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Lettres - Prise d'otage...

Raymond Côté - Candidat du NPD investi dans la circonscription de Beauport-Limoilou, Québec, le 17 novembre 2010  20 novembre 2010  Canada
Mercredi 17 novembre, nous avons assisté à une rare décision arbitraire, peut-être même sans précédent, de la part du Sénat du Canada. Malgré le fait que le projet de loi sur la responsabilité en matière de changements climatiques (C-311) a été adopté jusqu'à la troisième lecture à la majorité des voix des députés légitimement élus de la Chambre des communes, et au mépris du travail effectué au Comité permanent de l'environnement et du développement durable, les sénateurs conservateurs ont profité de l'absence d'un grand nombre de sénateurs libéraux pour rejeter, sans justification, la volonté majoritaire de nos élus.

Car au-delà de la valeur intrinsèque du projet de loi d'initiative parlementaire C-311, c'est toute une tradition parlementaire et un ensemble de coutumes et de règles qui ont été bafoués. Le sénateur libéral Grant Mitchell, parrain de ce projet de loi néodémocrate, s'est même vu refuser le privilège de s'opposer à la mise au vote du projet de loi par le président de la Chambre haute. La violence même du procédé me laisse abasourdi!

Ce geste très grave est inquiétant pour notre avenir. Ce précédent donne un instrument radical de plus au premier ministre pour imposer son programme au mépris de toutes les règles. La perspective que cet instrument serve à une telle extrémité entre les mains d'un Stephen Harper, chef d'un gouvernement minoritaire, donne froid dans le dos. Laisserons-nous triompher le principe «la fin justifie les moyens»?

Plus que jamais, et considérant le danger potentiel qu'il représente pour la démocratie canadienne, l'abolition du Sénat s'impose.

***

Raymond Côté - Candidat du NPD investi dans la circonscription de Beauport-Limoilou, Québec, le 17 novembre 2010
 
 
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    20 novembre 2010 10 h 18
    une réforme majeure du sénat s'impose
    Contrairement aux albertains qui réclamaient un sénat élu (qui ne changerait rien au final selon moi) et à ceux qui voudraient l'abolir, je crois qu'il faut que chaque citoyen soit informé des projets de loi, que chaque citoyen puisse proposer directement des projets de lois, et que chaque citoyen vote directement les lois de sorte à ce qu'elles soient maintenant basées sur une approbation populaire plutôt qu'une sanction royale.
    Bref, il faut se doter d'un système qui fasse de chaque citoyen un sénateur.

    Guillaume Blouin-Beaudoin
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    20 novembre 2010 11 h 03
    Préoccupant...
    Ce qui est d'autant plus préoccupant c'est que Harper et sa clique se plaignaient justement du fait que des non-élus puissent défaire ce qui avait été fait par les parlementaires élus et c'est le fondement de leur promesse de faire élire les sénateurs. Or, à partir du moment où Harper peut en tirer profit, il est le premier à contourner la majorité élue et se servir de ses potiches conservatrices pour défaire ce que nos élus avaient fait. Harper et sa clique n'ont aucun principes et leur idéologie leur permet de tromper le public car, pour eux, la fin justifie les moyens.
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  • Paul Racicot - Inscrit
    20 novembre 2010 14 h 12
    Euh...
    Vous écrivez : «les sénateurs conservateurs ont profité de l'absence d'un grand nombre de sénateurs libéraux pour rejeter, sans justification, la volonté majoritaire de nos élus.» Si ce projet de loi était si important, alors ils étaient où ces absents?

    Et à quand l'abolition du Sénat? ;-)
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