Vache folle - Chrétien demande à Bush de lever l'embargo sur le boeuf canadien
8 juillet 2003
Canada
Ottawa — Le premier ministre Jean Chrétien a plaidé la cause de l'industrie bovine canadienne auprès de son homologue américain, George Bush, lors d'un appel téléphonique, hier.
Les deux hommes se sont entretenus pendant une dizaine de minutes, principalement de la crise de la vache folle et de l'embargo américain sur l'importation de boeuf canadien. Le Canada presse son voisin du sud de rouvrir sa frontière au boeuf canadien depuis que les enquêtes ont démontré qu'un seul animal était atteint de l'encéphalopathie spongiforme bovine, connu sous le nom de maladie de la vache folle.
«Le premier ministre a d'abord expliqué tout ce qu'on a fait depuis le début de la crise et il a parlé de ses conséquences au Canada», a expliqué Steven Hogue, porte-parole de M. Chrétien, qui qualifie la conversation de «très positive et amicale».
Le premier ministre Chrétien a aussi fait valoir «l'importance de maintenir cette industrie comme une industrie intégrée», a poursuivi M. Hogue.
À l'autre bout du fil, le président des États-Unis aurait répondu vouloir «agir rapidement» et aurait mandaté ses proches conseillers de faire ainsi. «Le président a indiqué très clairement au premier ministre, et à maintes reprises, qu'il voulait trouver une solution rapide», a noté le porte-parole de M. Chrétien.
À la suite de la découverte du seul et unique cas de vache folle au Canada, le 20 mai dernier, plusieurs pays avaient décidé de bannir la viande de boeuf canadien. Ces décisions rendent la vie dure aux producteurs de boeuf qui dépendent grandement des exportations pour survivre. Ils estiment perdre environ 11 millions par jour en revenus.
C'est néanmoins la fermeture du marché américain qui fait le plus mal puisque les trois quarts des exportations de boeuf canadien se font vers les États-Unis. Le premier ministre Chrétien n'a pu obtenir de promesse ou d'échéancier sur ce qu'il adviendra de l'embargo américain.
L'hésitation que semble afficher le gouvernement américain face à l'éventuelle levée de l'interdiction irrite les producteurs, et de nombreux politiciens commencent aussi à se montrer impatients. Certains suggèrent que le Canada doit, dès maintenant, répliquer en fermant sa frontière au boeuf américain. Depuis les six derniers mois, les importations de boeuf américain au Canada ont augmenté de 11%, et ce, alors que le les bêtes canadiennes prennent de plus en plus rarement le chemin de l'abattoir.
Le premier ministre de l'Alberta, Ralph Klein, et son homologue manitobain, Lorne Calvert, ont déjà soulevé l'idée de fermer la frontière canadienne au boeuf américain.
À la veille de la rencontre fédérale-provinciale des ministres de l'Agriculture, à Winnipeg, plusieurs ministres sont clairs. «Nous n'avons pas besoin du boeuf américain, a lancé la ministre ontarienne Helen Johns. Je veux des garanties qu'on y mettra un terme.»
Proche-Orient et Afrique
Lors de leur court entretien téléphonique,
M. Chrétien et M. Bush ont également abordé d'autres sujets d'actualités. Le premier ministre Chrétien a félicité le président de son initiative au Proche-Orient, notant que les choses «sont sur la bonne voie».
M. Chrétien a aussi pris quelques minutes pour féliciter le président américain de ses efforts envers l'Afrique. M. Bush débute une visite de cinq pays africains en cinq jours. Cette visite «envoie un message positif», de l'avis de M. Chrétien, qui se fait un ardent promoteur du nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique.
Les deux hommes se sont entretenus pendant une dizaine de minutes, principalement de la crise de la vache folle et de l'embargo américain sur l'importation de boeuf canadien. Le Canada presse son voisin du sud de rouvrir sa frontière au boeuf canadien depuis que les enquêtes ont démontré qu'un seul animal était atteint de l'encéphalopathie spongiforme bovine, connu sous le nom de maladie de la vache folle.
«Le premier ministre a d'abord expliqué tout ce qu'on a fait depuis le début de la crise et il a parlé de ses conséquences au Canada», a expliqué Steven Hogue, porte-parole de M. Chrétien, qui qualifie la conversation de «très positive et amicale».
Le premier ministre Chrétien a aussi fait valoir «l'importance de maintenir cette industrie comme une industrie intégrée», a poursuivi M. Hogue.
À l'autre bout du fil, le président des États-Unis aurait répondu vouloir «agir rapidement» et aurait mandaté ses proches conseillers de faire ainsi. «Le président a indiqué très clairement au premier ministre, et à maintes reprises, qu'il voulait trouver une solution rapide», a noté le porte-parole de M. Chrétien.
À la suite de la découverte du seul et unique cas de vache folle au Canada, le 20 mai dernier, plusieurs pays avaient décidé de bannir la viande de boeuf canadien. Ces décisions rendent la vie dure aux producteurs de boeuf qui dépendent grandement des exportations pour survivre. Ils estiment perdre environ 11 millions par jour en revenus.
C'est néanmoins la fermeture du marché américain qui fait le plus mal puisque les trois quarts des exportations de boeuf canadien se font vers les États-Unis. Le premier ministre Chrétien n'a pu obtenir de promesse ou d'échéancier sur ce qu'il adviendra de l'embargo américain.
L'hésitation que semble afficher le gouvernement américain face à l'éventuelle levée de l'interdiction irrite les producteurs, et de nombreux politiciens commencent aussi à se montrer impatients. Certains suggèrent que le Canada doit, dès maintenant, répliquer en fermant sa frontière au boeuf américain. Depuis les six derniers mois, les importations de boeuf américain au Canada ont augmenté de 11%, et ce, alors que le les bêtes canadiennes prennent de plus en plus rarement le chemin de l'abattoir.
Le premier ministre de l'Alberta, Ralph Klein, et son homologue manitobain, Lorne Calvert, ont déjà soulevé l'idée de fermer la frontière canadienne au boeuf américain.
À la veille de la rencontre fédérale-provinciale des ministres de l'Agriculture, à Winnipeg, plusieurs ministres sont clairs. «Nous n'avons pas besoin du boeuf américain, a lancé la ministre ontarienne Helen Johns. Je veux des garanties qu'on y mettra un terme.»
Proche-Orient et Afrique
Lors de leur court entretien téléphonique,
M. Chrétien et M. Bush ont également abordé d'autres sujets d'actualités. Le premier ministre Chrétien a félicité le président de son initiative au Proche-Orient, notant que les choses «sont sur la bonne voie».
M. Chrétien a aussi pris quelques minutes pour féliciter le président américain de ses efforts envers l'Afrique. M. Bush débute une visite de cinq pays africains en cinq jours. Cette visite «envoie un message positif», de l'avis de M. Chrétien, qui se fait un ardent promoteur du nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique.
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