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    Sondage Léger Marketing-Le Devoir -- Élections: les Québécois parient sur Harper

    46 % des répondants ne souhaitent pas d'élections fédérales en 2011

    17 janvier 2011 | Alec Castonguay | Canada
    Plus de détails sur la méthodologie et les questions dans le document PDF
    Les rumeurs d'élections s'amplifient. Les machines politiques se réchauffent. Les chefs fédéraux font des tournées. Mais quel serait le portrait du Parlement après un scrutin au printemps? Selon un nouveau sondage Léger Marketing-Le Devoir, 47 % des Québécois s'attendent à revoir Stephen Harper au poste de premier ministre, alors que 27 % pensent que Michael Ignatieff peut renverser la vapeur et accéder au pouvoir.

    Il est impossible de savoir si des élections fédérales auront lieu dans les prochains mois, notamment à la suite d'une défaite du gouvernement lors du vote de confiance sur le budget. Mais est-ce que les Québécois partagent l'excitation des chefs fédéraux en ce début d'année? Souhaitent-ils des élections en 2011? Plus d'un Québécois sur trois (37 %) dit vouloir un scrutin cette année, alors que 46 % ne souhaitent pas voir les partis fédéraux en campagne. Ils sont 17 % à ne pas savoir ou à refuser de répondre.

    Selon Christian Bourque, vice-président de la firme Léger Marketing, la proportion de Québécois qui s'oppose à la tenue d'un scrutin ce printemps est moins élevée que d'habitude. «Généralement, entre 60 % et 70 % des citoyens ne souhaitent pas d'élections. À 46 %, c'est plus faible. Les gens s'attendent à des élections, ils en entendent parler, alors ils sont plus disposés que d'habitude», dit-il.

    Et si la machine électorale se mettait en marche, quel serait le résultat? Pas moins de six Québécois sur dix prédisent un autre gouvernement minoritaire, et fort probablement dirigé par Stephen Harper.

    Les Québécois, plusieurs semaines avant le début possible des hostilités, estiment que les conservateurs ont plus de chance de sortir gagnants. Près de 11 % affirment que le prochain gouvernement sera conservateur majoritaire, alors que 36 % pensent qu'il sera conservateur minoritaire. Total: 47 %.

    En revanche, près de 27 % des 1001 répondants prévoient plutôt un gouvernement libéral, soit majoritaire (6 %), soit minoritaire (21 %). Ils ne sont que 3 % à voir un gouvernement dirigé par le NPD de Jack Layton.

    Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ces résultats sont de bon augure pour le Bloc québécois et pour le Parti libéral du Canada, affirme Christian Bourque. D'abord, le fait que 36 % des citoyens pensent que les conservateurs seront minoritaires est une bonne nouvelle pour Gilles Duceppe. «Les gens pensent que ce sera le statu quo, ce qui avantage le parti en avant dans les sondages. Au Québec, c'est le Bloc. Les gens ne pensent pas devoir changer leur comportement électoral.»

    Du côté libéral, la bonne nouvelle est dans le raffinement des résultats, puisque Léger Marketing a constaté qu'une grande proportion d'électeurs qui s'attendent à ce que le prochain gouvernement soit libéral provient du NPD. «Il pourrait donc y avoir un déplacement des votes néodémocrates au moment des élections», dit M. Bourque.

    Intentions de vote


    Les Québécois ont beau prévoir un gouvernement dirigé par Stephen Harper, ils ne sont pas nombreux à vouloir voter pour lui. Le volet du sondage sur les intentions de vote, réalisé en partenariat avec The Gazette, montre que le Bloc québécois est toujours bien en selle dans la province.

    Ainsi, les troupes de Gilles Duceppe récoltent 36 % des intentions de vote, loin devant le Parti libéral du Canada et le NPD, qui demeurent à égalité pour un troisième mois consécutif, à 19 %. Le Parti conservateur est crédité de 17 % et le Parti vert du Canada, de 6 %.

    Chez les francophones, qui décident de la majorité des 75 circonscriptions, l'écart est encore plus important, alors que le Bloc récolte 44 %, devant le NPD (19 %), le Parti conservateur (15 %) et le Parti libéral du Canada (14 %).

    «Les intentions de vote en faveur du NPD demeurent plus hautes que leur plafond historique, qui se situe autour de 12 à 13 %, dit Christian Bourque. Il faudra voir si Layton et Mulcair pourront concrétiser ces votes ou s'ils iront au PLC ou au Bloc dans une lutte serrée.»

    En fait, le Bloc québécois domine dans toutes les régions, sauf à Québec, où le Parti conservateur est premier, avec 35 %. Le Bloc est deuxième, avec 28 %, suivi du NPD (21 %) et du PLC (10 %). «Le bastion de Harper, à Québec, tient bon», dit Christian Bourque.

    À Montréal, la lutte est plutôt entre le Bloc (31 %) et le PLC (27 %). Le NPD obtient 16 % dans la métropole, alors que le Parti conservateur reçoit 15 %. La marge d'erreur est toutefois plus forte dans les sous-régions sondées.

    L'insatisfaction envers le gouvernement Harper demeure élevée, à 69 %. Ils sont 27 % à se dire satisfaits. Il s'agit toutefois d'une amélioration de 9 points depuis un an, puisqu'à pareille date l'an dernier à peine 18 % des répondants se disaient satisfaits du gouvernement Harper.

    Le sondage a été mené du 10 au 12 janvier, auprès de 1001 personnes. Le coup de sonde Internet a été réalisé selon une méthodologie fiable et éprouvée. Les données ont été pondérées selon l'âge, le sexe, la langue maternelle, le degré de scolarité et la composition du foyer. Plus de détails sur la méthodologie et les questions dans le document PDF. Un échantillon probabiliste de la même taille présenterait une marge d'erreur de 3,1 %, 19 fois sur 20.
     
     
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