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    Lettres - Maclean's... trois mois plus tard!

    20 décembre 2010 | Henri Marineau, Québec, le 16 décembre 2010 | Canada
    Si M. Patriquin, journaliste pour le magazine Maclean's, a voulu susciter un débat sur le fait que le Québec est la province la plus corrompue au Canada en illustrant son titre d'une photo du Bonhomme Carnaval de Québec en page couverture du magazine, il a commis une bourde monumentale en utilisant l'un des symboles de festivités qui incarnent à juste titre la fierté des Québécois et plus particulièrement des citoyens de la ville de Québec. Voilà pour la façade!

    Là où le bât blesse davantage, en ce qui me concerne, réside dans le fait que, depuis la parution de cet article, paru dans un magazine anglophone, le sol du Québec s'est mis à trembler sous le poids de révélations de corruptions enfouies dans les antres des corridors politiques québécois, comme si les citoyens québécois s'étaient endormis depuis des siècles au rythme scandé de ces scandales! Il n'en fallait pas davantage pour que l'alarme générale sonnée du haut de la tour d'ivoire des anglophones crée la panique chez nous! Les Québécois se réveillaient brusquement grâce à la diligence de leurs voisins!

    Après ce réveil brutal, l'ensemble de la classe politique du Québec est apparue soudainement grugée profondément par la gangrène de la corruption! Et, comme il fallait que nous nous défendions contre cette grave maladie, nous avons fait appel à toute une équipe de spécialistes pour la contrer! Alors, les diagnostics sont apparus, allant des allégations aux corruptions en passant par les collusions. Quelques symptômes ont permis d'identifier certaines causes de la maladie, dont l'origine et la gravité semblent encore aujourd'hui inconnues.

    Sans faire preuve de minimalisme, trois mois après la parution de l'article du magazine Maclean's, je me refuse à définir le Québec comme la province la plus corrompue au Canada. Je serais plutôt porté à croire qu'elle souffre, comme tous les régimes politiques démocratiques, des libertés inhérentes conférées à leurs dirigeants dans l'exercice de leurs fonctions. Dans ce contexte, je suis persuadé que le peuple québécois a toute la clairvoyance pour pallier les risques de corruption ou de collusion sans avoir à attendre le signal d'alarme des anglophones pour réagir adéquatement!
     
     
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