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Recensement - Les chercheurs s'inquiètent de la collecte de données

6 décembre 2010 | La Presse canadienne | Canada
Ottawa — La réforme du recensement forcera les chercheurs universitaires à se rabattre sur les bourses subventionnées par le gouvernement, soutiennent les professeurs.

Les chercheurs jugent que le nouveau formulaire volontaire et écourté qui entrera en vigueur en 2011 ne pourra procurer une base de données fiable. Par conséquent, pour obtenir leurs informations, ils devront faire appel à des organisations privées — donc, solliciter le gouvernement pour financer cette démarche.

Cela signifie que certaines recherches n'obtiendront jamais de financement.

C'est ce qui inquiète la professeure Ellen Goddard, qui enseigne l'économie rurale à l'Université d'Alberta. Mme Goddard a recours aux données pour retracer les demandes en alimentation et tout ce qui entoure la réglementation alimentaire. Elle fait valoir que les chercheurs devront consacrer davantage de temps à la recherche de bourses plus élevées, une démarche qui lui semble floue.

«Un grand nombre de nos chercheurs devra se rabattre sur l'argent de leurs bourses fédérales pour acheter des données provenant du privé, alors, dans un certain sens, le gouvernement fédéral n'économise pas d'argent en agissant ainsi. Cela ajoute au fardeau financier des universités et des collèges», dit le directeur adjoint de l'Association canadienne des professeures et des professeurs d'université, David Robinson.
 
 
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