifie avant de juger si PPP Canada pourrait servir pour le Colisée et d'autres demandes similaires.
Les règles d'attribution du Fonds stipulent que l'argent ne peut servir à financer des projets concernant des équipes professionnelles. Mais les infrastructures culturelles entrent dans les critères d'attribution.
Le président du groupe J'ai ma place, Mario Bédard, s'est réjoui hier des propos de M. Ignatieff. Jusqu'ici, le projet du nouveau Colisée a surtout été associé publiquement au retour hypothétique des Nordiques. Mais M. Bédard affirme que «ça n'a jamais été un projet axé en ce sens. Notre objectif, c'est de doter Québec d'une infrastructure moderne capable de recevoir des shows et des événements. Si une équipe de hockey vient, ce sera la cerise sur le sundae.»
Les coûts réels
Par ailleurs, le coût réel du projet d'amphithéâtre ne sera pas connu avant novembre prochain. François Moisan, du service des communications de la Ville de Québec, a déclaré que des travaux d'évaluation, qui devraient s'amorcer en février, permettront de vérifier le chiffre de 400 millions avancé par le maire Régis Labeaume en 2009. M. Moisan a affirmé que le budget nécessaire sera connu entre six et neuf mois après le début de cette démarche, «probablement» en novembre.
Lorsque Jean Charest a annoncé, en septembre dernier, que son gouvernement financerait 45 % de la construction de l'installation, il avait aussi mandaté l'agence Infrastructure Québec (IQ) afin qu'elle effectue une évaluation des coûts de construction. La mandataire du gouvernement dans ce dossier, Claude Rousseau, avait par la suite assuré que le coût de 400 millions était réaliste.
***
Avec La Presse canadienne
M. Ignatieff se dit «favorable à une discussion, mais avec un plan bien chiffré. M. Péladeau dit qu'il va dépenser des millions. Je veux bien, mais je ne peux rien faire comme législateur responsable avec de vagues promesses d'un millionnaire! Ce n'est pas sérieux. Parlons sérieusement et nous serons parties prenantes.»
Sans vouloir s'engager davantage, Michael Ignatieff affirme que «s'il y a un plan d'affaires bien chiffré, avec la participation du privé et la participation active d'autres ordres de gouvernement, nous serons ouverts à devenir des partenaires. Mais il n'y aura pas de subsides publics pour amener une équipe de hockey ou pour des millionnaires, c'est hors de question», a-t-il affirmé.
Le chef libéral a toutefois ouvert la porte à considérer le projet comme étant une occasion de renouveler l'infrastructure culturelle de Québec. «Le nouveau Colisée, c'est un projet culturel, un projet de développement économique régional», a-t-il dit.
Cette intervention ramène le débat vers le fonds PPP Canada. La Saskatchewan a récemment déposé une demande de financement à ce programme pour un amphithéâtre devant accueillir une équipe de football. Ottawa attend de voir si le projet se qualifie avant de juger si PPP Canada pourrait servir pour le Colisée et d'autres demandes similaires.
Les règles d'attribution du Fonds stipulent que l'argent ne peut servir à financer des projets concernant des équipes professionnelles. Mais les infrastructures culturelles entrent dans les critères d'attribution.
Le président du groupe J'ai ma place, Mario Bédard, s'est réjoui hier des propos de M. Ignatieff. Jusqu'ici, le projet du nouveau Colisée a surtout été associé publiquement au retour hypothétique des Nordiques. Mais M. Bédard affirme que «ça n'a jamais été un projet axé en ce sens. Notre objectif, c'est de doter Québec d'une infrastructure moderne capable de recevoir des shows et des événements. Si une équipe de hockey vient, ce sera la cerise sur le sundae.»
Les coûts réels
Par ailleurs, le coût réel du projet d'amphithéâtre ne sera pas connu avant novembre prochain. François Moisan, du service des communications de la Ville de Québec, a déclaré que des travaux d'évaluation, qui devraient s'amorcer en février, permettront de vérifier le chiffre de 400 millions avancé par le maire Régis Labeaume en 2009. M. Moisan a affirmé que le budget nécessaire sera connu entre six et neuf mois après le début de cette démarche, «probablement» en novembre.
Lorsque Jean Charest a annoncé, en septembre dernier, que son gouvernement financerait 45 % de la construction de l'installation, il avait aussi mandaté l'agence Infrastructure Québec (IQ) afin qu'elle effectue une évaluation des coûts de construction. La mandataire du gouvernement dans ce dossier, Claude Rousseau, avait par la suite assuré que le coût de 400 millions était réaliste.
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Avec La Presse canadienne
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